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Vendredi 9 novembre 2007

1566732.jpg Tribune de Jean-Pierre Chevènement parue dans Le Monde, édition du 8 novembre 2007.

A défaut de refuser le traité de Lisbonne, le PS devrait au moins s'abstenir de le cautionner.

Ecrasée par son “surmoi” européiste, Elisabeth Guigou n'envisage pas d'autres solutions pour les socialistes que de voter oui au traité de Lisbonne (Le Monde du 1er novembre) et de faire ainsi la courte échelle à M. Sarkozy pour imposer par la voie parlementaire une Constitution bis.Elisabeth Guigou n'oublie qu'une chose : le 29 mai 2005, le peuple français a rejeté à 55 % des voix un projet de Constitution dont le traité de Lisbonne reprend toute la substance. M. Sarkozy a certes annoncé pendant la campagne présidentielle qu'il ferait ratifier par la voie parlementaire un “mini-traité” ou un “traité simplifié”. Mais ce n'est absolument pas de cela qu'il s'agit !Avec 256 pages empilant les articles qui modifient les traités existants, le traité de Lisbonne n'est nullement un “mini-traité”, encore moins un “traité simplifié”. C'est d'abord une mystification. On comprend la frustration de M. Giscard d'Estaing, qui, certes, retrouve intégralement son oeuvre dans le traité de Lisbonne, mais brisée en mille morceaux que seuls des juristes besogneux pourront laborieusement recoller. Ce n'est pas ainsi qu'on comblera le déficit démocratique de l'Europe ! 

Sur le fond, le traité de Lisbonne est surtout un “maxi-traité” qui ne mérite aucune des circonstances atténuantes que lui trouve Elisabeth Guigou. Celle-ci a-t-elle lu l'article 17 bis : “Avant d'entreprendre toute action sur la scène internationale… chaque Etat membre consulte les autres au sein du Conseil européen ou du Conseil” ? Et l'article 19 : “Lorsque l'Union a défini une position sur un thème à l'ordre du jour du Conseil de sécurité des Nations unies, les Etats-membres qui y siègent (
la France et la Grande-Bretagne) demandent que le Haut Représentant de l'Union pour la politique extérieure soit invité à présenter la position de l'Union”
?

Chacun peut comprendre que si de telles dispositions avaient été en vigueur en 2003,
la France, ne pouvant s'opposer à la fois aux Etats-Unis et à l'Union européenne, dont la majorité des Etats membres sont alignés sur eux, n'aurait pu se dissocier de l'invasion de l'Irak, pas plus que demain elle ne pourra éviter de cautionner des frappes militaires sur l'Iran, si les Etats-Unis, déjà engagés dans la campagne présidentielle de 2008, venaient à les décider !

L'article 27 réitère que l'OTAN reste pour les Etats qui en sont membres (la quasi-totalité) le cadre de leur défense. Exit la défense européenne ! Cela est tout à fait conforme à la politique d'alignement de M. Sarkozy, mais Elizabeth Guigou, qui se déclare “internationaliste” et prétend lutter pour une Europe capable de “peser” en faveur de la paix et de “tirer la rive Sud de la Méditerranée”, peut-elle approuver ce texte que seule l'unanimité des Vingt-Sept permettra de modifier ?

Elisabeth Guigou prétend “maîtriser les effets pervers de la mondialisation”. Peut-elle ignorer que le protocole no 6 réintroduit par la fenêtre le principe de la “concurrence libre et non faussée” que M. Sarkozy se vante d'avoir fait supprimer de la liste des objectifs de l'Union ? Les statuts de la Banque centrale européenne demeurent inchangés : avec un euro à 1,50 voire 1,60 dollar, Don Trichet continuera à batailler contre les moulins de l'inflation ! Pendant ce temps-là, aux termes du protocole n° 3, l'Eurogroupe “se réunira de manière informelle”. Bonjour les dégâts !

Les socialistes pourront-ils assumer les délocalisations qui se poursuivent et le saccage de notre tissu industriel ? Pensent-ils qu'après avoir approuvé le traité de Lisbonne, ils pourront se défausser sur le gouvernement de choix qui résulteront des “contraintes européennes” qu'ils auront eux-mêmes acceptées ?

La vérité est que le Parti socialiste, s'il pouvait compter sur ses dirigeants, aurait un boulevard devant lui : ce qui avait été rejeté par référendum ne peut être adopté que par la même voie. Tel était l'engagement du “projet socialiste” adopté à l'unanimité en 2006, et celui de la candidate socialiste en 2007.

En refusant au moins de prendre part au vote, à défaut de dire non (compte tenu de ses antécédents), le Parti socialiste resterait fidèle à ses engagements. Il éviterait de cautionner l'immense reculade dont M. Sarkozy se targue comme d'un succès diplomatique. Il pourrait alors s'appuyer sur la volonté démocratiquement exprimée du peuple français pour exiger demain une réorientation économique, sociale et politique de la construction européenne. Le Parti socialiste ne pourrait sans doute pas empêcher M. Sarkozy de faire voter son “maxi-traité complexifié”. Au moins ne servirait-il pas de marchepied !

Le PS s'isolerait-il à l'égard de la gauche européenne ? Il suffit de voir les difficultés des gauches allemande et italienne pour comprendre qu'un rôle historique incomberait au Parti socialiste français : celui de tracer le chemin pour sortir l'Europe de l'ornière où elle s'enfonce, inféodée qu'elle est aux orientations monétaires ou diplomatiques des Etats-Unis. Dire non à la Constitution bis serait le choix de l'intelligence historique, celui du courage et de l'inventivité. Il n'est en tout cas pas trop tard pour sauver l'honneur, car c'est sur cette base-là seulement qu'on pourra demain reconstruire !

par le Citoyen Thimèle publié dans : Démocratie et Souveraineté Nationale
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Mardi 6 novembre 2007
voile-et-r--publique.gif Il fut un temps pas si éloigné de nos mémoires pour qu’aujourd’hui nous nous permettions de l’oublier, les choses étaient claires, ou du moins ne participaient pas du clair-obscur pour lequel Régis Debray manifeste son affection.

