Ils ont dit...


"Il n'y a que la force de l'Etat qui fasse la liberté de ses membres." Jean-Jacques Rousseau

 
Culture et Mémoire Républicaine


Mémoire Nationale

Mouvements Républicains


L'Internet Républicain
undefined
 


Vous aussi...

Syndication

  • Flux RSS des articles

Photothèque

Mardi 18 septembre 2007
sgo-vierge.jpg

Et voilà que Ségolène Royal refait parler d'elle. Ce lundi, elle réagissait en effet à la polémique autour du nouveau livre de Lionel Jospin, L'Impasse, dans lequel ce dernier la critique vivement, mettant notamment en doute ses « qualités humaines » et ses « capacités politiques ».

Ces critiques sont peut-être exagérées au regard de la vérité, mais qu'importe, chacun a tout de même le droit de penser ce qu'il veut de Ségolène Royal - y compris Lionel Jospin, une opinion étant par nature subjective. Ce n'est pourtant pas l’avis de l'ancienne candidate PS à la présidentielle. Fidèle à elle-même, sûre d'être portée corps et âme par tous les français, sûre d'en porter l'espérance à elle toute seule (17 millions de voix
« pour » soi, on peut comprendre que ça fasse tourner la tête...), Ségolène Royal a contre-attaqué ni plus ni moins par du terrorisme verbal.

« Au fond ce qui me vient à l'esprit c'est peut-être cette parole de la Bible : 'pardonnez-leur parce qu'ils ne savent pas ce qu'ils font'. Donc, je pardonne à tous ceux qui m'agressent parce que d'abord je pense qu'ils me font moins de mal à moi qu'aux socialistes, qu'à toute la gauche », a-t-elle commencé par affirmer. Autoproclamée prophète et guide suprême du socialisme, de la gauche et de la République, toute critique à son égard semblerait donc être un crime de lèse-majesté, un crime contre la grande cause. Pire, le pauvre Jospin est totalement irresponsable, signe d'un sérieux désordre mental !

Pire encore, le désormais dissident et - sans doute - malade mental Jospin a osé critiquer une femme, ce qui, dans la rhétorique ségoliste, est une attaque intrinsèquement haineuse : « Je crois aussi malheureusement qu'il y a, et peut-être est-ce aussi inconscient, dans toutes ces attaques, du sexisme et à le voir à ce point aussi fort, j'en suis moi-même surprise, je pense qu'il s'apparente au racisme », a-t-elle affirmé. Vilain sexiste, vilain raciste, peut-être aurait dû-t-elle rajouter que Jospin était un vilain négationniste, niant en effet les grands exploits accomplies par Sainte-Ségolène pour le socialisme, la République et même l'humanité toute entière. Et puisque cela est « inconscient », c'est bel et bien en psychiatrie que doit se rendre Jospin...

Mais elle ne s'arrêta pas là. Après s'être comparé à Jésus-Christ, voilà qu'elle s'est ensuite comparée à Jeanne d'Arc. « J'ai l'impression en lisant tous ces ouvrages que si j'étais Jeanne d'Arc, j'aurais déjà été brûlée vive », a-t-elle ajouté. La pauvre ! Les vilains Jospin, Lienemann, Allègre et consorts, des salauds d'intégristes chargés d'éliminer la libératrice de la patrie ? Dans l'esprit de Ségolène Royal, cela ne semble pas faire de doute.

Heureusement, Ségolène Royal n'est pas Jeanne d'Arc. Heureusement, Ségolène Royal n'est pas ce qu'elle croit être. Heureusement, Jospin n'est ni sexiste, ni raciste, ni malade mental.

Ces quelques paroles auront au moins le mérite de constater le très faible degré d'aptitude de Ségolène Royal au dialogue, et de facto à la critique. L'orgueil démesuré et le terrorisme verbal dont elle fait preuve cache sans doute un sérieux manque de convictions, auquel elle ferait mieux - entre autres - de remédier si elle veut vraiment porter les couleurs d'une opposition - d'une vraie opposition - à Nicolas Sarkozy.

A l'heure où le politiquement correct fait rage, à l'heure où il de bon ton de lancer des accusations de « phobes » (de phobie, étymologiquement parlant un « trouble mental » !!!) à l'encontre de tout propos dissident, verra-t-on aussi lancer des accusations de « segophobes » au côté de celles d' « homophobes », de « xénophobes », de « negrophobes », d' « islamophobes », de « lesbophobes » et j'en passe ? Malheureusement, au pays de la bien-pensance, plus rien n'est impossible...


par le Citoyen Thimèle publié dans : EDITORIAUX
ajouter un commentaire commentaires (3)    créer un trackback recommander
Dimanche 16 septembre 2007
marianne.jpg

Alors que les attaques deviennent chaque jour de plus en incessantes envers la République (avec en point d'orgue un Traité simplifié européen qui en sonnera l'arrêt de mort), alors que cette déferlante transcende les clivages dits "traditionnels", les républicains sincères ne peuvent plus encore se permettre de faire preuve de sectarisme ou se cantonner à "peser" sur la ligne des "grands" partis libéral-mondialistes. Pour réaffirmer la République, c'est d'une rupture totale et organisée avec ces partis dont nous avons besoin. Pour réaffirmer la République, et offrir une véritable alternative politique à nos compatriotes, il est plus que jamais nécessaire que se constitue un rassemblement républicain, libre, indépendant et pluraliste, au-delà de la "gauche" et de la "droite".

