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"Le patriotisme c'est l'amour des siens, le nationalisme c'est la haine  des autres." Romain Gary

"La République n'est pas enfermée dans un texte sacré déposé dans le saint des saints ou au pavillon de Breteuil. Elle est vivante. Elle est mouvement. Elle est devenir. Elle est le miroir des hommes agissants."
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"La République est une idée, la République est un principe, la République est un droit. La République est l'incarnation même du progrès." Victor Hugo
 
"Je n'ai jamais cru qu'aimer sa patrie empêchât d'aimer ses enfants. Je n'aperçois point davantage que l'internationalisme de l'esprit ou de la classe soit irréconciliable avec le culte de la patrie. Ou plutôt, je sens bien, en interrogeant ma propre conscience, que cette antinomie n'existe pas. C'est un pauvre coeur que celui auquel il est interdit de renfermer plus d'une tendresse." Marc Bloch

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Dimanche 18 mai 2008

Par Christine Tasin


Je n’en peux plus. Chaque jour apporte sa moisson de stupidités de la part du parti qui voudrait et devrait être le fer de lance de l’opposition et/ou de celle de ses autoproclamés candidats de 2012. Or, ils sont souvent pires que Sarkozy. C’est un comble !

On passera par pertes et profits Delanoé faisant du dirigeant d’une théocratie féodale aux antipodes de l’esprit des lumières français, le dalaï-lama, le citoyen d’honneur de Paris ; on passera par pertes et profits la Madone Egolène se faisant photographier par les paparazzi en train de prier dans une église de Florence et portant plainte ensuite pour violation de la vie privée(1) ; on passera par pertes et profits les démêlés de la même avec la justice. On passera encore par pertes et profits sa défense et ses anathèmes contre Sarkozy : elle a le front de l’accuser de faire de la politique politicienne quand il accuse les médias de ne pas donner autant de publicité aux revers de son ex-concurrente qu’aux siens ( ce qui montre que, bien que la presse soit aux mains de nombre d’amis du Président de la République, un vent d’indépendance souffle encore parfois ) alors qu’elle avait osé, en plein débat de l’entre-deux tours, lui imputer la responsabilité du viol d’une femme policier… Il y a bien pire, hélas.

La dernière tartufferie est de taille : le P.S., conscient de son pouvoir au Congrès (la modification constitutionnelle en cours ne pouvant être ratifiée qu’avec les voix du P.S, comme le Traité de Lisbonne ne l’a été que parce que le P.S. a décidé, le 4 février dernier, de ne pas jouer le jeu de la démocratie), a décidé d’user de chantage pour imposer ce qui lui tient à cœur. Il votera donc la révision constitutionnelle à condition que …

A condition que le gouvernement se penche sur les services publics en déréliction dans les campagnes ou les suppressions de postes dans la fonction publique ? Vous n’y êtes pas.

A condition que le gouvernement renonce à sa réforme des retraites ? Vous n’y êtes pas.

A condition que le gouvernement se batte contre la B.C.E.et sa politique de l’euro cher ? Vous n’y êtes pas.

A condition que le gouvernement lance une bataille européenne pour remettre en cause la libre circulation des capitaux afin d’endiguer la logique spéculative sur les matières premières ? Vous n’y êtes pas.

A condition que le gouvernement supprime du texte en préparation la possibilité de faire ratifier par le Congrès l’adhésion de la Turquie, en supprimant le referendum obligatoire ? Vous n’y êtes pas (heureusement, des députés de l’UMP veillent et le demandent…).

Qu’est-ce qui mérite que le P.S. ose ce qu’il n’a pas voulu faire en février (2) ? On a honte de le dire, des intérêts électoralistes, tout simplement : remise en cause du mode d’élection des sénateurs, afin de pouvoir faire basculer le Sénat à gauche en donnant moins de poids aux petites communes, traditionnellement ancrées à droite ; introduction dans les législatives d’une dose de proportionnelle plus importante afin que l’extrême gauche, susceptible de s’allier avec les socialistes, entre à l’Assemblée ; enfin, sous la pression de ses alliés Verts et pour donner des gages à l’extrême gauche, octroi du droit de vote aux élections locales aux étrangers non européens, de quoi faire basculer nombre de villes à gauche…

Ce dernier point est tout simplement scandaleux, car, dans notre tradition républicaine, le droit de vote fait partie intégrante de la citoyenneté. Cf la définition de Wikipedia : un citoyen est une personne qui relève de l’autorité et de la protection d’un Etat et par suite jouit de droits civiques et a des devoirs envers cet Etat. Chaque citoyen exerce à sa façon la citoyenneté telle qu’elle est établie par les lois et intégrée dans l’ensemble des mœurs de la société à laquelle il appartient. Au-delà du droit de vote, la citoyenneté établit un rapport privilégié entre l’Etat qui donne aide et protection et le citoyen, qui, en échange, répondra présent quand son pays aura besoin de lui : il participera à la vie politique en votant pour ses représentants, il défendra sa patrie en temps de guerre, il participera aux jurys de cour d’assises, il appliquera et défendra les valeurs liées à l’histoire de son pays…

Les partisans du droit de vote des étrangers aux élections locales prétendent que quelqu’un qui paie des impôts aurait le droit d’élire ses représentants. Cela n’a rien à voir : celui qui paie des impôts reçoit par ailleurs un salaire, a un rôle et un statut social, et, grâce à ces impôts, bénéficie si besoin d’aides sociales et des infrastructures mises à la disposition de tous ceux qui vivent en France : école gratuite, hôpitaux, réseau routier… Ou alors on peut pousser la logique jusqu’au bout : les sans-papiers qui paient des impôts auraient le droit de voter, voire de se présenter aux élections législatives comme Bové le proposait lors de son discours à Saint-Denis en 2007 (3) !!!

