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Jeudi 7 février 2008

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Par Anne-Marie Le Pourhiet, professeur de droit public à l'Université Rennes I.


Les belles intentions du président laissent présager le pire en matière de respect des fondements mêmes de la Constitution.

Lors de sa conférence de presse du 8 janvier, Nicolas Sarkozy n'a pas manqué d'introduire son opération de communication par l'annonce d'une nouvelle révision de la Constitution. Le rapport sur la réforme des institutions commandé au comité Balladur n'a pas encore donné lieu à un projet abouti qu'il lui faut déjà créer un autre comité, présidé cette fois par Simone Veil, auquel sa feuille de route est également dictée.
Celle-ci n'est cependant pas du tout de la même nature que la précédente. La lettre de mission du comité Balladur concernait essentiellement l'aménagement des pouvoirs et contenait la ferme interdiction de modifier la responsabilité présidentielle et gouvernementale, de telle sorte qu'un changement radical de régime politique était a priori exclu.
L'enjeu de la nouvelle révision constitutionnelle annoncée est tout autre, et bien plus inquiétant. Il ne s'agit plus de modifier seulement les institutions de la cinquième de nos Républiques, mais de s'attaquer aux fondements de la République tout court, à travers une remise en cause des dispositions constitutionnelles de fond, et non plus des seules règles d'organisation. Le président Sarkozy prétend, en effet, vouloir s'en prendre maintenant au préambule de la Constitution dans lequel sont exposés la philosophie politique de la France et les droits et libertés des citoyens.

Le refus des déterminismes en question

C'est pour inscrire le régime dans la continuité républicaine que la loi constitutionnelle du 3 juin 1958 avait prescrit au gouvernement du général de Gaulle de garantir dans le projet de nouvelle constitution les libertés essentielles reconnues à la fois par la Déclaration libérale de 1789 et le Préambule social de 1946. La cohabitation de ces deux références dans notre norme fondamentale n'a pas toujours été chose facile, et l'on se souvient des contorsions auxquelles dut se livrer le Conseil constitutionnel pour « concilier » le principe des nationalisations de 1946 et le droit de propriété réputé « inviolable et sacré » en 1789. L'affirmation conjuguée de philosophies prônant respectivement l'interventionnisme de l'Etat et son laisser-faire n'est pas évidente à appliquer, mais la République a pu gérer parallèlement les droits-libertés et les droits-créances, dès lors que l'universalisme issu des Lumières et de la Révolution demeurait commun aux deux types d'exigences. En effet, pour avoir revendiqué la prise en compte des conditions matérielles d'existence des individus, la philosophie socialiste n'en est pas moins restée fidèle au refus des déterminismes biologiques et ethniques, et de la prise en compte des origines et des « appartenances ». Libérale et/ou sociale, la République française a toujours constamment rappelé l'égalité des citoyens devant la loi « sans distinction d'origine, de race ou de religion » et « sans autre distinction que celle de leurs vertus et de leurs talents ».

Discrimination positive = discrimination négative
Or, c'est la négation de cette tradition républicaine que le président Sarkozy s'apprête à consacrer par une révision constitutionnelle qu'il présente abusivement comme un simple « rajout » de « nouveaux droits », alors que ceux-ci révèlent le mépris absolu des conceptions précédentes. Inscrire le « respect de la diversité »
dans le préambule de la Constitution revient à anéantir l'égalité « en droits » proclamée en 1789, et à substituer l'homme situé et déterminé à l'homme libre qui s'auto-détermine. Il s'agit, bien entendu, de contourner, entre autres, la récente décision du Conseil constitutionnel jugeant les statistiques ethniques contraires à la Constitution. La discrimination positive, c'est-à-dire le passe-droit ethnique, qui se cache derrière le propos présidentiel, contredit en effet frontalement le préambule et l'article 1er de la Constitution actuelle. Ce procédé a récemment été décrit avec beaucoup de franchise (ou d'inconscience) par le Pdg de l'Oréal : « Lorsque nous rencontrons un candidat qui a un prénom d'origine étrangère, il a plus de chance d'être recruté que celui qui porte un prénom français de souche » (Le Monde du 13 juillet 2007). On ne saurait mieux démontrer que la discrimination positive à l'égard de l'un est une discrimination négative à l'égard de l'autre, évidemment contraire à l'éthique républicaine. Quant à l'égalité des sexes, elle est déjà inscrite dans le texte qui affirme que « la loi garantit à la femme dans tous les domaines des droits égaux à ceux de l'homme ». Mais on comprend bien que c'est l'égalité de fait et non de droit que vise la président de la République à travers une parité coercitive et liberticide parfaitement contraire à l'interdiction de catégorisation des citoyens maintes fois rappelée par le Conseil constitutionnel.

Une commission pour une trahison

Sans doute le président Chirac a-t-il déjà sournoisement entamé le processus de reniement du modèle républicain au point de susciter les remontrances d'Yves Guéna dénonçant des « coups de canif » dans la Constitution, tandis que Jean-Louis Debré déplorait « la République en morceaux », que Michel Charasse accusait « C'est la République qu'on assassine » et que Pierre Mazeaud, en son Conseil constitutionnel, s'escrimait à défendre « l'identité constitutionnelle de la France » contre toutes les formes de communautarisme. Mais le successeur de Jacques Chirac va plus loin en proposant effectivement un changement de civilisation renonçant à la philosophie des Lumières et à la Révolution pour revenir à la pensée réactionnaire de Joseph de Maistre : « J'ai vu des Français, des Italiens, des Russes, mais quant à l'homme je déclare ne jamais l'avoir rencontré de ma vie ». Les militants ethniques s'y sont d'ailleurs bien reconnus, en affûtant d'ores et déjà leurs amendements sur les langues minoritaires et régionales.
On a le droit de vouloir changer de civilisation, donc de constitution, en choisissant éventuellement le parti de la réaction, mais on ne peut bouleverser à ce point le contrat social d'un peuple sans qu'il y consente. Jamais, durant la campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy n'a proposé aux Français l'abandon du modèle républicain qu'il n'a, au contraire, pas cessé de vanter. Il n'a donc pas été mandaté pour opérer ce bouleversement et une telle proposition nécessite assurément un référendum constituant. On sait que l'actuel président, contrairement encore à la tradition gaulliste, n'apprécie guère le procédé référendaire et préfère l'opinion au peuple, le sondage au suffrage, les scoops aux valeurs et la communication à la conviction. Il n'est pas certain, cependant, que le peuple français supporte une nouvelle fois la « trahison des clercs ».
 

par le Citoyen Thimèle publié dans : Combat Républicain communauté : Les blogs républicains
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Vendredi 18 janvier 2008

Nous ne sommes plus à une rupture près …….

