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Vendredi 20 octobre 2006

Le tribunal administratif vient de rendre son délibéré :

Anas El Jazouli et sa famille pourront continuer à résider en France.

Nous nous réjouissons de cette victoire contre l'arbitraire sarkoziste, si bien relayé en Seine et Marne par le Préfet, qui se promettait de les renvoyer dans leur pays d'origine malgré les graves menaces qui pesaient sur la vie d'Anas El Jazouli. Il aura fallu pour cela qu'Anas E J mette sa propre vie en danger par 39 jours de grève de la faim, que toute sa famille montre sa détermination à faire triompher la justice et qu' un élan de solidarité formidable se manifeste à Montereau et dans notre région.

Je tiens à saluer toutes les personnes qui se sont rassemblées spontanément autour de la famille: les voisins, les parents d'élèves, les enseignants, infirmières et médecins, Clotilde Gauthier et les militants de Réseau Education Sans Frontières, Nicolas Pomiès de l'UFAL, la municipalité de Varennes, le maire de Vaux le Pénil, le Sénateur maire Michel Billout, Jacques Gobillot conseiller municipal de Montereau, Michèle Guzman secrétaire départementale du PCF etc.

Mais je suis informée aujourd'hui que d'autres familles résidant à Montereau sont à leur tour menacées d'être reconduites à la frontière. Il faut donc continuer à agir contre l'esprit de cette circulaire Sarkozy.

 Pour quelle raisons?

Celle-ci indique par exemple qu'une famille pourra demeurer en France à condition que des enfants soient nés sur notre territoire ou soient scolarisés. En réalité lorsqu'un recours est adressé au Tribunal Administratif sur cette base, on apprend alors par le Juge que la fameuse circulaire Sarkozy n'est pas en soi attaquable puisqu'elle ne remplit pas les conditions d'une loi. Dès lors, personne ne sait plus contre qui et contre quoi se retourner. Voilà le piège dans lequel Sarkozy et ses fidèles ont voulu enfermer des milliers de familles étrangères qui pensaient avoir le droit pour elles.

En réalité toutes les familles doivent savoir que leurs droits à demeurer sur le territoire français peuvent s'appuyer, non pas sur les critères exigés par la circulaire mais sur des textes fondamentaux et notamment:

  • la convention internationale des droits de l'enfant
  • l'article 8 de la Convention Européenne des droits de l'Homme, qui reconnaît pour chaque être humain le droit de vivre en famille.

Je trouve que c'est une magnifique leçon qui est donnée au ministre de l'intérieur, au Préfet de Seine et Marne, que celle qui consiste à s'appuyer sur des conventions internationales édictant des droits de l'enfant et de la famille pour leur donner juridiquement tort.

Sylviane Chavany
Conseillère régionale d' Ile de France, PCF

par le Citoyen Thimèle publié dans : Laïcité, Religions et Intégrismes
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Jeudi 19 octobre 2006

L’ancien ministre, pour qui « le projet socialiste est faible ou ambigu », décidera avant la fin de l’année s’il se présente ou non à la présidentielle.


LE FIGARO. - Vous publiez un nouveau livre : La Faute de M. Monnet (1). Pour vous, l’Europe sera-t-elle au centre du débat 2007 ?

Jean-Pierre CHEVÈNEMENT. - Bien évidemment, cette question sera au coeur de la campagne. Il faut mettre l’accent non sur une nouvelle Constitution mais sur la réorientation économique, monétaire et par conséquent sociale de la construction européenne. Il faut un gouvernement économique de la zone euro et réformer les statuts de la banque centrale. L’euro cher asphyxie nos exportations. Il faut sortir de la stagnation à laquelle nous avons été condamnés depuis près de quinze ans. Ce livre n’est pas qu’un simple essai de « dépanthéonisation » de Jean Monnet. C’est aussi une critique de l’idéologie « postnationale » chère à Jürgen Habermas. Il faut aller vers une confédération de « nations républi­caines » que j’appelle « République européenne », capable de s’exprimer par elle-même sur la scène du monde. Pour cela, il faut remettre les idées en ordre de ceux qui, comme Dominique Strauss-Kahn, confondent, non sans quelque perversité, nation et nationalisme.

Pour défendre cette idée de l’Europe, serez-vous candidat en 2007 ?

Je ressens une profonde inquiétude pour notre pays. Nicolas Sarkozy cède trop souvent à la démagogie. Comment ne pas relier, par exemple, les attaques contre les policiers avec la suppression de la police de proximité que j’avais créée ? Par ailleurs, le projet socialiste est faible ou ambigu sur bien des points. Ma candidature serait utile et légitime pour élever le niveau du débat. Je rappelle que j’ai fait plus de voix en 2002 que chacun des candidats vert, communiste, radical, etc. Cela montre qu’il existe dans le pays un courant républicain. J’entends donc peser dans la campagne. Je prendrai ma décision avant la fin de l’année.

L’un des candidats à l’investiture socialiste a-t-il votre préférence ?

N’étant plus membre du PS depuis 1992, je n’entends pas prendre parti. Je me borne à porter des jugements sur le fond. Laurent Fabius a l’avantage d’avoir pris position en 2005 contre la Constitution européenne. Sa capacité d’homme d’État n’est pas contestable. Malheureusement, sans doute pour donner des gages aux tenants du oui, il prône maintenant une Constitution européenne réduite à ses deux premières parties. Cela ne nous satisfait pas. Inversement, j’observe que Ségolène Royal a déclaré le traité caduc et s’est prononcée pour une Europe de projets. Elle en a énoncé quelques-uns. Cette démarche me paraît seule réaliste. Quant à Dominique Strauss-Kahn, il est contre la nation, sauf si elle est « européenne », autant dire jamais. Il méconnaît la nation républicaine, définie comme « communauté de citoyens » qui est pourtant au coeur de notre histoire.


