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Mercredi 14 février 2007
Le conseil municipal à majorité UMP a voté une "demande de remise gracieuse" pour les 230.865,57 euros dus par le maire UMP Patrick Balkany, après sa condamnation pour avoir employé illégalement trois employés municipaux à son service personnel.

Le conseil municipal à majorité UMP de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine) a décidé d'effacer la dette de son maire. Il a voté lundi 12 février au soir une "demande de remise gracieuse" pour un montant de 230.865,57 euros dus par Patrick Balkany à la commune, après sa condamnation pour avoir employé illégalement trois employés municipaux à son service personnel.Cette "demande de remise gracieuse" sera ensuite transmise au ministre des Finances Thierry Breton, qui statuera en dernier ressort.
Le projet de délibération présenté par la municipalité aux conseillers explique que la loi du 23 février 1963 "dispose, en son chapitre IX, que 'les comptables publics dont la responsabilité personnelle et pécuniaire a été mise en jeu peuvent obtenir la remise gracieuse des sommes laissées à leur charge'".
 
Le 7 mai 1996, Patrick Balkany avait été condamné par le tribunal de grande instance de Nanterre, jugement confirmé en appel et en cassation, à 15 mois de prison avec sursis, deux ans d'inéligibilité, 30.000 euros d'amende et près de 120.000 euros de dommages et intérêts, "pour avoir affecté trois agents municipaux de la ville de Levallois-Perret à son usage personnel".
La justice administrative l'a également condamné à rembourser à la ville environ 524.000 euros représentant les salaires des trois agents communaux sur la période durant laquelle ils ont travaillé pour Patrick Balkany, et 230.865,57 euros représentant les intérêts de cette somme.
"M. Balkany a réglé l'intégralité" des 524.000 euros, indique le projet de délibération.
Le même document poursuit: "l'intégralité du principal (les 524.000 euros, ndlr) ayant été réglée à la ville, M. Balkany souhaite effectuer une demande de remise gracieuse des intérêts, comme la loi en prévoit la possibilité", demande adoptée lundi soir.
Olivier de Précigout, conseiller municipal UMP d'opposition, a jugé l'adoption de cette demande "extrêmement choquante", se demandant "ce qu'en pense le président de l'UMP" Nicolas Sarkozy, proche de M. Balkany.
Elisabeth Gourevitch, conseillère PS, a dénoncé le fait que "dans cette situation, les intérêts (les 230.865,57 euros, ndlr) sont supportés par la commune".
Indiquant vouloir saisir le tribunal administratif sur la décision de lundi, Dominique Cloarec, conseillère Verte, a lancé: "qui a dit hier 'il faut remettre la morale au coeur de la politique'? C'est votre ami Nicolas Sarkozy (...) et je suis d'accord avec lui".


Le Nouvel Observateur


Ainsi va la République chiraqo-sarkozyenne. Le prince utilise les moyens de l'Etat à des fins personnels, et c'est évidemment le contribuable, et ce en toute légalité, qui devrait payer le prix de ses magouilles !
Non seulement le peuple est trompé par l'escroquerie en elle-même d'un élu, censé être un exemple de vertu, mais aussi et surtout par le laxisme d'un Etat, censé être juste paraît-il !
Mais comme l'a si bien dit Balkany, il n'y a pas de pauvres en France ! Alors payons ! ;-)
par le Citoyen Thimèle publié dans : Vie politique
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Mardi 13 février 2007

laicite_effelFace à la résurgence des discours d'extrême droite raciste et xénophobe, face à la prégnance des discours idéologico-religieux de différents bords, face à cette montée des périls, nous lançons aujourd'hui un Appel international pour le Rassemblement des forces laïques.

Aujourd'hui, les intégrismes religieux de toute nature développent une offensive. Au devant de la scène internationale, l'avancée de l'intégrisme islamiste profite au développement de toutes les idéologies totalitaires fondées sur l'exacerbation des appartenances nationales, ethniques et religieuses, accentue et multiplie les pressions, partout dans le monde, contre les acquis démocratiques et laïques, les droits humains universels, l'égalité des sexes, le droit de s'exprimer, de critiquer, d'aimer et de vivre librement.

A l'issue de ces deux journées de travail et d'échanges extrêmement denses, nous pouvons nous féliciter d'avoir réuni des représentants des mouvements laïques d'une dizaine de pays, la France, l'Algérie, l'Iran, la Pologne, l'Inde, le Congo, Sénégal, Belgique ; et le soutien de nombre de citoyens, femmes et hommes, de tous les continents qui n'ont pu faire le déplacement pour cette première rencontre

Au travers des témoignages et des réflexions partagées au cours de cette rencontre, il apparaît clairement que dans de nombreux endroits du monde, la confrontation n'oppose pas les croyants aux athées. Elle n'oppose pas davantage, comme certains tentent de le faire croire, l'occident à l'islam. Il oppose les démocrates, les féministes, les laïques à tous les cléricalismes qui, profitant de l'offensive de l'islam politique, entendent imposer leurs dogmes médiévaux à l'ensemble des sociétés.

