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Samedi 12 janvier 2008
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Par Christian Darlot

Le Président de la République et le Gouvernement tentent de faire ratifier par le Parlement le traité de Lisbonne, qui instituerait la suprématie de l'Union Européenne sur les États d'Europe, malgré le rejet par le peuple français du traité précédent en 2005. Les partisans de cette procédure la prétendent constitutionnelle, et allèguent l'intention avouée pendant la campagne électorale par le président en exercice. Ces assertions sont-elles fondées ?


En démocratie, le Peuple, formé par l'ensemble des citoyens, est le seul souverain, et le pouvoir constituant appartient à lui seul. La Constitution affirme ainsi, en son article 2, que « le  principe de la République est : gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple », et en son article 3 que « la souveraineté nationale appartient au peuple ».
 
A chaque élection législative, le Peuple souverain délègue partiellement le pouvoir constituant à ses représentants, qui sont habilités à modifier la Constitution, selon une procédure fixée par la Constitution elle-même. Mais cette délégation implicite n'habilite les représentants du Peuple ni à bouleverser la Constitution, ni à l'abroger. 

Or le traité que le pouvoir exécutif tente de faire ratifier instituerait un pouvoir supérieur à celui de la République, et un ordre constitutionnel absolument supérieur à l'ordre constitutionnel républicain. Il ne s'agit donc pas seulement de modifier la Constitution mais de subordonner la République à un pouvoir extérieur. Un changement si radical ne peut être accompli par des représentants élus selon la procédure législative ordinaire. Deux voies, et deux seulement, sont possibles :
  
- Soit le Peuple exerce directement son pouvoir constituant, par voie de référendum ;
- Soit il l'exerce par l'intermédiaire de représentants spécialement habilités, élus explicitement dans ce but, après une campagne électorale toute entière passée à discuter de ce projet. L'assemblée munie d'un tel mandat est alors officiellement constituante. 
 
Or les parlementaires à présent en exercice n'ont pas été élus ainsi. Donc le pouvoir constituant ne leur a pas été confié, et par conséquent ils n'en sont pas dépositaires. 

Le Président de la République « est le garant de l'indépendance nationale » et « veille au respect de la Constitution », selon l'article 5 de celle-ci. Moins que quiconque il ne peut donc proposer de l'altérer, encore moins de la subordonner à un autre texte normatif. Mandataire du Peuple, sa volonté ne saurait prévaloir sur celle du Souverain. 

Les partisans du traité proclament eux-mêmes que ce texte a été rédigé dans les mêmes intentions que le traité de 2005, dont il reprend toutes les dispositions principales et, presque phrase pour phrase, les dispositions de détail, dont seul l'ordre a été modifié et la présentation embrouillée. Semblables par le but, la substance et la forme, ces deux textes sont essentiellement identiques. 

Le traité de Lisbonne est ainsi d'emblée caduc, puisque le Peuple souverain a déjà décidé d'en refuser toutes les dispositions par sa libre décision de 2005. Nul pouvoir n'étant au-dessus du Peuple, ce que le Peuple a décidé ne peut être modifié que par lui. 

Prétendre que des mandataires sans mandat puissent violer la volonté des mandants, prétexter du discours d'un seul homme, et d'un homme qui enfreint délibérément le devoir de sa charge, pour renverser la Constitution, c'est vouloir abolir la République et anéantir la souveraineté du Peuple. C'est inciter au crime de forfaiture. C'est déchirer le contrat social, détruire la foi publique, ébranler la concorde civile, ruiner les bases mêmes de la vie commune. 

Selon l'article 4 de la Constitution « les partis et groupements politiques doivent respecter les principes de la souveraineté nationale et de la démocratie ». Toute personnalité politique qui accepterait de ratifier ce traité se placerait donc d'elle-même hors de l'ordre constitutionnel, comme les parlementaires qui, en 1940, prétendirent accorder illégitimement, et à un seul homme, un pouvoir qu'ils ne détenaient pas.
Pis encore, cette usurpation résulterait, comme jadis, d'une pression de l'étranger, approuvée par des groupes sociaux dominants prêts à l'utiliser pour pérenniser leur domination. 

Quiconque ratifierait, ou tenterait de faire ratifier, ce traité perdrait donc, par ce fait même, tout pouvoir de représenter le Peuple ou d'agir en son nom.

Si ce traité était ratifié, les pouvoirs législatifs et exécutifs de la France seraient ainsi caducs, et le pays n'aurait plus qu'un parlement, un gouvernement et un président de fait, auxquels nul citoyen ne devrait plus allégeance, jusqu'au rétablissement de l'ordre constitutionnel républicain. 
 