Sur de nombreux points tels que l'indivisibilité de la République, la défense de l’Etat-Nation, l'Europe des peuples, la multipolarité dans les rapports internationaux, l’indépendance nationale, la souveraineté populaire, la laïcité, les services publics, la place de l'Etat dans l'économie, etc. les républicains peuvent se rejoindre.

Ainsi, sur la toile, de plus en plus, simple citoyen, responsable politique ou mouvements (ici et ), qu'ils soient "de gauche" ou "de droite", appelle au rassemblement. Les bonnes volontés ne manquent donc pas. Malheureusement, ce qu'il manque cruellement, c'est une véritable concrétisation de cette aspiration salutaire. 

C'est ainsi qu'est née l'idée de lancer un appel à une Convention Républicaine (ce que d'autres appelleraient "assises de la République"). L’initiative se déroulerait en deux temps :

L'appel, tout d'abord. Nous le voudrions collectif et sans exclusive, parce qu'il faut se rendre à l'évidence, les appels - bien que répétés - d'un seul parti ou mouvement resteront toujours des vœux pieux. Nous le voudrions de fait rassembleur, concret (l'ensemble des mouvements se réclamant de la République devront être sollicité), mais aussi et surtout influent, par la pluralité, le nombre et le renom de quelques-uns de ses signataires. 

La Convention Républicaine, ensuite. Il s’agit de nous mettre, nous républicains, autour de la table (et en premier lieu les responsables de mouvements), dans l'optique de trouver des terrains de convergences sur lesquels nous pourrions, dans un premier temps, baser et entreprendre des combats communs, comme par exemple en premier lieu le combat contre la Constitution européenne remaquillée. Mais l’organisation d’une Convention Républicaine pourrait surtout déboucher à moyen terme à l'élaboration d'une charte et d'un projet alternatif et de rupture républicaine et à la constitution d'un rassemblement.

Cette initiative n'a pas pour objectif de s'ajouter à d’autres et de vouloir les concurrencer (dans ce cas, elle n'a aucune raison d'être). Elle a pour objectif de toutes les fédérer. Nous pensons que la stratégie qui pose un débat d'idées, un dialogue sincère et sans exclusive en préalable nécessaire est la seule capable d'unir nos forces.

Dans cette optique, nous invitons tous les républicains, d'où qu'ils soient, désireux d'en finir avec le sectarisme à se mettre en rapport avec nous. Le projet n'étant pas - par principe - arrêté, toutes les propositions, tous les amendements, toutes les contributions, toutes les aides visant à lui donner de l'ampleur sont les bienvenus.

 

Contact : thimele@hotmail.fr



par le Citoyen Thimèle publié dans : EDITORIAUX
ajouter un commentaire commentaires (3)    créer un trackback recommander
Samedi 8 septembre 2007
659.jpg

 

En déplacement en Alsace, Nicolas Sarkozy a annoncé ce jeudi qu'il souhaitait lancer un « gigantesque plan » contre la fraude au chômage. Gigantesque a-t-il déclaré. A l'entendre, il semble donc que la société française toute entière est gangrénée par ce grand mal, ce mal absolue qu'est la fraude au chômage ! Il est pourtant avéré que les chômeurs qui abusent du système n'ont jamais dépassé les 2%, mais qu'importe pour notre cher Président ! Les chômeurs, ces dits profiteurs, ces dits privilégiés, devraient être ainsi surveillés de près, de très près. Il ne faudrait plus les lâcher d'une semelle. Il faudrait être, à la moindre erreur, impitoyable avec eux. Impitoyable.

Qu'il faille être vigilant face à la fraude, qu'il faille revaloriser le travail, il n'y a à vrai dire aucun souci. Qui pourrait vouloir le contraire ? Mais l'emploi coutumier d'une telle rhétorique démesurée, voire guerrière, à l'encontre de pauvres gens qui sont avant tout des victimes d'un système libéral-capitaliste, devient de plus en plus proprement nauséabond, surtout quand la même personne dégaine à quelques jours d'intervalle des propos pour le moins complaisant vis-à-vis des patrons voyous. Deux poids, deux mesures donc...

En effet, Nicolas Sarkozy avait déclaré il y a quelques jours, devant le congrès du MEDEF, que la pénalisation du droit des affaires était « une grave erreur » et qu’il allait « y mettre un terme ». « Comment avoir le goût d’entreprendre si au risque financier s’ajoute systématiquement le risque pénal, et si la moindre erreur de gestion peut vous conduire en prison » s’est-il justifié.

Ce qui signifie que, pour Mr Sarkozy, n'importe quel patron responsable d'infraction contre les intérêts de sa société ou de fraudes fiscales (comme la présentation de bilans financiers truqués, les détournements de fonds, les abus de biens sociaux et les emplois fictifs, etc.), ne devrait absolument plus rien à craindre de la justice pénale.

Etre un patron « indélicat » (puisque c'est le terme employé qui, paraît-il, prévaut) serait donc, au vue de la phraséologie employée, moins grave qu'être un chômeur « assisté »... Drôles de valeurs que celles propagées ici !