 

10 Juillet 1940           « Rupture du Principe de la continuité de la République »

                                   Vote des pleins pouvoirs à Pétain

·        549 parlementaires « POUR »                   67,26% des inscrits

·          80 parlementaires « CONTRE »   9,46% des inscrits uniquement Gauche)

·        197 parlementaires « non exprimés » (absents, ne prenant pas part au vote)

 

20 Septembre 1992 
    Référendum : « approuvez vous le projet de loi soumis au Peuple Français par le Président de la République autorisant la ratification du traité sur l’union Européenne ? »

                                   * OUI :            34,37% des inscrits

                                   * NON :          32,97% des inscrits

                                   * Ecart :              1,40% en faveur du OUI

 

20 Juillet 2000
Décret de la « Rupture du Principe de l’Egalité » entre les « Pupilles de la Nation »,

créant ainsi des sous catégories de « Pupilles de la Nation »[1] et pourtant les  bénéficiaires du décret (nouveau statut des juifs) sont eux aussi « Pupille de la       Nation »

 

29 Juillet 2004 Décret de la « Rupture du Principe de l’Egalité » entre les « Pupilles de la Nation »,

Renforçant et confirmant ainsi la création des sous catégories de « Pupilles de la Nation » et pourtant les  bénéficiaires du décret (enfants de déportés politiques ou de fusillés) sont eux aussi « Pupille de la Nation »

 

29 Mai 2005                Référendum : « approuvez vous le projet de loi qui autorise la ratification du traité établissant une Constitution Européenne ?»

                                   * OUI :            30,65% des inscrits

                                   * NON :          36,97% des inscrits

                                   * Ecart :             6,32% en faveur du NON

 

04 Février 2008           Congrès de Versailles qui par son existence même crée la « Rupture du Principe de la souveraineté du Peuple »

Le Peuple souverain (art 3 de la Constitution) a rejeté en 2005 le principe de la ratification d’un traité établissant la Constitution européenne.

En voulant imposer la même constitution ( à 80% identique à celle rejetée, le gouvernement et les parlementaires considèrent que le Peuple n’est pas souverain et si tel est le cas l’élection de Sarkozy en 2007 devient de fait invalidée.

La volonté d’organiser le Congrès de Versailles est déjà en soi un déni de la souveraineté du Peuple.

Il appartient maintenant aux parlementaires (simples représentants du Peuple, mandatés par le Peuple pour être l’expression de la volonté du Peuple) de se positionner « POUR ou CONTRE le respect de l’expression du Peuple ».

Nous ne sommes pas ou plus au « OUI ou NON à l’Europe ».

VOTER « OUI » ou S’ABSTENIR ou BOYCOTTER est un déni de la Constitution et c’est dès lors, considérer que la Constitution n’a plus de raison d’être avec toutes les conséquences que cela impose.

Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen (préambule de la Constitution du 24 Juin 1793) d’où découle d’ailleurs la constitution de 1958 qui la reprend en exergue :

·        Art 4 la loi est l’expression libre et solennelle de la volonté générale…… elle ne peut ordonner que ce qui est juste et utile…

·        Art 9 : la loi doit protéger la liberté publique et individuelle contre l ‘oppression de ceux qui gouvernent

·        Art 11 : Tout acte exercé contre un homme hors des cas et sans les formes que la loi détermine, est arbitraire et tyrannique, celui contre lequel on voudrait l’éxécuter par la violence a le droit de le repousser par la force.

·        Art 12 : ceux qui solliciteraient, expédieraient ou feraient exécuter des actes arbitraires , sont coupables, et doivent être punis.

·        Art 31 : les délits des mandataires du Peuple et de ses agents ne doivent jamais être impunis. Nul n’a le droit de se prétendre plus inviolable que les autres citoyens

·        Art 34 : il y a oppression contre le corps social lorsqu’un seul de ses membres est opprimé. Il y a oppression contre chaque membre lorsque le corps social est opprimé.

·        Art 35 : quand le gouvernement viole les droits du Peuple, l’insurrection est, pour le Peuple et pour chaque portion du Peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs.

Et avant, dans la constitution de 1791 :

·        Art 12 : la garantie des droits de l’Homme et du Citoyen nécessite une force publique ; cette force est donc instituée pour l’avantage de tous, et non pour l’utilité particulière de ceux à qui elle est confiée

·        Art 16 : toute société dans laquelle la garantie des droits n’est pas assurée, ni la séparation des Pouvoirs déterminée, n’a point de Constitution                  

 

Il faut demander aux parlementaires qu’ils votent CONTRE la ratification prévue à Versailles et qu’ils exigent un nouveau référendum sur un nouveau texte qui tiendra compte du refus de 2005.

Il faut leur demander de dire réellement qu’ils sont CONTRE la ratification qui leur est demandée et non boycotter ou s’abstenir.

Les Français ne sont pas contre l’Europe ni contre une constitution Européenne, ils l’ont démontré en 1992.

Ils sont contre le projet de 2005, projet que l’on veut maintenant leur imposer par la voie parlementaire, passant outre l’expression de sa volonté signifiée en 2005.

Les parlementaires qui vont se prononcer le 04 Février 2008 sont dans leur grande majorité, Maire, Conseillers municipaux ou généraux, Présidents de Conseils Généraux ou adjoints…… jusqu’en Mars 2008.

