Il a dit...


"Il n'y a que la force de l'Etat qui fasse la liberté de ses membres." Jean-Jacques Rousseau

 
Culture et Mémoire Républicaine


Mouvements Républicains


L'Internet Républicain
undefined
Mercredi 9 juin 2010 3 09 /06 /Juin /2010 20:57

POL_75005_La-Sorbonne.jpg

 

Sous l'égide du collectif "Souveraineté", regroupant des associations gaullistes, républicaines et patriotes, un grand colloque aura lieu à Paris la Sorbonne (salle Michelet) le 18 juin 2010.


Thème du colloque :
"Après L’Europe de Bruxelles, Une France libre dans une communauté d’Etats souverains"


Programme et invités :


15h 15: Accueil

15 heures 30 : Introduction par Roland HUREAUX, essayiste et élu local : Le délitement de l’Union européenne – Se préparer à l’après Bruxelles


15H50 : PREMIERE TABLE RONDE, sous la présidence de Michel Pinton, ancien député européen et maire de Felletin


"Vers la fin de l'Union Européenne"


Paul-Marie COÛTEAUX, ancien député européen, L’Union européenne sort-elle de l’histoire?


Anne GAZEAU- SECRET, ambassadeur, ancienne directrice générale de la coopération culturelle, scientifique et technique au Ministère des affaires étrangères. L’Europe, la France et le soft power.

Jean-Luc GREAU, économiste. L’agonie de l’euro.

Jacques SAPIR, directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales. Crise européenne et crise globale.

Kostas MAVRAKIS, philosophe. La révolte de la Grèce.

Karim OUCHIKH, avocat au barreau de Paris. Un droit d’exceptions.

Véronique HERVOUËT, psychanalyste. Le rôle des fantasmes: gouvernance et peuple européen.

Simon ARCHIPENKO, président de Voltaire-République. L’anti-modèle social européen.

17 h 15 : DEUXIEME TABLE RONDE, sous la présidence de Michel Robatel, industriel, président du Cercle du 29 mai 2005.


"Pour une Europe fondée sur la libre coopération des Etats souverains"


Gérard LAFAY, professeur d’économie à l’Université de Paris II . Une monnaie commune européenne.

Jean-François GENESTE, directeur scientifique d’EADS. Perspectives pour la recherche européenne.

Jean-Michel VERNOCHET, journaliste. Une politique étrangère et de défense pour l’Europe.

Jean-Paul GOUREVITCH, écrivain. Politiques migratoires et droit communautaire: bilan et propositions.

Philippe ARONDEL, économiste et juriste. Quelle politique sociale pour l’Europe?

Laurent PINSOLLE, chef d’entreprise et journaliste. Comment dégager un intérêt général européen?

Conclusions

Par le Citoyen Thimèle - Publié dans : Démocratie & Souveraineté Nationale
Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires
Mercredi 9 juin 2010 3 09 /06 /Juin /2010 20:52

assises-cour-justice-2166049_1902.jpg

 

Par Philippe Bilger


On a beau tourner le problème dans tous les sens, on ne comprend pas ce qui a pu pousser les groupes de travail fantômes du ministère de la Justice à lancer cette idée de la suppression du jury populaire pour les cours d'assises en première instance.


Fantômes, en effet, ces groupes de travail qui paraît-il se réunissent une fois par semaine. Si on devine qui les a composés, on ne connaît pas le nom de leurs membres et, sur les cours d'assises, les meilleurs de nos avocats généraux n'ont pas été conviés à exprimer leur point de vue. Si ce n'était pas au fond assez grave et révélateur des méthodes habituelles, on pourrait se moquer d'un système où le savoir et l'expérience ne décident pas quand l'éloignement par rapport aux pratiques examinées est perçu comme un plus.


Par ailleurs, comment ne pas sentir dans cette "bougeotte" absurde une sorte de compensation ? La réforme est suffisamment nécessaire dans mille secteurs de la justice pour la rendre efficace, rapide, humaine pour qu'on n'aille pas précisément s'en prendre à l'univers criminel qui, grâce essentiellement à la présence des citoyens, est sans doute le moins critiquable. On a déjà eu l'appel. Faut-il bousculer pour exister ? Faute de pouvoir redresser ce qui va mal ou poursuivre ce qui a été abandonné, pour occuper le terrain on met en cause ce qui va à peu près bien.


Dans quelles têtes ont pu germer ces élucubrations alors que l'époque, le climat et l'analyse des pratiques démontrent plus que jamais que la participation du peuple à la justice criminelle a eu des effets bienfaisants aussi bien sur le plan technique que démocratique ?