Ce serait tout mélanger, si travailler donne le droit de participer aux élections professionnelles, payer des impôts ne donne pas celui de prendre des décisions, mais cela n’empêche pas de participer à la vie politique au sens premier, la vie de la cité, par le biais des associations ou des activités culturelles. Stéphane Arlen a utilisé à cet égard une excellente comparaison (4) : Quand une association fait une assemblée, il y a les membres et les personnes invitées. Si un repas a été organisé, on a pu demander une participation à toutes les personnes présentes, même les invités. Chacun a le droit de s’exprimer, de donner son avis, de faire des propositions. Mais si une décision doit être votée, seuls les membres peuvent prendre part au vote. Si des invités veulent voter, il leur suffit de devenir membres, ce n’est pas compliqué. En effet, des invités n’ont pas le droit de décider de la façon dont on utilise les finances publiques ni des priorités de la communauté qui les accueille. Cela ne leur donne surtout pas le droit d’infléchir ces priorités dans un sens communautariste, qui ferait passer le bien de quelques-uns avant le bien de tous. Or, donner le droit de vote à des non-citoyens c’est, forcément, ouvrir la boîte de Pandore des revendications "culturelles" au sens large, ou religieuses. C’est encourager les promesses électorales ciblées sur des communautés, c’est permettre la discrimination féminine en acceptant des horaires spécifiques pour les femmes dans les piscines, c’est utiliser l’argent public pour financer des salles de prière, des mosquées ou autres lieux de culte, au mépris de la loi de 1905, c’est accepter les revendications et interdits religieux dans les menus des cantines…

Si celui qui habite dans une commune française depuis un certain temps se sent suffisamment chez lui pour avoir envie de participer aux élections, il a une solution, demander la nationalité française – et l’on devrait en faciliter l’acquisition- ; en la demandant il montrera qu’il participe de son plein gré à une communauté et qu’il en accepte les règles, en l’obtenant il obtiendra le droit de vote et les devoirs qui vont avec. Il serait en effet pour le moins paradoxal que quiconque vivant en France n’ait que les droits et avantages des citoyens sans avoir les devoirs et contraintes !

L’autre argument de ces partisans consiste à dire qu’il y aurait injustice ; puisque les ressortissants européens ont le droit de vote aux élections locales, ils ne voient pas pourquoi d’autres étrangers, présents dans la même commune depuis plus longtemps que le ressortissant européen n’y aurait pas droit. Ma réponse est très simple.

Ce droit de vote donné aux ressortissants européens est une ineptie de nos élites européennes destinée à faire disparaître l’idée même de nation, pour les raisons que j’ai évoquées ci-dessus. Alors, d’abord, pourquoi faudrait-il, sous prétexte qu’on a eu une mauvaise idée, la généraliser abusivement ?

Ensuite, le nombre de ces ressortissants européens est négligeable (si on exclut quelques villages de Dordogne peuplés d’Anglais) comparé aux chiffres de l’immigration non européenne, ce qui a peu de chance de modifier le mode de vie français.

Enfin, que cela choque m’importe peu, il est des réalités que l’on ne peut celer : les Européens actuels sont pratiquement tous des enfants des Lumières, ils connaissent et respectent la démocratie, les principes républicains, la séparation public/privé pour le domaine religieux, l’égalité homme-femme etc. Est-ce le cas de tous les pays non européens ? Evidemment non, et donner à ces immigrés un poids qui, dans certaines villes pourrait être déterminant, c’est prendre le risque de voir installés des villages ethnicisés sur le territoire de la république française. Gravissime.

On me dira que je suis de mauvaise foi car j’oublie de dire que le P.S. voudrait bien que la réforme prévue soit votée, afin que le parlement ait davantage de pouvoirs (il est étrange que cette réforme soit proposée par celui qu’ils ont diabolisé pendant toute la campagne, le faisant passer pour un nouveau Bonaparte …) et qu’il ne peut porter sur ses épaules le poids de cet échec. Je répondrai qu’on a toujours le choix si on a des convictions.

On me dira que les conditions que j’aurais aimé mises en avant par le P.S. sont hors de propos, qu’à l’Assemblée on ne mélange par tout. Je répondrai qu’à l’Assemblée on ne peut discuter que d’amendements portant sur le texte mais que rien n’empêche qu’à l’extérieur on négocie son vote pour faire avancer les affaires dans le sens de l’intérêt des Français. Si on ne veut pas faire de la politique politicienne. Si. Mais c’est le Parti Socialiste. Il y a longtemps qu’on ne l’admire plus. Il y a longtemps qu’on le dit : il faut jeter le bébé avec l’eau du bain. Le Parti socialiste n’étant plus ni de gauche ni républicain(5), ses militants devraient reprendre la main lors de leur prochain congrès pour et le transformer et se débarrasser des caciques, éléphants, ex-candidats ou futurs candidats qui en font un succédané d’un UMP corrompu par l’antirépublicanisme de l’extrême gauche !


http://www.ripostelaique.com/

http://christinetasin.over-blog.fr


________


(1) http://www.lepoint.fr/actualites-medias/segolene-royal-attaque-paris-match-en-justice-pour-des-photos/1253/0/244430

(2) http://www.marianne2.fr/Arnaud-Montebourg-nous-ressort-sa-VIeme-Republique_a86484.html

(3) http://www.gaucherepublicaine.org/2,article,952,,,,,_Le-font-ils-tous-expres.htm

(4) http://www.fairelejour.org/article.php3 ?id_article=1202

(5) http://www.marianne2.fr/Reforme-des-institutions-le-PS-divise-encore-une-fois_a86941.htm
par le Citoyen Thimèle publié dans : Combat Républicain
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Jeudi 15 mai 2008
Fidèle à son objectif de dissoudre la République française dans l'Empire européiste, François Fillon a proposé il y a quelques jours de supprimer le jour férié du 8 mai, commémorant la victoire des alliés sur le nazisme, pour le remplacer par le 9 mai, jour de la fête de l'"Europe".