 

Sur www.pupilles–homega.org, vous trouverez :

·        la liste des 1087 Municipalités contactées qui ont refusé de dénoncer « la rupture du Principe d’Egalité » en suivant le chemin d’accès « mesure du mépris ambiant / Classement des villes complices de l’injustice » (en fin d’article)

·        la liste des départements qui ont refusé de dénoncer « la rupture du Principe d’Egalité » en suivant le chemin d’accès « mesure du mépris ambiant / Classement des départements complices de l’injustice » (en fin d’article)

·        la mesure de l’inefficacité (tout comme il y aura maintenant celle des Ministres) de quelques 45 députés, en suivant le chemin d’accès « Actualité des Pupilles / article du 07-01-2008 ; bis repetita … 2008 », (en fin d’article, après le 1er « suite ici »).

404 députés ont été réélus en 2007 (soit 70% de l’Assemblée) et font donc l’objet d’une notation de leur précédent mandat 2002-2007.

243 députés ont déposé 1299 Propositions de loi (sur les 1459 déposées au total) avec un  coefficient d’inefficacité global de 98%, et un coefficient de mollesse à 87%

 

Kelly-Eric Guillon

« L’esprit de 1789 »

« Sous-Pupille de la Nation de 4ème catégorie de 39/45 » et de fait « enfant de la Patrie…. »

______________________

[1] Rappel : un « Pupille de la Nation » est un enfant, mineur au moment du décès, d’un parent mort en combattant au cours des guerres et qui a été de ce fait déclaré « Mort pour la France ». Les Parlementaires s’en sont fait une extension à leur propre usage, ainsi devient « Pupille de la Nation » un enfant mineur dont le parent décède des suites d’un attentat ou d’une mort, dans le cadre de son mandat…. !
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Dimanche 13 janvier 2008

undefinedLe Télégramme de Brest du samedi 12 janvier 2008 nous apprend qu’« Un groupe de députés, parmi lesquels le Costarmoricain Marc LE FUR, les Morbihannais Michel GRALL et Jacques LE NAY et les Finistériens Christian MENARS et Marguerite LAMOUR, présentera lundi à l’Assemblée Nationale un projet de loi constitutionnelle permettant à la FRANCE adhérer à la “charte européenne des langues régionales ou minoritaires”. Objectif de cette charte : conférer à ces langues une reconnaissance et une protection juridique que la constitution française leur refuse jusqu’ici ».

Voilà un groupe de parlementaires de progrès qui veulent d’un seul coup d’un seul nous faire faire un bond de 468 ans en arrière pour revenir avant l’ordonnance de VILLERS-COTTERETS de 1539 instituant le Français comme langue officielle. François Ier a signé cette ordonnance afin que tous se comprennent sans ambiguïté. Cet élément primordial de la cohésion nationale est tellement important qu’il figure en tête de l’article 2 de notre constitution : « la langue de la République est le FRANÇAIS ».

À une époque où le communautarisme engendre des conflits un peu partout dans le monde (Lao contre Kikuyu au KENYA, par exemple), il est parfaitement inadmissible que des élus du peuple s’orientent dans cette voie communautaire. D’abord parce qu’ils méprisent les textes fondateurs de notre République qui leur a permis accéder au poste qu’ils occupent et oublient, parce que dans l’instant ça les arrange, que la République est une et indivisible. Ensuite, parce qu’ils prennent les électeurs pour des imbéciles. La ficelle est un peu trop grosse ! La charte des langues régionales n’est qu’un prétexte pour se concilier les bonnes grâces d’une poignée de bretonnants afin de recueillir leurs voix lors des prochaines élections municipales. Mais une fois que la FRANCE aura adhéré à ce machin, à la place de la Nation française, nous aurons une mosaïque de minorités, chacune parlant son charabia dans son coin en se refermant sur elle-même pour régresser doucement.

Si vous voulez pérenniser vos dialectes locaux, apprenez-les à vos enfants, parlez les en famille, entre amis, mais n’oubliez jamais que Marianne ne parle que le français.

Ecclésiophage, Faire le jour

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Dimanche 2 décembre 2007
24976_p0000936.001.jpgLes changements socio-politiques et géo-stratégiques des vingt dernières années ayant rendu caduque le clivage gauche/droite dans le paysage politique français, il est devenu urgent de redéfinir une ligne de front permettant de combattre efficacement les politiques visant à la destruction de la Nation.

Citoyen, citoyenne

Le temps des atermoiements est passé, le temps de l'action est arrivé. Le comportement du Président Sarkozy et de la classe politique au sujet du mini-traité a sonné le glas de toutes nos illusions : l'illusion d'une Europe qui serait démocratique.

Que faire ?

L'action politique ne s'improvise pas. Attendre éternellement que nos adversaires agissent dans l'intérêt de la France serait une erreur, une faute.
Notre première action doit être de définir nos buts.

Que voulons nous ?
Nous voulons :
- vivre dans un pays souverain et démocratique ; une France une, unie et indivisible assumant son passé, fière de ses valeurs et trouvant en elle-même les ressources spirituelles et matérielles pour aborder l'avenir. La pérennité du concept de nation est donc indispensable.
- vivre en paix avec nos voisins sans perdre pour cela notre âme. Une Europe confédérale est donc la seule solution raisonnable et viable si l'on veut prospérer ensemble sans risquer l'explosion.
- vivre dans une Démocratie basée sur la responsabilité de chacun à l'égard de tous.

Pourquoi ?

Tout choix politique contient des risques. La résurgence du nationalisme dans une Europe confédérale est évidemment une possibilité ; mais les risques d'une Europe supra-nationale sont désormais plus que des probabilités : effondrement du sens des responsabilités, du sens civique et de la solidarité, retour du tribalisme et des conflits ethniques, risque de guerre civile, perte d'identité qui pourrait déboucher, par réaction, à un retour au nationalisme dur (voire au totalitarisme).