Invoquer des arguments techniques (correctionnalisations, lenteurs dans l'audiencement des affaires) est de peu de poids au regard de la formidable régression républicaine qu'entraînerait la mise en application de ce projet. Il n'y a pas d'exemple d'une évolution qui retirerait au peuple un pouvoir qui lui a été dévolu quand le contraire - mêler les citoyens aux magistrats - a représenté une avancée qu'on aurait souhaité irréversible.

En ce qui concerne les points techniques, à les supposer valides, étrange de vouloir y remédier à toute force aujourd'hui alors qu'on ne les découvre pas. Je ne suis pas persuadé que le problème des correctionnalisations ne pourrait pas être réglé par une concertation nationale entre les parquets. J'ajoute que cette démarche qui consiste à la fin d'une instruction à peser avec réalisme la portée de l'infraction au regard de l'appareil et de l'apparat de la cour d'assises me semble pertinente. Elle le sera d'autant plus une fois que des critères clairs et homogènes seront dégagés. Ce tribunal criminel départemental qui siégerait en permanence mobiliserait cinq magistrats, ce qui n'est pas rien dans l'actuelle conjoncture judiciaire et avec un avenir qui n'est guère riant.


Je trouve qu'il est même indécent de comparer le technique et le démocratique comme si l'on pouvait même imaginer de récuser le second au nom du premier. Derrière ces projets qui viennent comme des "cheveux erratiques sur la soupe judiciaire", il y a l'expression, si on va au fond, d'une volonté de réduire autant qu'on le peut l'intensité, les confrontations, l'angoisse, les imprévisibilités de la véritable justice. Hier c'était la visioconférence qui aurait dû être utilisée pour tous les détenus afin d'éviter les transferts. Aujourd'hui, c'est le peuple que froidement on se propose de "débarquer" de la justice criminelle. Bientôt sans doute on nous demandera de considérer que dans la justice, la justice est en trop. Je devine comme une magistrature professionnelle, en dépit du peu de considération qu'on lui manifeste, est de nature à rassurer les pouvoirs mais, pour ma part, les grands espaces d'une justice ouverte et partagée me touchent plus. Il faut prendre garde au fait qu'une appréhension purement comptable, l'obsession de rentabiliser, le souci des économies deviennent négatifs quand ils conduisent à faire litière des principes fondamentaux.


La cour d'assises est le dernier lieu où le lien entre le citoyen, le magistrat et l'avocat non seulement tient bon mais s'affermit. C'est l'unique espace où, pour demain, peut s'élaborer un modèle à la fois démocratique, humain et compétent. C'est là que peut- être réside l'ultime chance de restaurer une confiance entre la société et ses juges. La cour d'assises ne rend pas des arrêts au nom du peuple français. Elle est ce peuple. Que les groupes de travail de la Chancellerie viennent le voir "travailler", ce peuple, qu'ils viennent appréhender une réalité sur laquelle ils posent l'abstraction de leurs esprits et de leurs bureaux !


Apparemment la Chancellerie, devant l'opposition frontale à l'effacement programmé du jury en première instance, semble vouloir s'orienter vers une distinction entre les affaires les plus graves honorées de la présence de juges citoyens et les moins importantes privées de la richesse de ce capital humain. Quels seraient les critères du partage ? Je n'ose penser que ce serait seulement la reconnaissance des faits ou le caractère non mortel du crime. Je souhaite bien du plaisir à ceux qui tenteront d'y voir clair. En tout cas, une évidence s'impose. On est prêt à discuter de toutes les modifications procédurales concevables dès lors qu'elles ne dénaturent pas l'allure et la profondeur inimitables des cours d'assises. Avec un impératif à respecter : on ne touche pas aux citoyens en première instance comme en appel ! 


Le peuple ne sera jamais de trop.

Par le Citoyen Thimèle - Publié dans : Libertés, Sécurité & Justice
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Jeudi 27 mai 2010 4 27 /05 /Mai /2010 00:01

chap438.jpg


Plusieurs manifestations visant à célébrer la victoire du "NON" au référendum sur le Traité constitutionnel européen de 2005 seront organisées le samedi 29 mai prochain à Paris.


Parmi celles-ci, deux rassemblements en des lieux chargés d'histoire sont d'ores et déjà connus :

 

- un rassemblement devant les Tuileries (228 rue de Rivoli), à 11 heures, à l'appel d'André Bellon et de l'association "Pour une Constituante" .