Vive la République !  


par le Citoyen Thimèle publié dans : Démocratie et Souveraineté Nationale communauté : Les blogs républicains
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Vendredi 11 janvier 2008
chr-lettre-pre-ecrite.jpgEn décidant que seuls les parlementaires pourraient se prononcer sur le traité de Lisbonne, véritable copie de la Constitution européenne rejetée par le peuple français, Nicolas Sarkozy se rend coupable d'une scandaleuse forfaiture.

Mais rien n'est encore inéluctable. Les parlementaires peuvent empêcher cela. A condition que leur soit rappeler avec force leurs obligations démocratiques.

Dans cette optique, et à l'instar d'autres sites et organisations, nous vous invitons donc vivement, vous les citoyens qui nous lisez, à écrire en masse à vos députés et sénateurs, et ce le plus rapidement possible.

Pour s'assurer au mieux de la prise en compte de sa lettre, il nous semble impératif que l'envoi se fasse par voie postale.

Vous trouverez ci-dessous quelques lettres-types (librement reproductibles !) pour vous aider dans cette tâche, mais aussi des liens vous permettant de retrouver votre député et vos sénateurs de votre département, ainsi que leur adresse postale.

________

Lettre-Type pour tous les parlementaires


                "Madame / monsieur le député / le sénateur,

 

Le 29 mai 2005, les français ont rejeté à plus de 55 % des voix le projet de Constitution européenne. Alors que le devoir de nos gouvernants aurait dû être de prendre en compte la volonté du peuple, c’est tout le contraire qui s’est depuis produit.

 

Ainsi, le jeudi 13 décembre dernier, le Président de la République, Nicolas Sarkozy, a signé à Lisbonne un traité européen censé remplacer cette Constitution européenne et a confirmé qu’il le fera ratifier par la France sans référendum, via le Parlement.

 

Or, vous n’êtes pas sans savoir que ce traité, dit « modificatif », n’est ni plus ni moins qu’une copie de la Constitution européenne rejetée. C’est ce qu’admettent d’ailleurs tous les juristes, hommes politiques et journalistes de bonne foi. Le « père » de la Constitution européenne lui-même, Valéry Giscard d’Estaing, l’a reconnu : 90 % des termes sont identiques à « sa » Constitution.

 

Les différences entre ce traité et la Constitution sont incontestablement superficielles. Le terme de « Constitution » est abandonné, les symboles de l’Union ont disparu, mais l’essentiel est conservé, telle l’absence réelle de démocratie dans les prises de décision, telle la sacralisation des politiques libérales, tel l’alignement forcé de notre politique étrangère sur celle des Etats-Unis.

 

Plus globalement, la ratification de ce traité liera encore un peu plus les mains des dirigeants français et dynamitera à terme notre modèle républicain, social et laïque.

 

Outre la dangerosité de ces dispositions, approuver ce traité sans passer par la voie référendaire serait un scandaleux déni de démocratie.

 

C’est pourquoi, madame / monsieur le député / le sénateur, je vous prie et remercie de ne pas approuver cette ubuesque trahison de la volonté populaire et de réclamer la tenue d’un référendum sur cette question.

Comptant sur vous, je vous prie de croire, madame / monsieur le député / sénateur, en l'expression de ma profonde considération
."

par le Citoyen Thimèle publié dans : Démocratie et Souveraineté Nationale communauté : Les blogs républicains
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Lundi 7 janvier 2008

abb18-gr.jpg
La volonté sarkozyenne de ratifier le Traité de Lisbonne ne laisse pas indifférent nombre de citoyens ordinaires, révoltés. C'est le cas de Kelly-Eric Guillon, président de "Pupille de la Nation - Homega" et infaillible combattant de la République. Le texte ci-dessous, dont il est l'auteur, est extrait d'un vif échange qu'il a pu avoir avec un sympathisant UMP, opposant radical - et à bien des égards habile - à l'idée d'un référendum sur le nouveau traité européen. Alors que ce dernier, à court d'arguments, laissait entrendre que le contournement du vote du 29 mai 2005 pouvait se justifier par le fait que les votants "nonistes" de 2005 ne représentaient pas plus le souhait du peuple français que ceux de Sarkozy de 2007, Kelly-Eric Guillon lança cette réplique de haute volée :






"Je ferais simplement remarquer que notre honorable ami inverse les données, sport apparemment très prisé chez UMP et Cie.

 

Ce n’est pas moi qui ai contesté le vote du Peuple en voulant passer outre….

Je me suis simplement contenté de dire et rappeler certaines vérités de chiffres.

 

Si on veut passer outre la décision du Peuple (sous couvert que ce même Peuple est con et qu’il ne sait pas faire les bons choix – ce qui peut être vrai, mais cela reste à prouver – alors le choix de Juin 2007 est un choix débile. Je ne conteste nullement l’élection de Sarkozy, elle est, tout simplement, mais quelle valeur peut-elle avoir puisque élu par des cons ?)