(1) La Faute de M. Monnet, Fayard, 148 pages, 10 euros.

Le Figaro

par le Citoyen Thimèle publié dans : Vie politique
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Jeudi 19 octobre 2006
Nicolas Dupont-Aignan, député UMP et candidat à l'élection présidentielle de 2007 hors de son parti, a lancé sa campagne mercredi soir à Paris en dénonçant "le dîner de cons" auquel se prêtent selon lui les autres candidats, de l'extrême droite à l'extrême gauche.
 
"Je suis candidat car je ne veux pas être complice de la nouvelle farce électorale qui se prépare", a lancé M. Dupont-Aignan, devant près d'un millier de personnes enthousiastes, rassemblées à la Mutualité à Paris.
 
Mais "je ne participerai pas à ce 'dîner de cons' où une petite bande de cyniques", de l'extrême droite à l'extrême gauche, "va se jouer de la candeur de sa proie et réciter l'habituel couplet inoffensif des mesures qui ne résolvent rien", a-t-il ajouté. Le député de l'Essonne, également président du club Debout la République (associé à l'UMP), a décidé d'être candidat mais sans passer par le vote du congrès de l'UMP (le 14 janvier prochain), au cours duquel les adhérents devraient, selon toute probabilité, choisir Nicolas Sarkozy.
 
M. Dupont-Aignan, qui fut partisan, l'an dernier, du non à la Constitution européenne, assure avoir reçu jusqu'à présent 250 promesses de signatures (sur les 500 exigées).
 
"Quand la cause du 'people' a remplacé la cause du peuple, il n'y a plus d'autre place que pour les luttes d'ego et les rivalités de clans", a-t-il dénoncé.
 
Ainsi, selon lui, dans la campagne, il y a "d'un côté les deux candidats du 'oui' qui vont confronter la couleur du papier cadeau et faire mine de s'étriper sur la longueur du ruban pour mieux cacher que le cadeau est exactement le même. De l'autre, les extrêmes, de gauche comme de droite, qui vont se livrer à une surenchère verbale plus ou moins nauséabonde pour capter le plus grand nombre possible de déçus du système".
 
"J'irai jusqu'au bout pour proposer aux Français une autre politique que celle du mensonge et de l'hypocrisie", a-t-il assuré, après avoir reproché à M. Sarkozy "d'avoir prêter allégeance" à Bruxelles "en proclamant qu'il ferait voter après 2007 par le Parlement une mini-constitution", puis "aux dirigeants de Washington, en promettant de rééquilibrer la politique de la France vers les USA et la Grande-Bretagne".
 
Il a proposé "quelques grandes réformes aux Français": notamment "la révolution de l'actionnariat salarié avec pour objectif d'atteindre le seuil de 15% du capital des grandes entreprises dans 5 ans", "la création de la sécurité professionnelle", et "qu'en 5 ans, 5 millions supplémentaires de familles puissent accéder à la propriété".

D'après AFP
par le Citoyen Thimèle publié dans : Vie politique
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Jeudi 19 octobre 2006
Un homme a été interpellé lundi à Orléans et placé en garde à vue pour avoir adressé par e-mail une menace de mort au professeur de philosophie Robert Redeker qui avait publié une tribune sur l'islam le 19 septembre, a-t-on appris mardi de source judiciaire.

Après 24 heures de garde à vue dans les locaux de la Direction de la surveillance du territoire (DST), la section antiterroriste du parquet de Paris a décidé de dessaisir au profit du parquet d'Orléans, car le caractère terroriste des faits reprochés au suspect n'a pu être établi.

Les policiers de la DST vont donc passer le relais à leur collègues de la direction interrégionale de la police judiciaire (DIPJ) d'Orléans.

Cet homme de 25 ans, employé comme téléopérateur dans une société implantée à Orléans, a été arrêté après avoir envoyé le 29 septembre un e-mail contenant une "menace de mort" dans la boîte mail du professeur de philosophie.

Les policiers sont parvenus à remonter jusqu'à lui avant de l'interpeller lundi matin. Il devrait être poursuivi pour "menaces aggravées", des faits pour lesquels il encourt cinq années de prison. Selon les enquêteurs, il s'agit pour cet homme d'une entreprise "individuelle et non pas terroriste".

D'après AFP

par le Citoyen Thimèle publié dans : République et Laïcité
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Mercredi 18 octobre 2006

Vous partez, dites-vous, à la reconquête des couches populaires. Pourquoi ont-elles déserté la gauche ?

Elles se méfient du passé, subissent la crise, veulent un espoir. Il existe une continuité entre l’échec de 2002, les mouvements sociaux de 2003, les succès de la gauche aux régionales et cantonales de 2004, le non au référendum de 2005, le mouvement contre le CPE en 2006 : la présidentielle de 2007 doit offrir un débouché politique aux votes et aux mobilisations populaires. C’est pourquoi, je place ma candidature sous le signe du pouvoir d’achat, de l’emploi, de la lutte contre les délocalisations, de l’éducation, du logement, de la santé.

Pensez-vous que les évènements de l’an dernier dans les banlieues signent la fin du modèle républicain ?

