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"La République n'est pas enfermée dans un texte sacré déposé dans le saint des saints ou au pavillon de Breteuil. Elle est vivante. Elle est mouvement. Elle est devenir. Elle est le miroir des hommes agissants."
Patrick Kessel


"La République est une idée, la République est un principe, la République est un droit. La République est l'incarnation même du progrès." Victor Hugo
 
"Je n'ai jamais cru qu'aimer sa patrie empêchât d'aimer ses enfants. Je n'aperçois point davantage que l'internationalisme de l'esprit ou de la classe soit irréconciliable avec le culte de la patrie. Ou plutôt, je sens bien, en interrogeant ma propre conscience, que cette antinomie n'existe pas. C'est un pauvre coeur que celui auquel il est interdit de renfermer plus d'une tendresse." Marc Bloch

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Mardi 6 mai 2008

A l’approche de la présidence française de l’Union Européenne, qui débutera le 1er juillet prochain et que le gouvernement entend placer sous le signe de la "présidence citoyenne" (!), le ministère des affaires étrangères et européennes a décidé d’organiser plusieurs réunions et débats publics autour du thème de l’Europe. Les citoyens sont vivement invités à participer à ces rencontres "Paroles d'Européens" que le gouvernement souhaite “pédagogiques”.

Première étape ce mercredi 7 mai à Lille, au "Rendez-vous des Européens", où il sera question de "fêter l’Europe et [de] débattre des valeurs et de l’identité commune des Européens" (1) .

Parmi les intervenants, outre la présence de membres du gouvernement, tels Xavier Darcos et Rama Yade, nous pourrons retrouver une pléiade de "grands européens" plus ou moins illustres. Notons notamment la présence des ineffables Michel Rocard, Daniel Cohn-Bendit et Jean Quatremer. Pour ceux qui ne le seraient pas, ce dernier, correspondant de "Libération" à Bruxelles, est l’auteur d’un blog (2) dans lequel il ne manque jamais une occasion de rappeler que les Français sont de pauvres idiots, incapables d’aimer et d’adhérer à une Europe si merveilleuse.

Inutile parmi les intervenants de chercher le moindre "noniste", "alter-européen" ou "souverainiste", il n’y en a pas. Seuls les partisans de l’Europe actuelle, fédéraliste, antidémocratique et libérale, qui se prétendent être les seuls vénérables et véritables “européens”, ont le droit à la parole. De biens beaux débats contradictoires en perspective…

L’organisation de ces "débats" n’est évidemment pas une volonté du gouvernement de donner la possibilité aux citoyens de donner leur avis sur l’Europe qu’ils souhaiteraient. Voire mieux, la prendre en compte. Bien au contraire, nos gouvernants se moquent éperdumment de l’avis des citoyens. On a ainsi pu le constater aisément au sort réservé au "NON" français du 29 mai 2005, scandaleusement trahi par la ratification en catimini de sa copie, le Traité de Lisbonne.

A l'inverse, l’organisation de ces pseudo-débats, à sens unique, autocongratulatoires et dépolitisés au maximum, sont une véritable oeuvre de propagande européiste orchestrée par Paris et Bruxelles. Le peuple français ne veut plus de cette construction européenne-là ? Le peuple français commence à se rendre compte que cette Europe-là est une dictature ? Rééduquons-le ! Expliquons-lui que ses doutes, que ses critiques sont mauvaises, nocives, archaïques, aussi nauséabondes que la peste et le choléra. Faisons de lui un brave et docile "citoyen européen" !

Il est de salut public que les citoyens dignes de ce nom de ce pays aillent en masse perturber - positivement - ces réunions, en vue d’y dénoncer ces ridicules mises en scènes propagandistes, et d’y imposer un véritable débat contradictoire.