Non merci, monsieur Fillon ! Entre commémorer le 8 mai, jour qui a vu la victoire des démocraties françaises et européennes sur l'horreur nazie, fondement de notre paix actuelle, et
le 9 mai, fête d'une "Europe" technocratique, sans âme et aliénatrice des peuples, mon choix est clair et net ! Je fais sans hésitation aucune le choix de la mémoire contre celui de la lubie européiste.

Je vous renvoie à la pétition initiée par nos amis de l'Union du Peuple Français. A signer des deux mains !



Pétition pour le maintien du 8 mai

Une simple brève dans la presse écrite nationale ; une dépêche lue à la radio, c'est ainsi que les français ont appris en ce début du mois de mai 2008 que François Fillon n'écartait pas l'idée avancée par le Premier ministre Luxembourgeois, Jean-Claude Juncker, de faire du 9 mai, jour de la fête de l'Europe, un jour férié en remplacement du 8 mai.

Déjà en 1975, le président de la République, Valéry Giscard d'Estaing avait décidé de supprimer la commémoration de la victoire alliée du 8 mai au motif de la réconciliation franco-allemande dans le cadre de la relance de la construction européenne.

Cette volonté de supprimer le 8 mai participe d'une vision dévalorisante et mortifère de l’Histoire de France où certains souhaitent amputer la mémoire nationale pour faciliter une intégration dans une Europe fédérale, libérale et atlantiste.

Mais le devoir de mémoire ne peut se satisfaire d'une information sélective car les peuples qui ferment les yeux sur leur passé risquent fort d'être condamnés à le revivre en devenant aveugles devant le présent.

Au moment même où Nicolas Sarkozy a rendu hommage à "la vraie France", celle de la Résistance, ajoutant que la France, "elle n'était pas à Vichy, elle n'était pas dans la Collaboration", cette annonce constitue une véritable provocation.

Puisque l'idée d'un 9 mai férié en Europe, qui remplacerait le 8 mai, sera discutée au Parlement français, nous vous invitons à signer cette pétition pour le maintien d'un 8 mai férié et de ses commémorations nationales afin de démontrer à nos représentants l'attachement du peuple français à cette date anniversaire.

Diffusez et faites signer autour de vous cette pétition afin de leur rappeler que la commémoration de la victoire remportée par les armées françaises et alliées le 8 mai 1945, comme d'autres journées commémoratives telle que le 18 juin (anniversaire de l'appel du général de Gaulle depuis Londres) ou, surtout, le 11 novembre, rassemblent la population autour de grandes manifestations.

par le Citoyen Thimèle publié dans : Identité et Cohésion Nationale
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Mercredi 14 mai 2008

Les médias français font leurs grands titres de ce mercredi 14 mai 2008 sur le revers cinglant infligé par l'Assemblée nationale à Sarkozy-Fillon sur le texte de loi autorisant l'extension généralisée des OGM en France. 


Mais, comme les adhérents et sympathisants de l'UPR pouvaient s'en douter, aucune radio ni aucun journal -à la seule exception du journal économique Les Echos - ne rappelle que ce projet de loi résulte d'une exigence de la dictature européiste. Tous les médias se contentent d'une lecture superficielle, politicienne et anecdotique, en insistant sur les déboires du gouvernement, la mauvaise maîtrise de Jean-François Copé sur le groupe UMP qu'il est censé présider, ou l'habileté manœuvrière de la gauche.

La Commission européenne menace la France d'une amende de 50 millions d'euros et de considérables pénalités par jour de retard si les OGM ne sont pas étendus au plus vite en France

Il ne se trouve donc que le seul journal Les Echos - très lu dans le monde des affaires et de la haute administration - pour rappeler ce matin qu'"une chose est sûre, la France ne peut tarder trop longtemps pour adopter un nouveau projet de loi. La directive sur les OGM devait être transposée en droit français depuis six ans. Alors qu'elle s'apprête à prendre la présidence de l'Union européenne en juillet, la France ne peut se permettre une nouvelle condamnation pour non-transposition. Aux dernières nouvelles, la Commission menace la France d'une sanction de 50 millions d'euros sans compter les pénalités de retard ".

D'après nos informations, ces pénalités dont le journal ne précise pas le montant atteindraient 366.744 € par jour de retard.

Notons donc bien que ce « détail » capital n'est jamais rappelé par les médias, ni par aucun député, qu'ils appartiennent à la majorité ou à l'opposition.
   

PS et Verts complices du gouvernement pour cacher la dictature européiste


Ainsi le député Verts Noël Mamère a lancé devant les journalistes que "c'est une très belle leçon donnée au gouvernement et à Nicolas Sarkozy, j'espère qu'à l'instant où je parle le président de la République est en train de manger la moquette de l'Elysée, parce que c'est une victoire des Français contre le gouvernement qui voulait faire passer une loi en force ".

Voilà certes une belle envolée. Mais M. Mamère " oublie " d'indiquer aux journalistes que ce texte de loi n'est que la transposition des directives exigées par Bruxelles depuis 6 ans et que la Commission européenne menace la France de très lourdes amendes journalières si le texte n'est pas adopté. Pourquoi M. Mamère ne dit-il pas que ce "passage en force" n'est pas de la faute du gouvernement mais qu'il lui est imposé par l'Europe ?