La séparation des Eglises et de l’Etat ne concernait pas que le débat espace public – espace privé. Un arrêté d’E. Thomas, maire de Kremlin-Bicêtre, le 10 septembre 1900 dit ceci :

« Considérant qu’il n’est pas juste de laisser le clergé bénéficier d’un régime de faveur lui permettant de se soustraire aux obligations que supportent tous les autres citoyens ;

 

(…)

 

Considérant, en outre, que si le costume spécial dont s’affublent les religieux, peut favoriser leur autorité sur une certaine partie de la société, il les rend ridicules aux yeux de tous les hommes raisonnables, et que l’Etat ne doit pas tolérer qu’une catégorie de fonctionnaires (nous sommes en 1900 avant la loi de séparation) servent à amuser les passants.

 

Arrête :

 

Article 1er – Est interdit sur le territoire de la Commune de Kremlin-Bicêtre, le port du costume ecclésiastique à toute personne n’exerçant pas des fonctions reconnues par l’Etat et dans les limites du territoire assigné à ses fonctions."

(etc…) »

 

Plus récemment dans les années 60, les religieuses servant dans les hôpitaux publics, se virent « priées » de retirer cornettes, voiles et soutanes.

 

Quels sont les problèmes que sous tend l’affaire du gîte des Vosges ?

 

J’en vois trois :

1er problème, un espace privé, en l’occurrence ici il s’agit d’un gîte mais ce pourrait être un hôtel ou une entreprise, peut-il ou non imposer un règlement imposant le refus de tout port ostensible de signes religieux ?

Qui n’a vu au cours d’un déplacement, dans une chambre d’hôtel, une bible négligemment posée sur une table de nuit ? Existe-t-il un règlement intérieur de l’établissement stipulant qu’il faut une bible dans chaque chambre ? Je prends ici volontairement le cas inverse de ce qui s’est produit dans les Vosges pour illustrer mon propos. Agression religieuse il y a dans les deux cas d’espèce : agression des clientes entchadorisées à l’encontre de Fanny Truchelut, agression de l’hôtelier qui m’impose ses croyances.

2ème problème. J’ai lu ici et là que Fanny Truchelut n’aurait pas du faire ceci ou cela. Et chacun de donner son opinion sur tel ou tel aspect du dossier : le port du voile, la provocation manifeste des clientes, le droit du chef d’entreprise, le choix de l’avocat [1], celui du MPF, et pourquoi pas la chasse au Catoblépas ? ! Il peut toujours manquer un objet pour tirer 21 coups de canon à la venue d’Henri IV en sa bonne ville de Pau[2]  !

J’ai vu dans le passé des solidarités se manifester pour moins que cela ! Il y a eu des erreurs ? L’avocat était-il le bon ? Tout ceci sent la caque. Il n’est qu’un prétexte peu glorieux pour esquiver le problème de fond qui est le 3ème problème.

Je lis ici et là dans des publications, la prose censée faire l’opinion dans les salons laïques « autorisés », lesquels se permettent, soit écrit au passage, un langage que l’on pensait dévolu aux logorrhées djouguatchvilesques[3] .Il ne manque plus au tableau que les qualificatifs de « vipères lubriques[4] » et de « renégats titistes[5] » et le tableau sera complet pour futurs procès en sorcellerie.

 

De quoi parle-t-on ?

 

De l'interdiction du voile dans l'espace de la société civile. De la même façon que les laïques ont su faire rentrer le clergé dans les églises, les monastères et les couvents, il faut faire rentrer toutes les religions dans leur foyer, synagogues, temples, mosquées ou ashrams.

Dire que je me sens agressé par une burqa ou un turban ou un habit safran de bonze dans la rue, la belle affaire ! Racisme ? Islamophobie ? Non je revendique haut et fort mon antiracisme militant mais d’un militantisme non tiers-mondain n’en déplaise aux muscadins qui se réclament de l’indigénisme à la sauce MRAP ou LDH !

Islamistophobe ? OUI ! Je le revendique tout aussi haut et fort.

Le port du voile ou de la burqa, du turban ou de la robe de safran (de la bure dans un passé maîtrisé par la République) est un cri jeté au monde des incroyants :

 

« Soumets-toi ! »

 

Oui soumets-toi, toi qui est femme mais également toi qui est homme car seule la loi divine et, bien entendu celle de ses clercs, a le droit de cité dans la Cité.

 

Or que je sois dans la sphère publique, poste, hôpital, rue ou dans l’entreprise [6], je ne me soumets qu’aux lois de la République ! Aux lois votées par un parlement élu par la voix du peuple, la mienne entre autre, et non la voix divine.

Il est exact de dire que la laïcité n’est pas une doctrine. Ce que tentent de faire accroire les clercs, évêques, imams et autres rabbins et peut être maintenant certains laïcs de salon est qu’elle en est une.

 

Alors on aura beau gloser et s’écouter pérorer des heures dans les salons où l’opinion se fait, la réalité est là au quotidien, hors des enluminures des mairies IIIème république. Elle est savamment entretenue par une entente UMPS de gouvernants qui prennent mesures et dispositions afin de s’ouvrir au « spirituel », tout en sablant le spiritueux[7] ! Elle est relayée malheureusement par capillarité par ceux qui pourraient se complaire dans un aggiornamento qui déboucherait immanquablement sur une remise à plat de nos valeurs.