 

Simplement je me suis contenté de vous rappeler les erreurs que vous commettiez dans la manipulation des chiffres et du danger que représente cette manipulation, tant pour ceux qui vous lisent que pour vous même. Je vous ai transcris la réalité d’une élection.

Vous reprenez mes arguments pour démontrer l’invalidation « potentielle » du référendum sur la constitution Européenne. En prenant cette position, vous semblez confirmer qu’effectivement le Peuple (c’est à dire les autres, que vous et vos « amis » politiques, car de bien entendu, vous êtes les seuls intelligents, beaux, conquérants,en fin de compte, vous aussi le Peuple élu….. tout comme les affidés d’adolf, le bien nommé, lui aussi petit, « autrichien – allemand de première et unique génération »,  tout comme votre champion : « Hongrois – Français 1ère génération, ……. »

Pour enfoncer le clou, je vous joints à nouveau une nouvelle analyse de chiffres que vous allez comme de bien entendu vouloir retourner contre moi….  et les tenants du respect de la volonté du Peuple (Titre premier de la Constitution : art 2 – alinéa 5 :  gouvernement du Peuple, par le Peuple et pour le Peuple

                                                                             Art 3 : « La souveraineté nationale appartient au Peuple qui l’exerce par ses représentants (indépendants et libres de toute discipline de vote. Ajout personnel) et par la vois du référendum

[Les chiffres des différents référendums sur l'Europe]

Où l’on voit que d’un scrutin l’autre relatif à l’Europe, Le Peuple Français con par naissance, par essence, par atavisme (à l’exclusion bien entendu de vous de vos mais, ce qui sera par la suite toujours sous entendu…. Je m’en voudrai de vous considérer comme faisant partie du Peuple, tant vous êtes au dessus, c’est bien connu….) devient de plus en plus con au fur et à mesure des scrutins européens (idem pour les autres) puisqu’il s’oppose de plus en plus au processus européen (que vous voulez maintenant lui imposer de force faisant fi de sa volonté et instaurant de fait une dictature électorale pour ne pas dire plus pour le moment) de 32,97% des inscrits en 1992 à 36,97% en 2005 soit une évolution relative de – 4,06 %.

Mais voilà zorro Sarko, quittant ses petits marécages de Hongrie vient à la rescousse pour sauver le Peuple malgré lui (Jeanne en avait fait autant, il a quelques siècles).

Voilà la réalité crue et véridique des chiffres et du réel respect des principes de la Démocratie.

Je regrette. Je ne pourrai jamais cautionner  votre morale démocratique qui refuse d’entériner et de respecter les choix du Peuple, même s’il se trompe (aidez le par des concrétisations palpables et réelles à apprendre à ne plus se tromper, mais ne lui dites pas «  vous ne savez pas voter, alors on décide pour vous à votre place »)

 

Je ne suis pas anti-sarko parce que c’est sarko.

Je suis anti-sarko parce qu’il ne respecte pas les principes (très chers en souffrances, dues aux manques en tout genre de la prime enfance, ressentis et subis tout au long d’une vie)

De même que je ne suis pas anti Ségo parce que c’est Ségo, ou tout autre anti-tout

Je suis pour anti tous ceux incapables de respecter lesdites valeurs et ce n’est pas les respecter que de vouloir passer outre, en force, à la volonté déjà énoncée par le Peuple.

 

J’attends avec impatience et avec une certaine jubilation votre réaction à cet énoncé véridique et vérifiable de résultats.

Nul doute que vous chercherez à vous en sortir avec une pirouette….. Mais y arriverez vous de façon convaincante et surtout tangible, permettez moi d’en douter.

Je’ vous assure que vu de l’extérieur, vous êtes véritablement risible et parfaite caricature en plus petit de ce qui se passe dans votre sphère umpienne.

 

Invitez sarko à respecter pleinement et à 100 % les vrais principes républicains et je deviendrai un inconditionnel de Sarko (ou de tout autre. Mais n’est pas de Gaulle qui veut même si le mouvement porteur de sarko se veut – mais il n’en a que quelques velléités et non le respect à la lettre – gauliste. Comme par ailleurs ledit mouvement prétend relever de Jaurès, Blum et pourquoi pas Moïse…..).

 

Mais au fait vous faites beaucoup de bruit autour d’une certaine querelle sur les pourcentages, mais vous faites un silence d’outre-tombe sur les problèmes évoqués, précédemment, de discrimination relative à 10 catégories de « sous-Hommes de Pupilles de la Nation de 39/45 » sur 12.