Ceux qui prétendent utiliser un concept de blasphème et intenter des procès, comme sous l'Inquisition veulent, faire oublier ces exactions, les têtes coupées des sept moines de Thibhirine, les attentats en France, les massacres de 120 à 150 000 algériennes et algériens de tous âges, au cours de la décennie noire, des terribles répressions en Iran dont la mise à mort des dizaines de milliers d'opposants dans les prisons politiques islamistes, les fatwas de mort - proclamées ouvertement ou non -. Ils veulent faire oublier les bombes humaines dirigées volontairement contre les populations civiles pour instaurer la terreur. Cela partout à travers le monde, par des furieux qui proclament ouvertement et cyniquement leur volonté d'asservir l'univers.

Au milieu de nombreux autres exemples, la tragédie irakienne voit s'affronter, au nom d'un même dieu, sunnites et chiites pour se disputer l'hégémonie en vue, non seulement du pouvoir politique en Irak, mais aussi en vue du pouvoir sur l'ensemble des musulmans de la " oumma " internationale. Plus de 3000 morts civils par mois, voilà ce que coûte, aux populations musulmanes, ces attentats " fratricides ". Cela n'enlève, en rien, les graves responsabilités des puissances mondiales(dont les Etats-Unis) et de leurs pouvoirs politiques dans l'aggravation des crises et l'exaspération des conflits.

Nous n'oublierons pas plus le combat contre le national-hindouisme, contre la régression orchestrée par le christianisme politique en Europe et en Afrique (notamment sur les batailles sur le droit à l'IVG et le droit des femmes). Nous prenons l'engagement de combattre tous les communautarismes et tous les intégrismes quels qu'ils soient.

Dans ce contexte, il devient urgent d'affirmer, comme l'ont fait des participants à cette rencontre, la portée universelle du principe de la laïcité qui se trouve aujourd'hui au centre des combats pour la liberté, l'égalité, la justice et la dignité.

La laïcité n'est pas un dogme. C'est un principe fondateur de la citoyenneté démocratique, de vivre ensemble,, de la garantie des libertés individuelles et collectives. La laïcité, c'est la séparation de la sphère privée et de la sphère publique La séparation du politique et du religieux est l'unique garantie de la liberté de conscience et d'expression, et de l'égalité entre homme et femme. Partout dans le monde, quel que soit le contexte politique, culturel ou religieux, les femmes sont au coeur des luttes pour la démocratie.

Les échanges de ces deux jours ont permis de confirmer, à partir de faits établis :

  1. que les intégrismes agissent contre les libertés de conscience et d'expression.
  2. que les intégrismes agissent contre les droits des femmes et contre l'égalité de sexes, légitiment et développent des discriminations liées au sexe et aux orientations sexuelles
  3. que les intégrismes et les communautarismes exacerbent les appartenances humaines pour en faire des instruments de pouvoir. Ils favorisent ainsi les haines et les phobies, le racisme et les discriminations et des violences meurtrières.
  4. que la laïcité, dans ses liens dialectiques avec la liberté et la citoyenneté démocratique, est un rempart contre les racismes, les communautarismes et les discriminations et l'instrument incontournable de la solidarité entre tous les êtres humains
  5. que la laïcité, principe universel, doit être appliquée à l'échelle mondiale.

Le rassemblement a permis d'affirmer la nécessité de l'inscription de la laïcité sur les divers terrains des luttes sociales et politiques pour la liberté, l'égalité et les droits sociaux fondamentaux :

Confrontés à la violence d'une mondialisation néolibérale débridée, certains mouvements et certaines forces perdent leurs repères humanitaires en se montrant perméables aux discours des intégrismes de toutes natures et particulièrement islamiste, comme, au siècle dernier certains l'ont été pour les fascismes et le nazisme.

Le combat pour la laïcité n'est pas un concept abstrait. Il s'investit au sein des luttes existantes, dans les sociétés les plus diverses. La laïcité en tant que pratique vivante, ancrée dans le monde réel, est le trait d'union entre toutes les luttes pour les libertés, l'émancipation et l'égalité des droits.

Le combat laïque doit donc s'inscrire dans la lutte contre TOUTES les discriminations aussi bien dans les quartiers, les cités et les banlieues des pays riches, que dans les mégapoles et les zones dévastées des pays pauvres.

Ces deux journées ont révélé la volonté de tous de se rassembler dans un large front de type anti-fasciste, laïque et féministe afin de mettre en place des actions solidaires au niveau international, pour faire avancer la laïcité, c'est à dire les libertés démocratiques partout dans le monde.

Nous lançons cet Appel à la constitution, à travers le monde, d'un bureau international laïque, d'informations et de liaisons.