______

(1) http://europeens.touteleurope.fr/content/mercredi-7-mai-lille-rendez-vous-des-europeens

(2) http://bruxelles.blogs.liberation.fr/

par le Citoyen Thimèle publié dans : EDITORIAUX
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Mardi 6 mai 2008
Par André Bellon

L'expérience récente a montré que nos merveilleux démocrates «modernes» se souciaient comme d'une guigne de la volonté populaire. Lorsqu'ils demandent, par accident, l'avis du peuple et que, par extraordinaire, celui-ci ne donne pas la bonne réponse, ils le font revoter ou, mieux, prennent, dans une autre enceinte, la décision contraire.
Il restait néanmoins un petit espace de souveraineté populaire. La Constitution française prévoyait que toute nouvelle adhésion à l'Union européenne devait être avalisée par référendum.
C'était encore trop ! La volonté de supprimer cette disposition est exprimée dans l'avant-projet de loi sur la réforme des institutions, émanant de la Commission Balladur et réformant la Constitution en dehors de toute expression populaire. Jean-Pierre Jouyet, secrétaire d'Etat aux Affaires européennes de Sarkozy et ancien directeur adjoint du cabinet de Jospin, soutient la disparition de ce qu'il appelle un «verrou référendaire». Pierre Lellouche, homme influent du régime et habitué des échecs électoraux, explique cyniquement que cette disposition avait été incluse dans la Constitution par Jacques Chirac en 2005 pour inciter les Français à bien voter sur le Traité constitutionnel.

Sarkozy a tranché : cette disposition sera supprimée car elle lie trop les mains du gouvernement et serait ridicule si on voulait faire adhérer la Suisse. Comme si c'était la question et comme si les Français étaient hostiles à la Suisse, qui d'ailleurs ne demande rien. En revanche, en manière de botter en touche, et histoire de faire taire dans ses propres rangs une opposition avec laquelle il est d'ailleurs d'accord, il annonce un référendum sur l'entrée de la Turquie, si la question devait se poser. Bref, on a le droit de dire non, seulement si ce nouveau monarque nous demande de le dire avec lui.
Merci pour les citoyens ! En bref, pour éviter que les français ne votent «mal», on leur enlève le droit de voter lorsque ça peut déranger.


par le Citoyen Thimèle publié dans : Démocratie et Souveraineté Nationale
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Dimanche 4 mai 2008

Par Michel Collon

Les multinationales pétrolières et autres n'acceptent d'avoir "perdu" la Bolivie. Les Etats-Unis s'efforcent donc de renverser le président légalement élu, Evo Morales. Après avoir tenté un coup d'Etat militaire contre Chavez en 2002, après avoir saboté l'échange de prisonniers en Colombie et menacé militairement les pays voisins, Washington utilise à présent le séparatisme pour faire éclater la Bolivie. L'ambassadeur US parle de la "République de Santa Cruz" dont les riches propriétaires terriens refusent les réformes sociales et l'émancipation des Indiens. Les multinationales pourraient ainsi récupérer une partie des richesses du pays.

Et d'où provient cet ambassadeur US ? Pendant dix ans, Philip Goldberg a servi en Yougoslavie où il a contribué à provoquer les séparatismes et les guerres civiles servant les intérêts des Etats-Unis. Son expérience ressert. Et rappelons que la CIA déverse des dizaines de millions de dollars en Bolivie à travers ses ONG-paravents : NED, USAID, Freedom House...

Le 4 mai, avec un prétendu « référendum », se prépare une journée de provocations. Et de désinformation internationale. C'est donc la responsabilité de chacun de nous de faire circuler l'info - avant et pendant - pour déjouer ces manoeuvres. Le 4, de jeunes Français émettront en radio en continu depuis Caracas. En français et en anglais.
par le Citoyen Thimèle publié dans : International
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Vendredi 2 mai 2008

Par Edouard Husson, historien, qui considère la France à une fourche de son histoire. Soit elle saura s'émanciper de la suprématie américaine et proposer un nouvel ordre mondial, soit elle perdra ses idéaux et son libre-arbitre à suivre sans courage les USA.