Cela signe surtout l’échec de M. Sarkozy. Où sont les améliorations promises ? Le modèle républicain n’est nullement dépassé, il faut le soutenir par des moyens concrets et une volonté politique. En faveur de l’école, du logement, de l’emploi, de la lutte contre les discriminations, de la laïcité, d’une politique de prévention et de sécurité. Les services publics sont le patrimoine de ceux qui en n’ont pas.

En 2000 vous étiez adepte des baisses d’impôt. Quelles sont vos propositions aujourd’hui en matière fiscale ?

La situation est très différente : les déficits sont importants, les besoins considérables et le gouvernement pratique l’injustice fiscale. Il faudra donc une fiscalité plus juste et des rentrées supplémentaires. Revenir sur les cadeaux aux privilégiés, miser sur la croissance, rééquilibrer la fiscalité du travail et du capital. Il faudra aussi mettre en oeuvre le principe «délocaliseur-payeur», prendre en compte les revenus dans le calcul de la taxe d’habitation, pratiquer une vraie péréquation financière : il est anormal que Saint-Denis paie pour Neuilly ! Nous aurons à utiliser l’outil fiscal contre la pollution et pour inciter aux économies d’énergie.

Si la fusion GDF/Suez est entérinée, que faudra-t-il faire pour que l’entreprise revienne dans le giron public ?

Cette privatisation se traduirait par des augmentations de tarifs pour l’usager et elle n’empêcherait pas les OPA sauvages. C’est une faute grave de se priver d’un outil d’indépendance nationale. La gauche devra donc agir en vue d’un rapprochement entre EDF, redevenu complètement public, et GDF. Plusieurs techniques sont possibles. La privatisation d’aujourd’hui n’est pas irréversible. AREVA, EDF, GDF... Toutes ces entreprises peuvent être le socle d’une vraie politique énergétique française et européenne.

Que devra faire un Président de la République de gauche vis-à-vis du processus européen ?

Dès juin 2007, un sommet européen se réunira : la position française devra être claire en faveur d’une relance et d’une réorientation de l’Europe. En 2008, la France assumera la présidence de l’Union, au moment où la renégociation du traité se posera à nouveau. En dernier ressort, le peuple devra trancher par référendum. Aujourd’hui, la cherté de l’euro conduit Airbus à vouloir délocaliser ses productions dans la zone dollar. En matière économique, nous porterons une nouvelle politique de soutien à la croissance. Nous devrons proposer une approche commune en matière énergétique et de recherche. Nous aurons à traiter également la question de l’élargissement, en lien avec une nécessaire harmonisation sociale et fiscale de l’Europe sans laquelle la porte serait ouverte à toutes les délocalisations. L’Europe ne doit pas être le cheval de Troie de la mondialisation financière. Elle doit avancer sur des projets concrets, mais elle a surtout besoin d’un grand dessein et d’une vraie réorientation : je veux porter cela. Pour mener cette bataille politique en Europe et changer le cours des choses, mieux vaut un Président de la République de gauche, pro-européen, et qui s’oppose à la dérive libérale de l’Union.

Les sondages vous placent derrière les candidats qui ont fait campagne pour le oui. Comment expliquez-vous ce décalage ?

Il y a effectivement une part de mystère. La plupart des Français qui ont voté non ont voulu, comme moi, exprimer à la fois leur attachement européen et leur refus des dégâts du libéralisme en Europe. Je veux gagner en rassemblant la gauche, ce qui suppose le respect du vote des Français et le rassemblement de tous. C’est plus important que les sondages !

En 2001 vous déclariez que le PS n’a pas vocation à porter le PCF à bout de bras. Comment voyez-vous désormais le rassemblement à gauche ?

Je n’ai pas tenu ce propos et ce n’est pas ma pratique : au niveau national comme dans ma commune de Grand Quevilly, je pratique le rassemblement à gauche. Je suis socialiste, et en même temps je sais qu’il existe une authentique sensibilité communiste qui nourrit l’identité historique de la gauche française. Nous devons nous écouter et travailler ensemble, car les socialistes et les communistes, avec les radicaux, les verts, les amis de Chevènement sont les représentants du peuple que nous voulons rassembler. Le PS, et moi même si je suis élu, nous aurons d’autant plus de responsabilités dans cette démarche que nous sommes la première force du rassemblement. Il ne s’agit pas de refaire à l’identique l’union de la gauche façon 1981, ni la majorité plurielle 1997. Nous devons construire un rassemblement, en précisant les engagements de chacun avec si possible une plate-forme commune. Je ne lorgne pas vers le centre, je veux rassembler la gauche, dans une majorité puis au gouvernement. Notre objectif commun doit être de battre Sarkozy et de combattre Le Pen en proposant une politique alternative.

Vous vous êtes prononcé pour une régularisation globale des sans-papiers. Que répondez-vous à ceux qui y voient un «appel d’air» ?

L’appel d’air vient surtout de la comparaison entre la richesse de certains pays et la misère des autres. La plupart des migrants qui viennent chez nous ou se fracassent aux portes de l’Europe le font parce qu’ils n’ont pas d’autre choix pour se nourrir et offrir un avenir à leurs enfants ! Notre première réponse doit donc être le soutien au développement des pays pauvres. Quant à la question de la régularisation, elle se pose pour les personnes qui sont en non-droit et dont il faudra examiner la situation ; mais elle ne peut pas être un mode de gestion permanent.

 

par le Citoyen Thimèle publié dans : Vie politique
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Mercredi 18 octobre 2006

Par Michel Muller


Répondant à l’injonction de l’administration Bush, la majorité républicaine et plusieurs élus démocrates de la Chambre des représentants et du Sénat ont ouvert la voie à la légitimation de la torture, de la détention sans limites dans le temps et sans inculpation ni procès de ressortissants étrangers résidant ou non aux États-Unis. Est désormais autorisée l’utilisation de preuves indirectes ou obtenues par la torture.