De même, le député PS Arnaud Montebourg a affirmé que " c'est un coup de tonnerre dans le ciel des producteurs de semences. Il n'y a plus de texte sur les OGM, il est sorti de l'ordre du jour, le gouvernement est maintenant obligé de reprendre la procédure au départ avec le même chemin de croix, c'est-à-dire la désapprobation profonde d'une partie de sa propre majorité sur sa libération des OGM en France ".

Rien à redire sauf que M. Montebourg, par ailleurs membre de la French American Foundation, " oublie " lui aussi d'indiquer que ce texte de loi n'est que la transposition des directives exigées par Bruxelles depuis 6 ans et que la Commission européenne menace la France de très lourdes amendes si le texte n'est pas adopté. Pourquoi M. Montebourg ne dit-il pas que cette "désapprobation profonde" devrait se manifester non pas contre le gouvernement, qui n'est que le greffier des décisions prisées à Bruxelles, mais contre le principe même d'avoir cédé notre souveraineté à une instance supranationale dirigée en sous-main par Washington ?

De même encore, le mouvement " altermondialiste " Attac a publié un communiqué selon lequel " les députés ont eu raison de rejeter une loi qui n'assurait pas la non-dissémination des OGM dans nos champs. Le Parlement doit rédiger maintenant une proposition de loi garantissant une réelle liberté de produire et consommer sans OGM. ". Parfait, sauf que Attac à son tour " oublie " de rappeler que c'est l'Europe qui exige cette loi.

Le mythe de l'autre Europe permet à la gauche de ne pas aller au fond des choses

En réalité, PS, Verts et mouvements altermondialistes sont parfaitement complices de ce qui se passe. Ils s'opposent – certes – puisque c'est leur rôle. Mais c'est une opposition de pacotille, qui refuse systématiquement d'aller au fond des choses et de dénoncer la vraie racine du mal.

Si on les pousse dans leurs retranchements sur la question européenne, ils s'en tirent par la même sempiternelle pirouette de " l'autre Europe ", c'est-à-dire d'une Europe qu'ils voudraient réorienter dans le sens qui leur convient, mais qui ne convient qu'à eux et dont un demi-siècle d'histoire est là pour prouver que les autres Etats-membres n'en voudront jamais, pas plus que les lobbys américains qui règnent en maîtres dans les couloirs de Bruxelles. Et pendant qu'ils tirent ainsi des plans sur la comète de l'Europe de leurs rêves, ils ne s'opposent pas à la véritable Europe qui se met en place et qui plonge la France dans un Empire euro-atlantiste qu'ils font semblant de ne pas voir.

Conclusion provisoire

Du reste, le ministre de l'Agriculture Michel Barnier vient de tirer, sur la radio Europe 1, la conclusion provisoire de cette affaire avec une grande philosophie. Pour ce prétendu " ministre français " qui a carrément installé son bureau et son cabinet ministériel à Bruxelles, ce rejet du projet de loi sur les OGM à l'Assemblée nationale " n'est pas une crise mais un épisode de la vie parlementaire. La gauche a privilégié la tactique sur le projet. [...] C'est un petit coup d'arrêt mais le processus parlementaire continue ".

Ancien Commissaire européen, ancien ministre des affaires européennes et des affaires étrangères, Michel Barnier sait de quoi il parle : la construction européenne est une dictature et elle ne va pas se laisser arrêter pour si peu. Et il sait très bien que le PS et les Verts ne s'opposent pas à cette dictature-là....

par le Citoyen Thimèle publié dans : Santé et Environnement
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Mercredi 14 mai 2008


Par Lucette Jeanpierre


On est bien loin de l’époque où les révolutionnaires de la LCR avaient l’obligation d’avoir des pseudos, des fois que l’état bourgeois ne procède à un coup d’état, et qu’ils ne soient obligés de vivre dans la clandestinité. Ainsi, Julien Dray, c’était Titus, Gérard Filoche, c’était Matti, Alain Krivine, c’était Tinville. Olivier Besancenot est arrivé trop tard pour connaître cela, lui c’est le facteur de Neuilly, tout simplement.

On est bien loin de l’époque où Alain Krivine avait droit à une émission de télévision par an, s’il était bien sage.

On est bien loin de l’époque où la LCR ne pouvait se présenter aux élections présidentielles, faute d’avoir recueilli les 500 signatures de maires, comme cela leur arriva en 1981 ou en 1995. Cela lui donnait l’impression de gêner vraiment le pouvoir.

Aujourd’hui, c’est grâce au PS que le facteur a pu se présenter en 2002 et en 2007.

Depuis 2002, les dirigeants de la section française de la IVe internationale ont eu une inspiration de génie : remplacer l’indéboulonnable Krivine par le jeune facteur de Neuilly, militant talentueux, redoutable bateleur d’estrade, et nouveau chouchou des médias. Talentueux, Olivier Besancenot l’est pour dénoncer les injustices sociales, et mettre en avant les immenses profits des entreprises du Cac 40, avec un sens de la formule et de la répartie qui font un malheur sur les plateaux de télévision. Il sait également être présent quand une entreprise est occupée, et trouver les mots pour encourager les grévistes à continuer leur action. Sa jeunesse et sa fraîcheur séduisent.

Les républicains de gauche n’ont pas su trouver cela en magasin, ils doivent toujours se contenter de Jean-Pierre Chevènement qui, avec tout le respect dû à son engagement et à son oeuvre, commence un peu à dater, et qui s’est vendu pour un plat de lentilles à Ségolène.

Même chose pour Lutte ouvrière, qui vient de faire sa fête annuelle de Presles. C’est terrible, mais Arlette, aussi sympathique et authentique soit-elle, souffre de la comparaison : six candidatures aux présidentielles, c’était la dernière en 2007, et elle est toujours en première ligne.