 

La problématique que vient de soulever cette affaire des Vosges, dont Fanny Truchelut est la principale victime, je le rappelle, comble de la tartufferie de notre société en recherche de repères, révèle également les soutiens sélectifs, très sélectifs des muscadins. Et ceci, au nom des critères les plus crapoteux qui soient : réalité sociale de la personne concernée ; comme l’écrit si justement Roger Heurtebise :

 

« Chez ceux qui se prétendent de gauche, laïques et républicains et qui contestent les arguments développés sur Riposte Laïque ou sur les sites féministes : ils causent comme les islamogauchistes, et leur humanisme brille par son absence ».

 

Comme lui, il m’arrive de retrouver des similitudes entre les logorrhées de Mouloud Aounit et les écrits récents de la gauche laïque autorisée. Voici ce que j’écrivais le 22 octobre 2006, à propos de Robert Redeker,  dans « Respublica » N° 479 :

 

« (…) Le premier fait, et de loin le plus emblématique, est la fatwa prononcée à l’encontre de notre ami, de notre frère Redeker. J’écris ami et frère car, tant que durera l’épreuve que subit Robert Redeker de la part des tenants de l’obscurantisme le plus crasse et le plus lâche, les hommes libres doivent s’honorer du titre d’ami et frère. Ils souligneront de la sorte, une fraternité de combat que rien au monde et surtout pas la fatwa d’un clerc autoproclamé, ne saurait entraver. La liberté de conscience ne souffre d’aucune fatwa, à commencer par celles que nous instillons dans notre propre tête.(…) ».

 

Vérités à Paris, mensonge à Epinal ? Ben voyons. Je te soutiens ma sœur de combat d’autant plus que ceux qui critiquent ta démarche aujourd’hui te disent en fait :

 

« Soumets toi ! »

 

Non, personne ne se soumettra.

 

Ecrasons l’infâme !

 

Simon ARCHIPENKO
Président de Voltaire République


 
_____________________________

[1] Grave agression à l’encontre des droits élémentaires de la défense que, par ailleurs, les benêts compassionnels réclament à corps et à cris lorsque cela les arrange.

[2] L’arrivée annuelle d’Henri IV avec la cour à Pau était saluée par un tir de canons en son honneur. Or un jour la poudre vint à manquer.

[3] Néologisme dévolu a feu Joseph Vissarionovitch !

[4] En référence aux paroles de Vychinsky, procureur général de l'U.R.S.S.

[5] Rapport d’activité du comité central du parti du travail d’Albanie. Présenté au VIIIe Congrès du PTA le 1er novembre 1981

[6] J’écris ici entreprise car, depuis la révolution française, la sphère de l’entreprise n’est toujours pas clairement définie : lieu privé appartenant à un individu ou groupes d’actionnaires et, lieu des rapports sociaux de production où s’exerce le rapport de force entre les partenaires sociaux.

[7] Par exemple à Lyon l’affaire des cantines scolaires ou l’interventionnisme agité de la HALDE dont il est urgent de demander la dissolution.

par le Citoyen Thimèle publié dans : République et Laïcité
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Lundi 5 novembre 2007
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Réforme des institutions : le déséquilibre des pouvoirs bientôt renforcé

Par Marie-Anne Cohendet, Professeur à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne


Bravo ! Le comité Balladur a fait un excellent travail : l’opération « camouflage de l’extension des pouvoirs présidentiels » est parfaitement réussie. Même des observateurs avertis s’y laisseraient prendre. A n’en pas douter, certains membres du comité, de bonne foi, sont eux-mêmes convaincus d’avoir renforcé les pouvoirs du Parlement face au Président. D’autres ont dû taire leur opposition. Pourquoi les discussions internes au comité sont-elles tenues secrètes ?

De fait, les membres du comité ont savamment disposé de nombreuses propositions, souvent empruntées aux meilleurs manuels de droit constitutionnel, pour faire oublier la petite phrase qu’ils suggèrent incidemment de rajouter à l’article 5. Soixante-dix propositions pour cacher sept mots assassins. Soixante-dix bouquets de fleurs généreusement présentés aux parlementaires, aux juges, aux citoyens, pour masquer le char d’assaut offert au Président.

Comme ils semblent innocents, ces sept mots ! Juste 7 petits mots rajoutés à l’article 5 qui énonce la mission du Président : « il définit la politique de la nation ». Ils sonnent avec la clarté d’une évidence. Un mot est supprimé à l’article 20 : le Gouvernement ne détermine plus la politique de la nation, il se contente de la conduire. On a l’air de se contenter d’aligner la règle sur la pratique. Ainsi, le Président ne violera plus la Constitution quand il dirigera lui-même tous les pouvoirs. Il ne fera que son devoir. Voilà un principe de gouvernement d’une grande simplicité. Si des chefs d’entreprise violent la loi en matière commerciale, on modifie les lois pour leur laisser les coudées franches. Si des employeurs jettent les employés comme des Kleenex en violant le code du travail, on modifie le code du travail pour faciliter les licenciements. Si le Président viole la Constitution en confisquant les pouvoirs du Gouvernement, on révise la Constitution pour lui attribuer la direction de la politique nationale.

Et l’on emploie à nouveau la technique du stroboscope législatif : on noie une mesure grave sous un flot de mesures secondaires dont certaines vont en sens contraire. Loin de clarifier le droit, on l’obscurcit en aveuglant les observateurs par de multiples flashes désordonnés.

C’est que les quelques mots rajoutés à l’article 5 ne se contentent pas de ratifier la pratique. Ils aggravent nettement le déséquilibre des pouvoirs. Ils dénaturent totalement le régime. Ils font voler en éclats un garde-fou essentiel contre les abus de pouvoirs : le lien entre responsabilité et pouvoir. Ils sont assassins car c’est au cœur du régime que l’on s’attaque.

Tous les régimes démocratiques reposent sur un équilibre entre pouvoir et responsabilité. Le pouvoir implique responsabilité. C’est-à-dire contrôle et possibilité de sanction en cas d’abus.

Soit le chef de l’exécutif, élu directement ou quasi-directement par le Peuple, n’est pas responsable devant l’Assemblée, mais alors il a des pouvoirs strictement limités ; c’est le principe du régime présidentiel. Ainsi, aux Etats-Unis, seul pays dans lequel ce régime soit resté assez démocratique à long terme, le Président ne peut pas dissoudre ni diriger l’Assemblée, qui ne connaît pas la discipline de vote, qui a de véritables pouvoirs, et est élue tous les deux ans, pour permettre le contrôle du peuple. Il se heurte aussi à d’autres véritables contre-pouvoirs, notamment une justice bien plus indépendante que la nôtre et les pouvoirs des Etats-membres.

Soit le chef de l’exécutif est très puissant et peut même diriger le Parlement, mais alors il peut être renversé par lui à tout moment ; c’est le principe du régime parlementaire. Le chef de l’exécutif est le Premier ministre, parce qu’il est responsable, donc contrôlable à tout instant, tandis que le Président de la République est seulement un arbitre, parce qu’il est irresponsable, incontrôlable durant son mandat. C’est le régime appliqué dans 26 pays de l’U.E sur 27. Et ces principes s’imposent même quand le Président de la République est élu directement par le peuple, ce qui est le cas dans 11 pays de l’U.E. dont la France. Ces régimes dits « semi-présidentiels » restent fondamentalement parlementaires car la politique nationale doit toujours, selon la Constitution, être dirigée par le Premier ministre responsable. En pratique, seule la France, et seulement hors cohabitation, méconnaît ces principes. Cependant, même en France hors cohabitation, les abus de pouvoirs présidentiels peuvent encore être limités : le Parlement peut toujours renverser le Gouvernement qui est, selon la Constitution, le seul titulaire du pouvoir de déterminer et conduire la politique de la nation (art. 20). Il agit sous la direction du Premier ministre (art. 21), tandis que le Président est un arbitre (art.5).Et une majorité parlementaire peut toujours se rebeller. Et si le peuple choisit la cohabitation, le Président, est contraint pour l’essentiel au respect de la Constitution et de la volonté de la majorité. Il ne peut plus diriger la politique nationale.

Si l’on adopte ces 7 mots, il n’en ira plus ainsi. La Constitution, toute entière construite autour des principes du régime parlementaire, deviendra totalement incohérente, obscure, et même dangereuse. Notre régime ressemblera beaucoup à celui de la Russie de M. Poutine. A n’en pas douter, comme en 1962, on prétendra que la Constitution doit être entièrement réinterprétée à la lumière du nouvel article 5. Alors les pouvoirs présidentiels seront presque illimités.

Ainsi, tous les pouvoirs, très importants, attribués actuellement par la Constitution au Premier ministre pour diriger à la baguette l’activité du Parlement et de l’administration risqueront d’être interprétés comme étant nécessairement soumis à la volonté présidentielle. Alors qu’ils sont actuellement soumis au contrôle du Parlement, ils échapperont à tout contrôle politique. Qui pourra alors contester efficacement au Président le pouvoir de révoquer le Gouvernement ?

L’Assemblée nationale, déjà faible, sera plus impuissante encore. Certes, les députés pourront toujours voter la loi, mais ils ne pourront presque rien contre un gouvernement qui ne l’appliquerait pas. La responsabilité du Gouvernement devant le Parlement sera devenue vaine puisqu’elle ne pourra plus atteindre celui qui définit la politique de la nation. Les députés auront ainsi perdu leur pouvoir majeur tout en étant constamment menacés de dissolution. Ni les parlementaires, ni, par conséquent, le peuple (sauf une fois tous les cinq ans) ne pourront contrôler un Président devenu bien plus puissant qu’il ne l’est aujourd’hui. Une destitution n’est pas sérieusement envisageable en temps normal tant elle est enfermée dans les conditions étroites.

Les 70 forteresses proposées pour limiter le pouvoir présidentiel seront emportées comme des châteaux de sable. Elles seront submergées par la vague présidentialiste. Sans compter les propositions imprécises et donc dangereuses (ex. n°12, 30, 32) ou tellement floues qu’elles ont des airs de poudre aux yeux (ex. n°61, 66 ou 75). Que se passera-t-il en pratique ? De deux choses l’une.

Soit chacun s’inclinera devant la nouvelle puissance présidentielle, et l’on devra convenir que cette réforme a déroulé un tapis rouge à un régime autoritaire. Soit le peuple et/ou les parlementaires s’efforceront de limiter l’autoritarisme présidentiel. Il y aura alors un blocage des pouvoirs. Et si une cohabitation survient, ce qui ne peut jamais être exclu (décès du Président, dissolution etc…), alors la paralysie sera totale. Une nouvelle fois dans notre histoire, ce bras de fer conduira à une crise de régime.

Est-il réellement, sérieusement, nécessaire de renforcer les pouvoirs du Président en France aujourd’hui ? On peut en douter.

Et si l’on tient à ce que ce soit le Président qui dirige la politique nationale, alors il faut établir sa responsabilité et/ou limiter ses pouvoirs. Il faut lui retirer le droit de dissolution, abréger son mandat et celui des députés, renforcer la démocratie locale, les pouvoirs des juges etc. etc…. bref, changer de régime. Mais qu’on le fasse avec franchise et droiture. Et non par une mascarade.

par le Citoyen Thimèle publié dans : Démocratie et Institutions
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Samedi 3 novembre 2007

medium_l_union_europeenne_en_crise.jpgPar Guylain Chevrier

L’évolution qui a marqué le monde les vingt cinq dernières années au niveau de l’économie s’exprime dans le fait qu’elle soit passée d’une tendance à être dominée par un capitalisme industriel national, à un capitalisme d’actionnaires qui ne connaît plus la question de l’enracinement national mais est devenu mondial. Le libéralisme a trouvé là une nouvelle dynamique que l’on a traduit dans le concept de mondialisation. Il apparaît aujourd’hui, sous le signe de cette mondialisation, que le monde devienne de plus en plus interdépendant, et ce, non seulement vis-à-vis des règles du marché qui tendent à s’homogénéiser partout, mais aussi du point de vue des changements culturels, sociaux, et évidemment politiques que ce mouvement implique.