À cet effet, dans le cadre général du langage bushien de « guerre durable contre le terrorisme », une nouvelle catégorie de suspect a été établie par la loi : « le combattant ennemi illégal ». Une étrange qualification qui échappe tout à fait aux principes généraux du droit : en effet quels peuvent être les critères (et qui en décidera) du caractère « légal » ou « illégal » d’un « combattant ennemi » ?

Le texte voté par le Congrès porte le titre de « loi des commissions militaires, 2006 ». Ces commissions, sortes de succédanés de tribunaux militaires qui pourront être composés d’au moins cinq militaires, juristes ou non, auront toute latitude pour juger secrètement tout ressortissant étranger soupçonné de mettre ou de tenter de mettre en danger les intérêts des États-Unis. L’accusé ne pourra prétendre au choix de son défenseur, ni connaître les faits qui lui sont reprochés, ni, le cas échéant, « lorsque la sécurité des États-Unis est en cause », la nature des « preuves » le mettant en cause. Pouvant être détenu sans limite dans le temps, il ne pourra même pas réclamer à être jugé.

Le terroriste présumé ne pourra contester la légalité de sa détention, les conditions de celle-ci, ni les « techniques » d’interrogatoire dont il a pu être victime.

La loi confère au président des États-Unis « l’autorité » pour « interpréter la signification et l’application des conventions de Genève » prohibant la torture et définissant les lois de la guerre, notamment les règles relatives au traitement des prisonniers. Celles-ci ne pourront être invoquées « comme source de droit devant aucun tribunal des États-Unis ». Plus généralement, stipule la section V de la loi, « personne ne pourra invoquer les conventions de Genève ni aucun de leurs protocoles dans une quelconque action d’habeas corpus ou tout autre acte civil ou toute poursuite judiciaire dans lesquels les États-Unis, un fonctionnaire en activité ou non, un employé, un membre des forces armées ou tout autre agent des États-Unis est partie en tant que source de droit ». En corollaire, « aucun tribunal, aucun juge n’aura le pouvoir d’entendre ou de prendre en considération une demande en assignation d’habeas corpus introduite par un ressortissant étranger (ou en son nom) qui est ou qui a été détenu par les États-Unis et qui a été considéré comme étant correctement détenu comme combattant ennemi ou en instance de cette qualification ».

La lourdeur du style n’enlève rien au caractère antidémocratique, liberticide et effrayant d’une telle législation. Elle confère au pouvoir exécutif le droit de fixer les règles de détention et d’interrogatoire des prisonniers et de définir ce qui est torture et ce qui ne l’est pas. Or la Maison-Blanche a toujours refusé d’indiquer avec précision les pratiques d’interrogatoire prohibées. Du même coup sont absoutes toutes les exactions commises par la CIA ou les militaires dans les centres de détention états-uniens ou étrangers. Pire encore, les aveux obtenus par la torture perpétrée dans des prisons étrangères pour le compte des États-Unis sont aussi désormais recevables légalement.

L’Union américaine pour les libertés civiles (ACLU) indique avoir des preuves que des agents fédéraux ont perpétré de nombreuses violences contre des détenus étrangers comme « tremper la main d’un prisonnier dans l’alcool avant d’y mettre le feu, administrer des chocs électriques, infliger des violences sexuelles répétées y compris la sodomie à l’aide d’une bouteille » et la nouvelle pratique du supplice de la baignoire, en « attachant le détenu sur une planche, la tête plus bas que les pieds et en faisant ruisseler de l’eau sur la tête, ce qui provoque une insupportable sensation de noyade ».

Ne nous y trompons pas : la loi dite des commissions militaires menace tout étranger (qu’il soit effectivement un « combattant » pris les armes à la main ou qu’il soit un simple visiteur qui a eu l’imprudence de provoquer, même à son insu, les soupçons des services de renseignement américains) au même titre que l’USA Patriot Act viole les droits et libertés élémentaires des citoyens états-uniens.

Comment le régime au pouvoir à Washington pourra-t-il désormais prétendre imposer au reste du monde sa conception de ce qu’il persiste à appeler la démocratie ? Un modèle que certains politiciens européens souhaitent pourtant importer en agitant le spectre de « l’insécurité » ou de la « menace terroriste ».

par le Citoyen Thimèle publié dans : Libertés, Justice et Droits de l'Homme
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Mercredi 18 octobre 2006

Récemment une célèbre animatrice radio états-unienne fit remarquer que l’homosexualité est une perversion. “C’est ce que dit la Bible dans le livre du Lévitique, chapitre 18, verset 22 : “Tu ne coucheras pas avec un homme comme on couche avec une femme : ce serait une abomination”. La Bible le dit. Un point c’est tout.” affirma-t-elle.

Quelques jours plus tard, un auditeur lui adressa une lettre ouverte qui disait :

« Merci de mettre autant de ferveur à éduquer les gens à la Loi de Dieu. J’apprends beaucoup à l’écoute de votre programme et j’essaie d’en faire profiter tout le monde. Mais j’aurais besoin de conseils quant à d’autres lois bibliques.

Par exemple, je souhaiterais vendre ma fille comme servante, tel que c’est indiqué dans le livre de l’Exode, chapitre 21, verset 7. À votre avis, quel serait le meilleur prix ?

