Il a dit...


"Il n'y a que la force de l'Etat qui fasse la liberté de ses membres." Jean-Jacques Rousseau

 
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Jeudi 19 novembre 2009

Présidence de l’Europe : montrer patte blanche au Bilderberg

Par Ceri, Agoravox

Une info particulièrement intéressante, bien qu’elle soit sortie de manière parfaitement anodine dans les médias économiques Belges. De quoi s’agit-il ? Le premier ministre Belge, Herman Van Rompuy (chrétien démocrate), pressenti pour devenir le premier président de l’Union Européenne, a été présenter son programme devant le très démocratique groupe Bilderberg. Comme au temps où les présidents du Conseil devaient faire valider leur programme par les actionnaires de la Banque de France, dans les années 30.

Le Bilderberg, j’en ai déjà parlé à maintes reprises. Depuis les années 50, une fois par an, se réunissent les pontes de certaines multinationales bien placées, comme BNP Paribas, Axa, Rothschild, Lafarge etc. Mais aussi, de nombreux représentants politiques bien placés, tels que DSK, Etienne Davignon, Bernard Kouchner, Barroso, Pascal Lamy, et on a pu y croiser aussi Jean François Copé, Manuel Valls, Christine Lagarde, Xavier Bertrand ou Denis Olivennes plus récemment. Les piliers de ce groupe d’influence, depuis l’origine, sont David Rockefeller et le prince Bernhard des pays bas, remplacé depuis par la reine Béatrix.

En France, les piliers qui viennent quasiment à toutes les réunions sont Thierry de Montbrial, le président de l’Institut Français des Relations Internationales, un think tank atlantiste, Nicolas Baverez, chroniqueur du Point… Mais des boîtes comme Axa (d’où vient Bertrand), Lafarge, la Société générale, Coca Cola, Lazard, ING, la banque Goldman Sachs, la Chase Manhattan Bank et bien d‘autres y sont systématiquement représentées.
 
Le Bilderberg est en connexion avec la Trilatérale, présidée par Rockefeller, et l’European Round Table, le lobby des multinationales présentes en Europe, ce qui augmente encore l’influence des ces réseaux de pouvoir.
 
De quoi y parle-t-on  ? Difficile de le savoir exactement, puisque les réunions sont totalement secrètes. On a quelques fuites, et quelques déclarations fracassantes de ceux qui ont assisté à la réunion.
 
En gros, on y parle des enjeux mondiaux, économiques, politiques, militaires et sociaux. Depuis le début, le Bilderberg a une grande influence sur les décisions européennes. Normal : les pionniers de l’Europe tels qu’Antoine Pinay ou Guy Mollet pour la France. En 2009, ils ont parlé du traité européen qu’il faut faire avaler à l‘Irlande, de taxe mondiale sur le carbone, de l’Iran, de la grippe H1N1… Et on sait qu’une grande partie de leurs prédictions finissent par arriver. Car il ne s’agit pas de « prévisions » à proprement parler, plutôt d’un programme de gouvernance mondiale.

Quand le Bilderberg choisit les chefs de l’Europe

Bref, officiellement on se réunit et on cause entre gens bien élevés. En réalité, on se rend compte que des décisions sont prises quant aux orientations en matière de politique et d’économie internationales.


Et voilà qu’on apprend que l’un des candidats à la présidence européenne, le premier ministre Belge sorti de nulle part Herman Van Rompuy, a été s’expliquer devant le groupe Bilderberg ce week end, où il se serait légèrement planté en évoquant un impôt vert made in Europe. Comme le dit la RTBF, « ses propos circulent aujourd’hui dans toutes les capitales européennes au risque d’hypothéquer ses chances dans la course à la présidence du Conseil de l’Union, à quelques jours du sommet européen extraordinaire du 19 novembre » preuve que l’influence du Bilderberg et ses réseaux ne sont pas un mythe.


Mais van Rompuy est assez proche du vicomte Belge Etienne Davignon, le secrétaire du Bilderberg depuis près de quarante ans, membre de l’European Round Table of Industrialist, ponte de la Société Générale et ancien vice président de la Commission européenne, qu’il fréquente au sein du King’s Crown Council où on retrouve l’élite politique Belge.


Alors certes, ledit président ne sera pas élu. Mais que ce soit une réunion totalement informelle des « élites » financières et politiques mondiales qui choisisse le candidat est proprement inacceptable. Ce n’est plus d’un gentil « déficit démocratique » dont il s’agit, mais d’une oligarchie de fait.
 