Mondialisation, Europe et décentralisation, ou la fin tendancielle de la démocratie des nations

Ce mouvement tend à se traduire par une politique globale en direction des pays européens, sur l’initiative de l’Union européenne qui épouse tendanciellement le rôle d’une superstructure au service de la mise en œuvre de la mondialisation.

On peut le noter à travers l’affirmation de la région comme entité dans la construction du projet fédéral européen, autrement dit, de faire prévaloir le rapport Métropole-Région-Europe sur les cadres nationaux de décision, la région constituant l’élément hétérogène susceptible d’entrer dans la logique de la concurrence que la mondialisation poursuit.

Aux changements provenant de cette dynamique, se connecte en France, la politique de décentralisation des missions de l’Etat vers les collectivités territoriales, avec la région comme territoire politique privilégié, non sans une certaine convergence de vue avec l’Europe. Ceci, surtout depuis le dernier volet de la décentralisation qui a inscrit dans la constitution la référence à une « République décentralisée » et des prérogatives nouvelles à la région qui en renforce l’autonomie. Il s’agit d’en finir avec un Etat dit « Jacobin » et de rapprocher la France d’un modèle qui est celui de pays de régions qui prévaut en Allemagne ou en Espagne.

Il y a en conséquence de ces évolutions des changements qui affectent très concrètement la vie quotidienne des peuples d’Europe et en France même, tout particulièrement. D’un côté, avec l’Europe, et de l’autre, avec la mise en œuvre de la politique de décentralisation, on voit se bouleverser progressivement en France le rapport au territoire et donc au politique, aux règles économiques et sociales, mais aussi à la mémoire, à la culture, à l’histoire, dans un sens qui réduit de plus en plus les marges de l’expression de la citoyenneté, avec une fin tendancielle du rôle de la démocratie à l’échelle de la nation.

Mondialisation, effacement de la nation et politique des identités : un seul et même projet

On peut voir que, dans ces changements liés à la mondialisation, un processus d’effacement progressif de la nation est engagé, avec des conséquences multiples qui frappent en même temps sur plusieurs plans, comme cela vient d’être évoqué. Un mouvement souhaité dans la dynamique de la mondialisation dans la mesure ou la nation est un frein à la mise en œuvre d’un monde unipolaire sur fond de modèle libéral, en raison des résistances propres à chaque peuple, entre histoire spécifique et acquis.

On considère en quelque sorte que la modernité se trouve dans l’avancée de la mondialisation et donc dans le dépassement d’entités qui font frein à celle-ci, telle la nation jugée par trop centrée sur elle-même, avec un protectionnisme de ses règles sociales historiquement acquises s’opposant à la fameuse référence au « marché libre et non-faussée, entre des nations avant tout considérées comme des espaces économiques en concurrence.

De ce point de vue, comme l’a montré le « Non » français au Traité Constitutionnel Européen, la France occupe une place particulière dans cet ensemble et ces enjeux. Dans ce sens, on pourrait aussi évoquer les réserves qu’elle a émis par le passé, au nom des principes républicains, à l’application de textes de portée universelle comme la Convention Internationale des Droits de l’Enfant, marquant une certaine exception française, en mettant un bémol au droit à la reconnaissance de l’identité par l’origine, ou encore relativement à la défense du libre choix de l’avortement face au droit absolu de l’enfant à la vie, ou encore du refus de la prévalence de la logique des cultures sur la laïcité. Une orientation qui est mise en péril aujourd’hui à travers l’encouragement par le Président de la République lui-même, à une politique de discrimination positive qui revient à encourager une recherche de reconnaissance par l’identification à une communauté de culture en regard d’une origine.

On voit cet effacement de la nation lié à la création de nouveaux espaces politiques, à commencer par l’Europe, ou d’autres correspondant aux différents niveaux de la décentralisation, qui occupent de nouveaux espaces de décision qui ne font pas que prendre une part de responsabilité dévolue jusque-là à l’Etat, mais qui donnent lieu à de nouveaux enjeux en regard de l’usage et de la définition du politique.

Sous cette logique, la question de l’amoindrissement du rôle de l’Etat et du Parlement vis-à-vis de la maîtrise des décisions qui concernent la nation dans tous les domaines, que l’Europe prend de plus en plus à son compte, devient un objectif central. Ceci a pour effet de mettre tendanciellement en question voire en péril le rôle de l’Etat comme Etat social, ce qui se traduit par un déplacement de la demande politique dans ce domaine vers la revendication d’une Europe sociale, dans ce mouvement de concentration du pouvoir politique vers l’Europe. Ce mouvement ne se fait pas sans risque, celui de voir tirer vers le bas les réponses d ’un coup de cordeau sur la moyenne des acquis des 27 pays membres, ce qui ne peut que se traduire par des régressions sociales majeures sur les acquis en France et son modèle social spécifique.

L’action de ceux qui réclament, avec la fin des frontières, une Europe sociale, qui par tradition politique voient dans la nation un obstacle au progrès commun des peuples, croyant pouvoir ici s ‘appuyer sur une citoyenneté européenne qui est un leurre, oeuvrent aveuglément à cette régression. Tout est à construire dans le domaine de la mobilisation transnationale des peuples.

Cet effacement de la nation, mais aussi par là-même de l’Etat, et donc de l’Etat-nation, modifie le rapport à l’intérêt général et à la citoyenneté, favorise une entrée en scène de nouveaux intérêts particuliers que l’on retrouve à s’exprimer à travers des revendications à la reconnaissance de droits des minorités, de droits à une prévalence d’une culture locale à travers le régionalisme sur l’identité nationale, contre l’idée plus ou moins réelle d’un Etat Jacobin, et d’ une République « Une et indivisible » qui était encore efficiente il y a simplement une vingtaine d’année.