Ces possibilités vous paraissent délirantes ? Les évènements récents en Belgique, la croissance exponentielle du nombre de femmes voilées (étendards de l'islamisme le plus fanatique et le plus violent), la multiplication des tensions inter-ethniques sur tout le continent européen devraient pourtant nous faire réfléchir.

N'oublions jamais que les nations, comme toutes les sociétés humaines, reposent sur des équilibres et des alchimies fragiles et souvent précaires qui se sont forgés au fil des siècles, souvent au prix du sang. Les éliminer de manière artificielle pourrait aboutir à des mélanges explosifs.

Citoyen, citoyenne, unissons-nous !

Notre mouvement, que l'on peut qualifier de national et de républicain (ces deux principes étant inséparables), existe mais il n'est pas conscient de lui-même. Il lui manque avant tout une (unité et des leaders.
Le temps du gauche/droite est, à ce jour, hors de propos. Le comportement de la gauche comme de la droite, au sujet du mini-traité, prouve bien que la ligne de fracture n'est plus là.

Il y a d'un côté le mouvement républicain et, de l'autre, les adeptes de l'idéologie de la mondialisation.

Ne vous y méprenez pas, il n'y a pas d'entente possible entre ces deux conceptions : leurs intérêts sont incompatibles et antagonistes. Il n'y a pas non plus d'autres alternatives possibles: se réclamer de la République et de la souveraineté quand on milite pour une Europe supra-nationale est une absurdité..

Méfions-nous du sens des mots:
- La souveraineté populaire ne peut exister sans une Nation, par conséquent Une Démocratie sans Nation est un non-sens
- Une République sans souveraineté est une Démocratie populaire comme l'était l'ex-RDA.
- Une République sans Démocratie est une République bananière.
La Démocratie, la République, la Nation sont des principes indissociables et indivisibles qui ne tolèrent aucun compromis.

A tous ceux qui pensent ou qui ressentent que la Nation, la République et la Démocratie sont, à ce jour, les bases indissociables et indispensables pour assurer la Démocratie, la paix et notre prospérité future, je leur demande de s'unir.

Même si le combat semble aujourd'hui loin d'être gagné, il n'est pas perdu. N'oublions jamais que l'idéologie post-nationale ne résistera pas à l'épreuve des faits (comme toutes celles qui l'ont précédée).

Lorsque l'essentiel sera sauvé, il sera bien temps de revenir à nos vieilles querelles.


par le Citoyen Thimèle publié dans : Combat Républicain
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Samedi 17 novembre 2007

nuanciersarkozy7xg.jpg
C'est une véritable défaite pour tous ceux qui, communautaristes et ethnicistes, Nicolas Sarkozy en tête, souhaitent la fin de notre modèle républicain et laïque et voir émerger à la place un modèle à l'anglo-saxonne.

Saisi quant à la validité de certains articles de la loi Hortefeux sur l'immigration, le Conseil Constitutionnel a censuré jeudi l'article 63 sur les statistiques ethniques, le jugeant contraire
à la Constitution et à son article 1 qui stipule que "la France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion". Le Conseil a donc jugé que les traitements nécessaires aux études statistiques "ne sauraient reposer sur l'origine ethnique ou la race".

Conséquence de cette décision, l'INSEE et l'INED s'interrogent aujourd'hui sur la faisabilité de leur projet d'enquête "Territoires et Origines", comprenant des questions sur la race, la couleur de peau et la religion à poser auprès de 24 000 personnes.

Si dans le même temps les Sages ont toutefois validé - "sous certaines réserves" - le recours aux tests ADN pour des candidats au regroupement familial, cela n'en reste pas moins un formidable coup d'arrêt porté à l'offensive racialiste. Une grande victoire qui en appelle d'autres.

par le Citoyen Thimèle publié dans : Combat Républicain
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Dimanche 28 octobre 2007

breveon12.jpgIl est urgent de se mobiliser devant ce renoncement aux principes fondateurs de notre République.

En adoptant la loi relative à l’immigration, l’intégration, l’asile, le parlement a modifié la loi Informatique et Liberté en autorisant la collecte de «statistiques ethniques » dans le cadre d’« études  sur la mesure de la diversité des origines des personnes, de la discrimination et de l’intégration ».

 

Dès 2008, une grande enquête publique, portant sur les revenus, le niveau d’étude, etc… prévoit de demander à 24 000 personnes de répondre à des questions comme « De quelle origine vous diriez-vous ? », «et de quelle couleur de peau vous diriez-vous ? » et « Avez-vous une religion ? Si oui, laquelle ? » etc..
 
Il est urgent de se mobiliser devant ce renoncement aux principes fondateurs de notre République. Aujourd’hui, un appel est lancé :


Je refuse les « statistiques ethniques »…

Je refuse que quiconque me réclame ma couleur de peau, mon origine ou ma religion… Ni l’Etat, ni mon chef d’entreprise, ni un institut de sondage. Je refuse que l’on puisse faire de même avec mon conjoint, mes enfants ou mes parents… Mon identité ne se réduit pas à des critères d’un autre temps… Celui de la France coloniale ou d’avant août 44.

Je m’oppose à un Etat qui réhabilite une nomenclature raciale en se fondant sur la couleur de peau ou établisse un référentiel ethnico-religieux sur la base d'origines ou d'appartenances confessionnelles réelles ou supposées en totale contradiction avec les libertés et droits fondamentaux de la personne.

Prétendre que l’action en faveur de l’intégration et l’égalité de traitement reposent sur l’établissement de « statistiques ethniques » est une manipulation intellectuelle et politique. On ne combat pas les phénomènes discriminatoires à l’aide de marqueurs identitaires. Les organisations qui se donnent pour objet de lutter contre les discriminations sont d’ailleurs massivement hostiles aux « statistiques ethniques » ! Ne faudrait-il pas commencer par publier les décrets d’application du CV anonyme et ouvrir les 5,2 millions d’emplois non régaliens actuellement fermés aux étrangers non européens ?