Il se peut que l'Iran ait franchi, mardi 29 avril 2008, le point de non-retour du point de vue américain. Un haut fonctionnaire du Ministère iranien du Pétrole a annoncé que désormais son pays ne facturerait plus aucune transaction pétrolière en dollars, uniquement en euros ou en yens . L'Irak a été détruit pour avoir fait une annonce du même type en 2000. La question de la défense d'Israël ou celle des armes de destruction massive pèsent peu, aux yeux des Américains, à côté de la seule garantie matérielle subsistante d'un dollar toujours plus dévalué. L'Iran est le deuxième pays producteur de l'OPEP et les Américains, en pleine crise financière, se sentiront particulièrement menacés par un adversaire qui sait où sont leurs points vulnérables. Il n'est pas étonnant qu'on recommence à parler d'une attaque américaine contre l'Iran à l'été.

Si les Américains déclenchaient un conflit contre l'Iran, on basculerait définitivement dans un autre monde, vingt ans après la chute du Mur de Berlin. La communauté des nations se polariserait définitivement entre ceux qui accompagneraient les Etats-Unis dans une folle tentative de maintenir leur mainmise impériale et ceux qui se coaliseraient pour faire émerger un nouvel équilibre mondial. De quel côté la France se situerait-elle? Si l'on en croit l'attitude du président Sarkozy depuis son arrivée au pouvoir, la France choisirait les Etats-Unis, au risque de perdre la confiance de tous ceux qui attendent qu'elle élève la voix pour tracer les contours d'un ordre international fondé sur la justice et la paix - ce que Jaurès et de Gaulle ont su faire, chacun à leur époque.

La France sera-t-elle réduite à l'insignifiance?

Espérons que le pire sera évité dans les mois qui nous séparent de l'élection américaine; que George W. Bush ne choisira pas la fuite en avant, à la fois pour sortir de la crise monétaire et financière très grave dans laquelle se trouve son pays, pour rester dans l'histoire comme un «nouveau Churchill» et pour influencer le vote de ses compatriotes. Cependant, même en l'absence d'une nouvelle guerre, la France se trouve à la croisée des chemins. Continuera-t-elle à défendre le désordre international entretenu par l'Amérique impériale ou choisira-t-elle, conformément au meilleur de son histoire, de servir la paix, la liberté et la justice? La France choisira-t-elle d'entendre la voix des peuples, comme les démocraties latino-américaines, qui ont beaucoup moins d'atouts politiques, militaires, économiques qu'elle et qui pourtant osent défier pacifiquement le grand frère au Nord du continent? La France saisira-t-elle l'aspiration universelle à la paix qu'exprime par exemple le souhait de la Corée du Sud de mettre en oeuvre une détente (et peut-être une réunification) avec la Corée du Nord, rêve régulièrement anéanti par les menaces américaines envers Pyongyang? La France négligera-t-elle d'entretenir l'espoir qu'avait suscité sa courageuse prise de position sur le conflit irakien au début de l'année 2003? Si tel était le cas, notre pays se réduirait à l'insignifiance - ce qu'exprime déjà la signature du traité de Lisbonne ou la rentrée dans le commandement intégré de l'OTAN.