Idem pour Jospin, et ses cheveux blancs de retraité de la politique, face à Ségolène, comme pour Chirac face à Sarkozy.

L’impression de vieillesse est impitoyable, pour un homme politique, en France, aujourd’hui.

Le facteur de Neuilly est donc, lui, tendance. Il est invité sur tous les plateaux de télévision. Il fait penser à cette réflexion d’un personnage du dessinateur Lauzier. Un patron cynique, après 68, disait à son futur gendre, gauchiste : « C’est très bien ce que vous faites, grâce à vous, nous progressons, nous gagnons de nouvelles immunisations, et nous renforçons le système ».

Car qui dérange-t-il, le facteur de Neuilly ? Certes, il a appelé à voter non au TCE. Mais il déteste l’Etat, la Nation, et la seule chose qui le gêne dans l’Europe des 27, aujourd’hui, c’est qu’elle n’est pas sociale. Il sait qu’elle ne le sera jamais, mais il ne demandera jamais que la France sorte de Bruxelles. Il est pour l’Europe des travailleurs, cela ne mange pas de main, l’essentiel est qu’il soit pour la disparition de la France, que lui est les siens détestent, parce que l’Etat national, c’est forcément l’Etat du capital. Les capitalistes veulent aussi que la France disparaisse.

Ses militants soufflent sur les braises, et attisent les conflits sociaux ? Ils sont sincères, nul n’a le droit de le contester, et ce sont des gens ouverts, luttant contre les dérives sectaires. Mais ils sont presque tous dans la fonction publique, et contribuent à mettre en difficulté les dirigeants qui, comme Thibaut ou Chérèque, cherchent des compromis sociaux acceptables, et n’ont pas envie de la grande confrontation qui, faute de rapport de forces favorable, pourrait tourner à la déroute des mineurs anglais.

Beaucoup sont enseignants, et bien sûr se réclament de la défense de l’école publique et laïque. Mais ils occupent des fonctions importantes à la FSU, et ont participé, depuis trente ans, à la casse de l’Education nationale, à la remise en cause de l’autorité des enseignants, et à tous les délires pédagogistes. Ils n’ont qu’un seul discours : "Des moyens, des moyens", et sont incapables d’analyser les raisons pour lesquelles, pour le plus grand plaisir de Nicolas Sarkozy et de tous les adeptes de l’école privée, de plus en plus de parents peu fortunés, y compris laïques, se tournent aujourd’hui vers le privé, pour donner une chance à leur gamin, parce qu’on ne peut plus étudier dans certaines écoles publiques.

Olivier Besancenot réclame depuis toujours le droit de vote des étrangers, et maintenant, toute la gauche est d’accord avec cela. Cela, c’est tendance, coco, cela fait couler une larme sur les plateaux de télévision, cela contribue à faire croire qu’on est raciste si on est contre cette revendication, et puis, cela aide à défaire un peu plus la Nation, et, pour le capitalisme mondialisé, c’est tout bon.

En plus, il défend la libre circulation des travailleurs, et la régularisation des sans-papiers ! Alors là, pour le système, c’est l’aubaine ! A une époque où ces salauds de salariés, du public comme du privé, se plaignent de ne pas gagner assez, et disent que la hausse des prix doit être compensée par la hausse des salaires, quelle bonne idée que de leur mettre dans les pattes des résidents européens, et extra-européens, forcément enfants de colonisés (c’est bon de culpabiliser les Français), qui vont faire pression sur leurs salaires et leurs emplois.

Finalement, les gauchistes remplacent les curés, dans le compassionnel. En plus, ce que ces gens ne précisent pas, c’est que ce sont les seuls salariés du privé, les plus vulnérables, qui subissent les conséquences de cette revendication, puisque les salariés du public (dans lequel évoluent la majorité des militants politiques professionnels de la gôche) sont protégés par la nationalité française, exigée pour devenir fonctionnaire. A moins qu’ils ne nous expliquent qu’après le droit de vote des étrangers, ils sont favorables à la levée de cette espèce de « préférence nationale », forcément porteuse de discrimination. Mais que fait la Halde ?

Et puis, Olivier, c’est le chouchou des artistes tendance, sensibles, eux aussi, à la régularisation des sans-papiers. Surtout qu’eux, les artistes, ils sont pour le protectionnisme et pour les quotas, mais seulement pour eux. Ils sont contre la concurrence non régulée des œuvres américaines, pour sauver la production française (ils ont raison), mais se moquent que le capitalisme utilise les sans-papiers contre les travailleurs français et étrangers en situation régulière (rappelons que plus de 15% de ces derniers sont au chômage).

Sur la laïcité, que Sarkozy entend brader, là encore, Olivier et les siens sont une aubaine : ils défendent le voile à l’école, et sont contre la persécution de la religion des pauvres, l’islam. La laïcité, c’est le Vatican, mais pas touche à Ramadan ou au Hezbollah ! Parfait pour la laïcité positive de Sarkozy et le financement des mosquées. En plus, ils manifestent avec les islamistes, à la première occasion, pour défendre la Palestine ou le Liban de l’agression sioniste. Quand l’internationalisme prolétarien s’allie avec l’internationalisme islamiste, le système frétille de plaisir, c’est que la Révolution socialiste est bien loin.

Donc, Olivier chez Drucker, c’est une consécration méritée, ce sont plutôt les beaux quartiers qui votent pour le facteur, pas les classes populaires. Tant pis si toute une partie de la gauche et l’extrême gauche racontent qu’on est en dictature sarkoziste, certains parlent même du président de la République comme d’un pétainiste, rien de moins. Heureusement, le ridicule ne tue pas.