Plus concrètement, au pays des droits de l'Homme donc, la loi ne serait plus ainsi commune à tous. Certains pourront se comporter en voyou, en toute impunité. Pour tous les autres, la justice continuera, bien évidemment, à être impitoyable, d'autant plus que la législation s'est encore aggravée contre les récidivistes et les mineurs. Impitoyable, elle sera encore, n'ayons crainte, pour le SDF affamé qui aura volé un bifteck ou encore pour celui qui piratera de la musique sur Internet. Pas pour le patron voyou.

Le summum de l'immoralité a donc une nouvelle fois été atteint par notre cher Président qui, pourtant, il n'y a encore pas très longtemps - dans ses discours de campagne - prônait la « tolérance zéro », la « moralisation du capitalisme »  et fustigeait... les « patrons voyous » !! Voilà des belles paroles qui, comme bien d'autres, n'auront servi qu'à attirer des électeurs.

Les milieux d'affaires avaient déjà, par nature, un pouvoir immense. Avec la bénédiction de Sarkozy, ils auront maintenant un pouvoir absolu...

Dur avec les faibles, faible avec les durs. Telle semble donc être la « République irréprochable » que nous promettait Nicolas Sarkozy dans ses discours de campagne... Effarant.



par le Citoyen Thimèle publié dans : EDITORIAUX
ajouter un commentaire commentaires (5)    créer un trackback recommander
Jeudi 6 septembre 2007
Pinocchio-inside.gif"Je ne vous mentirai pas, je ne vous trahirai pas.
Je ne me déroberai pas.
Je vous demande votre confiance pour
qu'ensemble tout devienne possible.

Nicolas Sarkozy"



Et si nous (re)faisions lire à notre cher Président ces quelques mots écrits à la main sur son tract officiel de campagne ? Ce serait fort utile. Depuis son élection, il n'a eu de cesse de rompre ses engagements... et ce dans la quasi-indifférence générale.

Petite et utile piqûre de rappel.

Nicolas Sarkozy avait pourtant bien promis de supprimer les parachutes dorés. Elu, il ne s'est depuis engagé qu'à les encadrer...

Nicolas Sarkozy avait pourtant bien promis de réduire la dette publique. Il a hélas passé son été à faire des cadeaux fiscaux qui amputeront pas moins de 16 milliards d'euros de recettes à l'Etat.

Nicolas Sarkozy avait pourtant bien promis que la Constitution européenne était "morte". Pourtant, il est allé négocier un "traité simplifié" qui n'est rien d'autre que la Constitution, sans le nom.

Nicolas Sarkozy avait pourtant bien promis de mettre fin à la toute-puissance de la Banque Centrale Européenne. Elu, il a tout de suite abandonné.

Nicolas Sarkozy avait pourtant bien promis de s'opposer à l'entrée de la Turquie en Europe. Ces derniers jours, il s'est prononcé pour la poursuite des négociations.

Nicolas Sarkozy avait aussi pourtant bien promis, en 2004, qu'il n'y aurai jamais de privatisation de GDF. Il a confirmé ces derniers jours sa privatisation par sa fusion avec Suez.

Cette liste, non exhaustive, et que l'on pourra très certainement encore poursuivre, démontre bien la nullité morale de la personne élue par les français à la magistrature suprême. Les fanatiques sarkozystes trouveront évidemment les plus grandes excuses à leur idole. Les médias et la dite "opposition" trouveront évidemment les plus grandes excuses pour ne rien dénoncer de ces perfidies en chaîne. Evidemment, s'il ne tient pas une promesse que nous jugeons particulièrement infecte, nous n'aurons aucune larme.

Mais il s'agissait là de quelques engagements majeurs qu'une très nette majorité des français, de part et d'autres des clivages "traditionnels", approuvait. La rupture avec ces engagements-ci démontrent ainsi un mépris des plus abjects de Nicolas Sarkozy envers, non seulement ses électeurs, mais aussi le peuple dans son intégralité.

Sans honneur, Nicolas Sarkozy est aussi sans le moindre courage envers le grand patronat et Bruxelles, s'il n'est pas tout simplement à leur service... Et dire qu'il promettait (aussi !) de mettre fin à la fatalité. Carabistouilles !

Malgré tout, une majorité de français approuvent les premières (in)actions du nouveau Président. Les français sont donc très majoritairement soit endormis, soit hypnotisés. Quoiqu'il en soit, les médias à la botte ont bien fait leur boulot...
 
par le Citoyen Thimèle publié dans : EDITORIAUX
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Jeudi 23 août 2007
666013-814013.jpg


« Pour enchaîner les peuples, on commence par les endormir. »
Jean-Paul Marat

 

Le 29 mai 2005, les français ont rejeté à plus de 55 % des suffrages le projet de Constitution européenne. Alors que le devoir de nos gouvernants aurait dû naturellement être de prendre en compte la volonté du peuple, c’est tout le contraire qui s’est depuis produit.

Depuis ce soir de mai 2005 en effet, les tenants du OUI n’ont eu de cesse de mépriser ce vote, allant jusqu’à parler de « panne » de l’Europe pour culpabiliser les électeurs « nonistes », comme si, évidemment, une seule vision de l’Europe pouvait exister, la leur, supranationale et libérale.

Le 23 juin 2007, la revanche était prise. Un projet de « traité simplifié », censé concilier les Etats ayant approuvés la Constitution et ceux l’ayant rejetés, était adopté par l’ensemble des chefs d’Etats et de gouvernement de l’Union européenne.