A la haine et à la terreur, nous opposons l'amitié entre les peuples et la fraternité ! Au totalitarisme et à l'obscurantisme, nous opposons la liberté de conscience et la liberté d'expression. A l'asservissement des femmes, nous opposons les droits et l'égalité de ces droits pour toutes et tous, partout. Aux racismes et aux communautarismes, aux exclusions, nous opposons la lutte contre toutes les discriminations. C'est cela le combat pour la laïcité.

C'est un combat historique, de longue haleine dans le contexte actuel, mais ce combat est déjà engagé partout dans le monde : il s'agit aujourd'hui de le renforcer et de l'étendre dans le respect des choix et des conditions spécifiques à chacun.

Nous créerons une adresse électronique de contact secretariat@laicity.infosecretariat@laicity.info et une adresse postale Bureau laïque international c /o UFAL 27 rue de la réunion Paris 20ème.


ReSPUBLICA

par le Citoyen Thimèle publié dans : République et Laïcité
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Mardi 13 février 2007

Communiqué de l'Union des Familles Laïques


L'Union des Familles Laïques se félicite du succès des journées internationales laïques qu'elle a organisées, avec l'association Algérie Ensemble, ce week-end, à Montreuil. Elles se tenaient dans un contexte particulier. La montée des intégrismes religieux dans de nombreux endroits du monde inquiète les démocrates, les laïques et les féministes de ces régions.

Le procès d'un autre siècle, intenté contre Charlie Hebdo par les islamistes, a montré une volonté caricaturale de ces organisations de ne pas accepter, en France, la liberté d'expression, la liberté de conscience et le droit à la libre critique de tous les dogmes, y compris sous forme artistique et humoristique. En France, ils s'attaquent à la liberté de la presse, et ont entrepris un bras de fer, depuis plusieurs années, contre les principes émancipateurs laïques de la société française.

Dans d'autres endroits, quand le rapport de forces leur permet, ils menacent, emprisonnent, et parfois assassinent quiconque résiste à leur vision totalitaire du monde.

Dans le même temps, au Portugal, les citoyens ont choisi, à plus de 60 %, malgré la pression très forte de l'Eglise catholique et des forces conservatrices, la légalisation de l'avortement, et le gouvernement devra légiférer en ce sens ces prochaines semaines. Mais l'intégrisme catholique continue, notamment en Pologne, à attaquer les droits des femmes et à vouloir imposer sa vision à l'ensemble de la société.

La présence à ces journées de personnalités comme Jean-Pierre Brard, Marc Dolez, Anne-Marie Lizin, présidente du Sénat belge, Christiane Taubira, Mohamed Sifaoui, Caroline Fourest, Mohamed Abdi, de Ni Putes Ni Soumises, Philippe Val, Jean-François Kahn et bien d'autres, ont montré l'intérêt grandissant qui existe aujourd'hui en France pour défendre les principes laïques, face à la montée des intégrismes religieux.

Les témoignages d'hommes et de femmes issus d'Algérie, d'Iran, du Maroc, d'Inde, de Pologne, de Grande-Bretagne, d'Argentine, du Danemark et de bien d'autres pays, ont montré l'intérêt de mieux lier les combats que doivent mener, partout dans le monde, les laïques pour défendre Lumières contre l'obscurantisme.

Le fait que l'intégrisme islamique soit aujourd'hui le plus dangereux et le plus agressif, ne doit pas faire oublier pour autant la nocivité du catholicisme politique dans toute l'Europe, en Afrique et en Amérique du sud, ni la réalité du " national-hindouisme " en Inde, ni celle des évangélistes protestants, très présents autour du président des Etats-Unis, ni celle de l'intégrisme juif et d'autres menaces contre les libertés.

Pour y répondre, il a été décidé de créer un bureau international laïque, structure souple permettant, dans les quatre-vingts pays au monde où des contacts sont pris, de mieux s'informer, de mieux s'organiser, de mieux se défendre, de mieux contre-attaquer, face aux attaques incessantes de tous les intégrismes.

L'Union des Familles Laïques, sans intention hégémonique, ni sectarisme, mettra toutes ses forces dans la construction de cet outil indispensable, et appelle toutes les organisations se réclamant des principes laïques et féministes à contribuer à la réussite de ce projet, premier pas vers la construction d'une internationale laïque qu'appelait de ses voeux Marc Dolez, lors de la conclusion de son intervention, lors de ces journées.

par le Citoyen Thimèle publié dans : République et Laïcité
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Lundi 12 février 2007


Par Stéphane Arlen


L’affaire des caricatures de Mahomet est révélatrice : dans des pays libres, on n’ose plus, dorénavant, critiquer les religions, et notamment l’islam, de peur des procès (dans le meilleur des cas), ou des menaces de mort.

Lors du procès de Charlie Hebdo (intenté, rappelons-le, par des « musulmans modérés », c’est dire...), on a voulu faire taire la liberté d’expression, et la critique du religieux, considéré comme sacré et donc intouchable.