La montée des revendications identitaires se double de la formation d’une juxtaposition de communautés dans la communauté nationale qui en affaiblissent l’unité. Ce mouvement converge dans la volonté de différentes minorités d’être reconnues selon des droits dévolus à celles-ci dont le principe est soutenu par l’Europe en en faisant une revendication concurrente à l’égalité dans l’affirmation des Droits de l’homme (le conseil européen de Copenhague les 21 et 22 juin 1993 a été le premier à aborder cette question jusqu’à ce que l’on trouve ce droit des minorités en bonne place dans l’ex- projet de Traité Constitutionnel Européen).

Ces communautés constituent aussi de nouveaux cadres qui interviennent dans la régulation des espaces politiques, qui ont tout intérêt à l’effacement de la nation républicaine, cette communauté de citoyens dont le lien surplombe les différences à travers la fonction qu’y occupe la souveraineté du peuple. On peut relever une connivence d’intérêts dans la mise en œuvre de la mondialisation qui affecte tous les niveaux de la société. On dira, pour aller vite, que le modèle anglo-saxon constitue une référence à suivre comme mode d’adaptation à ce qui apparaît comme la nouvelle donne économique à partir de laquelle se décline le reste de la réalité.

L’Europe, superstructure de la mondialisation : un instrument au service d’un changement dans l’ordre de la civilisation

La mondialisation appelée parfois globalisation, a donc des effets non seulement sur le plan économique mais sur la façon dont vivent les personnes, leur façon de se représenter comme individu dans le groupe, dans un pays, dans un espace politique et culturel donné.

Cette situation est le fruit d’un processus historique qui vient de loin. Elle s’inscrit à l’horizon des changements intervenus comme le contre-coup de l’événement majeur qui a marqué la fin du XXe siècle, l’effondrement du bloc communiste à l’est, la fin de la référence à un communisme réel. Un événement qui a ouvert le champ à l’affirmation de nouvelles ambitions pour le capitalisme et de nouveaux développements, et au final un nouveau modèle de référence à l’édification d’un monde unipolaire avec la mondialisation, et une construction Européenne emboîtant le pas à cette logique dans laquelle le nouveau mini-Traité de Sarkozy tient bonne place.

Ceci étant, force est de constater que ces bouleversements ont à voir avec une remise en question de la démocratie telle qu’elle avait été pensée et édifiée au cours de la Troisième République en France, et depuis à travers la Quatrième puis la Cinquième République. D’ailleurs, les changements qui ont été soulignés dans ce mouvement d’édification de la mondialisation et d’effacement du rôle de la nation, se déroulent sous le signe d’une crise économique chronique avec des effets sociaux importants, où se révèle une crise du politique, de la démocratie, particulièrement concernant le système des partis et la représentation nationale. Le sentiment gagne face aux engagements politiques non tenus, sous le motif du réalisme du pouvoir, de l’inutilité de l’exercice du suffrage universel, avec une abstention qui est un phénomène chronique des sociétés occidentales, Etats-Unis inclus ici.

La volonté de faire adopter par le Parlement son mini-Traité à la va vite, dès fin 2007, sans consultation du peuple, déni de démocratie s’il en est, accélère les choses dans le même sens. On parle de fracture sociale qui aurait pour effet un rapport litigieux pouvant aller jusqu’au divorce des citoyens avec le monde politique, vécu par beaucoup d’entre ces derniers comme coupé de leurs préoccupations et de leurs besoins. Une situation particulièrement favorable à toutes sortes de fractions, de mises à part, de replis identitaires.

Dans ce contexte et sous cette logique on voit s’affirmer les droits de la personne comme la condition moderne du droit, comme don de nouvelles libertés dans des sociétés dont le cadre général est de moins en moins garanties par l’Etat-nation. Cette affirmation des droits de la personne dans le contexte de la mondialisation procède de la formation d’un nouvel individu de plus en plus individualiste à la mesure d’un rapport de plus en plus direct avec le marché où il est appelé à se vendre au meilleur prix. On assiste ici à une atomisation nouvelle de l’individu et au décrochage de son intérêt pour les processus collectifs. Si hier la conquête de nouvelles libertés passaient par l’action collective, c’est aujourd’hui la réussite personnelle qui apparaît comme le vecteur le plus sûr de la conquête de plus de libertés, à travers le pouvoir de consommer que procure cette réussite.

Ces évolutions qui subsument la nation, que ce soit du côté de la globalisation ou de la division des peuples en une multitude d’entités identitaires où se fractionne le tissu social, jusqu’à l’individualisme comme modèle existentialiste, participent d’une crise de la démocratie. Cette dernière est rendue par ces évolutions tendanciellement inopérante comme instrument de gouvernement des hommes par les hommes et de correction de la trajectoire collective.

Ceci d’autant plus sous le signe d’une mondialisation capitalisme apparaissant comme la fin de l’histoire. La démocratie participative est censée venir compenser ce déficit démocratique en permettant d’agir à l’échelle locale des choix de la cité, traitant ainsi les problèmes en les dissociant d’une pensée politique globale, façon de se soumettre au principe de réalité qui enlève au politique finalement toute capacité d’initiative en terme d’alternative cohérente contenue dans l’idée d’un autre projet de société. Avec toutes ces évolutions en marche qui contribuent à l’édification d’un nouveau monde, n’est-ce pas à un changement dans l’ordre de la civilisation auquel nous sommes en train d’assister, marquant une nouvelle période historique ?