Les différences entre ce traité et la Constitution sont pour le moins superficielles. Le terme de « Constitution » est abandonné, les symboles de l’Union ont disparu, mais l’essentiel est conservé. Valéry Giscard d’Estaing ne cache pas son enthousiasme : 90 % des termes sont identiques à « sa » Constitution !

Tout l’esprit de la Constitution y est : sacralisation du libéralisme économique, création d’une présidence stable, élargissement des compétences exclusives de l’Union européenne, élargissement des décisions prises à la majorité qualifiée, création d’un haut représentant pour la politique étrangère, etc.

La mise en place de ces dispositifs marquera la fin du droit du peuple français à disposer de lui-même. Celui-ci sera sommé d’obéir à toutes les décisions du super-Etat européen, même s’il est contre, primauté du droit européen oblige. Le modèle social, laïque et républicain français, minoritaire dans l’Union, pourra ainsi être jeté aux oubliettes. La conduite d’une politique étrangère indépendante sera de plus en plus compromise.

Et le peuple trompé n’aura – évidemment ! - pas le droit de se prononcer sur ce « nouveau » traité. Telles sont les habiles et scandaleuses manœuvres du nouveau Président que les français ont élus, Sarkozy, qui avaient pourtant promis, alors qu’il était candidat, que la Constitution était « morte » !

On peut aussi constater, avec rage et avec peine, que nombre de politiques, ministres, députés ou sénateurs, qui avaient défendu le OUI il y a deux ans, ferment lâchement les yeux sur cet infâme escroquerie. PS, UDF-Modem, UMP. Pas un haut responsable « oui-ouiste » pour s’indigner d’un tel déni de démocratie. Au contraire, ça semble les arranger.

Trompé, trahi, le peuple français l’est en tout point de vue. On lui promet le changement, le redressement. Mais en même temps on cherche à lui imposer un traité qui ne donne plus aucune marge de manœuvre aux gouvernants français. Nos gouvernements ainsi sommés - dans la plupart des domaines - d'appliquer les décisions de Bruxelles, à quoi cela servira-t-il encore de voter ?


Il est aujourd’hui indispensable que cette supercherie soit divulguée. Les français doivent savoir ce qu’il en est de ce traité simplifié, sa réalité, ses conséquences ! Chaque français ayant connaissance de cela se doit d'informer ses compatriotes, même par la manière la plus modeste qui soit, celle du bouche à oreille. Il est hors de question que de véreux gouvernants puissent aujourd’hui décider dans le dos du peuple de ce qu’il lui conviendrait le mieux !

Surtout quand il s’agit de biens sombres objectifs :

- la livraison du peuple français à la servitude, la mort de la République et de la France en tant que nation libre
- l'avènement d'un empire européen sous domination germano-américaine.

Tous ceux qui sont attachés à la République et à la France, d'où qu'ils viennent, se doivent aujourd’hui d’agir. La tragédie doit être révélée aux yeux de tous, et le pouvoir sommé de se plier aux exigences du peuple.

Il faut exiger avec force un référendum sur cette question. Il faut mettre la pression sur chacun des députés et sénateurs qui seront appelés - pour l'instant - à se prononcer sur la ratification de ce traité simplifié, dont la trame définitive sera adoptée lors d’un nouveau sommet européen en octobre.

L’heure est à la résistance. Toutes les actions possibles et imaginables, pourvu qu'elles soient légales et concertées, doivent être menées. Il n’est pas question d’accepter un tel viol !

par le Citoyen Thimèle publié dans : EDITORIAUX
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
Samedi 18 août 2007
Le terrorisme du "politiquement correct" n'en finit plus. Cet été, ça n'est rien moins que Tintin qui en fait les frais. Un de ses albums, Tintin au Congo, a été interdit à la vente aux mineurs en Grande-Bretagne, et fait actuellement l'objet d'une procédure judiciaire de la part d'un étudiant en Belgique, visant à l'interdire purement et simplement à la vente. La raison ? Tintin au Congo serait tout bonnement raciste !

Il faudrait pourtant remettre les choses dans leur contexte. Hergé a dessiné cet album avec les connaissances -faibles- et les préjugés -tenaces- des européens de son époque à propos des africains. Ainsi, quelques vignettes reflètent un certain mépris envers les africains, ce qui n'en fait pas pour autant, quand on lit entièrement la bande dessinée, une oeuvre raciste, d'autant plus que les aventures de Tintin sont par nature caricatural.
Hergé a lui-même reconnu avoir été victimes des préjugés coloniaux. D'ailleurs, juger avec nos considérations du présent des faits et oeuvres du passé est proprement anachronique et, dans ce dernier cas, ridicule. S'il fallait donc censurer toute oeuvre un peu trop stéréotypée, un peu trop caricaturale, il y aurait de quoi s'acheminer vers un massacre de la culture à grande échelle !

Mais qu'importe pour monsieur le procédurier qui ne s'est même pas donné la peine de le lire, l'album !

Et si seulement ces procédures étaient marginales ? Mais non ! Tintin comme d'autres est victime d'une chasse aux sorcières d'un nouveau type. Certains individus ne peuvent ainsi s'empêcher de voir des racistes à chaque coin de rue. D'autres ne peuvent s'empêcher d'y voir des xénophobes, des homophobes, des islamophobes, des lesbophobes et j'en passe et des meilleurs ! Ils se veulent les apôtres de la liberté et de la tolérance, ils sont en réalité les petits soldats d'une bien-pensance liberticide et intolérante, qui tend de plus en plus à rejeter toute pensée non conforme à ce prétendu idéal de tolérance.