Les défenseurs de Charlie Hebdo ont à maintes reprises déclaré que l’hebdomadaire ne s’en était pas pris aux musulmans ou à l’islam, mais aux intégristes, ce qui est vrai. Mais il faut cesser d’être hypocrite et avoir enfin le courage de dire la vérité : la source de l’islam, c’est le Coran, et le Coran contient d’innombrables messages de haine, d’exclusion, de discrimination, de misogynie, et de mort. Le Coran lui-même raconte comment Mahomet a mené des batailles et tué ses ennemis pour mieux diffuser sa religion de paix. On peut toujours affirmer que tous les musulmans ne sont pas des terroristes (ce qui est heureusement vrai !), mais il ne faut pas hésiter à rappeler sans cesse que le livre saint de l’islam est un livre criminogène, et par là extrêmement dangereux.

Les musulmans « modérés » nous citent toujours de belles phrases du Coran pour montrer que l’islam est une religion d’amour et de paix. Pourtant, quiconque a un jour lu ce livre sait très bien qu’on y prêche aussi la pire haine, qu’on n’admettrait pas dans un autre livre. Pour ceux qui ignorent encore le contenu de ce livre monstrueux, voir http://www.fairelejour.org/article.php3 ?id_article=1073. Juste pour se faire une petite idée, voici deux citations : « Nous vous appellerons à marcher contre les nations puissantes, vous les combattrez jusqu’à ce qu’elles embrassent l’islamisme » (Sourate XLVIII, 16). « Faites la guerre à ceux qui ne croient point en Dieu ni au jour dernier, qui ne regardent point comme défendu ce que Dieu et son apôtre ont défendu, et à ceux d’entre les hommes des Écritures qui ne professent pas la vraie religion. Faites-leur la guerre jusqu’à ce qu’ils payent le tribut de leurs propres mains et qu’ils se soient soumis » (Sourate IX, 29). Non seulement ce livre affirme l’infériorité de la femme, l’autorisation de la battre et l’obligation de lapider la femme adultère (avec des cailloux assez petits pour la faire souffrir) ; non seulement il veut mettre à mort ceux qui quittent l’islam (les apostats) ; il déclare également la guerre à tous ceux qui ne se convertissent pas d’emblée.

Imaginez que j’écrive un livre où, sur des centaines de pages de déclarations d’amour, je glisse quelques phrases appelant à la mort des musulmans... On interdirait (à juste titre !) ce livre dangereux pour la paix sociale, et on me condamnerait pour incitation à la haine. Mais quand il s’agit de la Bible (qui est pareille) ou du Coran, là, c’est autre chose : c’est sacré, on n’y touche pas.

Alors on laisse faire, on laisse dire, de peur de mettre le monde à feu et à sang et d’être privés de pétrole. On laisse les filles porter le voile (leur liberté !), on crée des espaces séparés pour hommes et femmes, on met en place un Conseil Français du Culte Musulman (divisé, mais uni pour intenter des procès), on veut changer la loi de 1905 pour mieux financer les cultes... bref, on se couche en permanence devant les pires idéologies liberticides.

Je suis consterné de voir que nous avons en France si peu d’intellectuels dénonçant publiquement le danger de religions fondées sur des livres parlant de massacres commis au nom de Dieu et appelant à livrer bataille et à conquérir sans cesse. Je suis écœuré de voir les compromissions d’une grande partie de la classe politique (de la droite à l’extrême gauche) avec les intégristes (ceux qui respectent la lettre !) de toutes les religions, et notamment avec tous les illuminés qui circoncisent les garçons, voilent les filles et cherchent à briser nos libertés.

Il est grand temps que nous nous levions, que nous nous insurgions pour clamer haut et fort qu’on ne peut plus considérer comme religion de paix et d’amour une religion fondée sur un livre haineux et diffusée par le sabre. Il faut faire comprendre au grand public que si les juifs, les chrétiens et les musulmans ne tuent pas et cherchent à faire le bien, ce n’est pas parce que leur religion est d’amour, c’est parce qu’ils laissent de côté les passages de leur livre saint qui les dérangent. Et s’ils tuent, ils ne sont pas de mauvais croyants, car leurs livres le leur permettent ! J’ajoute qu’entre Moïse l’assassin imaginaire (dans la Bible, il est dit qu’il assassine un Égyptien et nous savons que Moïse n’est qu’un mythe), Jésus la fable (aucune preuve historique de l’existence de celui sur lequel reposent le christianisme et l’islam) et Mahomet le chef de guerre criminel, il faudrait peut-être arrêter de considérer les religions qui découlent de ces trois « prophètes » comme naturellement respectables. Non seulement les religions ne sont pas intrinsèquement bonnes pour l’humanité, mais elles sont souvent nuisibles. Les combattre relève de la nécessaire résistance au retour de cet obscurantisme qu’on croyait d’un autre âge.

Devant les agressions dont les libertés et la laïcité sont victimes, nous ne pouvons plus nous taire. Ensemble, recommençons le combat !