La nécessaire connaissance de la réalité des discriminations doit passer par d’autres moyens comme, par exemple, les « testings » qui doivent se pratiquer à grande échelle comme le fait le BIT… Le regard doit d’abord se poser sur les auteurs de discrimination. S’opposer à un délit a toujours nécessité d’étudier l’attitude du délinquant, pas celle des victimes potentielles.

Autoriser de telles les « statistiques ethniques » conduit à renforcer une vision ethnicisante du monde et offre une prétendue caution scientifique aux stéréotypes racistes qui continuent malheureusement de travailler de l’intérieur la société française. Après les tests ADN qui organisent un « tri » parmi les immigrés, la dimension raciale et/ou ethnique ne doit pas servir à diagnostiquer les Français.

Je refuse que l’on m’enferme dans une catégorie ethno-raciale pour finalement, à l’aide de cette dangereuse grille d’interprétation, définir mes droits et juger mes comportements …

Je souhaite que l’on cherche à diagnostiquer réellement les pratiques discriminantes afin de contraindre les auteurs à y mettre un terme sans délai et obtenir des condamnations dissuasives par la voie civile ou pénale.

Au fond, je refuse de renier les principes fondateurs de notre République !



Premières signatures :
-        Eric KESLASSY (Sociologue)
-        Samuel THOMAS (Vice-président de SOS Racisme)
-          Mouloud AOUNIT (président du MRAP)
 -        Jean François AMADIEU (Sociologue)
-    Sarah BENICHOU (Juriste, Universitaire)
-    Pierre BERGE (Fondation Pierre BERGE, Yves Saint Laurent)
 -        Alain BLUM (Démographe, INED)
-         Martine BILLARD (Député les verts de Paris)
 -        Malek BOUTIH (Secrétaire National du PS aux questions de Société)
-          Jean-Yves CAMUS (Politologue)
 -       Roland CASTRO (Urbaniste)
-          Liliane CAPELLE   (Conseil de Paris MRC)
 -        Abdou CHAOUI (Président des Maisons des Potes)
 -        Didier DAENINCKX (Ecrivain)
 -        Harlem DESIR (Député Européen)
-    Jean Philippe DUHAMEL (Avocat à la Cour de Cassation)
-     Caroline FOUREST (Journaliste, Charlie Hebdo )
-    Patrick GONTHIER (Secrétaire Général UNSA Education)
-     France GUERIN-PACE (Statisticienne, INED)
 -        Tiennot GRUMBACH (Avocat honoraire)
 -        Raphael HADDAD (Président de l’UEJF)
-         Alain JAKUBOWICZ  (Avocat)
 -        Adil JAZOULI (Sociologue)
-    Bruno JULLIARD (Président de l’UNEF)
 -        Kamel KATEB (Démographe, Ined)
-        Bariza KHIARI (Sénatrice)
 -        Marie Thérèse LANQUETIN (Juriste, Universitaire)
-    Didier LAPEYRONNIE (Sociologue)
-     Frederic LEOHNARDT (Urbaniste)
 -       Daniel LINDENBERG (Universitaire)
 -        Hervé LE BRAS (Démographe, INED)
 -        Victorin LUREL (Député)
 -       Tristan MENDES France (Ecrivain)
 -        Georges PAU LANGEVIN (député),
-     Tristan ROUQUIER (Président de la FIDL)
-    Serge SLAMA (Juriste, Universitaire)
 -        Dominique SOPO (Président de SOS Racisme)
 -        Ibrahim K SOREL (Président de Banlieue du Monde)
-        Dominique TRICAUD (Avocat membre du conseil de l’Ordre)
-     Fiammetta VENNER (Sociologue, CADIS)

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Dimanche 21 octobre 2007

moquet.jpgLa presse parisienne a souligné le « cynisme inouï » avec lequel les officiels français ont voulu instrumentaliser la lettre de Guy Môquet comme mise en train émotionnelle des joueurs avant le match de rugby France-Argentine. Rendre sa lecture obligatoire dans les classes le 22 octobre prochain n’est pas sans risque de malentendu ni de manipulation de l’histoire.

En reprenant un rituel communiste en perte de vitesse, Monsieur Sarkozy entend une fois de plus brouiller les cartes, au moment où son gouvernement s’emploie paradoxalement à effacer l’héritage social et démocratique de l’oeuvre de la Résistance et de la Libération.

Mais la mémoire de Guy Môquet vaut mieux que cela.

Les professeurs n’ont pas attendu Monsieur Sarkozy pour lire dans leurs classes l’émouvante lettre d’adieu de Guy Môquet, ce jeune lycéen fusillé par les nazis, choisi par le ministre de l’Intérieur pétainiste parmi les otages communistes de Châteaubriant. Mort pour la France à l’âge de 17 ans, mort pour un idéal, mort pour notre liberté et notre dignité.

Aujourd’hui, Guy Môquet, s’il était encore avec nous, aurait environ 83 ans. Que dirait-il face au spectacle de la misère organisée par les puissants, du mensonge médiatique qui s’auto-célèbre, du cynisme financier triomphant, des persécutions contre les jeunes enfants sans-papiers ?

Mais on voit bien le parti pris idéologique, le pari de l’amnésie collective, d’un pouvoir gouvernemental s’apprêtant à démolir méthodiquement les conquêtes sociales et démocratiques de la Libération, programme voulu et préparé par l’ensemble des familles de pensée de la Résistance antifasciste clandestine, au sein du Conseil national de Résistance (CNR) présidé par Jean Moulin, et dûment appliqué à Libération. Est-il honnête de feindre de célébrer la Résistance sans la faire connaître et la comprendre véritablement, pour mieux tromper la mémoire collective ? “Mais d’où vient donc la sécurité sociale ?”

Ne présenter de la Résistance qu’une iconographie héroïque et sainte, mais dépolitisée, sortie artificiellement de son contexte, ce n’est pas rendre hommage aux espoirs de Guy Môquet et de tous les combattants antifascistes qui ont péri à cette époque, ni de ceux qui ont prolongé leurs combats après la Libération. Au contraire, c’est trahir leur message encore actuel.