Ainsi, le moindre écart de langage, le moindre propos dérangeant, la moindre blague peut valoir à son auteur de reçevoir les foudres de l'intelligentsia, et à un degré bien moindre, heureusement, de la justice. Il est en effet de bon ton aujourd'hui de jeter des anathèmes sur tout ce qui ne pense pas comme soi, ou qui ne pense pas "comme il faut". Toute opinion contraire ou déviante est ainsi qualifié de "phobie" (négrophobie, xénophobie, homophobie, lesbophobie, islamophobie, etc.). Sachant qu'une phobie est l'expression d'un trouble mental, on comprend mieux toute la tolérance de ces soi-disants esprits tolérants. Il s'agit de traiter le dissident tel un malade, tel un fou, tel un arriéré mental, dont le mieux serait de soigner le cas en clinique psychiatrique. Pour l'instant, cela arrive que la justice condamne ces "malades" à un stage de rééducation. Nul doute qu'un jour on en viendra franchement au traitement psychiatrique...

Un comique (Laurent Gerra) sort, lors du Tour de France, une blague sur la "capitale de la pédale" ? "Homophobe !!!" Des progressistes critiquent l'intégrisme musulman ? "Islamophobes !!!" Des gouvernants parlent d'identité nationale ? "Xénophobes !!!" Des opposants politiques osent critiquer la politique de Rachida Dati ? "Racistes !!!"

Et pendant ce temps-là, nombre de vrais intolérants, qui passent malicieusement entre les mailles du filet, peuvent pulluler tranquillement...

En ce qui concerne Tintin, nul doute qu'il aura le droit ici aussi à des attaques de bien-pensants procéduriers. Notre pays, berceau des Lumières, s'est laissé endormir depuis des décennies par un doux totalitarisme intellectuel, qui tend de plus en plus à tuer soigneusement la moindre pensée dissidente, et plus généralement l'esprit critique. Rien n'est jamais irréversible, mais la situation est des plus inquiétantes. Aux esprits libres plus que jamais de résister, de donner de la voix... et de montrer la voie !

 
par le Citoyen Thimèle publié dans : EDITORIAUX
ajouter un commentaire commentaires (3)    créer un trackback recommander
Jeudi 2 août 2007



La publicité est partout. Dans nos villes, à la télé, à la radio, dans les journaux, dans nos boîtes aux lettres, sur Internet. Plein les yeux, plein les oreilles, et même plein le nez parfois. Il est devenu impossible d’y échapper. Et pourtant il est de notre devoir de citoyen d’y résister. C’est une question de survie.

Quel est le but de la publicité ? Faire connaître et vanter un produit (ou un service) dans le but d’inciter à l’acheter. En définitive, il s’agit plutôt de « forcer », par un matraquage finement organisé, à consommer un certain produit. Tous les moyens de la propagande sont ainsi utilisés : la « communication » repose sur des slogans martelés à l’infini afin de les inscrire dans l’inconscient des gens. Il s’agit pour les publicitaires d’atteindre l’individu au plus profond de ses instincts, de toucher son affect pour susciter en lui des conduites réflexes. Il faut l’empêcher de raisonner, de penser, de réfléchir, d’avoir le moindre esprit critique. Il faut, en le gavant, en lui bourrant le crâne, flatter ses pulsions, ses désirs, qui l’amèneront à aller à l’encontre de toute lucidité, et d’obéir sans réserve au message envoyé, tel un automate, tel un lobotomisé.

D’ailleurs, le métier de publicitaire n’a jamais été inconciliable avec celui de maître en propagande politique. Du temps de l’URSS, les publicités pour les marchandises et la propagande pour le pouvoir étaient réalisées par les mêmes publicitaires. Plus récemment, Jacques Séguéla, célèbre publicitaire français, avait offert ses services au dictateur togolais Gnassingbé Eyadema pour sa propagande…

Etymologiquement parlant, ce qui différencie la propagande de la publicité, c’est sa visée. La propagande a une visée politique, d’encadrement des pensées. La publicité a, quant à elle, une simple visée commerciale. En réalité, réduire la publicité à une simple fonction commerciale serait minimiser son impact. La publicité est devenue au fil des années un système à elle toute seule. La publicité n’est plus un simple « dérivé » de la propagande, elle est propagande. Et la pire de tous. Elle est un système totalitaire, une entreprise totalitaire, amené à être l’avant-garde d’un ordre nouveau, celui du néo-libéralisme, celui de la loi du plus fort, de l’individualisme forcené, du piétinement de l’autre, de la perfidie, de la superficialité, de l’argent-roi et du tout-marchand, où l’animal-consommateur, aliéné, aura définitivement remplacé l’homme-citoyen, doué de libre-arbitre.

La publicité, instrument de guerre du néo-libéralisme forcené, est une machine à casser de la personne humaine. La publicité ne veut plus d’humains, de citoyens, qui agissent et qui pensent selon leur Raison. Ses seules « valeurs » sont guidés par l’argent. Elle ne veut plus que des moutons dociles, conditionnés dans un seul et même but : consommer. Elle réfute tout esprit de révolte, toute différence. Tout ce qui n’est pas vanté par le totalitarisme publicitaire est à jeter. Mutée en quasi-religion, la publicité impose l’idée que consommer, est, avec le travail, l’unique sens de notre vie. Hors de la consommation, point de bonheur, point de salut !