 

par le Citoyen Thimèle publié dans : Laïcité, Religions et Intégrismes
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Lundi 12 février 2007
Durant plusieurs mois, nous nous battons pour que la statue de Jean Paul II ne soit pas, dans un premier temps, installée sur l’espace public et, maintenant, qu'elle soit retirée de cet espace public. Nous luttons aussi pour  qu’aucun fond public ne soit investi pour cette opération.

    Les tribunaux alertés, le Tribunal de Grande Instance de Vannes et le Tribunal Administratif de Rennes, n’ont pas jugé l’urgence de nos recours manifeste et ont donc refusé de se prononcer sur le fond : violation des articles 2 et 28 de la loi de Séparation des Eglises et de l’Etat de 1905.

    En conséquence, nous avons alerté le Conseil d’Etat en déposant un pouvoir en cassation contre le Tribunal Administratif de Rennes. Ce dossier est en cours d’instruction. Pour l’établir et le plaider, nous avons fait appel à un cabinet d’avocats agréés. Les frais engendrés s’élèvent à 5 368 euros.
Nous ne disposons d’aucun fonds propres et les dons d’associations (laïques, politiques, syndicales …) et d’individus reçus à ce jour s'élèvent à 1 300 euros. Ils ne permettent donc pas de régler la facture.


Nous en appelons donc à la solidarité de tous les défenseurs de la laïcité, attachés comme nous à la liberté de conscience et au respect de la loi.

Merci de nous soutenir pour que ce monument qui viole la loi sur la Laïcité soit retiré de l’espace public.


Toutes les contributions, même minimes sont les bienvenues et peuvent être adressées :
-    par chèque à : Patricia Brandeho. 24, rue de la mairie. 56 490 Guilliers
-    par virement sur le compte du Collectif domicilié à la banque postale :
•    Intitulé : collectif statue Ploërmel
Centre de Rennes
service client 097
35900 Rennes cedex 9
n° de compte:   REN      6 585 78 T

Merci de soutenir ce combat légitime contre l’obscurantisme et pour l’affirmation d’un des principes fondamentaux de notre République : la Laïcité.


18, Rue de Redon 56 800 Ploërmel.             collectif.statue.ploermel@orange.fr

Le dossier et l’actualité :  http://collectif-anti-statue-ploermel.over-blog.com/

par le Citoyen Thimèle publié dans : République et Laïcité
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Dimanche 11 février 2007

L'expression est du journal Le Monde lui-même. L'arrêt rendu hier (le 8 février) par le Conseil d'Etat français est un véritable "Waterloo" pour la souveraineté française. Car cet arrêt apporte une nouvelle démonstration de "la prééminence des législations de l'Union - les "directives de Bruxelles" - sur les lois de chacun des Etats membres". Désormais, l'on peut considérer la Cour de Luxembourg comme une véritable Cour suprême fédérale.


Suite à une plainte déposée par des producteurs d'acier, au premier rang desquels on trouve la société Arcelor, la plus haute juridiction administrative française était appelée à se prononcer sur la légalité du décret instituant un système de quotas d'émissions de gaz à effet de serre, mis en place pour lutter contre le réchauffement climatique, en application du protocole de Kyoto. Or elle a "renoncé à sanctionner ce texte réglementaire, pour la raison fondamentale qu'il vise à appliquer, en France, une directive européenne".

Selon l'article, "la décision du Conseil d'Etat est d'autant plus spectaculaire qu'en l'espèce, le juge suprême administratif estime que les plaignants ont raison de soulever le principe constitutionnel d'égalité et que la directive est donc inconstitutionnelle". Mais, comme l'indique le quotidien, "plutôt que de sanctionner le décret, et donc indirectement d'invalider la directive, le Conseil d'Etat a choisi de faire trancher cette question par la Cour de justice des communautés européennes (CJCE)" afin de "ne pas ouvrir une guerre des juges".

Comme le souligne Dominique Rousseau, professeur à Montpellier I et membre de l'Institut universitaire de France, dans une interview accordée au Monde, "cette décision consacre la primauté du droit communautaire sur l'ensemble du droit national. Le droit européen, qu'il soit direct ou dérivé, bénéficie désormais d'une immunité constitutionnelle.

Le Conseil d'Etat et le Conseil constitutionnel ont pris acte de l'impossibilité de s'opposer à une loi ou à un décret qui serait pris en application d'un texte communautaire, quand bien même il pourrait sembler contraire à notre Constitution ou à un principe constitutionnel".

Et à la question posée par le quotidien relative au rôle alors dévolu aux juges français en matière de contrôle de constitutionnalité, Dominique Rousseau répond que "la Cour de justice des communautés européennes a vocation à devenir une Cour suprême fédérale à l'américaine" et que désormais aucun domaine "n'échappe au champ d'application du droit communautaire". L'affaire est d 'autant plus sérieuse que "le droit de l'Union européenne s'est fait par les juges nommés par les gouvernements, sans que les citoyens ne les connaissent".