Pendant toute la dernière législature (la XIIéme) l’UMP s’est ingéniée à tromper ces « sous-Pupilles de la Nation de 39/45» par des mensonges éhontés, indignes de grands dirigeants, (nous en avons les preuves) bafouant même l’ordonnance de 1945 et les lois de 1945 et 1945, en la matière, est là aussi un respect de l’esprit démocratique que de balayer d’un revers de main ce qui ne vous arrange pas

Et pourtant là nous touchons davantage à la possibilité de respecter les valeurs républicaines, beaucoup plus que dans une querelle de %.

Il est  vrai que là on touche à l’Honneur de la France et aux engagements pris il y a 60 ans…. Comme aujourd’hui,, on bafoue l’expression du Peuple pour imposer ce que le Peuple ne veut pas.

 

Entre nous, et en catimini, pouvez vous me dire : à quand la suppression du gouvernement, à quand la suppression de l’assemblée Nationale (qui pour le moment est au ordres – ne vous engagez pas sur ce terrain, j’ai commis une analyse qui risque de vous confondre ! Et qui démontre à l’évidence ce que j’énonce…. Sur le plan des chiffres, je vous rassure de ma fiabilité est réelle parce que, déjà, pour moi 50% n’est pas 80%.) et celle du Sénat.

Quand vous n’aurez plus une majorité aux ordres ?

 

Votre dévoué (mais non servile) serviteur.

Je profite de l’occasion qui m’est offerte pour vous présenter mes vœux pour l’année qui commence. Puisse-t-elle être celle qui vous permet d’enfin respecter le Peuple (y compris les cons et les petits)

 

 

Kelly-Eric Guillon

«sous-Pupille de la Nation de 4éme Catégorie de 39/45 » de par la volonté des vôtres.

 

Mais au fait, au delà de votre croyance en le miracle sarkozyen qui  fait que 50% est 85% :

  • savez vous ce qu’est un « Pupille de la Nation »
  • connaissez vous la loi de 1917 (qui était sensée les régir dans l’esprit de l’EGALITE)
  • connaissez vous l’ordonnance de 1945
  • connaissez vous les lois de 1945 et 1946 relatives aux statut de « Morts en déportation »"

Note : L'intégralité  du fil est consultable sur demande
par le Citoyen Thimèle publié dans : Démocratie et Souveraineté Nationale communauté : Les blogs républicains
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Lundi 24 décembre 2007
Les dirigeants européens s’apprêtent à faire passer en force le Traité de Lisbonne, alors qu’un texte similaire a été rejeté par voie référendaire dans les États membres où une consultation avait été organisée, France et Pays-Bas. Du fait de ce procédé oligarchique, l’Union européenne ne pourra plus être considérée comme une institution démocratique, mais elle ne l’a en réalité jamais été assure le professeur Anne-Marie Le Pourhiet.

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Anne-Marie Le Pourhiet interviewée par Silvia Cattori (pour le Réseau Voltaire)


Silvia Cattori
 : Lors du Rassemblement du Comité national pour le Référendum qui a réuni à la tribune Jean-Pierre Chevènement et Nicolas Dupont-Aignan, vous avez prononcé des mots forts, des mots surprenants. Vous avez qualifié de « haute trahison, de coup d’Etat » le fait que le président Sarkozy veuille ratifier le « traité modificatif » par voie parlementaire. N’est-ce pas excessif ?

Anne-Marie Le Pourhiet : Il s’agit d’un acte très grave qui prouve bien que les références incessantes des traités européens aux valeurs démocratiques sont une tartufferie car cette Europe technocratique et confiscatoire ne peut se faire que contre la volonté des peuples.

L’Europe est consubstantiellement anti-démocratique, on veut nous l’imposer de gré ou de force. Nous ne sommes pas le premier peuple dont on aura bafoué la volonté, les Irlandais et les Danois ont aussi été contraints à revoter jusqu’à ce qu’ils disent oui.

Mais chez nous le cynisme est bien pire puisque l’on nous refuse même le droit de revoter en nous imposant une ratification parlementaire. Tout démocrate, qu’il soit souverainiste ou fédéraliste, devrait s’insurger contre une telle forfaiture.

Silvia Cattori : Le 29 mai 2005, le peuple français avait rejeté le projet de Constitution européenne à 55 % des voix. Depuis lors, ce projet n’a-t-il pas été amélioré ? N’a-t-on pas supprimé les dispositions de la Constitution européenne qui faisaient l’objet de contestation ?

Anne-Marie Le Pourhiet : Bien sûr que non. On nous a seulement enlevé les termes de Constitution et de loi ainsi que les symboles (hymne, drapeau). Ce n’est pas anodin car cela prouve que les eurocrates ont compris la motivation anti-fédéraliste des citoyens français, mais tout le reste du traité constitutionnel se trouve dans le nouveau texte.