Toute cette bobocratie qui se croit en "résistance" contre la dictature sarkozienne, et dont les dirigeants pérorent sur les plateaux de télévision, ferait bien de s’interroger sur la différence de traitement médiatique, sous la Sarkozie, entre le chouchou des médias, Olivier Besancenot, et un républicain comme Nicolas Dupont-Aignan, voire, dans un autre reglistre, les représentants du Parti des Travailleurs, qui paraissent les derniers à ennuyer encore un peu le système, en ne se montrant pas des européistes béats, et en parlant encore République sociale, Nation, et laïcité.

Riposte Laïque

par le Citoyen Thimèle publié dans : Vie politique
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Samedi 10 mai 2008

 Les «souchiens», c'est le nom que les Indigènes de la République donnent aux français de souche. Lors de son défilé du 8 mai, ce mouvement communautariste a appelé à la création d'un parti politique. Histoire de lutter contre la «suprématie blanche et chrétienne» (sic) !


A part le Ku Klux Klan, qui ose encore parler de « suprématie blanche et chrétienne » ? Les Indigènes de la République (MIR). C'est à l'appel de ce mouvement qu'a eu lieu, hier à Paris, la manifestation prétendument destinée à commémorer les massacres de Sétif le 8 mai 1945. Prétendument, car lorsqu'on lit le texte des Indigènes, on constate que Sétif y occupe une place très modeste. De fait, le MIR appelle avant tout à la création d'un parti politique, une formation « autonome, antiracialiste et décoloniale » pour « tous ceux qui sont aujourd'hui traités comme des indigènes ». Et de désigner l'ennemi : l'Etat français, qui « entretient la continuité coloniale à la française : le racisme républicain ». Le ministère de Brice Hortefeux est ainsi accusé de préserver la fameuse « suprématie blanche et chrétienne », l'état met en œuvre une « politique sécuritaire, racialiste », le plan de Fadela Amara est un « plan anti-banlieues ». Et la France a ouvertement une politique de « préférence raciale » (sans parler du « soutien sans faille » à l'inévitable « colonialisme sioniste d'Israël »). C'est tout ? Non. Car le complot est vaste : tout le « système politique, économique et culturel » œuvre, selon les Indigènes, pour le racisme !

Un discours fondé sur la rancoeur et la haine, ça ne vous rappelle rien?

Mais qui sont ces paranos ? Les Indigènes de la République sont nés en janvier 2005 avec leur appel « Nous sommes les indigènes de la République – Appel pour des Assises de l'anti-colonialisme post-colonial». Un texte volontairement provocateur et d'une incroyable mauvaise foi, puisque ses auteurs y défendaient le communautarisme au nom même des valeurs républicaines. Parmi les signataires, des associations qui prônaient des principes aussi républicains que le port du foulard à l'école, et divers sociologues et intellectuels pro-Ramadan. Après le tollé soulevé par leur appel, les Indigènes étaient retombés dans un oubli bien mérité. A quelques exceptions près, à commencer par les violentes interventions dans les médias de leur porte-parole Houria Bouteldja. Une jeune femme dont la beauté physique n'a d'égale que sa hargne envers les Français « blancs », qu'elle appelle les « souchiens » (on appréciera l'aimable jeu de mots entre « souche » et « chiens »).
Mais voilà que les Indigènes ont trouvé, bien malgré eux il est vrai, un allié de poids en la personne de Jean-Marie Le Pen. Le président du Front national a en effet offert au MIR l'occasion de revenir dans l'actualité en demandant il y a quelques jours l'interdiction de la marche du 8 mai ! Ce n'est d'ailleurs pas le seul parallèle qu'on peut faire entre le FN et le MIR - qu'on peut difficilement soupçonner d'être proche de Le Pen. Car même si les Indigènes exècrent le Front National, le parti qu'ils appellent à créer est lui aussi fondé sur la rancoeur et la haine. Vous en doutez ? Faisons une petit test : qui a dit, au sujet des ministres issues de l'immigration : « Mr Sarkozy exhibe ses marionnettes noires, arabes et/ou musulmanes ! ». Jean-Marie Le Pen ou Les Indigènes de la République ? (Réponse : les Indigènes)

Bénédicte Charles, Marianne2.fr

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Les Indigènes de la République :
Qui sont-ils ? Que veulent-ils ?


Par Denis Gorteau


En janvier 2005 : un collectif nommé " les Indigènes de la République " voyait le jour à la suite d'un appel signé par plusieurs milliers de personnes au nom de la défense des " droits " des populations d'origine immigrée vivant en France. Le texte de cet appel surprend car il mêle des revendications justifiées à des prétentions identitaires malsaines. Phraséologie gauchiste, attaques contre la France " coloniale ", exigences aux contours mal définis, " les Indigènes de la République ", en outre, usent et abusent de la victimologie pour susciter l'intérêt. Colère sincère ou basse opération de lobbying ?

 
L'obsession coloniale

Si l'appel des " Indigènes " associe des arguments disparates, il en est un, cardinal dans l'esprit de ses auteurs, qui consiste à présenter la France comme un pays dominé par un état d'esprit colonial dans sa gestion de la population d'origine immigrée.

Selon cette théorie, les descendants de peuples colonisés vivant en France seraient victimes de discriminations, voire dans certains cas de violences, en raison du statut de colonisés dans lequel la République les enfermerait. D'où le nom " d'Indigènes de la République " dont s'affublent les tenants de cette étrange interprétation de la réalité.

Cela nous vaut de belles tirades, dignes de la meilleure littérature gauchiste, comme : " L'idéologie coloniale perdure, transversale aux grands courants d'idées qui composent le champ politique français ". Vive le grand Soir !

Compte tenu de l'empathie de l'appel pour les descendants des populations colonisées, on aurait pu attendre une analyse plus fine, permettant de faire la différence entre des citoyens ou des résidents ordinaires, fussent-ils d'origine immigrée, et la minorité de voyous occupée à terroriser la population et à saccager le mobilier urbain.