Danger pour la dignité humaine, la publicité l’est aussi pour son cadre de vie. La publicité, forçant les individus à consommer toujours plus, pousse la corde productive de plus en plus loin, nuisant ainsi toujours plus à l’équilibre environnemental de la planète.

Il est aujourd’hui plus que temps que tout un chacun nous entrions en résistance contre ce totalitarisme de la publicité, derrière lequel se cache un vaste retournement des valeurs de notre civilisation. D’une société de liberté, d’égalité, de fraternité, de démocratie, de justice et de laïcité, nous sommes en train, avec la complicité suicidaire de nos politiques, de replonger en pleine anarchie morale, où la dignité humaine et les fondements mêmes de la civilisation sont remis en cause par un système publicito-consumériste fou !

par le Citoyen Thimèle publié dans : EDITORIAUX
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
Jeudi 5 juillet 2007

Dans son dernier numéro, "Marianne" a concocté un dossier décrivant Sarkozy en digne héritier du bonapartisme et son début de présidence dans la lignée du règne de Napoléon III. Si la conception sarkozyste du pouvoir (la dite "omniprésidence" ou "hyperprésidence") peut s'apparenter ici et là à du bonapartisme, elle se traduit dans les faits à du pétainisme pure et simple.

Sarkozy a beau se vouloir être le digne héritier des Bonapartes et de De Gaulle. Il a beau crier à la terre entière qu'il est le sauveur de la France, son guide suprême, son nouvel homme fort. Il a beau crier que les français sont redevenus, grâce à lui, maître de leur destinée. Tout cela ne reste que de l'ordre de l'esthétique verbale, nous pourrions même dire de la tromperie.

En réalité en effet, Sarkozy brasse du vent. Il oublie de dire que derrière ses discours volontaristes, il n'a aucune marge de manoeuvre. Il oublie de dire que derrière ses airs de Napoléon, il a presque autant de pouvoir qu'un gouverneur d'un Etat des Etats-Unis d'Amérique. Sarkozy est non un Empereur, non un Président d'une République, il n'est tout au plus qu'un simple gouverneur d'un Etat sous tutelle européenne, et à la solde des firmes multinationales.

Et on ne peut pas dire que cela l'embête, à voir l'énergie qu'il a pu déployer pour remettre en selle la fameuse Constitution européenne (sous les traits d'un "mini-traité") qui pérennise l'état de vassalité de notre pays (et qui, soit dit en passant, ne remet absolument pas en cause l'indépendance de la Banque Centrale Européenne (BCE), contrairement à la promesse qu'il avait faite pendant la campagne de revenir là-dessus !)

Ainsi, quand, un peu avant les législatives, Sarkozy a annoncé la fameuse déduction fiscale sur les crédits immobiliers, la BCE de Trichet eut aussitôt l'idée de relever ses taux d'intérêts, ce qui avait pour formidable conséquence d'annuler en très grande partie l'avantage de cette mesure ! Les médias aux ordres n'en ont évidemment pas parler, cela aurait évidemment fait tâche !

Sarkozy promet donc le redressement de la France. Malheureusement il pérennise son asujetissement à l'Empire européen. Malheureusement il veut en finir avec son modèle républicain qui fait sa force. L'homme providentiel qu'il prétend être ressemble ainsi bien plus à Pétain qu'à De Gaulle ou Bonaparte !

Sa politique pendant cinq ans sera inéluctablement celle du renoncement et de la capitulation, masqué derrière des gesticulations donquichottiennes chargés de maintenir les français dans l'illusion.

Pauvre France, pauvre République !

par le Citoyen Thimèle publié dans : EDITORIAUX
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
Vendredi 29 juin 2007
Après dix ans passé à la tête de la Grande-Bretagne, Tony Blair a cédé sa place mercredi à son dauphin Gordon Brown. Ce dernier a aussitôt annoncé que la Grande-Bretagne, avec les mêmes députés et quasiment les mêmes ministres, allait entrer dans une ère de changement, tout en saluant le magnifique travail de son prédécesseur (le même numéro que l'on peut vivre en Sarkozie, en fait...).

Mais intéressons nous au bilan de Tony Blair. D'après tous nos idolâtres blairistes en France, qui pullulent dans la classe médiatique, économique et politique, Tony Blair a derrière lui un bilan satisfaisant, que nous, en France, devrions prendre en exemple.

Mais qu'a-t-il fait de si grand ? Il aurait, d'après la bien-pensance libérale (sarkozyenne comme strauss-kahnienne), réussi à "moderniser" son pays, redressé son économie, avoir rendu ses entreprises compétitives sur le plan international et, le pied, lui avoir rendu le plein emploi (ce qui est en réalité totalement faux, le chômage y étant au même niveau qu'en France).

Mais qu'est-ce donc que la "modernisation" d'un pays pour la bien-pensance libérale ? La fin des droits sociaux, des droits du travail, de la sécurité sociale. La fin des services publics. Tout cela pour atteindre la société parfaite, celle de la soi-disante "liberté", celle de la jungle, celle de la loi du plus fort, celle de la liberté d'aliéner (pour les plus forts) ou de se faire aliéner (pour les plus faibles)

Alors oui, Tony Blair a été un parfait négociateur de la poursuite de la "modernisation" de son pays, engagé il y a un peu moins de trente ans par Margaret Thatcher.