Le procédé consistant à ne plus intégrer la Charte des droits fondamentaux dans le traité lui même mais à lui conférer cependant une valeur contraignante ou encore le remplacement de la référence expresse à la primauté du droit européen par une mention de la jurisprudence de la Cour qui pose cette primauté, constituent autant de supercheries destinées à tromper les citoyens et à se moquer d’eux.

La version consolidée des traités, telle qu’elle a été rédigée sous la direction d’un député français, et qui fait 281 pages, montre à quel point le Traité constitutionnel est intégralement recopié. Même la disposition ridicule de l’article III-121 du TCE sur le « bien-être des animaux en tant qu’êtres sensibles » se retrouve à l’article 13 du nouveau traité sur le fonctionnement de l’Union !

Comme toutes les dispositions du TCE avaient été critiquées à un titre ou à un autre et que le « non » français s’adressait à l’intégralité du texte, on ne voit pas comment le président Sarkozy pouvait prétendre conserver les éléments « non contestés », c’est totalement arbitraire et dictatorial.

Silvia Cattori : Quels sont les dispositions les plus importantes qui se trouveraient ainsi imposées aux Français par ce « mini-traité », contre la volonté qu’ils avaient exprimée ?

Anne-Marie Le Pourhiet : Tout, dans ce traité est très important. Le président de l’Union désigné pour deux ans, la politique étrangère et son ministre désormais déguisé en « haut représentant », la Charte des droits fondamentaux, si éloignée de l’esprit de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, et surtout l’extension sans précédent de la règle de la majorité qualifiée accompagnant la suppression des « piliers ». Le transfert de souveraineté est colossal.

Silvia Cattori : N’est-il pas vrai que le Parlement verrait ses pouvoirs renforcés ?

Anne-Marie Le Pourhiet : C’est un bien mince avantage dans un système où une commission indépendante des gouvernements, et donc des Parlements devant lesquels ces gouvernements sont responsables, monopolise l’initiative législative.

Le Conseil constitutionnel français ne s’y est pas trompé en affirmant que le Parlement européen n’est pas « l’émanation de la souveraineté nationale ». Quand on connaît de surcroît la composition médiocre et l’organisation ubuesque de cette assemblée, on n’est pas vraiment rassuré par le renforcement de son pouvoir.

Silvia Cattori : Comment expliquer que cette majorité de Français qui avaient voté « non » au projet de Constitution en 2005, aient voté « oui » à l’élection de M. Sarkozy tout en sachant qu’il ne prendrait pas en compte le non de ceux qui avaient rejeté ce projet ?

Anne-Marie Le Pourhiet : D’une part M. Sarkozy avait simplement annoncé un « mini-traité » qui se bornerait à « permettre à l’Union de fonctionner » de telle sorte qu’on pouvait imaginer une simple amélioration des règles de vote au Conseil, d’autre part on ne peut pas confondre la réponse à une question référendaire et le choix d’un candidat à une élection.

Comment voulez-vous qu’un électeur de droite, de surcroît convaincu que Mme Royal est une parfaite incompétente, puisse voter pour elle simplement parce qu’elle promet (du bout des lèvres) un nouveau référendum et alors qu’elle a aussi prôné le « oui » à la Constitution européenne ? Les socialistes français ont fait depuis longtemps de l’Europe leur fond de commerce et le moins que l’on puisse dire est que ni Ségolène Royal, ni François Bayrou, ne pouvaient constituer une alternative crédible sur ce point. Le vote Sarkozy a été pour beaucoup un vote par défaut.

Silvia Cattori : Le traité a été signé jeudi 13 décembre à Lisbonne par les chefs d’Etat et de gouvernement des vingt-sept pays membres de l’Union européenne. M. Sarkozy est déterminé à le faire ratifier par voie parlementaire avant fin février. Qu’est-ce qui pourrait encore déjouer, d’après-vous, ce « coup d’Etat » ? Quels moyens le peuple français a-t-il d’imposer la voie du référendum ? Le droit constitutionnel peut-il encore remettre tout cela en cause ?

Anne-Marie Le Pourhiet : Nous n’avons aucun recours juridique car la Constitution française n’interdit pas, comme la Constitution californienne, de modifier une loi référendaire par une loi parlementaire. Le Conseil constitutionnel français n’a pas non plus fait sienne la jurisprudence de la Cour constitutionnelle italienne qui impose un nouveau référendum pour contourner la volonté populaire. Le Conseil constitutionnel pourrait éventuellement « constater » que les deux traités sont quasiment identiques et « regretter » la méconnaissance de la volonté populaire mais il ne peut pas la sanctionner.

Il ne nous reste donc plus qu’à compter soit sur la mobilisation populaire, soit sur un rejet parlementaire de la révision constitutionnelle préalable à la ratification. Le projet de révision doit, en effet, être adopté à la majorité des trois cinquièmes des suffrages exprimés au Congrès [réunion de l’Assemblée nationale et du Sénat à Versailles, Ndlr.].