Ainsi, il faut lire, relire et faire lire la lettre de Guy, mais il convient nécessairement d’associer ce moment à une brève mise en perspective de l’immense oeuvre démocratique, économique, culturelle et sociale de la Résistance, si l’on ne veut pas tromper la jeunesse d’aujourd’hui.

A cet égard, il semble plus que jamais indispensable d’accompagner le souvenir de Guy Môquet par la lecture de l’ « Appel aux jeunes générations » de plusieurs grands anciens parmi les plus hautes figures de la Résistance française, rendu public le 8 mars 2004 parmi lesquels Lucie et Raymond Aubrac, Germaine Tillion, Stéphane Hessel, Daniel Cordier, Jean-Pierre Vernant, Maurice Kriegel-Valrimont.

couv_cnr.gifCe testament admirable exprime trois attentes exigeantes et affectueuses à l’intention des générations d’aujourd’hui. Ce petit document (voir ici) a beaucoup circulé depuis 2004. Il a échappé au contexte de sa publication en mars 2004 pour appartenir désormais au domaine public et atteindre la dimension d’un grand texte de référence, fédérateur et mobilisateur. 

C’est cet Appel qu’il faut lire avec la lettre de Guy Môquet, car les deux textes se répondent admirablement et se complètent à plus de soixante ans de distance.

Bonnes lectures, à l’école, à la maison, au travail, dans les associations, dans les courriers de lecteurs de journaux, dans les débats publics et les forums de rue !

 


(Communiqué de presse, - à l’occasion de la venue à Chateaubriant et à Nantes de monsieur Sarkozy, mercredi 12 septembre - , diffusé par l’association culturelle et citoyenne “Nantes Est Une Fête” (N.e.u.f.) qui a organisé ces dernières années plusieurs parcours de mémoire de la Résistance à Nantes.)

par le Citoyen Thimèle publié dans : Combat Républicain
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Jeudi 4 octobre 2007
371786.jpgEn instaurant des tests ADN pour prouver une filiation dans le cadre d’un regroupement familial, l’amendement Mariani, adopté par l’Assemblée Nationale, fait entrer la génétique dans l’ère d’une utilisation non plus simplement médicale et judiciaire mais dorénavant dévolue au contrôle étatique.
Cette nouvelle donne pose trois séries de problèmes fondamentaux.


Tout d’abord, des problèmes d’ordre éthique. En effet, l’utilisation de tests ADN pour savoir si un enfant peut venir ou non rejoindre un parent en France pose d’emblée cette question : depuis quand la génétique va t’elle décider de qui a le droit ou non de s’établir sur un territoire ? Au-delà, depuis quand une famille devrait-elle se définir en termes génétiques ? Sont pères ou mères les personnes qui apportent amour, soin et éducation à ceux et celles qu’ils reconnaissent comme étant leurs enfants.

Ensuite, cet amendement fait voler en éclats le consensus précieux de la loi bioéthique qui éloignait les utilisations de la génétique contraires à notre idée de la civilisation et de la liberté.

Enfin, cet amendement s’inscrit dans un contexte de suspicion généralisée et récurrente envers les étrangers qui en vient désormais à menacer le vivre ensemble. Car tout le monde s’accorde à dire que la fraude au regroupement familial ne peut être que marginale au regard des chiffres d’enfants annuellement concernés et au regard de l’absence de raison substantielle qu’il y aurait à frauder dans ce domaine. En effet, quelle étrange raison pousserait les immigrés à faire venir massivement dans notre pays des enfants qu’ils sauraient ne pas être les leurs ? Autrement dit, l’amendement instaurant les tests ADN n’a pas pour fonction de lutter contre une fraude hypothétique mais bien de participer à cette vision des immigrés que nous récusons avec force.

Nous sommes donc face à un amendement qui, sur les plans éthique, scientifique et du vivre ensemble introduit des changements profondément négatifs. C’est pourquoi, nous, signataires de cette pétition, appelons le Président de la République et le Gouvernement à retirer cette disposition, sous peine de contribuer, en introduisant l’idée que l’on pourrait apporter une réponse biologique à une question politique, à briser durablement les conditions d’un débat démocratique, serein et constructif sur les questions liées à l’immigration.


par le Citoyen Thimèle publié dans : Combat Républicain
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Mardi 11 septembre 2007

Nous retranscrivons ci-dessous le discours prononcé par Nicolas Dupont-Aignan aux universités de rentrée de "Debout la République !". Si nous ne sommes pas toujours d'accord avec ses propos, notamment à propos de la TVA sociale, nous exprimons quasiment une même crainte et une même colère vis-à-vis de la politique menée par Nicolas Sarkozy depuis son arrivée à l'Elysée. Nous exprimons aussi une même exigeance démocratique et républicaine pour notre pays. Ainsi, nous nous félicitons de sa main tendue aux républicains "de gauche", et de sa volonté d'unir les républicains, bien que nous pensons que cette union, pour être efficace, ne doit pas se faire sous l'exclusive de tel ou tel parti.

Nous aurions pu retranscrire le discours de Jean-Pierre Chevènement (prononcé à l'université d'été de "son" parti, le MRC), si celui-ci ne s'était pas définitivement et malheureusement résigné à cette stratégie - bien illusoire - de vouloir "peser" sur la ligne d'un Parti Socialiste plus mondialiste et européiste que jamais.

Nous considérons quant à nous qu'il est plus que jamais nécessaire que les républicains, "de droite" comme "de gauche", s'unissent en un seul et même front capable de dépasser et renverser les forces libérales-mondialistes, pour qui le clivage droite/gauche est bien secondaire, et aussi pour qui sa proclamation ne sert - de Strauss-Kahn à Sarkozy en passant par Kouchner - qu'à mieux dévier les français de toute alternative politique.

Le vrai clivage, il se situe entre ceux qui acceptent ou cautionnent la mondialisation libérale destructrice des démocraties nationales, et ceux qui la refusent. Aux républicains de mener la résistance.


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"Mes chers Compagnons,

Il me revient maintenant, comme c’est la tradition depuis quatre ans déjà, de conclure nos travaux.