Voilà un nouveau flagrant déni de démocratie par cette concession supplémentaire du juge français qui signe, arrêt après arrêt, l'abandon de la souveraineté juridique de la France sur l'autel de l'Europe fédérale en marche, en dépit du rejet par les français de la constitution européenne le 29 mai 2005.


par le Citoyen Thimèle publié dans : Démocratie et Souveraineté Nationale
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Samedi 10 février 2007

Par Paul-Henry Gendebien,
ancien député belge et européen, est président du Rassemblement Wallonie-France.


Séculaire et récurrent, le mal-être existentiel de la Belgique pourrait s'accentuer à l'approche du scrutin législatif du printemps. La question belge, c'est aujourd'hui l'échec d'un fédéralisme qui a déçu, où l'on voit une majorité flamande préparer l'indépendance de sa région tandis que la minorité wallonne compte vainement sur l'intervention d'une monarchie sans réels pouvoirs pour empêcher la dislocation de l'Etat.

La vraie-fausse fiction diffusée récemment par la télévision francophone a créé un traumatisme chez les Wallons : refoulée dans les zones obscures de l'inconscient collectif, la partition tant redoutée de la Belgique devenait plausible. L'illusion faisait place à la brutale réalité : à coups de boutoir répétés, le nationalisme flamand pourrait bien finir par avoir raison de l'Etat belge. C'est un fait : la pensée séparatiste s'est incrustée au coeur de la plupart des partis flamands, au-delà du puissant et inquiétant Vlaams Belang. Pour eux, l'objectif n'est autre que l'émergence d'un nouvel Etat en Europe, et dans l'immédiat la remise en question de la fonction royale.

Les chancelleries européennes feraient bien de s'en aviser. La conférence institutionnelle qui suivra les prochaines élections pourrait porter une atteinte supplémentaire à la substance régalienne de ce qui subsiste d'Etat central. La Flandre exige la scission des politiques économiques et sociales, de la fiscalité des entreprises, de la justice... Le démembrement commencé il y a plus de trente ans s'achèverait par une séparation de velours à la façon tchécoslovaque. Dans ce cas, l'avènement d'une République de Flandre ne fera pas l'ombre d'un doute.

La Wallonie en revanche n'a pas les moyens économiques d'une éventuelle indépendance. Quand bien même en disposerait-elle, encore lui faudrait-il un projet collectif et national consistant. Or elle n'a ni l'envie ni la volonté de le forger. Peuple sans Etat et dépourvu d'identité nationale distincte, les Wallons furent absorbés après 1830 dans un magma belge qui occulta leur véritable identité, française de toute évidence. Celle-ci n'est pas le fruit d'un quelconque déterminisme nationaliste ou ethno-culturel, mais doit s'entendre comme une libre adhésion aux principes de la démocratie sociale et républicaine.

Dès lors la question est posée, et elle n'est pas absurde : les Wallons (et le cas échéant les Bruxellois avec eux) ne seront-ils pas tentés de se tourner vers la France ? La nécessité de bannir tout risque d'instabilité au coeur de l'Europe, le besoin de partager une part du rayonnement que la France porte encore dans le monde, toutes ces aspirations pourraient les conduire dans cette direction. Ce choix, ils le feraient soit au lendemain de la partition, soit après une phase transitoire de gestion des affaires courantes et d'incertitude.

La France ne devrait pas considérer avec effroi l'hypothèse d'un élargissement à la Wallonie. Dans l'immédiat subsiste la règle classique de la non-ingérence combinée avec celle de la non-indifférence. Au-delà de celle-ci, c'est la solidarité de la République qui serait sollicitée à l'égard d'un peuple de plus de 4 millions d'habitants de langue française.


UNE COMMUNAUTÉ DE DESTIN


La République ne compromet en rien l'avenir de l'Europe lorsqu'elle est actrice de ses propres idéaux et soucieuse de ses intérêts légitimes, participant ainsi à une nouvelle dynamique européenne qui présuppose la conjonction d'une Allemagne forte et d'une France forte.

Naguère la communauté internationale et Paris avaient consenti loyalement à la réunification allemande. Demain, une manière de "réunification française" qui organiserait une communauté de destin franco-wallonne ne devrait heurter aucun intérêt en Europe, surtout si elle est bien préparée et expliquée. Il n'est pas trop tôt pour entamer la réflexion sur la question belge. Les voisins de la Belgique seront naturellement aux premières loges. Il s'agira aussi d'éviter que l'Europe assiste, impuissante, à des événements dont le cours et le sens lui échapperaient.

Notre audace est de nous adresser ici à ceux qui s'apprêtent à prendre en charge le gouvernement de la France : qu'ils sachent qu'un nombre croissant de Wallons tournent de plus en plus leurs regards vers eux, des Wallons animés par une certaine idée de la France et de la démocratie, et mus par une grande espérance.


par le Citoyen Thimèle publié dans : La France dans le monde
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Samedi 10 février 2007

La candidate écologiste à la présidentielle, reçue sur les forums de Nouvelobs.com, dénonce la collusion entre Nicolas Sarkozy et la première chaîne.