Accessoirement, on notera que pour la première fois, on entend parler d’une réunion du Bilderberg en dehors de la grande réunion annuelle qui a lieu vers avril-juin. Y aurait-il une urgence à nommer un leader maximo pour l’Europe ? Serait-on déjà à la phase terminale du processus vers un gouvernement mondial ? En outre, c’est aussi la première fois que les médias nationaux Belges évoquent franchement le Bilderberg et son rôle.
 
Mais, ce n’est pas rassurant : s’ils parlent du Bilderberg, les médias se gardent en revanche de critiquer le groupe, et encore moins son action, antidémocratique s’il en est.
 
Nous sommes face à une usurpation de la souveraineté populaire qui pourtant, est à la base de ce « pacte républicain » au nom duquel le peuple accepte d’élire des représentants. 

D’autre postulants au poste européen, comme l’anglais David Miliband ou l’ex premier ministre hollandais Balkenende sont aussi dans les petits papiers du Bilderberg. A tel point que certains demandent à ce que les pays nomment clairement leurs propres candidats, et pas ceux du Bilderberg ou de la Trilatérale.

Drôle d’impression, et le sentiment que surtout, rien ne va s’améliorer, bien au contraire. Les élites ont la main et ne veulent pas la perdre après 60 ans de travail pour en arriver là.
 
La saga européenne continue à éloigner les décisions de la population, à quand le point de non retour ?
 
 
NDLR : "Van Rompuy n’a pas plaidé pour un impôt vert auprès du groupe de Bilderberg", a indiqué, dimanche 15 novembre, son porte-parole.
Par le Citoyen Thimèle - Publié dans : Démocratie & Souveraineté Nationale
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Mercredi 18 novembre 2009


« J’m’a gouré… »

 

Sarkozy - père

Là où y pas gourance, a pas d'plaisir….. !

 

Par Kelly-Eric Guillon


Repentance N° 1 (enfin) – Preuve que l’on n’est pas en dictature !

 

Souvenez vous de la bataille homérique et titanique (qui comme l’autre sombrât corps et âmes) pour un certain poste, entre un « blanc-bec », en formation pour adulte, et des aguerris du boniment politicard, intitulée « touche pas à l’Epad du fils » devenue par la suite « touche pas à mon Epave ».

Le « blanc-bec, électroménagiste » a jeté l’éponge …..

Aux dires de certains, habitués de la claque présidentielle (1) cette décision de jet de l’éponge, fut une marque de « courage », de « maturité » (2)  politique sans pareille pour un « avorton blanc bec » de son age, devant qui tout le monde s’incline, même les vieux briscards politicards umpéiens, non devant ses compétences (3) son charisme, son sens des valeurs, son éthique, mais plus simplement parce que « FILS DE….. »

 

Cette bataille; selon l’hôte passager de l’Elysée, voulue par le seul « avorton blanc-bec » qui veut se faire les ongles sur une proie de choix et qui travaille, parallèlement, avec acharnement pour la nième fois sa seconde année de droit (ce qui devient aussi sa seconde année de Pouvoir ….) et sans interventionnisme  (4) de quiconque ; s’est terminée, avec comme point d’orgue, le mea culpa d’un père (5) qui déclarait officiellement et publiquement,  le 04/11/2009

 

« J’m’a gouré… sur l'EPAD ! »

 

Surprenant cette repentance du père, soit disant (« promis-juré-craché ») étranger à la candidature du fiston rescootérisé (et donc en selle). On est si con que cela en France ?

Et pas la repentance du « fifils à son papa » ! (aurait-il subit ce choix de candidature ?). Il est vrai que l’on ne peut se repentir que de ce que l’on a fait et non de ce que l’on n’a pas fait.

 

Mais souvenez vous des interventions télévisuelles, radiophoniques, journalistiques et internautiques, des ténors, ban et arrière ban umpein, relatif à la bravoure, la compétence, le cran, le courage, l’entregent, l’abnégation et le charisme de jean (passe et des meilleurs)….. nous vantant les mérites de « FILS DE…. »

Eux aussi disent – ils, maintenant, « j’m’a gouré …. » et dans ce cas, à quel moment ils se sont gourés ?

Au moment de faire la claque et chauffer la classe (les électeurs votants et le public…), sur ordre ?

D’avoir accepté de faire la claque (nous avons les moyens de …..) ?

Se peut-il qu’autant de monde, parmi ceux qui nous dirigent, nous gouvernent et nous représentent (donc sensés être plus intelligents que nous, puisque là où ils sont et nous si loin d’eux…. Et ce dans tous les sens), puisse faire la même gourance, en même temps….. ?