Ces universités de rentrée étaient consacrées, vous l’avez bien compris, à notre réorganisation interne puisque Debout La République est désormais un parti politique à part entière.

Cette indépendance, vous étiez nombreux à l’avoir voulue.

Cette réorganisation, nous en avons tous ressenti la nécessité car nous l’avons appris à nos dépens, les meilleures idées du monde ne peuvent convaincre si l’on n’a pas les moyens de les porter.

Et je voudrais avant tout vous remercier de votre présence, de votre courage et de votre détermination durant cette année 2007 éprouvante !

52 signatures m’ont manqué pour présenter aux Français une autre voie, un autre regard, un autre comportement politique. Je sais que votre déception a été grande. Et je vous remercie d’être encore plus nombreux que l’année dernière ! Vous n’êtes pas de ceux qui désertent. Vous n’abandonnez ni vos convictions, ni les Français. Je sais que vous croyez plus que jamais en cette « certaine idée de la France » qui nous a toujours rassemblés !

Au lieu de vous être découragés, vous êtes aujourd’hui encore plus pugnaces. C’est pour moi un honneur autant qu’une joie.

Merci aux fidèles de toujours qui lorsque quelques uns se sont éloignés, ont redoublé de leurs efforts.

Merci à tous nos candidates et candidats aux législatives qui, dans un contexte très difficile, ont porté les couleurs de notre mouvement. Ils ont prouvé ainsi qu’en politique on doit toujours traduire en actes ses intentions. Ils ont semé pour l’avenir.

Merci enfin aux jeunes qui sont en train de bâtir ce réseau Internet de la France libre.

Au-delà de la confiance que vous voulez bien m’accorder, si vous êtes là aujourd’hui, représentant vos militants et adhérents, c’est parce que vous avez compris avant les autres dans l’océan de conformisme, de superficialité et de complaisance dans lequel a baigné notre pays tout l’été, combien notre démocratie a besoin de vrais débats, de propositions concrètes, de liberté. En un mot, vous voulez bâtir avec moi un parti politique libre pour une France libre : un mouvement indépendant, sérieux, sincère, audacieux aussi, levier d’un réel redressement du pays.

Ce redressement les Français l’espèrent. C’est pourquoi après la désillusion de 81, l’ambiguïté de 88, l’occasion manquée 95 et le coup d’épée dans l’eau de 2002, notre pays ne peut plus se permettre une nouvelle trahison post électorale et nous avons le devoir impérieux de dire les choses, de montrer le chemin.

Sachons tout d’abord reconnaître l’ampleur de la victoire électorale du Président de la République, la volonté de changement des Français.

Mais cette confiance de notre peuple est temporaire et fragile car elle s’explique avant tout par la multitude des promesses de campagne et l’attente de vrais résultats.

Le peuple français a trop de maturité politique pour être longtemps dupe des effets de manche. Ne l’oubliez pas, les commentaires enthousiastes sur la « méthode », le « ton », le « style », la « modernité » ont toujours accompagné les victoires présidentielles et n’ont duré que le temps des roses.

Nos compatriotes, dont beaucoup souffrent et ne se reconnaissent pas dans la vie des milliardaires du CAC 40, nouveaux héros du siècle, demanderont vite des comptes sur les sujets clés de la sécurité, de l’emploi, du pouvoir d’achat, de l’immigration, de l’école, de l’environnement. Et ils auront raison.

C’est pourquoi, mes chers compagnons, la seule question qui doit nous préoccuper et à laquelle nous devons répondre simplement est la suivante : les bonnes mesures sont-elles prises pour obtenir les résultats promis aux Français ? Sert-on vraiment l’intérêt général ?

A nous d’y veiller. Pour y réussir, sachons cependant éviter les deux pièges de la vie politique française :

  Gardons-nous tout d’abord des procès d’intention. Evitons les petites phrases, les critiques basses, stériles, faciles. Ne nous attachons pas trop à la forme du pouvoir, aux sympathies ou aux inimitiés.
  A l’opposé, ne cédons pas à l’étrange climat de complaisance du moment. N’imitons pas les courtisans, les flatteurs, les arrivistes qui ne veulent voir que l’écume de la vague. N’ayons jamais à nous reprocher d’avoir été des moutons de Panurge.

Nous servirons notre pays, nous aiderons à sa réussite et nous recevrons à terme l’estime et le respect des Français en étant nous-mêmes, les plus objectifs possible, en faisant preuve de cohérence, en parlant du fond des choses. En un mot, en ne nous consacrant qu’à l’intérêt de la France et donc des Français !

Loin des petites histoires politiciennes ou des coups médiatiques du jour, nous devons ainsi à Debout la République désormais indépendant :

  demander le respect des engagements,
  nous assurer que le gouvernement traite enfin à la racine les problèmes du pays,
  alerter l’opinion quand on raconte des histoires aux Français,
  soutenir les ministres qui font preuve de courage,
  proposer aussi des réformes car il ne peut y avoir de critiques constructives sans propositions alternatives.

Pour résumer, faisons vivre notre démocratie, réveillons la car aujourd’hui elle est comme engourdie, anesthésiée, paralysée. Car oui, pour moi, comme pour vous, le culte de la personnalité, la puissance des réseaux, voire l’enchevêtrement des intérêts, ne sont pas dignes de notre démocratie et ne servent pas la France.

L’enjeu n’est pas anodin, mes amis. A ceux qui sont encore sous hypnose, répondez tranquillement que votre liberté de parole est la meilleure garantie de la réussite de ce quinquennat et de la France.

*****

Notre pays justement, comment va-t-il en cette rentrée ? Est-il sur la bonne voie ? Dans le tourbillon des premiers mois à l’Elysée du nouveau Président, qu’en est-il exactement ? Le redressement amorcé est-il réel ou factice ?

Fidèles à la ligne de conduite que je vous ai exposée il y a un instant, sachons reconnaître les bonnes choses mais osons aussi tirer le signal d’alarme contre les dérives qui pourraient compromettre l’œuvre de redressement.