Silvia Cattori : Si, après avoir été mis en discussion à l’Assemblée nationale puis au Sénat, la révision constitutionnelle est approuvée par les trois-cinquièmes des suffrages exprimés des parlementaires, plus rien ne pourra plus s’opposer à la mise en œuvre de ce traité ?

Anne-Marie Le Pourhiet : Non. 60 députés ou 60 sénateurs pourront encore déférer au Conseil constitutionnel la loi autorisant la ratification du traité, mais il n’y a aucune chance pour que le recours aboutisse.

Silvia Cattori : L’Irlande est tenue par sa propre constitution de consulter son peuple par référendum. En cas de rejet, comment sortira-t-on de cette impasse ?

Anne-Marie Le Pourhiet : Sûrement de faire voter de nouveau les Irlandais ! Ainsi va l’Europe !

Silvia Cattori : Si ce traité est finalement imposé, et si, comme vous l’affirmez il y a dans la manière de procéder un « double coup d’État », M. Sarkozy, mais également les chefs d’État et de gouvernement des vingt-sept États membres de l’Union européenne, ne vont-ils pas devoir, tôt ou tard, s’expliquer quant à leur « trahison » ?

Anne-Marie Le Pourhiet : Pour ce qui est de la France, le président Sarkozy aura à s’expliquer de beaucoup de choses. Mais la sanction électorale ne peut jouer que lorsqu’il y a un candidat alternatif crédible, ce n’est pas encore le cas chez nous. Pour les élections municipales et législatives, nous saurons en tous cas nous souvenir des votes de nos parlementaires !

Silvia Cattori : 75 % des citoyens européens sont favorables à un référendum. Reste donc à ses partisans d’obtenir que le débat s’ouvre et s’élargisse au plus vite à tous les pays de l’Union européenne ?

Anne-Marie Le Pourhiet : La mobilisation citoyenne me semble indispensable, ne serait-ce que pour faire honte aux traîtres.

par le Citoyen Thimèle publié dans : Démocratie et Souveraineté Nationale
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Samedi 22 décembre 2007

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Anne-Marie Le Pourhiet interviewée par Marianne2.fr

Marianne2.fr : Quelle est la portée de la décision rendue par le Conseil constitutionnel sur le traité de Lisbonne ce jeudi 20 décembre?
Anne-Marie Le Pourhiet : Quand on met côte à côte les conclusions de décembre 2007 sur le traité de Lisbonne et celles de novembre 2004 sur le traité constitutionnel (TCE), on est bien en peine de voir les différences ! Il s'agit pratiquement de la même décision, et le texte publié le 20 décembre fait clairement référence à celui que le Conseil constitutionnel avait rendu sur le TCE. Dans le 12è point, qui porte sur les droits fondamentaux, le conseil note même que « hormis les changements de numérotation » la Charte est la même ! Il y a quelques modifications, comme sur le droit de la famille, qui connaît de nouvelles restrictions pour l'intervention des parlements nationaux. Mais dans l'analyse qui est celle des clauses affectant l'exercice de la souveraineté, il n'y a rien de neuf. Le Conseil n'a pas vocation à statuer sur la procédure de validation par voie parlementaire.

Un Comité national pour un référendum (CNR) s'est constitué : étant donné le constat d'identité dressé par le Conseil constitutionnel entre le traité de Lisbonne et le TCE, les parlementaires qui y ont adhéré pourraient-ils obtenir l'annulation de la validation par l'Assemblée nationale?
Selon la Constitution, soixante députés ou soixante sénateurs peuvent saisir le Conseil constitutionnel. Ils peuvent déférer la loi qui autorise la ratification du traité de Lisbonne en plaidant que l'adoption par voie parlementaire d'un texte qui reprend l'essentiel d'un traité rejeté par le peuple est contraire au principe démocratique consacré par la Constitution. Il n'y pas dans la Constitution français, comme dans celle de la Californie, de interdisant expressément de modifier une loi référendaire par une loi parlementaire. Le Conseil constitutionnel ne consacre pas non plus dans sa jurisprudence, comme le fait la Cour constitutionnelle italienne, la nécessité d'un nouveau référendum pour contourner la volonté populaire. Le Conseil rejeterait probablement la requête mais, pour les partisans du référendum, ce serait un baroud d'honneur.