 

Se gourer pour le père, c’est impardonnable et démontre, encore une fois l’erreur de casting de lui avoir donné le pouvoir de nous représenter (voir http://www.marcfievet.com/article--attendez-vous-a-savoir-keg-les-re-votations-francaises--38556985.html

 

Mais se gourer en chœur pour la classe dirigeante, il y a péril et grand péril en la demeure - France qui perd actuellement son temps dans un débat sur « qu'est la nationalité ? » à moins de 15 jours de la perte définitive de la « souveraineté du Peuple Français » imposée par le père avec l’appui bienveillant des représentant du Peuple (payés par le Peuple et non par le père. http://www.marcfievet.com/article-le-cumul-a-son-fichier--39108858.html ).


 

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Par le Citoyen Thimèle - Publié dans : Vie politique
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Dimanche 15 novembre 2009


Par Guylain Chevrier


Nous assistons depuis près de quinze jours à propos de l’anniversaire des 20 ans de la chute du mur de Berlin dit le « mur de la honte », de façon continue et vingt-quatre heures sur vingt-quatre sur radios et chaînes de télévision, à une orgie de propagande qui dépasse en la matière les pires excès du monde communiste ! On justifie cet état de fait en nous expliquant qu’il s’agit là de l’événement du XXe siècle qui a donné tout son sens au mot « liberté »… On a remis en scène pour l’occasion la fin du mur en faisant tomber des dominos en carton après avoir réuni une foule de circonstance pleine d’illusions dans un tel contexte de fabrication de l’événement qui ne permettait à personne de passer au travers, tentant de reproduire l’euphorie de début novembre 1989, gaspillant pour l’occasion quelques millions d’Euros !

Le mur n’est pas tombé entre les deux Allemagnes !

Cela n’aurait été que du positif… Mais lorsque le mur est tombé, ceux qui se trouvaient portés par une véritable euphorie assez compréhensible après tout ce temps à attendre un communisme à visage humain qui n’est pas venu, ce qui leur apparaissait comme la plus grande des libertés, ne s’imaginaient certainement pas devoir, au lendemain de cet événement historique, repasser leurs diplômes obtenus côté Est, y compris les médecins les plus reconnus pour pouvoir continuer d’exercer. Comme le dit un témoin de cette réalité vécue : « on s’est senti méprisé, comme s’il fallait prouver que l’on savait lire… ». Ceux venus de l’Est étaient en réalité suspects et considérés comme des parias, ce qui n’a pas complètement changé d’ailleurs derrière les apparences du déguisement et du maquillage de l’image aseptisée qui prétend écrire l’histoire en direct !

Un témoignage sur France-Infos d’un ouvrier français, à l’époque étudiant en Allemagne, continue de nous dire autre chose que ce déferlement de fausses bonnes intentions, qui explique que les Berlinois de l’Ouest au bout de deux ou trois jours de flots incessants d’Allemands de l’Est, commençaient à faire des pétitions pour remonter le mur…

Ceux de l’Allemagne de l’Est d’hier connaissent aujourd’hui un taux de chômage record en Europe, ont perdu les services publics gratuits remplacés par des entreprises fonctionnant sur le modèle libéral où tous se paie ! Un détail sur lequel ils n’avaient pas anticipé et qu’on ne vante pas dans ce contexte.

On présente, dans cette orgie de mauvaise foi, la chute du mur comme le commencement d’un monde meilleur sous le drapeau du capitalisme qui s’identifierait avec la démocratie et nos libertés fondamentales. Il suffit d’un peu de mémoire pour se rappeler pourtant que ces acquis ont tous été le fait de conquêtes à coup de révolutions contre les injustices et les inégalités précisément de ce système !

On détruit tous les monuments référents des Allemands de l’Est et qui constituent leur mémoire pour faire bonne mesure… On remplace les noms des rues, on démonte les statues, on va jusqu’à détruire le Palais de la République qui était aussi l’endroit où on se mariait où on organisait des fêtes populaires, monument qui fait marqueur par delà son architecture peu reluisante… On se conduit comme s’il fallait tout effacer du passé, à la façon de vainqueurs sans complexes écrasant sans retenue ce qui a existé avant eux et croyant par là exorciser tout retour de bâton. Au rythme où vont les choses aujourd’hui en matière de fracture sociale entre ceux de l’Est et de l’Ouest, ce dernier a bien au contraire toutes les chances de faire retour, ce qui d’ailleurs est à souhaiter pour redonner un peu de morale à l’histoire !