Le Lévitique aussi, chapitre 25, verset 44, enseigne que je peux posséder des esclaves, hommes ou femmes, à condition qu’ils soient achetés dans des nations voisines. Un ami affirme que ceci est applicable aux mexicains, mais pas aux canadiens. Pourriez-vous m’éclairer sur ce point ? Pourquoi est-ce que je ne peux pas posséder des esclaves canadiens ?

J’ai un voisin qui tient à travailler le samedi. L’Exode, chapitre 35, verset 2, dit clairement qu’il doit être condamné à mort. Suis-je obligé de le tuer moi-même ? Pourriez-vous me soulager de cette question gênante d’une quelconque manière ?

Autre chose : le Lévitique, chapitre 21, verset 18, dit qu’on ne peut pas s’approcher de l’autel de Dieu si on a des problèmes de vue. J’ai besoin de lunettes pour lire. Mon acuité visuelle doit-elle être de 100 % ? Serait-il possible de revoir cette exigence à la baisse ?

Un dernier conseil. Mon oncle ne respecte pas ce que dit le Lévitique, chapitre 19, verset 19, en plantant deux types de culture différents dans le même champ, de même que sa femme qui porte des vêtements faits de différents tissus, coton et polyester. De plus, il passe ses journées à médire et à blasphémer. Est-il nécessaire d’aller jusqu’au bout de la procédure embarrassante de réunir tous les habitants du village pour lapider mon oncle et ma tante, comme le prescrit le Lévitique, chapitre 24, verset 10 à 16 ? Ne pourrait-on pas plutôt les brûler vifs au cours d’une simple réunion familiale privée, comme ça se fait avec ceux qui dorment avec des parents proches, tel qu’il est indiqué dans le livre sacré, chapitre 20, verset 14 ? Je me confie pleinement à votre aide... »

 

http://jccabanel.free.fr/index.htm

par le Citoyen Thimèle publié dans : Laïcité, Religions et Intégrismes
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Mardi 17 octobre 2006

par Alain-Gérard Slama

Le vote par l'Assemblée de la proposition de loi socialiste pénalisant d'un an de prison et de 45 000 euros d'amende la négation du génocide des Arméniens perpétré par les Turcs pendant la Première Guerre mondiale n'est pas un événement mineur. Ce vote est le reflet du climat général d'intolérance, lié à la mondialisation, qui ne cesse de progresser entre les nations, et qui ronge de l'intérieur les sociétés démocratiques.

Le problème posé par ce texte n'est pas, ou plutôt ne devrait pas être celui des relations entre la France et la Turquie. Le massacre des Arméniens engagé en 1915 est un génocide avéré, et si les historiens se divisent parfois sur sa dénomination, la démonstration a été faite, notamment par Yves Ternon, qu'il fut systématique et programmé. En niant cette réalité, le gouvernement d'Ankara perpétue un mensonge d'État dont l'Union européenne ne saurait se rendre complice. C'est faire injure aux concitoyens du prix Nobel de littérature Orhan Pamuk de croire qu'ils suivront en masse les représailles économiques annoncées. Et l'on ne sache pas, en toute hypothèse, qu'une loi d'ordre intérieur doive être votée en fonction du plaisir ou du déplaisir qu'elle serait susceptible de causer à un autre pays.

L'objection soulevée par ce texte ne saurait être davantage réduite à la défense, par les historiens, d'intérêts que les défenseurs du texte voté par l'Assemblée ont beau jeu d'accuser de corporatisme. Au-delà de l'appel lancé en décembre 2005 par le groupe Liberté pour l'histoire, conduit par Pierre Nora et René Rémond, ce n'est pas seulement la liberté de la recherche historique qui se trouve mise en jeu par des lois aux implications pénales inévitablement abusives et arbitraires.

C'est, plus généralement, la liberté de penser et de s'exprimer. À la suite de la loi Taubira de juillet 2001 proclamant l'esclavage crime contre l'humanité, les poursuites intentées, l'an dernier, contre l'historien Pétré-Grenouilleau pour avoir simplement rappelé que le génocide des Juifs était exterminateur, alors que le projet esclavagiste, par définition, ne saurait l'être, en a été une flagrante illustration. La tentative du conseil représentatif des associations noires de France, le Cran, de s'en prendre au dictionnaire Le Robert est un autre exemple récent.

À vrai dire, le problème posé par les intrusions renouvelées du législateur dans le domaine de l'interprétation de l'histoire est celui des fondements de la République. Il devrait être évident pour quiconque que la loi pénalisant la négation du génocide des Arméniens ouvre une brèche - une de plus - dans les principes qui fondent les libertés publiques. Dans une nation démocratique, la liberté de penser et de s'exprimer ne doit avoir d'autre limite que celles de l'insulte et de la diffamation, déjà inscrites dans nos codes. La loi doit servir l'intérêt général, et non se rendre otage de groupes d'intérêts particuliers. Elle doit enfin garantir la cohésion de la société en rassemblant des citoyens autonomes et responsables, et se garder de céder aux pressions de communautés, ou pseudo-communautés, réunies autour de passions identitaires, ethniques ou religieuses.

Ces principes de raison, d'universalité, d'autonomie ne sont pas de pures abstractions. Ils sont vérifiés par une longue expérience. Jean-Jacques Rousseau a décrit, après Voltaire, le danger de fragmentation en chaîne d'une société dans laquelle la règle ne serait pas pensée pour tous, et égale pour tous.

La première défaillance, la première concession d'un droit spécifique, détaché de la règle générale, ne peut manquer de provoquer, de proche en proche, la revendication d'autres droits particuliers, en vertu du raisonnement : pourquoi lui et pas moi ? Et cela, dans tous les domaines, les intérêts de mémoire n'étant pas aujourd'hui les moindres.