C'est là que ce qu'on appelle le "blairisme" a été fondamental. Par blairisme, on entend généralement parler de la recherche d'une troisième voie entre libéralisme et socialisme. On pourrait aussi à cet effet de "social-démocratie", ou plus exactement de "social-libéralisme".

En réalité, le blairisme est une capitulation inavouée du travaillisme anglais vis-à-vis du libéralisme. Là où les conservateurs de l'ère Thatcher menaient leur politique destructrice sans chercher nullement à la cacher, la "touch" blairiste a basé son action sur une tromperie idéologique sans pareil. En se faisant passer aux yeux de la population pour un travaillisme plus "moderne", plus "responsable", en phase avec les réalités du monde, le blairisme a été le cheval de Troie le plus efficace sur lequel le système libéral-mondialiste a pu compter. En agrémentant son libéralisme d'un compassionnalisme des plus hypocrites, d'une insistance porté aux questions "sociétales", catégorielles, religieuses et ethniques, le blairisme a su s'attacher la confiance des couches populaires (qui n'a guère d'autres choix), bien que sa dérive atlantiste a failli lui coûter extrêmement cher.

Si Tony Blair a quitté la scène politique anglaise, le blairisme n'en est pour autant mort. Il est même arrivé à grandes enjambées chez nous, en France. Pendant la campagne présidentielle, les trois principaux candidats l'ont, à des degrés différents, cité comme exemple. Au sein du Parti Socialiste, le blairisme fait de plus en plus d'adeptes. De Strauss-Kahn à Royal, en passant par Moscovici et Bockel (qui a bien logiquement rejoint le camp sarkozyste), la politique blairiste devient une source d'inspiration. Pour eux, le salut du socialisme français passerait par le renoncement à ses valeurs, au nom de la "modernité", au nom de l'"adaptation" aux réalités du monde.

Ces gens-là n'ont pourtant rien à faire dans un parti socialiste digne de ce nom. Qu'ils cessent leur hypocrisie et rejoignent tous leurs copains libéro-maastrichto-mondialistes ! Là sera leur place pour former le front uni du renoncement ! Mais les socialistes, les vrais, doivent en revenir à leurs fondamentaux, ceux qui leur ont légués entre autres par Jean Jaurès ou Lucien Herr, et qui sont aussi ceux de la République, le seul véritable idéal des socialistes.

Le blairisme, cheval du Troie du mondialisme libéro-capitaliste, c'est la primauté des intérêts particuliers, c'est la loi du marché, c'est le renoncement de l'Etat à réguler, c'est la charité, c'est le différentialisme ethnique et religieux et c'est le néo-colonialisme au niveau international.

La République, quant à elle, c'est la primauté de l'intérêt général, c'est la supériorité du politique sur l'économique, c'est le volontarisme d'un Etat seule à même de garantir la liberté, l'égalité et la justice sociale, c'est la laïcité vecteur du vivre ensemble et c'est, au niveau international, le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes.

Alors, plus que jamais, choisis ton camp camarade !
par le Citoyen Thimèle publié dans : EDITORIAUX
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
Lundi 18 juin 2007
Alors que l'on prédisait une "vague bleue" qui donnerait à l'UMP et ses alliés plus de 400 députés, le second tour de ces élections législatives s'est soldé par une non négligeable poussée des forces "de gauche", en particulier celle du Parti Socialiste qui obtiendra ainsi plus de 185 députés, améliorant même son score de 2002. Ce qui devait être une soirée triomphale pour les troupes sarkozystes a été une soirée un tant soit peu gâchée, dont l'annonce de la défaite de l'idole de la chiraquie Alain Juppé - qui a aussitôt annoncé sa démission du gouvernement - été l'apothéose. A l'inverse, les ténors socialistes fleuraient l'euphorie, oubliant un instant qu'ils avaient (encore !) perdu une élection. Les communistes, quant à eux, pouvaient, après une élection présidentielle catastrophique, se satisfaire d'obtenir 17 députés, donnant la possibilité de former un groupe parlementaire avec l'appoint de divers gauche, dont le seul député MRC élu (Christian Hutin dans la 12e circonscription du Nord). Au centre, le MoDem de François Bayrou, avec 4 députés (dont un apparenté), fait les frais de son refus de l'alignement. Au contraire, Le Nouveau Centre, le parti des centristes opportunistes, obtient 22 députés et peut ainsi obtenir le droit de créer un groupe parlementaire.

Si l'on peut comprendre une certain réjouissement alors qu'une défaite écrasante semblait inévitable pour les non-alignés au sarkozysme, il ne faudrait évidemment pas oublier que Sarkozy et les siens ont la majorité absolue à l'Assemblée, ce qui leur permettra légalement de mettre en oeuvre leur politique assassine. Même si la manière n'est pas là, l'essentiel est pour eux acquis.

Il ne faudrait pas oublier non plus que l'abstention reste à un niveau record, démontrant une nouvelle fois à qui ne veut l'entendre que les français sont loin d'être réconciliés avec cette Cinquième "République", ses modes de scrutin anti-démocratique et ses habitudes monarchiques et aristocratiques. Ce faible taux de participation relativise alors fortement aussi bien la victoire de l'UMP que le sursaut du PS. Personne ne peut se sentir vainqueur d'une élection comme celle-ci.