- un autre Place de la Bastille à 16 heures, à l'initiative de l'"Arc Républicain de Progrès". 

Par le Citoyen Thimèle - Publié dans : Démocratie & Souveraineté Nationale
Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires
Mercredi 26 mai 2010 3 26 /05 /Mai /2010 23:22

3420-istock-000005290011xsmall-s-.png

 

Nous tenons à affirmer notre attachement à la liberté d’expression sur Internet, qui a permis à tout un chacun de participer au formidable développement de l’information et des débats sur le réseau.


Une proposition de loi , déposée par le Sénateur Masson , prévoit de remettre en cause le droit à l’anonymat des blogueurs.

Il s'agirait de leur imposer la publication de leur nom et de leur adresse mail.


Nous considérons qu’une telle loi porterait atteinte à la liberté d’expression sur Internet.

Les blogueurs qui choisissent l’anonymat le font pour des raisons liées à leur vie professionnelle ou personnelle. Sans cet anonymat beaucoup arrêteraient de bloguer.


Nous appelons les députés et sénateurs à refuser cette proposition de loi, qui contrairement à ce que prétendent ses auteurs, n’apporterait rien en ce qui concerne la protection contre la diffamation, déjà efficacement assurée par la loi actuelle. Rappelons que la loi LCEN fait obligation aux hébergeurs de blogs de supprimer immédiatement les publications litigieuses sur simple demande, et de communiquer le cas échéant à la justice les coordonnées de l’auteur.



Il n’est donc nul besoin d’une loi supplémentaire qui aurait pour seul effet de brider la liberté d’expression des internautes.



Pierre Chappaz, Pdg Wikio

Jean-Baptiste Clot, Pdg Canalblog

Olivier Creiche, PDG d'EZ Embassy (distributeur du service TypePad)

Jean-François Julliard, secrétaire-général de Reporters sans frontières

Frédéric Montagnon, Pdg Over-blog

Tristan Nitot, Président, Mozilla Europe

Philippe Pinault, Pdg Blogspirit

Jeremie Zimmermann et Philippe Aigrain, La Quadrature du Net



Signer l'appel


(Pour soutenir cet appel, vous pouvez laisser un commentaire signé de votre nom ou de votre pseudo, et indiquer l’adresse de votre blog si vous êtes blogueur. N’hésitez pas à relayer l’initiative sur votre blog, plus nous serons nombreux, plus nous aurons de chances d’être entendus !)

Par le Citoyen Thimèle - Publié dans : Libertés, Sécurité & Justice
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 26 mai 2010 3 26 /05 /Mai /2010 19:39

grande-2113100-2935092.jpg

En 1997, cinq ans après le référendum sur le traité de Maastricht, Jean-Pierre Chevènement publiait "Le Bêtisier de Maastricht" (Editions Arléa). Voici quelques extraits des citations mises en exergue dans le livre. La crise de la zone euro jette une lumière crue sur le surréalisme de ces dernières.

« [Les partisans du "non"] sont des apprentis sorciers. […] Moi je leur ferai un seul conseil : Messieurs, ou vous changez d'attitude, ou vous abandonnez la politique. Il n'y a pas de place pour un tel discours, de tels comportements, dans une vraie démocratie qui respecte l'intelligence et le bon sens des citoyens. » (Jacques Delors à Quimper, 29.8.92)

« Ce qui n’était pas prévu, c’est que les peuples puissent refuser ce que proposent les gouvernements. » (Michel Rocard, International Herald Tribune, 28.7.92)


« Le traité de Maastricht fait la quasi-unanimité de l’ensemble de la classe politique. Les hommes politiques que nous avons élus sont tout de même mieux avertis que le commun des mortels.» (Élisabeth Badinter, Vu de Gauche, septembre 1992)


« Maastricht apporte aux dernières années de ce siècle une touche d’humanisme et de Lumière qui contraste singulièrement avec les épreuves cruelles du passé. » (Michel Sapin, ministre socialiste des finances, Le Monde, 6.5.92)


« Interrogez les peuples de Bosnie, de l’ex-Yougoslavie, de Pologne et des autres pays. Ils nous disent : “ chers amis français, entendez-nous. Apportez-nous votre soutien et votre oui. Ce sera un oui à la française, à l’amitié, à la paix, à l’union. Votre oui à l’union fera tâche d’huile dans nos pays où nous souffrons tant ”. Les gens qui sont aujourd’hui sous les bombes seraient désespérés si les Français tournaient le dos à l’unité européenne. » ( Jack Lang, France Inter, 18.9.92)