Ainsi la loi Gayssot de 1990, criminalisant le négationnisme du génocide des Juifs au lieu de soumettre les contrevenants à l'arbitrage de l'Université et, s'il y a lieu, à des poursuites pour diffamation, contenait-elle en puissance la loi Taubira, la loi de 2005 sur le « rôle positif de la présence française en Afrique du Nord », destinée à satisfaire les anciens harkis et les pieds-noirs, les deux lois sur la reconnaissance du génocide des Arméniens et sur sa diffamation, en attendant qu'un texte pénalise le négationnisme du génocide esclavagiste, etc.

Ces lois entretiennent les divisions et l'intolérance au lieu de les combattre. On n'imagine guère, hélas, que, dans un contexte de racisme montant, elles puissent être abrogées. On peut espérer que les juges déclarent leur incompétence, et qu'elles tombent en désuétude. On peut prévoir que le gouvernement ne laissera pas aboutir le vote du texte présent, par crainte de la Turquie, sans doute, plus que des historiens. Mais rien ne sera fait tant qu'un grand mouvement d'opinion, que l'on sent venir, ne se sera pas attaqué à la source du mal : l'idéologie déresponsabilisante qui sacralise la sainte trinité de la transparence, du repli identitaire et de la précaution. Ce nouvel ordre moral, né du choc de la mondialisation, se nourrit de la peur du conflit et aboutira, s'il ne rencontre pas de résistance, à la ruine de l'État et à l'éclatement de la République.

Le Figaro
par le Citoyen Thimèle publié dans : Combat Républicain
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Lundi 16 octobre 2006

Les islamistes sont là, ou même déjà là comme l’évoquait le titre d’un livre paru il y a quelques années. Ils sont là, avec la complicité, inconsciente ou pas, des « islamistes modérés », des religieux modérés, à vouloir nous interdire de critiquer et de caricaturer leur religion et  à accuser d’ « islamophobie » (sous-entendu de racisme) tout ceux qui s’y prêterai. Et le but ultime de ces islamistes est d’imposer leur foutu charia, la « loi islamique », véritablement issue de mentalités d’un autre temps. La charia, tout un programme : légalisation de l’esclavage, discrimination et légalisation de faire la guerre aux non-musulmans, opposition à la démocratie, femmes soumises aux hommes, peine de mort pour les homosexuels, pour les femmes adultères et pour ceux qui quitteraient l’Islam, mutilation corporelle imposée aux voleurs, etc. . Moi, je ne consentirai jamais à sacrifier ma liberté. Je ne consentirai jamais à tolérer ces barbares qui se cachent même derrière un soit disant « islam modéré ». Les musulmans sont pour la plupart des  « modérés »,  et heureusement d’ailleurs ! Mais l’Islam qu’entend représenter le CFCM, Tariq Ramadan et l’UOIF n’est en aucun cas un islam modéré. Ils sont, même sans le vouloir, les plus grands soutiens des plus fervents islamistes, qui vont jusqu’à commettre des odieux attentats contre des innocents, et à menacer de mort tous ceux qui émettent une critique vis-à-vis de l’Islam. Ils sont mêmes incapables de nous dire en quoi l’Islam se différencie de l’islamisme. « L’islamisme, ça n’a rien à voir avec l’Islam ! », s’acharne à répéter Dalil Boubakeur, président du CFCM. Mais qu’ils nous disent alors POURQUOI ! On est prêt à l’écouter, nous les amis de la liberté, nous n’entendrons jamais couper la parole à personne ! Parlez monsieur Boubakeur ! Dites nous tout !

 

Mais c’est vrai qu’il faudrait éviter de parler du Coran, qui est une véritable boite de Pandore pour tous ceux qui essaient de nous faire croire que l’Islam est une religion d’amour et de tolérance ! Ce que ne voudra jamais dire Boubakeur, c’est que l’islamisme puise sa source dans l’Islam même ! Le Coran est truffé de sourates haineuses, et que dire des hadiths et de la Charia ! Tous les musulmans de bonne foi ont fort intérêt à enfin clarifier tous les fondements de leur religion, sous peine de se voir éternellement reproché le caractère haineux et rétrograde de l’Islam !

 

Si nous critiquons l’Islam, c’est quand même que nous avons de bonnes raisons ! Toutes les critiques faites à l’Islam devraient être interprétés pour les musulmans comme un appel à la rénovation de l’Islam, comme une volonté de pousser l’Islam vers les Lumières plutôt que de le laisser chez les obscurantistes ! Les critiques sont constructives, elles n’ont aucun but de haine. Ceux qui ont inventé le concept d’ « islamophobie » l’ont fait pour empêcher justement que l’on traite des failles de l’Islam par un amalgame honteux entre critique et haine. Ceux qui refusent la critique ne sont pas des modérés. Ceux qui entendent lutter contre l’islamophobie par le rétablissement du délit de blasphème sont les plus grands amis des islamistes ! Dalil Boubakeur, Mouloud Aounit, Jean-Marc Roubaud, Eric Raoult et Jean Bauberot sont les idiots utiles de l’islamisme, n’ayons pas peur de le dire ! Ils font le jeu de tous ceux qui entendent imposer aux musulmans et à l’ensemble de la planète l’Islam le plus « pur », le plus radical, celui des origines !

 

Ne plus pouvoir émettre la moindre critique sur l’Islam serai la pire des choses qui pourraient arriver aux musulmans qui entendent s’affranchir de ses codes les plus archaïques. Musulmans, ne tombez pas dans ce piège ! « Droits-de-lhommiste » et « tolérants », ne tombez pas non plus dans ce piège ! N’ayons aucune tolérance pour l’intolérance ! Ce n’est pas les musulmans et la paix civile que vous défendez, mais les seuls islamistes !

 

Les exemples de cette escalade obscurantiste sont chaque jour plus nombreux. Dernièrement, c’est un professeur de philosophie, Robert Redeker, auteur d’un pamphlet contre l’Islam, qui est sous le coup d’une fatwa qui le condamne à mort ! Il doit vivre caché, dans une République qui entend pourtant garantir la liberté d’expression ! Et cette République, à travers ses élus, ses citoyens, devraient être entièrement solidaires avec ce professeur, non pas forcément pour ce qu’il a dit, mais pour son droit à s’exprimer librement ! Mais non, aucun mot du Président la République, aucun mot du Ministre de l’Intérieur et de celle qui entend briguer l’Elysée l’année prochaine. Pire, le ministre de l’Education condamne le fait que Redeker a manqué à son devoir de réserve ! Pire, un candidat socialiste laïque déclare que les propos de Redeker sont de la provocation ! Pire, un soi-disant spécialiste de la laïcité, Jean Bauberot, crache sa haine du professeur ! Pire encore, une organisation prétendue anti-raciste, qui met sur le même plan ses propos et les menaces de mort ( !) entend poursuivre en justice ce même professeur pour incitation à la haine raciale ! Robert Redeker n’a fait qu’user de sa liberté d’expression, mais on va bientôt le considérer comme un criminel ! Scandaleux ! Quelle provocation ?! Quelle haine ?! Les islamistes ne sont-ils pas les plus grands haineux, les plus grands provocateurs ?!

On pourrait rappeler encore plein d’autres exemples: on commencera bien évidemment par la menace terroriste, que la politique suicidaire de Bush amplifie de jour en jour, mais aussi par les attaques portés à ceux qui osent se dresser devant la barbarie. Theo Van Gogh, pour avoir réalisé un film critiquant la situation des femmes dans les régimes islamiques, a été lâchement assassiné. Ayaan Hirsi Ali, qui avait collaboré à ce film, et qui a publiquement reniée sa foi, est quant à elle toujours menacée de mort. En 1988, déjà, Salman Rushdie, pour avoir écrit ses Versets Sataniques, qui faisaient un portrait sans concession du « prophète » Mahomet, avait lui aussi fait l’objet d’une fatwa qui le condamnait à mort. Il y a moins d’un an, tout le monde s’en souvient, 12 malheureuses caricatures provoquaient l’ire des islamistes. On peut aussi traiter de cette pièce de Voltaire, Mahomet ou le Fanatisme, qui avait fait l’objet il y a plus d’un an d’une demande d’interdiction en justice de la part d’organisations musulmanes, soit disant modérées. Plus récemment, on rappellera l’annulation d’un opéra de Mozart pour ne pas provoquer les foudres des islamistes, et aussi l’autocensure d’un musée londonien pour ne pas choquer les populations musulmanes !

Ce que l’on remarque, c’est qu’en parallèle des intimidations de fanatiques, des organisations musulmanes dites « modérés » (et même des organisations anti-racistes, en l’occurrence le Mrap de Mouloud Aounit) s’aventure eux aussi sur la voie de la censure islamique ! Selon ces organisations, toute critique de l’Islam est une provocation, un acte haineux et raciste envers les musulmans, et il faut donc tout simplement l’interdire ! Charlie Hebdo, qui avait publié les 12 fameuses caricatures de Mahomet, se voit aujourd’hui traîné devant les tribunaux par la Mosquée de Paris, l'UOIF et la Ligue islamique mondiale, pour incitation à la haine raciale !

Les intimidations ne sont malheureusement pas tout. Ces fanatiques cherche à imposer petit à petit leur vision de la société : combat pour l’abandon de la mixité (ouverture de piscines à certaines heures exclusivement aux femmes, pression sur le personnel médical pour réserver l’auscultation des femmes musulmanes par les seules femmes), combat pour créer une communauté musulmane fermée, bafouant la laïcité (exigence d'un traitement diététique particulier des enfants musulmans dans les cantines, combat pour autoriser le port du voile à l'école, combat pour créer des lycées et facultés musulmanes, combat pour permettre la construction des mosquées avec les deniers de l’Etat, légitimation des « sciences islamiques »), etc.

 

Sur la plupart de ces attaques, la « République » française actuelle cède. Les Jean Glavany, Bertrand Delanoë, Martine Aubry et Nicolas Sarkozy, pour ne citer qu’eux, ont donc choisi la voie clientéliste islamique plutôt que celle de la laïcité… Jaurès et De Gaulle doivent se retourner dans leur tombe !

 

Que des lâches ! Au lieu de poser la laïcité comme le moyen de se défendre contre toutes les attaques obscurantistes et communautaristes, on la vide de son contenu, et on cède !

 

Robert Redeker nous demande alors, dans sa fameuse tribune, que faire, nous le monde libre, face aux intimidations islamistes ?