François Fillon a donné dans un entretien au Monde un résumé de la réforme Balladur sur les institutions : qu'en est-il de l'option référendaire dans cette révision?
Le caractère anti-démocratique de la démarche européenne du gouvernement se confirme, puisque l'avant-projet de révision constitutionnel, préparé par François Fillon, prévoit de ne plus rendre le référendum obligatoire pour les futurs élargissements de l'Union. Cette obligation avait été ajouté par l'article 88.5 modifié en 2005 par Jacques Chirac à l'occasion du TCE. Alors que le rapport du « comité Balladur » voulait une « cinquième république plus démocratique », on nous sert, en réalité, une confiscation supplémentaire du pouvoir du peuple.

par le Citoyen Thimèle publié dans : Démocratie et Souveraineté Nationale
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Dimanche 16 décembre 2007
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Nous vous donnons ci-dessous deux liens où vous pouvez télécharger l'intégralité du traité modificatif - dit traité de Lisbonne - adopté définitivement par les chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union Européenne le 13 décembre dernier, ainsi que l'Acte finale :


Vous pourrez le découvrir par vous-même, ce traité modificatif, renvoyant sans cesse au traité constitutionnel initial et aux protocoles, est rigoureusement illisible. Et ce fait est totalement volontaire. Tout a été fait pour camoufler au citoyen ordinaire l'époustouflante supercherie dont les dirigeants européens se sont rendus coupables : la reprise quasi-intégrale dans ce texte, les symboles en moins, des dispositions du traité constitutionnel rejeté par les Français et Néerlandais.
par le Citoyen Thimèle publié dans : Démocratie et Souveraineté Nationale
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Samedi 15 décembre 2007

796419-955670.jpg Soucieux d'étouffer toute velléité référendaire, le Président a convaincu presque tous les médias et politiques que l'adoption du traité de Lisbonne était bouclée. C'est balayer un peu vite les aléas de la procédure.

Quand il aura fait signer le traité de Lisbonne en premier, Nicolas Sarkozy fera une présidence de l'Union européenne exemplaire, ce qui lui permettra de réformer la BCE, de faire baisser l'euro, de relancer la croissance... Le Président et l'Europe, c'est Perette et le pot au lait : que son « mini-Traité » se brise, et adieu veaux, vaches, cochons, couvées. Après nous avoir annoncé qu'il le ferait signer par l'Assemblée avant 2008, il a revu ses prétentions à la baisse, jurant cette fois-ci que le vote aurait lieu en février. Dans ces deux annonces, l'objectif est le même : s'assurer que personne, à gauche comme à droite, ne se pique de lancer une campagne pour un nouveau référendum. Médias et politiques acquiescent déjà à cette adoption et à sa date, comme si la parole du Président les avait gravées dans le marbre. Une fois n'est pas coutume, Nicolas Sarkozy présume un peu de ses forces.

Et si... le traité n'obtenait pas la majorité requise ?
Un « détail », qui aura échappé à beaucoup : la validation de la modification de la constitution préalable au vote du traité de Lisbonne requiert au Congrès une majorité qualifiée des 3/5 (soit 545 députés et sénateurs). Ecartée d'un revers de phrase par nos confrères du Monde, l'hypothèse d'un front de parlementaires a été relevée par L'Humanité : mercredi 12 s'est réuni au Palais Bourbon un Comité national pour un référendum, habilement abrégé CNR.

Aux côtés, notamment, de Jean-Luc Mélenchon, Jean-Claude Sandrier, député et président du groupe Gauche démocrate et républicaine, prévoit déjà « un test grandeur nature » : « le 15 janvier, nous proposerons à l'Assemblée une résolution pour un référendum populaire sur le traité, nous verrons alors qui est susceptible de nous suivre. » La principale cible des partisans du référendum est le groupe socialiste, qui s'était engagé, au travers sa candidate à l'élection présidentielle, à une adoption du traité européen par vote populaire. « Les socialistes sont en porte-à-faux par rapport aux municipales, martèle Jean-Yves Autexier, secrétaire national du Mouvement républicain et citoyen. Comment voulez-vous qu'un député du Nord, où la population a voté à 60% contre le traité constitutionnel européen, refuse aujourd'hui l'adoption par voie référendaire ? » Au dernier compte, le CNR revendiquait déjà 80 élus dans ses rangs.

Du côté des souverainistes, quelques initiatives tentent de tirer parti de la pression populaire en vue des municipales. Au premier rang de ces dernières, le président de Debout la République, Nicolas Dupont-Aignan, fait diffuser un peu partout en France des « lettres types » qu'il invite les administrés à envoyer à leur député-maire appelant l'élu à « prendre ses responsabilités » en votant contre le traité de Lisbonne. Sans quoi l'électeur s'engage, en retour, à prendre les siennes dans l'isoloir. Le vote de la loi sur la carte médicale l'avait déjà prouvé : la perspective de sanctions électorales a bien vite raison de l'unité de la « majorité présidentielle. »

Et si... le vote prenait plus de temps que prévu ?
Pour être sûr de ratifier avant les élections municipales, Nicolas Sarkozy a misé sur le curling : lançant à pleine vitesse le traité de Lisbonne, il a balayé sur son chemin toutes les affaires courantes pour qu'il arrive au plus vite au vote final. Seulement voilà : le Congrès se réunissant le 4 février pour acter la modification constitutionnelle préalable à l'adoption du traité, il restera moins d'une semaine à l'Assemblée pour le voter ! Les vacances parlementaires débutent en effet le 9 février et dureront jusqu'au 23 mars, réserve électorale oblige.