TF1 "a manifestement choisi son candidat", déplore Corinne Lepage, candidate de Cap 21 à la présidentielle, reçue sur les forums de Nouvelobs.com vendredi 9 février.

Interrogée sur la polémique sur l'émission de TF1 dans laquelle Nicolas Sarkozy était invité lundi soir, la candidate écologiste juge qu'elle est "justifiée".

Cette polémique "est tout à fait justifiée, car l´organisation qui a été choisie est sujette à caution. Dans cette campagne, TF1 a manifestement choisi son candidat, et le fait de manière tout à fait ouverte", dénonce-t-elle.

Le ministre de l'Intérieur a rencontré un panel de Français dans le cadre de l'émission "J'ai une question à vous poser". Mercredi, Le Canard enchaîné assurait que le candidat avait eu les questions à l'avance.

Une polémique que François Bayrou, candidat de l'UDF, a reprise à son compte. "Nous nous rejoignons sur la critique des institutions et du rôle des médias", ajoute Corinne Lepage, à propos du député des Pyrénées-Orientales.

"Je suis aujourd´hui extrêmement préoccupée du comportement des médias dans cette campagne, et plus précisément de ceux qui ont des liens avec des groupes industriels et peut-être des intérêts à ce que tel ou tel candidat soit élu. Il est donc indispensable, et cela figure dans mes propositions, qu´un tel mélange des genres soit interdit à l´avenir", souligne la candidate.

Interrogée aussi sur le temps de parole des candidats dans les médias, la fondatrice de Cap 21 a annoncé avoir saisi le Conseil d'Etat, "du fait de l´inaction du CSA."

"Nous vivons dans un déni démocratique, qui aujourd´hui veut interdire à tous les mouvements, hormis l´UMP et le PS, de pouvoir accéder dans des conditions normales aux médias", estime Corinne Lepage.

"J´ajoute, en ce qui me concerne, que je suis particulièrement lésée. J´invite les internautes à aller sur le site du CSA, où ils seront édifiés par les chiffres : par exemple, M. Sarkozy a disposé 75% du temps d´antenne de TF1 pour les magazines ; en ce qui me concerne, j´ai disposé de trois secondes en janvier sur les journaux télévisés de France 3", précise-t-elle.

Corinne Lepage s'en prend aux relations entre les grandes entreprises ou l'Etat et les médias. "On ne vous voit jamais à la télé", lui fait remarquer un internaute. "J´ai le sentiment d´être légèrement 'blacklistée', et je me demande pourquoi. Est-ce que c´est parce que je me bats contre Total, contre les OGM? Est-ce que c´est parce que j´ai lancé une pétition pour soutenir le juge Van Ruymbecke? (…) Tout se passe comme si un mot d´ordre avait été lancé", déplore-t-elle.


Le Nouvel Observateur


Corinne Lepage qui n'est bien entendu pas invitée aux émissions "J'ai une question à vous poser" de TF1... comme beaucoup d'autres candidats ! Mais puisqu'on vous dit que les médias sont impartiaux, croyons-le !!
par le Citoyen Thimèle publié dans : Elections 2007
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Vendredi 9 février 2007
Le procureur de la République de Paris a demandé, jeudi 8 février, la relaxe de Charlie Hebdo, poursuivi, notamment par la Grande mosquée de Paris et l'Union des organisations islamiques de France (UOIF), pour avoir publié des caricatures du "prophète" qu'elles considèrent comme une injure en raison de leur religion.
Le jugement a été mis en délibéré au 15 mars.

"Je regrette que ce débat ait eu lieu dans un tribunal", a déclaré Philippe Val après la relaxe plaidée par ses avocats. Le directeur de Charlie Hebdo a invité le recteur de la Grande mosquée, Dalil Boubakeur, à continuer "ce débat pour dénoncer le choc des civilisations et l'inimitié programmée" pour "faire avancer la cause de la fraternité et de l'amitié entre les peuples".

Dans ses réquisitions, la procureur, Anne de Fontette, a estimé que "ce n'est pas la foi en l'islam qui a été stigmatisée par ces caricatures".

Evoquant la caricature représentant une mèche allumée sortant d'un turban en forme de bombe, elle a expliqué: "ce qui est mis en évidence dans cette caricature, ce n'est pas l'obscurantisme de la religion musulmane, son prosélytisme ou encore ses défauts, c'est la dénonciation de l'utilisation qu'en font les terroristes qui prétendent agir en son nom ou au nom du prophète, l'intégrisme politique, le djihad, le combat des terroristes".

"Ce qui est mis en cause (NDLR: dans ces caricatures) c'est l'islam mis au service de la violence", a plaidé Me Georges Kiejman, l'un des avocats de Charlie Hebdo. "Comment expliquer à quelqu'un que l'on blesse qu'on le fait pour son bien", a-t-il ajouté.

 

"Prophète terroriste"

 

Les avocats de la Grande mosquée, Mes Christophe Bigot et Francis Szpiner, ont demandé la condamnation de l'hebdomadaire satirique.