 

Eh bien tout simplement vivre ! Vivre libre ! Vivre selon les principes laïques qui fondent notre vivre ensemble ! Céder à la moindre demande communautariste ou obscurantiste, céder à la moindre intimidation islamiste est plus qu’une preuve de faiblesse, c’est l’abandon pure et simple de sa liberté ! Nous devons continuons à écrire, à critiquer, à caricaturer, à jouer et à exposer contre vents et marées. La terreur ne doit pas l’emporter sur notre raison. Nous ne devons pas changer nos habitudes pour des terroristes. Nous ne devons rien changer, absolument rien. Notre liberté n’est pas négociable, que les terroristes le sachent. Face à ceux qui utilisent la force pour imposer leur « idéologie », nous ne pouvons que RESISTER ! Céder le moindre millimètre par peur, par la moindre politique de l’  « appeasement », c’est une capitulation avant l’heure. Avant la défaite militaire de 1940, il y a eu Munich en 1938. On sait où nous mènent les politiques de marchandage de notre liberté. Notre liberté n’est pas à vendre. Notre liberté n’a pas de prix, elle n’est pas une vulgaire marchandise.

 

En outre, notre liberté n’est jamais acquise. La liberté est originellement abstraite. C’est à l’homme de construire et de conquérir sa liberté. Il n’est pas tout de se dire libre, il faut l’être et avoir un comportement comme tel ! Etre libre, c’est vivre et vivre c’est être libre. Comme disait Sartre, « l’homme est condamné à être libre ». La liberté n’est limitée que par elle-même. La liberté d’un individu ne doit pas ainsi servir à anéantir celles des autres. La liberté n'est pas non plus un sac à ordures, où on y jette tout et n'importe quoi. Responsabilité, justice, humanisme. Voilà les justes limites. Mais vivre esclave des états d’âmes de tyrans, ça ce n’est pas vivre. Il vaut mieux mourir libre que vivre esclave. Il vaut mieux mourir debout que vivre couché. Dites toujours ce que vous avez à dire, faites toujours ce que vous avez à faire, même si cela peut vous risquer la vie. En clair, déclarons leur : « Nous n’avons que foutre de vos menaces. Si vous voulez tuer notre liberté, vous devrez nous tuer physiquement ». Si en France nous sommes 60 millions à leur faire passer ce message là, ce seront eux qui auront peur, et plus nous. Ils voudraient tuer notre liberté, mais ce sera notre liberté, notre volonté farouche de vivre libre qui les tuera !

 

L’offensive islamiste est générale. Je réclame donc votre mobilisation générale !


Publié pour la première fois le 9 octobre 2006

par le Citoyen Thimèle publié dans : EDITORIAUX
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Lundi 16 octobre 2006
Dimanche ordinaire à l'UMP : Debré relance les hostilités

Pas de répit pour Sarkozy. Alors que vendredi, depuis les Antilles, Dominique de Villepin assurait vouloir mettre un mouchoir sur «les polémiques inutiles», Jean-Louis Debré, le président de l'Assemblée nationale, a relancé au bazooka la guérilla contre le ministre de l'Intérieur orchestrée ces derniers jours par le clan chiraquien. Dans le Journal du dimanche, Jean-Louis Debré a dénoncé «l'entreprise de démolition» de l'action gouvernementale à laquelle se livre le président de l'UMP. Ce dernier a envoyé hier ses fidèles au front pour répliquer. La trêve aura donc, à l'arrivée, duré moins de 24 heures.
«Insupportables».  «Dénigrer, critiquer, contester la politique d'un gouvernement dont on est membre est non seulement une erreur, mais une faute politique», tacle Jean-Louis Debré, en qualifiant d' «insupportables» les «attaques incessantes» de Nicolas Sarkozy contre le gouvernement et Jacques Chirac. Selon lui, «l'idée de la rupture» que revendique le candidat Sarkozy «ne justifie en aucun cas les provocations». Histoire que le message soit bien clair, Jean-Louis Debré a ,de nouveau, refusé de considérer Nicolas Sarkozy comme le seul candidat possible de l'UMP. «Au nom de quoi empêcher Michèle Alliot-Marie, Dominique de Villepin ou qui que ce soit d'autre» de l'être aussi, s'est-il exclamé.
Invité du Grand Jury RTL-LCI- le Figaro, l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin y est lui aussi allé de son petit couplet sur MAM, qualifiée de «femme d'Etat». «Elle correspond à l'aspiration très forte des femmes dans notre pays. Elle a toute sa place, je ne crois pas qu'on puisse gagner sans elle», a lancé le sénateur de la Vienne. Raffarin a, dans la foulée, défini quatre «points clés» pour que lui-même et son club Dialogue et Initiative donnent leur «accord sans réserve» à Sarkozy dans la course présidentielle.
Mises en garde. Des points clés qui ressemblent parfois à des mises en garde, notamment quand il insiste sur le besoin, en matière de politique étrangère, de «plus de continuité que de rupture». Une allusion claire au récent voyage de Nicolas Sarkozy aux Etats-Unis. Mais, beaucoup plus prudent que le patron de l'Assemblée, Jean-Pierre Raffarin, qui ne cache pas son ambition de présider le Sénat, s'est posé en «gardien de l'union», précisant qu'il ne faisait pas partie du «club anti-Sarko». Et prié de dire si Villepin avait une légitimité à se présenter, il a souligné que les Français «ne demandent pas au Premier ministre d'être dans le débat électoral».
Le président de l'UMP n'a évidemment pas laissé passer la journée sans réagir. Christian Estrosi, le très sarkozyste ministre délégué à l'Aménagement du territoire, a vu hier dans la charge de Jean-Louis Debré contre Nicolas Sarkozy la marque d'une «ambition : devenir mécanicien en chef de la machine à faire perdre». Il «est d'un autre siècle. L'UMP n'est pas le RPR. Il a une stratégie de harcèlement qui peut conduire à la défaite», s'est empo