Cette obsession de la référence coloniale comme grille de lecture de la réalité, se retrouve dans l'assimilation des DOM-TOM à des colonies. Comme si les habitants de ces territoires ne jouissaient pas en tous points des mêmes droits que les métropolitains !

Mais les " Indigènes " vont encore plus loin. Pour eux, la " gangrène " coloniale toucherait non seulement la France dans son ensemble mais aussi le reste du monde. L'appel enchaîne sur une dénonciation de la politique étrangère américaine, méritée, mais en porte-à-faux, car les entreprises de Bush, en Irak ou en Afghanistan, s'inscrivent dans une logique différente du colonialisme au sens strict du terme.

Islamo-gauchisme ?

Pas facile de se retrouver dans ce texte qui amalgame passé et présent, colonialisme et République, France et racisme…
De plus, les " Indigènes " rendent un bien mauvais service à ceux qu'ils disent défendre en dénonçant aussi l'assimilation et l'intégration. On va jusqu'à lire sur leur site Internet les mots " va te faire intégrer ", subtile allusion à une pratique généralement réprouvée dont la connotation méprisante n'aura échappé à personne.

On est en droit de se demander pourquoi ils condamnent les discriminations, puisqu'ils vilipendent à la fois le mal et son antidote. Il faut encore se retenir de sourire quand nos bons " Indigènes " s'en prennent à la loi interdisant le voile dans les enceintes scolaires, car celle-ci, protégeant l'intimité spirituelle de chacun, apparaît comme un facteur d'intégration et fait autant pour les musulmans que pour les chrétiens ou les athées.

En clair, l'appel des " Indigènes " repose sur une idéologie communautariste et il lance une guérilla identitaire pour exercer des pressions sur la République. Une méthode couramment utilisée par certaines minorités aux Etats-Unis. En France, néanmoins, les traditions sont différentes et nos " Indigènes " auront du mal à embrigader les prétendus colonisés, parce que ces derniers ne se perçoivent pas comme tels. Les immigrés et leurs descendants, pour la plupart, n'aspirent qu'à devenir des citoyens ordinaires, prospérant à l'ombre des acquis de la République une et indivisible.

Reste à faire remarquer une chose aux auteurs de l'appel : les indigènes sont, en langue française, les individus nés sur un territoire, d'une population anciennement installée. Dans l'Hexagone, sont indigènes les Français par le sang, descendants depuis des siècles des primo occupants. Cohérents avec leur théorie, ce sont ces indigènes là, dont les " Indigènes " devraient s'efforcer de respecter l'identité et les coutumes.

Surgeon des lobbies communautaristes anglo-saxons, les " Indigènes de la République " semblent avoir pour modèle inavoué le CRIF qui donne périodiquement des leçons aux élus au nom d'une communauté spécifique. Néanmoins, pour le moment, leur chantage victimaire n'a pas ébranlé les institutions. Espérons les choses demeurant ainsi, dans un pays où les élites cèdent si facilement au vertige de la repentance.

par le Citoyen Thimèle publié dans : Combat Républicain
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Vendredi 9 mai 2008
Amis et soutiens de tous ceux qui, d'où qu'ils viennent, militent sincèrement pour la République, nous avons appris récemment la création d'une nouvelle association républicaine, appelé "Le Cercle Aristote", auquel nous souhaitons évidemment pleine réussite. Nous vous en offrons ci-dessous une courte présentation, ainsi que les contacts :

L'objectif de cette "association de formation politique républicaine" est "de donner une culture politique réelle à des citoyens ou à des militants. Pour ce faire l'association organisera des conférences deux fois par semaine plus des rencontres avec différents intervenants (universitaires, militants, associatifs). Il a pour but d'être une passerelle entre les différents mouvements patriotes, républicains, souverainistes. Sans exclusive, nous espérons pouvoir former des militants et des cadres ainsi que des citoyens suivant le vœux de Bernanos, 'il faut refaire des hommes libres'. Nous entendons par le contact avec les textes promouvoir les idées de nation, de souveraineté, de laïcité, et également tenter autant que faire se puisse de dégager une mémoire française pour éviter de voir au sein des républicains authentiques réapparaître de vieux clivage aujourd'hui dénué de fondements."


Contact : Mr Pierre Yves Rougeyron
06 17 69 32 93
rougeyron.pierresyves@neuf.fr
par le Citoyen Thimèle publié dans : Mouvements Républicains
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Jeudi 8 mai 2008

Toutes les informations sur la campagne de Simon Archipenko et de l'"Arc Républicain" sont à retrouver sur

www.archipenko2008.fr
par le Citoyen Thimèle publié dans : Campagne "Arc Républicain"
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Jeudi 8 mai 2008


Par Cyrano


Quand il a été élu maire de Londres pour la première fois, il y a huit ans, je m’étais pourtant félicité de sa victoire. Celui que tout le monde appelait "Ken le Rouge" avait d’abord battu les conservateurs, mais aussi Tony Blair, qui avait juré la perte d’un représentant de son aile gauche. J’avais aimé la symbolique que la gauche radicale avait écrasé la gauche "droitière".