L’air de rien, le nouveau mini-Traité qui n’a de mineure que sa présentation, est un des tournants décisifs de ce changement d’histoire dans l’ordre de la civilisation, en donnant à l’Europe politique l’outil dont elle manquait pour avancer dans son rôle de superstructure au service de la mondialisation capitaliste. C’est à ce niveau d’enjeu que le combat contre la construction européenne doit être portée pour espérer contredire cette tendance lourde de l’histoire, dans laquelle la France a, en raison de son héritage révolutionnaire d’un peuple trempé dans les luttes, des acquis dont elle a su faire un véritable modèle de société pour le monde sous une république laïque et sociale, une responsabilité particulière à l’aune de la nation.

par le Citoyen Thimèle publié dans : Démocratie et Souveraineté Nationale
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Samedi 3 novembre 2007


Français, refusez le coup de force. Mobilisez-vous pour exiger votre consultation à propos du "traité simplifié", qui n'est rien d'autre que la copie de la Constitution européenne que vous avez rejeté le 29 mai 2005.

Faites vivre la
CHAINE DU REFERENDUM en envoyant ce lien
ci-dessus à tous vos proches, amis, connaissances et collègues. 
par le Citoyen Thimèle publié dans : Démocratie et Souveraineté Nationale
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Samedi 3 novembre 2007
Vous retrouverez ci-dessous un petit récapitulatif - qui sera sans cesse mis à jour - d'argumentaires, informations, pétitions, actions et liens utiles concernant le retour maquillé de la Constitution Européenne (sous le nom de "Traité de Lisbonne"), et plus généralement de la construction européenne dans son ensemble.

Nous avions déjà lancé en août dernier un petit argumentaire intitulé "'Traité simplifié' : les français doivent savoir, et se prononcer". Si la prise en conscience de la supercherie prend peu à peu de l'ampleur, elle est encore loin d'être généralisée dans l'opinion.

Il faut plus que jamais se battre pour que cela soit le cas. Nous ne pouvons tolérer qu'un tel viol du peuple se produit, qui plus est dans un tel silence assourdissant.

Voici donc ci-dessous quelques modestes et divers intruments de lutte... A diffuser !

Note : les liens les plus récents sont ajoutés à la fin des différentes listes

Mise à jour du 11 février 2008 :  le Traité de Lisbonne ratifié par nos parlementaires, la lutte contre celui-ci et l'européisme totalitaire ne s'arrête pas pour autant. Le combat continue, plus que jamais !


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Pour lire le Traité de Lisbonne :

* Télécharger le texte

Argumentaires et informations :


* La Constitution européenne est de retour (Paul-Marie Coûteaux)
* Comment le traité Sarkozy enterre le NON français (Pour la République Sociale)
* VGE : c'est la reprise de la Constitution européenne à 90 % (Observatoire de l'Europe)
* Intervention de Nicolas Dupont-Aignan à l'Assemblée Nationale (vidéo)
* Ce que veut l'Allemagne : comprendre les enjeux du traité en préparation (Lettre ouverte de J. Kotoujansky, H. Brochart et J. Buchmann)
* Un "coup d'Etat constitutionnel" (Anthony Coughlan)
* Constitution bis : les dirigeants européens se réjouissent (Observatoire de l'Europe)
* Réponse à M. Copé sur la Charte des droits fondamentaux de l'UE (
J. Kotoujansky, H. Brochart et J. Buchmann)
* Fédéralisation de l'Europe : après le camouflet, le camouflage (Christophe Beaudouin)
* La supercherie (Paul-Marie Coûteaux)

* La fin des Droits de l'Homme et du Citoyen ? (Gilles Lebreton)
* Haute trahison (Anne-Marie Le Pourhiet)
* 63 % des français veulent un référendum (Observatoire de l'Europe)
* Le traité simplifié est un "viol politique" (Etienne Chouard)
* Traité simplifié : le PS prêt à la trahison (L'Action Républicaine)
* Petite histoire d'un grand coup d'Etat (Mouvement Jacobin)
* Lisbonne : trahison présidentielle (Alain Kerhervé)
* Les enjeux historiques de la construction européenne, de la mondialisation au mini-Traité de Lisbonne (Guylain Chevrier)
* Non à une Constitution "bis" ! (Jean-Pierre Chevènement)
* Europe : l'incroyable discours de Nicolas Sarkozy (Marianne2.fr)
* Un nouveau traité européen contraire à la laïcité (Thierry Duval)
* Mouvements sociaux et lutte contre le TCE bis : une convergence nécessaire (L'Action Républicaine)
* Retour sur le meeting du 2 décembre (L'Action Républicaine)
* La Constitution bis soumis au vote des parlementaires début février (L'Action Républicaine)
* Traité de Lisbonne : c'est pas signé... (Marianne2.fr)
* Le Conseil Constitutionnel en convient à son tour : le TCE et le Traité de Lisbonne sont quasi-identiques ! (Anne-Marie Le Pourhiet)
* "L'Union Européenne est consubstantiellement anti-démocratique" (Anne-Marie Le Pourhiet)
* La belle Europe "sociale" qui nous attend... (L'Action Républicaine)
* Ah, les courageux députés socialistes ! (L'Action Républicaine)
* La France sans pouvoirs publics ? (Christian Darlot)
* Les 77 députés qui ont défendu la démocratie (L'Action Républicaine)
* Quand le Sarkozy de 2004 donne des leçons de démocratie au Sarkozy de 2008... (Vidéo)
* Traité de Lisbonne : les Irlandais seront-ils nos sauveurs ? (à propos d'un article du Figaro)
* Le Traité de Lisbonne est-il vraiment un "mini-traité" ? (Instit)
* Au tour du Sénat de violer la volonté du peuple ! (L'Action Républicaine)
* Sénat : les minables manoeuvres de la majorité présidentielle (Jean-Luc Mélenchon)
* Les parlementaires qui diront 'non' le 4 février à Versailles prendront date pour l'avenir (Jean-Pierre Chevènement)
* 181 démocrates sur 907 (L'Action Républicaine)
* Le triomphe (passager) de l'européisme totalitaire (L'Action Républicaine)
* Le mépris des principes est la cause des malheurs publics (Christian Darlot)
* Le Traité de Lisbonne ratifié, la dictature est en marche (L'Action Républicaine)