« Oui, pour aller de l’avant dans les conquêtes sociales, il n’est d’autre avenir que la Constitution de l’Europe.» ( Julien Dray, Assemblée nationale, 6.5.92)

« Mon raisonnement est profondément socialdémocrate. À vrai dire, je n’ai pas encore compris pourquoi les libéraux veulent de cette Europe-là» (Michel Rocard, Libération, 3.8.92)


« Le traité de Maastricht agit comme une assurance-vie contre le retour à l’expérience socialiste pure et dure. » (Alain Madelin à Chalon-sur-Saône, 4.9.92)


« Si le “non” l’emporte, on ne reparlera plus de l’Europe mais des batailles qui se sont déroulées au cours des siècles passés.» (Simone Veil, 14.9.92)


« Un “non” au référendum serait pour la France et l’Europe la plus grande catastrophe depuis les désastres engendrés par l’arrivée de Hitler au pouvoir. » (Jacques Lesourne, Le Monde, 19.9.92) « Je suis persuadé que les jeunes nazillons qui se sont rendus odieux à Rostock votent “non” à Maastricht. » (Michel Rocard, Le Figaro, 17.9.92)


« En votant “non”, nous donnerions un magnifique cadeau, sinon à Hitler, à Bismarck. » (Alain-Gérard Slama, Le Figaro, 18.9.92)


« Moi aussi, j’ai peur de l’Allemagne. [...] Il ne faut pas prendre l’Allemagne pour un gros chien dressé parce qu’elle a été irréprochablement démocratique depuis quarante-cinq ans. » (Françoise Giroud, Le Nouvel Observateur, 3.9.92)


« M. De Villiers, donc s’installa à l’Elysée. [...] Le “non” français à Maastricht fut interprété, de fait, comme un encouragement aux nationalismes. Il relança la guerre dans les Balkans. [...] Si bien que, sans aller, comme certains, jus- qu’à imputer à ce maudit “non” le soulèvement transylvain, la nouvelle guerre de Trente ans, entre Grèce et Macédoine, les affrontements entre Ossètes du Nord et du Sud, puis entre Russes et Biélorusses, bref, sans aller jusqu’à lui attribuer toutes les guerres tribales, ou paratribales, qui enflammèrent l’Eu- rope de l’Est, on ne peut pas ne pas songer que c’est lui, et lui seul, qui offrit à Berlin l’occasion de son nouveau “Reich”.» (BHL, Le Figaro, 18.9.92)


«Maastricht constitue les trois clefs de l’avenir: la monnaie unique, ce sera moins de chômeurs et plus de prospérité ; la politique étrangère commune, ce sera moins d’impuissance et plus de sécurité ; et la citoyenneté, ce sera moins de bureaucratie et plus de démocratie » (Michel Rocard, Ouest-France, 27.8.92)


« Si le Traité était en application, finalement la Communauté européenne connaîtrait une croissance économique plus forte, donc un emploi amélioré. » (Valéry Giscard d’Estaing, RTL, 30.7.92)


« Le traité d’union européenne se traduira par plus de croissance, plus d’emplois, plus de solidarité. » (Michel Sapin, ministre socialiste des finances, Le Figaro, 20.8.92)


«L’Europe, ce sera plus d’emplois, plus de protection sociale et moins d’exclusion. » (Martine Aubry à Béthune, 12.9.92)


« Avec Maastricht, on rira beaucoup plus. » (Bernard Kouchner, Tours, 8.9.92)


« Si vous voulez que la Bourse se reprenne, votez “oui” à Maastricht ! » (Michel Sapin, université d’été du PS à Avignon, 31.8.92)


« Pour pouvoir dîner à la table de l’Europe [monétaire], encore faut-il savoir se tenir à cette table et ne pas manger avec ses doigts. [...] Si la monnaie unique a un mérite, et un seul, c’est d’obliger les pays à se conduire correctement.» (Jean-Marc Sylvestre, France Inter, 18.9.92)


« La France est une locomotive. Elle n’a pas le droit d’être dans le wagon de queue. [...] Le train de l’espoir ne passe pas deux fois. » ( Jack Lang, RTL, 23.8.92)


Citations publiés sur Chevènement.fr
Quelques exemplaires d'occasion sont encore disponibles à la vente sur Amazon

Par le Citoyen Thimèle - Publié dans : Démocratie & Souveraineté Nationale
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

A propos du site

Présentation
Contact



Portail Républicain





Photothèque

Syndication

  • Flux RSS des articles

Recommander

Recherche

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés