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Mardi 8 mai 2007

Aussitôt élu, Nicolas Sarkozy a fêté dans la soirée sa victoire dans un restaurant luxueux (le Fouquet's), puis plus tard dans une boite de nuit luxueuse. Le lendemain, il s'est rendu pour une "retraite" à Malte à bord d’un jet privé. Aussitôt arrivé, il est monté dans une limousine qui l'a conduit jusqu’au port où il a embarqué à bord d’un yacht de luxe.

Elle est belle la vie d'un nouveau Roi, non ?!

Allez fini de rêver, au boulot les feinéants de pauvres ! Cravachez dur pour votre bon maître !
par le Citoyen Thimèle publié dans : Vie politique
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Mardi 8 mai 2007
La Seconde Guerre mondiale se termine officiellement en Europe le 8 mai 1945, à 23h01, au lendemain de la capitulation sans condition de l'Allemagne nazie.

A partir de la bataille d'El-Alamein (23 octobre 1942), les armées allemandes subissent défaite sur défaite et reculent sur tous les fronts. Le 25 avril 1945, les troupes soviétiques et anglo-américaines font leur jonction au milieu de l'Allemagne, sur l'Elbe, à Torgau.

Hitler, terré dans son  bunker de Berlin, avec son dernier carré de fidèles, se suicide le 30 avril. Il revient à son successeur, l'amiral Dönitz de demander la cessation des combats aux puissances alliées, les Anglo-Saxons et les Soviétiques.

Karl Dönitz envoie le général Alfred Jodl, chef d'état-major de la Wehrmacht, à Reims, au quartier général des forces alliées du général Dwight Eisenhower.
Il signe dans la nuit du 7 au 8 mai, à 2h 41, la capitulation sans condition de l'Allemagne.

Côté vainqueurs, l'acte de capitulation est signé par le général Walter Bodell-Smith, chef d'état-major du général Eisenhower, commandant suprême des Alliés, et le général soviétique Ivan Sousloparov. Le général français François Sevez, chef d'état-major du général de Gaulle, est invité à le contresigner à la fin de la cérémonie en qualité de simple témoin.

La cessation des combats est fixée au lendemain 8 mai, à 23h 01 (mais certaines troupes allemandes résisteront au-delà de cette date, notamment dans les places fortes de Saint-Nazaire et de Dunkerque).

Pour Staline, l'allié soviétique, il ne suffit pas que la capitulation ait été signée à Reims, dans la zone occupée par les Anglo-Saxons. Il faut aussi qu'elle soit ratifiée à Berlin, au coeur du IIIe Reich, et accessoirement dans la zone d'occupation soviétique. Cette formalité est accomplie le lendemain 8 mai 1945, à 15 heures, au quartier général des forces soviétiques du maréchal Joukov, dans le quartier de Karlshorst. Contrairement à la veille, la France, représentée par le Maréchal de Lattre de Tassigny, signe la capitulation en qualité de vainqueur. "Ach! Les Français sont là aussi ! Il ne manquait plus que ça !" ne manquera pas d'ajouter le Maréchal Wilhelm Keitel, le signataire allemand de la capitulation.

Après cela, les chefs d'État et de gouvernement alliés, dont le général de Gaulle, peuvent annoncer simultanément sur les radios la cessation officielle des hostilités en Europe. Aux États-Unis, l'annonce de la victoire revient au président Harry Truman, son prédécesseur Franklin Roosevelt étant mort d'épuisement et de maladie le mois précédent, le 14 avril 1945.

Commémorer le 8 mai, ce n'est pas seulement commémorer la fin d'une guerre terrible mais c'est aussi commémorer l'écrasement du nazisme, l'idéologie la plus barbare que l'humanité ait pu connaître.


d'après Herodote.net
par le Citoyen Thimèle publié dans : Mémoire Nationale
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Lundi 7 mai 2007

On le sentait venir, on le craignait : ce dimanche 6 mai 2007, les français, à hauteur de 53,5% des suffrages, ont élu Nicolas Sarkozy à la Présidence de la République. Pour les raisons que je n'ai jamais cessé d'évoquer ici, son accession à la présidence relève bien d'un danger majeur pour notre République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Si sa victoire est numériquement incontestable, elle difficilement acceptable pour tous ceux qui connaissent les prétentions viscéralement anti-républicaines de Sarkozy. J'aime trop la France, je tiens trop à l'idéal républicain pour ne pas affirmer toute ma peine, tout mon ressentiment à l'annonce de ces résultats.

Ce serait, à mon sens, faire injure aux Français que de me cacher derrière le respect primordial à accorder à un srutin démocratique, et de renoncer à tout ce que j'ai pu penser de cet homme. Nous avons été nombreux, et ce depuis plusieurs mois, voire des années, à prévenir du danger que représentait Sarkozy. Nous avons même été pour cela accusé de le "diaboliser" ! Nous n'avons pas su l'empêcher d'accéder à la présidence. Mais quoiqu'il en soit, son élection ne change rien. Aujourd'hui, plus que jamais, il faut continuer à le combattre, lui et ses projets funestes !

Comment pourrions-nous accepter la liquidation du modèle social issu du Programme du CNR ?! Comment pourrions-nous accepter la liquidation de la laïcité ?! Comment pourrions-nous accepter le retour (même partiel) du Traité Constitutionnel ?!

Beaucoup de nos compatriotes ont adhéré au discours de Nicolas Sarkozy. Il faut avouer que ses principaux adversaires, notamment Ségolène Royal, avec des discours peu en phase avec la réalité, ont tout fait pour lui laisser filer l'électorat populaire. Les Français ne pouvaient que se sentir attirer par les discours volontaristes et républicains de Nicolas Sarkozy. Les actes suivront-ils les incantations ? On peut hélas en douter. Derrière les discours républicains, des projets bien libéraux, que nous avons tant dénoncé. Et je ne peux pas croire que la majorité des français adhèrent à cette liquidation du modèle républicain.

Nous, les républicains, tout en respectant l'issue du scrutin, nous veillerons et combatterons inlassablement à ce que nos principes vivent.

La défense des principes républicains n'est pas, comme certains le pensent, une simple nostalgie du passé, un simple folklore, une simple illusion et hypocrisie bourgeoise. Défendre les principes républicains, c'est se battre pour mettre fin à toutes les oppressions, à toutes les injustices ! La République et ses exigences de liberté, d'égalité, de fraternité renferment toutes celles des plus faibles et des plus pauvres. Quel espoir autre que celui de la République il y a-t-il pour eux ? Quel alternative autre que celle de la République existe-t-il ?

S'il y a bien une cause qui mérite que l'on combatte pour elle, c'est bien celle de la République ! Que monsieur Sarkozy et toute sa clique sachent que nous ne désarmerons jamais. Qu'ils sachent qu'ils ne se débarrasseront jamais de nous. Il a déclaré la guerre aux valeurs républicaines, qu'ils sachent que nous ne rejouerons pas Munich, que nous ne capitulerons jamais. Nous serons partout où il sera, nous serons partout où il ira. Nous serons ses empêcheurs de tourner en rond. Nous serons ses gâcheurs de fêtes. Nous serons ses briseurs de rêves de cauchemars. Nous le harcèlerons, nous le dénuderons. Nous serons des épines dans la gorge de tous ceux qui entendent contribuer à la défaite des valeurs républicaines. Ils veulent nous tendre la main ? Coupons-la ! Ils veulent une France réconciliée ? Qu'ils partent ! Nous sommes et serons toujours des résistants, pas des collabos !

Nous sommes et serons toujours des maquisards, des francs-tireurs, des communards, des fédérés, des sans-culottes. Nous n'avons d'autre maîtresse que la République. Nous n'avons d'autre exigence que le bien commun.

Relevons-nous aujourd'hui ! Laissons les capitulards prêcher dans le désert ! Laissons les munichois se compromettre ! Laissons les politicards s'agenoullaient !

Poursuivons l'insurrection libératrice !

Vive la République !
par le Citoyen Thimèle publié dans : EDITORIAUX
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Dimanche 6 mai 2007
Sarkozy Président
Quel est votre sentiment ?
Super ! Merci à TF1 !
Magnifique ! A mort les gauchistes !
Extraordinaire ! Vive la baston !
Effondré... J'en pleure !
Révolté ! Prenons le maquis !
Anéanti... J'm'achète une corde...
Mitterrand revient !
Je suis centriste... Je suivrai le troupeau.

Résultats
par le Citoyen Thimèle publié dans : Sondages
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Vendredi 4 mai 2007

Le 6 mai 2007 fera certainement partie de ces grands jours qui ont fait ou défait la République. Il n'en tient qu'à vous, citoyens français, d'en décider. Soit vous rejouerez ces jours sombres où la République, ses citoyens, ses représentants, tombèrent dans le déshonneur en se donnant sans réserve à  un homme dit providentiel, pour tous finir piétinées, humiliées, trahies. Soit vous rejouerez ces grands jours où la République releva la tête, lorsque les citoyens se montrèrent dignes de ce qu'ils sont, c'est-à-dire les maîtres de leurs destinées.

Dimanche, ne tombez pas dans le piège de l'homme providentiel, qui à lui seul pourrait guérir la France de tous ses maux ! Ce serait votre capitulation ! Ce serait la capitulation de la démocratie, de la République, de la France !

L'un de ces deux candidats, Nicolas Sarkozy, vous promet, qu'au cas où il serait élu Président, il mènerait coûte que coûte, vaille que vaille, toutes ses réformes, sans concertations, sans compromis, sans la moindre consultation populaire, peu importe les contestations, peu importe que la moitié des citoyens n'ont pas souhaité qu'il soit Président !

Français, êtes vous vraiment prêt à faire un chèque en blanc à cet homme qui vous promet l'autisme d'Etat pendant 5 ans ?

Français, êtes vous vraiment prêt à faire confiance à un homme qui pratique le double discours avec autant de talent ?

Français, êtes vous vraiment prêt à livrer la destinée de votre pays aux velléités d'un seul homme à la personnalité inquiétante ?

Français, savez-vous vraiment à quoi vous attendre ?

Pouvez-vous admettre que le Traité Constitutionnel que nous avons souverainement rejeté le 29 mai 2005 soit en partie revoter par le Parlement, dans le dos du peuple ? Pouvez-vous admettre ses intentions d'attenter à la laïcité, au modèle social issu du Conseil National de la Résistance ? Pouvez-vous admettre qu'il aille traiter d'"arrogant" l'opposition de la France à la guerre désastreuse d'Irak ?

Pouvez-vous vraiment croire que cet homme soit républicain ? Lui qui limite la Liberté au libéralisme, l'Egalité à la discrimination positive et la Fraternité à la charité ? Lui qui promet de nier la démocratie pendant 5 ans, lui qui baffouera sans réserve la laïcité, lui qui fragilisera encore un peu plus les plus faibles d'entre nous ?

Nous, républicains, ne pouvons laisser notre République entre les mains de quelqu'un qui ne partage ni ses aspirations, ni ses valeurs, ni son éthique. La République, ce n'est pas le pouvoir d'un homme, d'un clan, d'une partie des citoyens sur une autre. La République, c'est le pouvoir de tous.

Pour toutes ces raisons, nous ne pouvons pas voter pour Nicolas Sarkozy.

Pour toutes ces raisons, nous ne pouvons accepter qu'il soit Président.

Pour toutes ces raisons, notre choix doit se porter sur Ségolène Royal.

Seule aujourd'hui Ségolène Royal nous donne les garanties d'un choix sage. Elle est la seule des deux à avoir compris que le Président, dans une démocratie, n'a pas pour but d'imposer ses idées coûte que coûte, à la manière d'un tyran. Elle est la seule qui garantira le dialogue, la persistance de la démocratie. Si nous pouvons ne pas être d'accord avec toutes ses idées, toutes ses positions, nous savons que nous nous engagerons pas dans une démarche aventurière.

S'abstenir signifierait que tous les deux sont au même niveau. Or, la menace que fait peser pour la République l'élection de Nicolas Sarkozy doit nous rappeler à notre bon sens. Qu'avons-nous à perdre à élire Ségolène Royal à la Présidence de la République ?

Le pendant de notre liberté est notre responsabilité. Notre vote de dimanche nous engagera pour les cinq prochaines années. Nous ne pouvons pas nous permettre de tergiverser ou de nous cantonner à nos conflits de chapelles !

Au moins le temps d'un dimanche, reformons cette grande alliance qui fut celle de la Résistance où se côtoyèrent tous les républicains qu'ils soient socialistes, communistes, radicaux, démocrates-chrétiens ou gaullistes !

Face à la puissance de la réaction, opposons l'union de tous les progressistes ! La République est en jeu !

Daté du 2 mai 2007
 


par le Citoyen Thimèle publié dans : EDITORIAUX
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Vendredi 4 mai 2007

Par respect de la légalité, mais aussi tout simplement de l'exercice démocratique, ce site ne dérogera pas aux obligations du Code électoral exprimées ci-dessus:

"A partir de la veille du scrutin à 0 heure (heure locale), il est interdit de diffuser ou de faire diffuser, par tout moyen de communication au public par voie électronique, tout message ayant le caractère de propagande électorale."

"Aucun résultat d'élection, partiel ou définitif, ne peut être communiqué au public par la voie de la presse ou par tout moyen de communication au public par voie électronique, en métropole, avant la fermeture du dernier bureau de vote sur le territoire métropolitain"

Ceux qui comptent diffuser les résultats de l'élection avant 20 heures doivent savoir, outre les conséquences judiciaires que cela implique, qu'ils baffouent purement et simplement la paisibilité et la sincérité du vote. Tant que tout le monde n'a pas voté, participer à la diffusion des résultats à grande échelle est un acte incivique, anti-démocratique. Tout citoyen devrait s'y refuser !

par le Citoyen Thimèle publié dans : Elections 2007
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Vendredi 4 mai 2007

 Par David Congnard


Par sa démarche lors du débat avec Bayrou samedi, par ses propositions de réformes des institutions, ouvertes aux opinions minoritaires et indépendantes du pouvoir central, et par sa volonté de ne plus faire de la politique bloc contre bloc, Ségolène Royal montre que le pluralisme sera préservé.


Samedi midi, Ségolène Royal et François Bayrou ont débattu devant des journalistes. Des caméras et des micros ont retransmis leurs échanges aux auditeurs et aux téléspectateurs. Du bouche à oreilles et des médias propageront ces propos. Chacun trouvera dans ce dialogue ce qui lui convient selon son appartenance politique. Les uns insisteront sur les divergences, les autres sur les convergences. Peu importe. Il s'agissait d'une première dans l'histoire de la Vème République. Qu'un candidat présent au second tour échange, sans recherche de ralliement ou de soutien et devant tous, avec un candidat éliminé au premier tour. La démarche, telle qu'elle a eu lieu et parce que François Bayrou a obtenu un tel score au premier tour, ne peut être que profitable à la démocratie. Parce qu'il faut maintenant choisir au second tour.
Alors, on pourra pointer les divergences entre la candidate socialiste et le président de l'UDF. L'UMP et les partisans de Nicolas Sarkozy s'y emploient. C'est normal. Car il y en a des divergences, et certaines ne sont pas des moindres, notamment sur les aspects économiques et sociaux. Peut-être même sont elles irréconciliables ? Mais là n'est justement pas le problème. Car c'est heureux que ces divergences existent. Elles offrent la richesse du choix et de la démocratie.

Mais il ne faut pas se tromper d'élections. C'est de la présidentielle qu'il s'agit. Ces divergences, quelle que soit leur intensité, seront tranchées au moment des législatives. On oublie trop souvent cela : c'est le Parlement qui fait les lois. On l'oublie car on nous a habitué depuis longtemps déjà à toutes ces lois proposées par l'exécutif. Or je le répète, c'est le Parlement qui fait les lois. Et c'est bien aux législatives qu'on élit une part des membres de ce Parlement, les députés. Les Français diront alors quelle politique économique et sociale notamment, ils souhaitent. Elle sera de droite, du centre ou de gauche, prônée ou pas par le président nouvellement élu selon qu'il obtient une majorité ou non. nous verrons.

Mais le 6 mai, il s'agit de l'élection présidentielle. Et le président est le garant du bon fonctionnement des institutions. Or, du débat de samedi, il ressort une convergence d'idées entre Ségolène Royal et François Bayrou sur le fonctionnement de ces institutions. Pour eux deux, un moyen d'assurer la diversité de l'offre politique, des opinions et du choix, bref de la vie démocratique du pays.

Les députés UDF peuvent rallier Nicolas Sarkozy. Peut-être auront-ils ainsi plus de chance de conserver leur mandat d'élu ? Sans doute. Mais que peut-il leur faire d'être élus si leurs opinions, quand elles divergent - et il existe, ne nous y trompons pas,des divergences entre le centre et la droite, et pas des moindres là aussi, citons par exemple la ratification du futur traité européen ou même le budget ces dernières années - que peut-il leur faire d'être élus si leurs opinions ne valent pas, ne sont pas prises en compte ?

Alors on lira ou entendra que Nicolas Sarkozy aussi avance des propositions institutionnelles (limitation du nombre des mandats du président de la république, audition et véto du Parlement pour les nominations au plus hautes fonctions, réforme du CSM) pour améliorer la vie démocratique du pays. Elles restent bien pales par rapport à celle de Ségolène Royal (suppression du 49-3, réforme du Sénat, introduction d'une dose de proportionnelle à l'Assemblée, nomination des membres des instances supérieures (CSA, CSM, Conseil constitutionnel) par le Parlement, limitation du cumul des mandats, nomination d'un membre de l'opposition à la présidence de la commission des finances...). Mais surtout, c'est ici, précisément, que Nicolas Sarkozy est comptable de son bilan. Non pas celui de membre des gouvernements Raffarin et Villepin mais de président de l'UMP. Que s'est-il passé lorsque les députés UDF n'étaient pas ces derniers temps sur la même position que ceux de l'UMP, s'abstenaient sur des textes ou votaient contre. On les tordaient dans tous les sens, vilipendaient et renvoyaient dans l'opposition, c'est dire la considération que l'UMP a pour celle-ci. Jusqu'au députés UMP eux-mêmes qui se devaient de voter les lois proposés par l'exécutif sans sourciller. Y'a-t-il eu des courants à l'UMP pour refléter les diverses sensibilités ? Ils étaient prévus, personne ne les a jamais vus. Des membres de l'UMP ont-ils pu se présenter contre Nicolas Sarkozy à la candidature à la présidentielle ? Demandons à madame Alliot-Marie ou monsieur de Villepin. Dissuadés. Des membres de l'UMP ont-ils pu se présenter en dehors du parti à la présidence de la République ? Voyons chez madame Boutin ou monsieur Dupont-Aignan. Asséchées les opinions divergentes. Un parti godillot, aux ordres. Nicolas Sarkozy y a-t-il apporté la moindre réforme ou a-t-il adhéré à cette façon de voir les choses, de faire et d'être ? A-t-il garanti la liberté d'expression des opinions divergentes, les a-t-il favorisées et soutenues au sein de son parti ? S'il en est un à droite qui l'a fait, c'est sans doute Jean-Louis Debré, le président de l'Assemblée nationale, son camp le lui a bien reproché. C'est donc là le bilan de Nicolas Sarkozy, président de l'UMP, qu'il faut prendre en compte. Président ici ou au conseil général des Hauts-de-Seine où, et je ne sais pas s'il faut y voir une coïncidence ou un hasard, sont intervenues les premières défections d'élus UDF en sa faveur. Sans doute par conviction.

Je ne ferai pas ici le procès des amitiés économiques ou médiatiques de Nicolas Sarkozy. Chacun se lie avec qui lui convient. Mais j'insiste par contre sur une autre convergence entre Ségolène Royal et François Bayrou pour délier et séparer des intérêts qui pourraient se révéler conflictuels. Une garantie pour la démocratie et la liberté de penser autrement. Une proposition que n'avance pas
Nicolas Sarkozy.

Alors, parce qu'avant de voir le fond, il est important de regarder la forme qui permettra à ce fond d'exister et et de s'exprimer ; parce qu'il faut toujours penser qu'un jour, on peut ne pas être d'accord avec la majorité, être minoritaire, il faut se garder la possibilité d'exprimer cette divergence.

Par sa démarche ce samedi, par ses propositions de réformes des institutions, ouvertes aux opinions minoritaires et indépendantes du pouvoir central, et par sa volonté de ne plus faire de la politique bloc contre bloc, Ségolène Royal montre que cette possibilité sera préservée. Aux bilans de l'UMP à l'Assemblée et au gouvernement, de Nicolas Sarkozy à la présidence de son parti et du déni que font ses partisans de l'utilité et de l'intérêt, de la légalité même, du dialogue que nous avons vécu entre Ségolène Royal et François Bayrou, nous n'avons pas la certitude de garder cette possibilité intacte, et pour l'instant nous en avons même la preuve que non. Non pas que les institutions seraient dévoyées mais à coup sur, elles resteraient bien vérouillées au profit d'un seul camp.

Les députés UDF et les Français devraient y penser. Et les désaccords sur les sujets économiques et sociaux pourront alors exister et s'exprimer aux législatives. C'est pourquoi je pense qu'il est raisonnable de voter Royal le 6 mai.

par le Citoyen Thimèle publié dans : Elections 2007
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Vendredi 4 mai 2007

- Pour battre Sarkozy, la seule voie royale est à gauche ! [Mars-Gauche Républicaine]

- Sarkozy, un danger pour notre société [Appel national des Jeunes Centristes]

- Pourquoi il faut stopper Sarkozy [Appel d'un gaulliste]

- Appel au vote citoyen [République & Robespierrisme]

- Le projet Royal contre le projet Sarkozy en tableau comparatif [Chevenement.fr]

- La "France Présidente" ? [Désirs d'avenir]

par le Citoyen Thimèle publié dans : Elections 2007
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Jeudi 3 mai 2007
Nicolas Dupont-Aignan avait prévenu il y a quelques temps qu'il ne se déroberai pas pour le second tour, et qu'il ferait donc un choix entre les deux finalistes. Lui qui a pourtant fustigé pendant des mois Nicolas Sarkozy et son projet - comme personne au sein de l'UMP - au point d'annoncer qu'il se présenterait à l'élection, votera finalement pour lui ! Tout ce chemin pour ça, chapeau Monsieur Dupont-Aignan !

Dupont-Aignan, qui se dit "gaulliste et républicain", votera donc pour quelqu'un qui gouvernera comme un autiste, qui fera revoter en partie le Traité Constitutionnel Européen dans le dos du peuple, qui instaurera la discrimination positive, qui attaquera la laïcité, qui cassera le droit du travail et les services publics, qui baffouera la laïcité et qui prônera l'atlantisme comme modèle de politique étrangère ! Dupont-Aignan votera donc pour quelqu'un qui incarne la trahison du gaullisme et du modèle républicain français !

Quoiqu'il en soit, pour les républicains le cocufiage continue !

par le Citoyen Thimèle publié dans : Elections 2007
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Jeudi 3 mai 2007
par le Citoyen Thimèle publié dans : Elections 2007
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