Or, dans ce laps de temps plus que bref (du lundi au vendredi suivant), les députés devront tout faire tenir : les débats, le travail des commissions, etc. Un seul hic, une seule hésitation, un seul accroc et l'adoption sera reculée d'un mois et demi, dépassant la barrière symbolique des municipales. Chez les nonistes, on compte pour pimenter le débat sur... le conseil constitutionnel ! Des sources proches du Palais Royal assurent en effet que l'institution chargée de statuer sur le texte européen conclura à sa parfaite similitude avec le traité constitutionnel rejeté en 2005. « Si une instance officielle reconnaît que ce texte est identique dans le fond à celui contre lequel les Français ont voté, cela mettra la puce à l'oreille de l'opinion publique, se réjouit un responsable souverainiste. Les députés ne pourront pas éviter un minimum de débat ! »

Et si... la Pologne coiffait Sarkozy au poteau ?
Outre la volonté d'imposer en tout lieu son autorité, pourquoi le président de la République tient-il tant à faire voter ce texte dans des délais si bref ? « Quoiqu'il arrive il faut aller plus vite que la Pologne ! » Ce petit slogan provient directement des couloirs du cabinet de Jean-Pierre Jouyet, secrétaire d'Etat aux Affaires européennes. Car, si Nicolas Sarkozy veut apparaître comme le sauveur de l'UE, là où Chirac avait été montré du doigt pour son échec, Lech Kaczynski, le Président polonais, veut s'imposer dans l'Union par le même coup d'éclat : être le premier à ratifier le traité de Lisbonne. En visite officielle mercredi 12 décembre à Paris, Donald Tusk, le nouveau Premier ministre, a déclaré dans un entretien au Monde vouloir gagner cette course pour prouver que son pays était « le pays le plus européen en Europe. » Un retard de quelques mois ne serait guère qu'un modeste camouflet pour le Président français. Une simple question d'orgueil pour Sarkozy ? Certes. Mais c'est bien la raison pour laquelle il en fait une affaire d'Etat !

Sylvain Lapoix, Marianne2.fr
par le Citoyen Thimèle publié dans : Démocratie et Souveraineté Nationale
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Mercredi 12 décembre 2007
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Contrairement aux prévisions les plus pessimistes diffusées ces derniers temps, le "traité simplifié", qui doit être signé ce jeudi à Lisbonne, ne sera pas adopté par la France par simple loi dans le courant de ce mois. Le député UMP Pierre Lequiller a en effet annoncé que le Parlement se réunira le 4 février en Congrès à Versailles afin de réviser la Constitution française, préalable jugé nécessaire à la ratification du traité. Nicolas Sarkozy saisira ainsi très prochainement le Conseil Constitutionnel.

Dans la foulée, vraisemblablement le 8 février, un projet de loi autorisant la ratification de ce traité, véritable constitution européenne bis, sera alors soumis au vote des députés et sénateurs.

Il reste donc - quand même - encore un peu plus d'un mois et demi aux défenseurs de la démocratie pour exiger des députés et sénateurs qu'ils respectent le résultat du référendum du 29 mai 2005 !
par le Citoyen Thimèle publié dans : Démocratie et Souveraineté Nationale
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Mercredi 5 décembre 2007
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Joel Mekhantar, professeur de droit constitutionnel, a écrit un modèle de lettre à envoyer aux députés (ou aux sénateurs) pour qu'un groupe de 60 députés (ou 60 sénateurs) saisissent le Conseil Constitutionnel.
 
Si 60 députés ne saisissent pas le Conseil Constitutionnel, Sarkozy ne le saisira pas lui-même car l'article 54 de la Constitution française ne l'y oblige pas. Sarkozy ferait alors ratifier le traité de Lisbonne par une simple loi, votée par l'Assemblée Nationale, puis par le Sénat, entre le 13 décembre et le 24 décembre, au moment où les Français préparent le réveillon, pendant qu'ils ont la tête ailleurs.



Voici la lettre à envoyer aux députés (ou aux sénateurs) EN URGENCE :

 
 
À ... le   décembre 2007,
 
À Mme ou M…..
Député(e) Sénat(eur)rice
Adresse du parlementaire :
Courriel :
 
De la part de Mme ou M………                   
Electrice ou électeur à …….
Adresse de l’éle