Mais lors de la campagne pour une loi contre les signes religieux, en France, j’ai vite déchanté. Quelques mois après le vote de la loi du 15 mars 2004, 250 délégués provenant de 14 pays se sont réunis lundi 12 juillet 2004, au London City Hall, à son invitation, pour la tenue du premier rassemblement du groupe de pression pour la défense du foulard islamique en Europe, également appelé "Pro-Hidjab". Le député vert Alain Lipietz, essaya de relayer cette initiative au Parlement européen, mais il ne recueillit que cinq signatures. Ce 12 juillet, Ken Livingstone osa affirmer que la loi française était la plus réactionnaire qu’un pays européen ait voté depuis la Libération, n’hésitant pas à comparer le sort réservé aux musulmans à celui réservé aux Juifs lors de la dernière guerre. (1)

Dérapage d’un jour ? Absolument pas ! Caroline Fourest et Fiammetta Venner, quelques mois plus tard, épinglèrent le maire de Londres, et signalèrent avec beaucoup de pertinence ses connivences avec l’islam intégriste, qui se confirmèrent lors du Forum Social Européen. Largement financé par la mairie de Londres, en 2005, ce forum honteux pour les altermondialistes verra les trotskistes du SWP britannique et les islamistes insulter notamment le laïque président d’honneur d’Attac, Bernard Cassen, et notre pays, accusé d’être un raciste et colonialiste pour avoir interdit le voile à l’école. (2)

Le 12 juillet 2005, au lendemain de la victoire de Londres contre Paris, pour l’organisation des Jeux olympiques, plusieurs bombes, posées par des islamistes nés en Grande-Bretagne, font des dizaines de victimes, et des centaines de blessés. Certains n’hésitent pas à accuser ouvertement Ken Livingstone et d’autres leaders politiques anglais d’avoir une responsabilité dans cet attentat, par leur aveuglement passé, et leur rôle d’idiots utiles du fascisme islamiste, qui bénéficiait, dans tout le pays, et à Londres, de la complaisance d’hommes politiques comme Livingstone. (3)

Un vrai débat commence alors à traverser la Grande-Bretagne, sur la réalité du communautarisme, et des différences culturelles, autour notamment du droit des femmes (4). Cela ébranle-t-il le maire de Londres ? Moins que jamais ! A la grande joie des islamistes, il se lance alors dans un projet pharaonique : la construction d’une mosquée géante, qui dominera tout-Londres, et devrait être finie avant l’ouverture des Jeux Olympiques. (5) De quoi rendre Gaudin, et sa grande mosquée de Marseille, vert de jalousie ! De quoi donner des idées à Delanoë, qui, après avoir commémoré, avec tous les mitrés, une place Jean-Paul II quelques semaines après la mort de Wojtyla, n’a rien trouvé de mieux que de nommer le Dalaï Lama citoyen d’honneur de la ville de Paris ! De quoi faire rêver le liberticide recteur Boubakeur, qui, encouragé par les appels du pied de Sarkozy, proposait de mettre entre parenthèses la loi de 1905 pour vingt ans !

Dans le même registre, Jean-Paul Huchon, président « socialiste » de la Région Ile-de-France, vient encourager les militants islamistes dans leur démarche d’imposer un lieu de prière dans le site universitaire d’Antony. (6) Et ces gens là osent accuser Sarkozy de menacer la loi de 1905, alors qu’ils sont exactement sur ses positions de « laïcité positive ».

Que l’hôte de l’Elysée soit anti-laïque est une évidence. En bon libéral, il veut remplacer la solidarité républicaine par la charité des Eglises, et se sert de l’islam comme fer de lance de cette opération, pour le plus grand plaisir des autres Eglises. Cela ne signifie pas pour autant qu’il n’y ait pas de vrais laïques à l’UMP, avec lesquels il est possible de faire un bout de chemin dans la défense de la loi de 1905.

Mais quand une partie de la gauche, en Grande-Bretagne ou en France, a le visage de Ken Livingstone, de Tony Blair (qui a pris Tariq Ramadan comme conseiller spécial), ou de Jean-Paul Huchon, Martine Aubry, Jack Lang, Noël Mamère, Mouloud Aounit et bien d’autres, quand elle n’est plus digne de la défense de ses valeurs émancipatrices, et qu’elle promeut le communautarisme religieux, il faut se féliciter quand, comme à Londres, les électeurs lui infligent un camouflet.

Cela ne veut pas dire que je me réjouisse de la victoire du candidat de la droite conservatrice, je me félicite seulement de la défaite d’une gauche qui collabore avec le fascisme islamiste.

Beaucoup ont mis en avant le peu de sérieux du nouveau maire, surnommé « Boris le bouffon ». C’est dire l’ampleur du rejet, dans la population, suscitée par le maire sortant, pour que les Londoniens aient préféré Boris Johnson à Ken Livingstone, qui était convaincu que l’appui de la communauté musulmane lui serait déterminant pour se faire réélire.

On espère (sans aucune certitude) que Boris Johnson ne sera pas suffisamment "bouffon" pour laisser se mettre en place le projet de construction de mosquée de son prédeceseur. Arrêter ce projet démentiel, ce serait un signal fort pour toute l’Angleterre, mais aussi pour toute l’Europe, face à l’invasion de l’espace public par les islamistes, dont la construction de mosquées n’est que l’aspect le plus visible, avec la prolifération des voiles dans la rue.

Riposte Laïque


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(1) http://www.sectes-infos.net/france-anti-sectes-02.htm

(2) http://www.prochoix.org/cgi/blog/index.php/2005/03/30/277-ken-le-rouge-vire-au-vert-islam

(3) http://jlturbet.blogspot.com/2005/07/le-fascisme-islamiste-ses-tueurs-ses.html

(4) http://www.gaucherepublicaine.org/,article,1684,,,,,_Les-l-differences-culturelles-r-peuvent-elles-excuser-le-sexisme.htm

(5) http://www.islamisation.fr/archive/2008/05/02/jean-paul-huchon-defend-la-mosquee-clandestine-du-crous-d-an.html

(6) http://www.islamisation.fr/archive/2008/03/28/grande-bretagne-les-musulmans-liberaux-condamnent-la-future.html

par le Citoyen Thimèle publié dans : International
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