Pétitions et actions :

* Un référendum pour le nouveau traité européen ! (pétition)

* "Je veux que tout nouveau traité européen soit soumis à référendum" (pétition)


* Pour obtenir un référendum sur le nouveau traité européen (l'initiative du Canard Républicain)

* L'Appel aux Français de Paul-Marie Coûteaux

* Non à la Constitution européenne maquillée : exigeons la tenue d'un référendum populaire ! (l'appel du Comité Valmy)

* "16 millions d'électeurs roulés dans la farine... Et vous ?" (la pétition nationale de DLR)

* La chaîne du référendum (lien à diffuser)

* Appel du CNR (Comité National pour un Référendum) (appel fédérateur / pétition)

* Ecrivez à vos députés et sénateurs ! (L'Action Républicaine)

* Porter plainte pour obtenir un référendum ! (29mai.eu)

* Tous à Versailles le 4 février 2008 !


Liens :

* http://www.traite-de-lisbonne.fr (pour lire le traité)

* Le site "Non, c'est non.", pour le respect du vote du 29 mai 2005

* "Le peuple a déjà dit non" (site militant)

* Le site du Comité National pour un Référendum
(site militant)

* Le site d'Etienne Chouard


* http://www.traite-simplifie.org (site pédagogique et militant : à voir notamment la rubrique "Que faire ?")

* L'observatoire de l'Europe après le Non

* La lettre volée
par le Citoyen Thimèle publié dans : Traité de Lisbonne
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Vendredi 2 novembre 2007
Alors même que l'on refuse d'augmenter les petits salaires et les petites pensions, alors même que l'on compte faire payer des franchises médicales aux plus modestes, monsieur Sarkozy se permet aujourd'hui d'augmenter son salaire de 140 % !

La raison ? Le Premier Ministre gagne plus que le Président. Une aussi inadmissible injustice méritait bien d'être abolie !

On pourrait s'indigner d'une telle mesure si elle n'était pas qu'une mesure parmi tant d'autres d'une politique antisociale où seules les petites gens sont sommés de faire des efforts, alors que dans le même temps les puissants, de l'aristocratie, des palais et de la finance, sont scandaleusement choyés. La réforme dite du "paquet fiscal" en a été un des exemples les plus frappant. Le maintien de l'inouïe régime spécial de retraite des élus (voir ci-dessous), alors que la réforme de ceux des fonctionnaires est jugé comme une ardente priorité, en est un autre. 

par le Citoyen Thimèle publié dans : Economie et Social
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Jeudi 1 novembre 2007

Dans le quotidien anglais The Independent, Valéry Giscard d'Estaing avoue qu'il n'y a pas de différence entre le traité simplifié et le traité constitutionnel rejeté par les Français en 2005.

« Les outils sont exactement les mêmes. Seul l'ordre a changé. » déclare, à la fois sur son blog, dans le journal anglais The Independent et dans le Monde du 29 octobre, l'ancien président de la République. Pour Valéry Giscard d'Estaing, qui dirigeait, en 2002 et 2003, Convention sur le Futur de l'Europe, la différence entre le traité constitutionnel (TCE) de 2005 et le traité modifié de 2007 est dans la méthode plus que dans le contenu. Le texte de 2005 avait été débattu publiquement et devait remplacer tous ceux écrits précédemment: « Il s'agissait de simplifier les institutions européennes rendues inefficaces par les derniers élargissements, de mettre davantage de démocratie et de transparence dans l'Union européenne, et d'ouvrir la voie vers une Constitution pour les citoyens européens. » Pour le traité de Lisbonne, le processus n'a pas été le même, ce sont les juristes du Conseil qui ont été chargés de rédiger le texte, mais aucune suggestion n'a été faite, ils ont simplement repris les mêmes principes dans un ordre différent.

Les rares changements sont symboliques. L'appellation de « Constitution » a disparu et les symboles européens, comme le drapeau et l'hymne de l'Europe, ont été supprimés. « Quoique ridicules, et destinées heureusement à rester inappliquées, ces décisions sont moins insignifiantes qu'elles n'y paraissent. Elles visent à écarter toute indication tendant à évoquer la possibilité pour l'Europe de se doter un jour d'une structure politique», précise Giscard. Bref, si l'Europe est bien en train de se doter d'une Constitution, il ne faut pas que cela se voit. Autre changement par rapport au TCE : les concessions faites aux Anglais. La charte des droits fondamentaux, sorte de version améliorée et actualisée de la charte des droits de l'Homme, est retirée du projet, et fera l'objet d'un texte séparé, ce qui permettra à la Grande-Bretagne de ne pas être liée par elle. On ne peut pas vraiment parler d'une avancée…

VGE dit tout haut ce que les rares et courageux lecteurs du traité (240 pages pas du tout simplifiées) savent, sans un instant se poser la question du respect du suffrage universel. Suffrage qui, en 2005, a rejeté un texte, de son aveu très similaire. Ce déni de démocratie ne semble pas l'atteindre. Sur la possibilité d'un référendum, il reste d'ailleurs très obscur : « La phase suivante sera celle des ratifications. Elle ne devrait pas rencontrer de grandes difficultés – en dehors de la Grande-Bretagne où un référendum aboutirait manifestement à un rejet -, car la complication du texte, et son abandon des grandes ambitions suffisent pour en gommer les aspérités. »
Est-ce à dire qu'il faut continuer à ce que les textes européens soient imbuvables pour qu'ils soient acceptés sans débat ? Difficile d'en être sûr, tant la prose giscardienne est alambiquée.

Pauline Delassus, Marianne2.fr
par le Citoyen Thimèle publié dans : Démocratie et Souveraineté Nationale
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