Comme beaucoup de nos compatriotes, nous partageons le diagnostic posé par l’exécutif sur l’impossibilité pour notre pays de continuer sur la pente glissante et fatale de l’immobilisme.

Oui dans un monde en plein bouleversement, la France a besoin d’un nouvel élan, de réformes, d’effort, de courage.

La victoire de Nicolas Sarkozy témoigne de sa lucidité sur les deux crises françaises que je n’ai cessé d’ailleurs de pointer du doigt depuis dix ans. Celle tout d’abord de l’identité nationale, celle ensuite du déclassement économique et social symbolisé par les délocalisations. Son souhait de voir la « France de retour », sa capacité à agréger des personnalités nouvelles autour d’une nouvelle ambition ne peuvent que séduire.

Toute la question est de savoir si les décisions prises servent cette ambition affichée, s’il y a cohérence entre les discours et les actes, entre les promesses et les décisions.

En cette rentrée, à cet égard, la situation de la France est plus paradoxale que jamais.

Sous l’apparence trompeuse du consensus, de magazines people qui tiennent lieu d’Agora, on perçoit bien les signes d’une grande fragilité politique, économique et sociale.

D’un côté en effet un nouveau Président, une nouvelle dynamique gouvernementale qui recueille une large confiance des Français. Mais de l’autre, un début de mandat marqué par une pratique du pouvoir et par des décisions qui ne peuvent qu’inquiéter les gaullistes sincères et réveiller un jour les Français, provoquer même leur colère.

Au chapitre des bonnes nouvelles, citons la loi sur la récidive (attendue depuis des années, même si les peines plancher ne sont pas obligatoires), la loi sur le service minimum, la réduction des droits de succession, l’incitation à l’accession à la propriété, la limitation du regroupement familial (qui sera discutée à la rentrée), le crédit d’impôt recherche. Autant de réformes, je vous le rappelle, que nous proposions à Debout La République depuis des années.

Mais comme je l’ai expliqué dans une intervention à l’Assemblée Nationale avant de m’abstenir sur la déclaration de politique générale du Premier Ministre, cette action positive du gouvernement est malheureusement minée par des orientations profondément contraires aux engagements de campagne.

Le décalage entre les intentions et les orientations s’aggrave même de jour en jour au risque de s’apparenter, au mieux à un véritable double langage, au pire à du cynisme à grande échelle.

Ainsi derrière l’agitation show-biz estivale, des choix essentiels ont été faits sans être d’ailleurs débattus ni même commentés. Outre que ces orientations ne servent pas l’idée que nous nous faisons de la France, elles mettent en péril par leur incohérence la stratégie de sortie de crise affichée par le Président et, par là même, la réussite de son quinquennat.

C’est donc bien un devoir pour nous à la fois par conviction et par solidarité d’alerter, d’expliquer, de convaincre et de proposer une autre politique dans des domaines clés pour l’avenir du pays comme la politique européenne, la politique étrangère, la politique économique et la pratique institutionnelle. Permettez-moi de revenir sur chacune de ces quatre dérives auxquelles il faut d’urgence mettre un coup d’arrêt.

La première concerne l’Europe

Pendant la campagne Nicolas Sarkozy a repris avec énergie les thèses que je défends depuis dix ans. A savoir que la réorientation de la construction européenne est nécessaire au redressement de la France. Réforme de l’euro, révision de la politique de la concurrence, lutte contre un libre échange déloyal, ont donc été promis.

De même, le candidat à la présidence s’est engagé à bloquer l’entrée de la Turquie afin d’éviter la dilution de l’Union. Enfin, lors du débat face à Ségolène Royal, il a reconnu la mort de la Constitution européenne.

On pouvait ainsi espérer que le nouveau Président avait compris les raisons des échecs de ses deux prédécesseurs. La contradiction entre leur politique intérieure et le carcan européen de l’euro surévalué et des accords commerciaux déloyaux. Malheureusement, il n’a pas fallu attendre longtemps pour voir le Président renier ses engagements.

Le sommet de Bruxelles de juin restera comme l’un des plus beaux tours de passe-passe politique. Le mini Traité n’a rien d’un traité simplifié ! Il s’agit seulement de la Constitution européenne ressuscitée (sans les symboles ni la partie III, déjà inscrite dans les autres traités).

Cet accord est triplement scélérat.

Scélérat, il l’est tout d’abord sur le fond car il reprend les pires dispositions de la Constitution, notamment Le passage à la majorité qualifiée des décisions dans une cinquantaine de secteurs et procédures de décision. Cela veut dire concrètement que les Français pourront se voir imposer une législation par une majorité d’Etats. On bascule dans la supranationalité mettant en péril la démocratie nationale. A titre d’exemple, les accords à l’OMC, exclusivement négociés je le rappelle par la Commission de Bruxelles, pourront être adoptés par une majorité d’Etats contre l’avis de la France. Il est d’ailleurs stupéfiant de voir le Président de la République menacer le matin M. Mandelson d’un veto, (Commissaire chargé de négocier à l’OMC, au nom de l’Union), pour l’après midi apprendre qu’il a accepté de priver son pays de ce même droit de veto ! Au-delà de la disparition finale du droit de veto, la « Constitution bis » met fin à l’égalité des droits de vote entre l’Allemagne et la France, officialise la primauté du droit communautaire - signant donc la fin du droit national - et menace frontalement l’unité de la République en reconnaissant par la Charte des droits fondamentaux le droit des minorités.

Ce traité supranational est totalement contraire aux principes de l’Europe des Nations chère au Général de Gaulle. Il privera encore plus la France de toute marge de manœuvre nationale, l’obligeant pour éviter d’être mise en minorité à détricoter son modèle laïc, démanteler ses services publics et abaisser ses exigences sociales et environnementales.

Mais cet accord de Bruxelles est aussi scélérat dans la forme puisqu’il contourne et trahit même le vote souverain des Français du 29 mai 2005, le Président de la République ayant choisi la procédure parlementaire de ratification pour se soustraire au référend