"Il est grotesque de venir nous soutenir que les associations que nous représentons cherchent à faire rétablir un quelconque délit de blasphème", a plaidé le premier. Ces caricatures, pratiquant amalgame entre islam et terrorisme, "constituent une expression outrageante par la définition d'une croyance dans un prophète terroriste", a-t-il soutenu.

Le second a affirmé que ces "caricatures inacceptables véhiculent un message qui porte atteinte à la dignité des musulmans" en assimilant le musulman au terroriste. Un amalgame qui préfigure "les ratonnades" et le "délit de sale gueule", a-t-il prévenu.

La Grande mosquée de Paris et l'Union des organisations islamistes de France (UOIF), deux composantes du Conseil français du culte musulman (CFCM), poursuivent Charlie Hebdo pour trois dessins publiés dans son numéro du 8 février 2006. Celui en "une", réalisé par Cabu, représente, sous le titre "Mahomet débordé par les intégristes", un prophète soupirant: "c'est dur d'être aimé par des cons".

Le deuxième représente le prophète coiffé d'un turban sur lequel est inscrit le premier pilier de l'islam ("Il n'y a qu'un seul dieu et Mahomet est son prophète") d'où sort la mèche d'une bombe et le troisième, Mahomet sur un nuage accueillant des terroristes en leur disant: "arrêtez, arrêtez, nous n'avons plus de vierges".

 

La liberté d'expression "nous protège tous"

 

"Les musulmans en ont marre qu'on parle en leur nom, qu'on leur interdise de rire et même de rire de leur Dieu et de leur prophète", a plaidé Me Richard Malka, autre avocat de Charlie Hebdo.

Un peu plus tôt dans la journée, François Bayrou, président de l'UDF, cité comme témoin par la défense de Charlie Hebdo, a considéré que ces dessins ne représentaient pas, à ses yeux, "une offense lourde en direction de la communauté musulmane". "Le pilier central de la société dans laquelle nous vivons, c'est la liberté d'expression. Elle nous protège tous, croyants, incroyants et agnostiques."

Le candidat à l'élection présidentielle n'a pas eu le sentiment que ces caricatures pratiquaient l'amalgame tant dénoncé par les associations. Dans celle de Cabu, "il y a une manière d'épargner le prophète et de diriger les flèches vers ceux qui, en dérivant, trahissent son enseignement".

Et de réaffirmer avec force, comme l'on fait mercredi Nicolas Sarkozy, de façon épistolaire, et François Hollande à la barre, qu'il se rangerait "au côté de ceux qui refusent de porter atteinte à la liberté de critique et qui défendent la liberté d'être acide". Et ce, quelle que soit l'importance que prennent ses convictions religieuses dans sa vie.

Charlie Hebdo est poursuivi pour "injures publiques envers un groupe de personnes en raison de leur appartenance à une religion". Son directeur de publication encourt six mois d'emprisonnement et 22.500 euros d'amende.

AP

par le Citoyen Thimèle publié dans : République et Laïcité
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Jeudi 8 février 2007
Jack Lang, conseiller spécial de Ségolène Royal, a décidé lui aussi, par simple calcul électoraliste, de se morfondre dans la tragique mode de la repentance. Il y a quelques jours, lors d'une visite chez le président algérien, Bouteflika, il s'est en effet déclaré en faveur d'une reconnaissance par la France "des crimes commis par la colonisation" en Algérie. 

Dans quel but selon lui ? Permettre la signature du traité d'amitié entre la France et l'Algérie, "bloquée" par le refus de Paris de répondre favorablement aux demandes d'"excuses" d'Alger sur la colonisation.

Monsieur Lang devrait tout d'abord savoir à qui, au nom de la France, lui et Ségolène comptent s'excuser : au FLN, ceux-là mêmes qui ont commis dans leur combat indépendantiste de nombreux massacres de civils, algériens et français. Ceux-là mêmes qui ont imposés aux algériens une dictature de trente ans. Ceux-là mêmes qui ont amnistiés sans condition l'ensemble des islamistes qui terrorisaient et massacraient nombres d'algériens au début des années 90.

Monsieur Lang va-t-il demander des excuses à l'Algérie pour les pieds-noirs et harkis que ses combattants indépendantistes ont massacrés ? Oh que non !

Et Monsieur Bouteflika s'est-il excusé auprès du peuple algérien pour ce que lui a fait subir la caste du FLN pendant plus de trente ans ?  Oh que non ! Et a-t-il demandé aux islamistes de s'excuser de ce qu'ils ont fait dans les années 90 ? Oh que non !

Si Bouteflika demande des "excuses" à la France, c'est pour détourner les algériens des vrais fautifs de leurs problèmes, dont il fait partie.

Il est évident facile de mettre ses malheurs sur le dos des autres ! Il y a quelque chose qui ne va pas en Algérie ?! C'est de la faute à nos anciens oppresseurs, les français! "L'Allemagne La France paiera !"