Tout ça pour faire de l’Europe capitaliste le modèle irrépressible de l’histoire. Il y a des murs qu’on ne voit pas mais qui ont la peau dure, qu’on veut nous faire oublier avec le reste que l’on foule au pied. On veut faire passer sous silence les injustices de ce système qui prétend être propriétaire de la liberté et qui ne fait qu’en usurper le sens en l’aliénant à un monde où tout doit avoir son prix, partagé entre une minorité de plus en plus riche et des peuples de plus en plus pauvres, de plus en plus spoliés, expropriés de ce qu’ils créent, de ces moyens nécessaires à satisfaire l’ensemble des besoins humains de la planète !

La porte de Brandebourg passe pour le symbole de l’Allemagne réunifiée, et n’est un symbole d’unité que dans les mots. C’est toute l’Allemagne qui se serait retrouvée le 9 novembre 1989 et aujourd’hui ce serait toute l’Europe… Cette Europe du Traité de Lisbonne fondée sur l’ultralibéralisme ce serait vraiment la liberté ? C’est ce que la propagande qui confectionne l’idéologie dominante veut nous faire accepter pour nous faire participer à notre propre perte !

Le seul mur qui resterait à abattre serait celui des discriminations selon Sarkozy et Merkel, de faire que le « Nord » dit riche partage avec le « Sud »pauvre… Dans cette idée on peut voir combien il y a ici une imposture d’une énormité qui dépasse l’entendement, visant à diviser les individus et à les opposer, une diversion qui doit éloigner toute analyse de classe de la situation actuelle alors que l’événement premier de celle-ci se trouve être précisément une crise structurelle du capitalisme pourrissant tout par la spéculation et le profit à tout prix, qui touche tous les peuples et qui remet en cause les idées reçues de cette propagande pro-européenne et anticommuniste primaire. Il n’y a rien de plus immoral que ce qu’on nous fait subir là ! La somme des égoïsmes ne constituera jamais la base d’un modèle de société conduisant au bonheur.

Ce que l’on veut tuer, c’est l’espoir d’un monde meilleur qui est l’envers du capitalisme !

C’est en réalité l’idée d’un monde meilleur qu’on veut tuer, c’est cette idée d’un monde fait pour tous et fondé sur le principe d’égalité, qui allie l’ambition du bien commun et la valorisation de l’individu qui met la peur au ventre du capitalisme. C’est ce que n’a pas su faire ce socialisme réel qui est tombé à l’Est de lui-même à avoir vendu son âme à une forme de domination qui ne valait pas mieux que celle que le capitalisme nous propose !

L’idéal qui était au fondement de la Révolution d’octobre n’a rien perdu de son actualité. S’il faut briser l’idée que le capitalisme est la condition de la démocratie et de nos libertés, il reste au communisme à s’en approprier les valeurs, à s’extirper du dogmatisme, pour devenir un projet tangible et devenir autre que ce qu’il a pu être comme l’un des ingrédients d’un nouveau grand projet humaniste, à mille lieux du marché et de l’ex-Allemagne de l’Est. Il reste aussi à inventer le parti politique qui sera susceptible d’élaborer ce projet et de le défendre.

Avec les Robert Hue et autres gogos, on ne peut plus compter de ce point de vue en France sur le PCF qui a cru bon, depuis la chute du mur, de jeter le marxisme avec l’eau du bain du communisme réel. Il est tristement devenu plus réformiste que révolutionnaire à ne plus exister conjoncturellement que comme force d’appoint d’un PS libéral, tout en laissant le champ libre aux trotskistes du NPA envers le dogmatisme desquels le capitalisme n’a rien à craindre ! Tout est à reprendre, mais rien n’est plus enthousiasment que d’envisager l’impossible lorsqu’il constitue le seul avenir tangible ! Dans l’ordre de la libération des possibilités de l’homme, il faut changer le cours de l’histoire !

Le capitalisme s’oppose à la libération du potentiel humain, aux possibilités de l’homme qui méritent bien mieux que ce système inique incapable de faire face aux véritables défis de notre temps. C’est la chape de plomb de sa propagande et le cynisme qu’il génère qui constituent le véritable mur à abattre ! Il y a donc encore du coté de l’histoire bien des possibles à explorer pour que l’humanité n’ait pas seulement du sens, mais sauve tout simplement sa peau, à condition de voir grand en changeant de trajectoire sans laisser personne en chemin, par delà le Nord et le Sud, l’Est et l’Ouest !

 

Riposte Laïque

Par le Citoyen Thimèle - Publié dans : Economie & Social
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Mardi 10 novembre 2009

Nous pénétrons aujourd'hui en pleine "modernité socialo-carpentrasienne". L'adjointe du maire Francis Adolphe, Mme Laurence BOSSERAI, Adjointe déléguée à l'enseignement et à la petite enfance exerçant la profession de professeur agrégée (!) a décidé de dénommer la crèche Emile Zola pour cause de "misérabilisme lié à l'auteur qui démoraliserait les enfants" (!) et de renommer cette crèche "berlingot".