L'UMP, bien que majoritaire en sièges, ne peut crier victoire. L'UMP ne représente absolument pas la majorité des français et doit aujourd'hui renoncer à passer ses réformes à la hussarde. L'UMP a aujourd'hui plus que jamais un indispensable devoir de dialogue ! Si ce parti pense que les français leur ont donnés un mandat pour faire tout ce qu'ils entendaient, ils se trompent lourdement. Le débat engagé sur la TVA sociale démontre bien que les 53 % des français qui ont élu Nicolas Sarkozy à la Présidence n'ont pas dit amen à tout, loin de là ! L'UMP doit savoir que l'"ouverture", ce n'est pas que du débauchage individuel, c'est aussi l'écoute des autres. Ce n'est quand même pas un Kouchner ou un Jouyet, des libéraux convaincus, qui vont rassurer les français de la politique sarkozyenne à venir !

Le PS, lui non plus, ne doit pas croire que son "sursaut" d'hier est un encouragement à poursuivre sa mue social-libéral ! Cette petite vague rose, si l'on peut dire comme ça, n'est rien d'autre qu'un mini-sursaut citoyen visant à empêcher l'Assemblée Nationale de se transformer en Parlement de godillots à la botte de Sarkozy. Le PS a perdu pour la deuxième fois consécutive une élection nationale, il ne faudrait pas que ses ténors, militants et sympathisants l'oublient ! Le PS est plus que jamais au fond de l'abîme et il ne faudrait qu'il retourne dans ses préoccupations boboïsantes. Il ne faudrait que ce sursaut inespéré lui donne la tentation, une nouvelle fois, de faire comme si de rien n'était, de ne rien changer radicalement. Le PS est aujourd'hui déconnecté des aspirations populaires. Si une bonne partie de l'électorat s'est tourné vers lui hier, c'était pour dire non à Sarkozy.  Le PS doit aujourd'hui plus que jamais se remettre en cause, et ne pas exclure une scission qui ne serait rien d'autre que la fin d'une belle hypocrisie ! Après la déroute 2002, ses succès électoraux de 2004 l'ont maintenu dans l'illusion qu'aucune remise en cause n'était nécessaire. Et il l'a payé cher cette année ! A ceux qui se disent "socialistes" de trancher désormais entre la maison mitterandienne et le peuple !

Quoiqu'il en soit, les "surprises" d'hier ne changent rien à l'affaire du peuple français. Leur Assemblée Nationale sera encore et toujours l'incorrigible bastion des grands appareils. L'Assemblée Nationale sera encore et toujours le lieu des indéboulonnables (félicitations à Papy Bouvard pour son 9e mandat de député consécutif !), des grands seigneurs locaux, des cumulards (tes 4 autres mandats te suffisent pas Delebarre ?!), des réactionnaires, des girouettes, des anciens escrocs en quête de vertu ! L'Assemblée Nationale sera évidemment encore et toujours cette chambre d'enregistrement, où les débats ne se réduisent plus qu'à des hurlements, où la moindre réticence parlementaire est réduite à néant par le 49-3 !

Il y aura évidemment toujours des résistants, des atypiques, des bons serviteurs du peuple dans cette Assemblée. Mais ils ne sauront jamais la majorité, ni en voix, ni en influence.

Le peuple français n'a donc rien ni à attendre ni à espérer de cette Assemblée qui ne le représente que très partiellement. Si ceux qui sont actuellement au pouvoir ne font pas l'effort d'écouter le peuple et de persister dans leur intention de détruire ce qui reste de modèle républicain, qu'ils s'attendent à ce que ce peuple méprisé et humilié se rebelle encore et encore d'une manière très peu conventionnelle. Contrairement à ce qu'a pu affirmer une responsable de l'UMP hier, le peuple français ne pourra se contenter des confrontations bipartistes stériles entre le PS et l'UMP à l'Assemblée. Toute contestation hors de ce cadre se poursuivra encore (et dans une légitimité qui ne fera que croître, quoique l'on puisse en penser !), l'écart n'ayant jamais été aussi grand entre le pays légal et le pays réel. Non, les sensibilités politiques du peuple français ne peuvent se réduire à ce monopole à deux têtes !

Un exemple de ce décalage profond : il y a un peu plus de deux ans, les français avaient clairement refuser le Traité Constitutionnel Européen, qui entendait graver dans le marbre une Europe libérale, anti-démocratique et atlantiste. Aujourd'hui, Sarkozy entend le refaire passer (à travers un "traité simplifié") qui devra justement être ratifié au Parlement. Et aujourd'hui, avec une claire majorité de Oui-Ouistes européistes convaincus à l'Assemblée comme au Sénat, il n'est pas sûr (mais alors vraiment pas) que le respect du vote des français du 29 mai 2005 soit une priorité pour celle-ci !

Aujourd'hui, il est donc plus que jamais nécessaire de constituer une nouvelle force politique de résistance et d'alternative républicaine, nationale, laïque et sociale qui dynamitera le système libéro-européiste et rendra enfin le pouvoir politique et économique au peuple français. La démocratie est plus que jamais entre nos seules mains !

par le Citoyen Thimèle publié dans : EDITORIAUX
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander

A propos du site