L’adjointe à la petite enfance explique , sans rire « c’est une question de perception mais Zola évoquait le déterminisme social ».

Ce fait participe pleinement du débat sur l'identité de la France.

Un petit rappel:

Émile Zola naît Italien à Paris de Francesco Zola et d’Émilie Aubert. Son père, ingénieur de travaux publics, ancien officier subalterne italien, meurt en 1847 après avoir été responsable de la construction du canal Zola à Aix-en-Provence, lieu pas très éloigné de Carpentras.
Dès sa  jeunesse, Émile Zola accumule les lectures  et considère  l'écriture comme sa véritable vocation. En sixième, il rédige déjà un roman sur les croisades.
Adulte, c'est au travers de ses interventions dans la presse politique que l'engagement de Zola est le plus marquant.  Zola entre au nouvel hebdomadaire républicain La Tribune, où il pratique ses talents de polémiste par l'écriture de fines satires anti-impériales (Napoléon III règne depuis 1852).
Courageux, Zola s'attaque avec dureté aux ténors de l'Assemblée. Il vilipende une Chambre peureuse, réactionnaire, « admirablement manipulée par Thiers» (le fusilleur de la commune). Il tombe deux fois sous le coup de la loi, et est mis en état d'arrestation en mars 1871.
Il défend aussi activement les communards graciés par la loi d'amnistie, en évoquant les parias de la Révolution de 1848 dans Le Ventre de Paris et en soutenant notamment Jules Vallès afin qu'il puisse publier ses propres textes. Ce seront les derniers articles politiques de Zola, puisqu'il a entrepris le cycle des Rougon-Macquart qui va l'occuper pendant vingt-deux années.
Le romancier intervient dans l'affaire Dreyfus à la fin de l'année 1897. Les campagnes de haine antisémite incitent Émile Zola à s'engager en faveur des juifs. Son premier article est publié dès le lendemain dans Le Figaro. Il est suivi de Le Syndicat le 1er décembre et de Procès-verbal le 5 décembre. Il le conclut par la phrase prophétique, restée célèbre : « La vérité est en marche et rien ne l'arrêtera ». Le véritable traître en lieu et place d'Alfred Dreyfus, le commandant Esterhazy, est dénoncé puis jugé par un Conseil de guerre à Paris le 10 janvier 1898. Il est acquitté le lendemain. Après la condamnation d'un innocent, c'est l'acquittement du coupable, ce qui amène Zola à la réaction.
Émile Zola avait préparé depuis plusieurs semaines un résumé de l’affaire Dreyfus. Le Figaro ayant refusé ses derniers articles afin de conserver son lectorat le plus conservateur, l’écrivain se tourne vers L’Aurore. Il termine la rédaction de l’article dans les quarante-huit heures suivant le verdict. Initialement nommé « Lettre à M. Félix Faure, Président de la République », Ernest Vaughan (le directeur de L'Aurore) et Clemenceau lui trouvent un autre titre, plus ramassé et percutant : « J'Accuse...! »  Cet article est la première synthèse de l’affaire Dreyfus, que le public découvre enfin dans sa globalité. Le retentissement de l’article est considérable en France comme dans le monde.  La réaction du gouvernement ne se fait pas attendre, en assignant Émile Zola pour diffamation.

****

Et voici qu'une adjointe PS par ailleurs enseignante (professeure agrégée; diantre!) trouve une identité culturelle dans...  le berlingot. La France depuis la Révolution française repose sur le socle de sa construction politique sur laquelle l'auteur de Germinal à sa part de construction, identitaire comme de nombreux métèques (dont l'auteur de ces lignes).

Peut-être sera-t-il loisible à Mme BOSSERAI lors de congés mérités et payés par les conquêtes ouvrières dont elle doit par ailleurs se réclamer lors des coktails branchés, de lire la geste des Rougon-Macquart. Occasionnellement et sans misérabilisme, pourra-t-elle également se pencher sur le misérabilisme hugolien, accessoirement celui de Voltaire et bien entendu sur le programme du Conseil national de la résistance.

Si Zola évoque le déterminisme social, comme l'évoque la lignée des Lumières, le crétinisme déterminant se rapporte à ceux qui, année après année s'éloignent de la République au profit du... berlingot.

Par le Citoyen Thimèle - Publié dans : Identité & Cohésion Nationale
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