Mission: proposer un autre ordre mondial
Des aspirations multiples s'expriment dans le monde, qui témoignent de ce que, vingt ans après la fin de la guerre froide, le monde voudrait enfin recueillir les «dividendes de la paix» dont les prive le «nouvel ordre international» proclamé par George Bush père et accompli par le fils. Cependant, des phénomènes comme le néomarxisme altermondialiste, l'émotionalité du débat qui entoure la répression au Tibet, l'impuissance face aux massacres du Darfour ou le fondamentalisme islamique montrent bien les impasses dans lesquelles la puissance impériale peut espérer adroitement enfermer ses adversaires. Ce serait à un pays comme la France, situé au coeur du monde occidental, de proposer les contours d'une nouvelle communauté internationale au sein de laquelle on ait tiré les conclusions des erreurs passées:
1. Il ne peut pas avoir d'autre économie que celle respectant les lois du marché et la liberté du commerce international. La France doit plaider pour un libéralisme authentique et ses esprits les plus lucides cesser d'appeler "néo-libéralisme" ce qui est un impérialisme anarcho-capitaliste. Non, les Etats-Unis ne pratiquent pas le libéralisme; ils pratiquent un keynésianisme militaire au service d'une minorité de puissants qui espère profiter de la destruction de toutes les frontières pour faire main basse sur les richesses de la planète. Pour contrer cette politique, qui est le contraire du libéralisme, l y a urgence à refonder le système monétaire international sur un étalon impartial. Le dollar, l'euro, le yen doivent être émis en référence à une valeur intangible dans un système de changes fixes. D'autre part, il ne peut y avoir liberté du commerce qu'entre pays de développement équivalent. Le prochain gouvernement francais devra avoir le courage d'affronter les multinationales en établissant, au besoin sans les partenaires européens, des taxes sur les produits importés des pays à très bas salaire. Enfin la France devrait plaider pour le droit des pays souverains à exploiter eux-mêmes les ressources de leur sous-sol. C'est la condition d'un développement équilibré et la base d'un libéralisme authentique. La France devra montrer l'exemple en l'occurrence: signer des accords pétroliers équitables; inclure la question de l'accès aux matières premières dans tout plan de paix pour le Darfour etc...
2. Il faut étendre le principe de la charte de Paris (processus d'Helsinki), qui a rendu possible la fin de la guerre froide en Europe, à l'ensemble des relations internationales. C'est-à-dire que les frontières actuelles des Etats doivent être déclarées inviolables; elles ne peuvent être modifiées qu'au terme d'un processus démocratique; encore faut-il tenir compte d'échecs dramatiques comme l'éclatement de la Yougoslavie: on doit tendre à la fois à l'intangibilité absolue des frontières et au renforcement de la démocratie en leur sein; les droits de l'individu doivent définitivement être préférés à ceux des minorités. Pour le succès d'une telle politique, il faut à la fois obtenir des dictateurs qu'ils s'engagent (comme les dirigeants soviétiques en 1975) à respecter les droits de l'homme et que l'Occident renonce au «droit d'ingérence», qui a doublement échoué - l'expérience montre que l'ingérence aggrave la situation des pays concernés et elle n'est exercée que dans les petits pays, tandis que l'on tolère les exactions des puissances contre leurs minorités, renforcant le sentiment, universel, que l'Occident pratique un double langage.
3. La France, puissance nucléaire, est crédible si elle encourage au désarmement. Elle peut montrer l'exemple. Elle sera crédible si elle demande à Israël de jouer cartes sur tables et de révéler publiquement qu'il posséde l'arme atomique, forcant ainsi l'Iran à dévoiler son propre jeu. D'une manière générale, la France peut, aidée de la Chine avec qui elle partage la rationalité dans le développement de l'arme atomique (dissuasion du faible au fort, refus de l'empilement des armes au-delà de ce qui est nécessaire pour garantir l'invulnérabilité du pays) et d'une Russie qui s'est ruinée dans la course aux armements des années 1960-1985, aider à mettre fin à la prolifération nucléaire, qui est largement le produit de la peur inspirée par les Etats-Unis (et de leur nouvelle doctrine de l'emploi éventuel d'armes nucléaires tactiques).
4. La France doit combattre pour le multilinguisme, en particulier dans les organisations internationales. J'ai fait l'expérience, récemment, d'une conférence internationale en Corée du Sud, où nos hôtes saisissaient la moindre occasion de parler une autre langue que l'anglais: l'allemand ou le russe en particulier. Pour notre pays, il ne s'agit pas seulement de défendre la langue francaise. Il faut défendre d'autres langues que l'anglais dans les relations internationales. La France jouerait sans doute un coup gagnant dans l'Union européenne et dans le monde si elle encourageait à l'utilisation de l'espagnol - une langue européenne, qui a tant contribué à la culture occidentale, qui est celle d'un sous-continent, et qui est de plus en plus parlée aux Etats-Unis - à côté de l'anglais dans les relations internationales.

Combattre pour la justice
La diffusion de la démocratie, l'économie de marché, la liberté du commerce, ne peuvent s'établir que dans la paix. Le continent latino-américain ravagé par les guerillas, l'Afrique victime de toutes les convoitises des puissances, l'Asie ravagée par les impérialismes et les dictatures totalitaires au XXè siècle, le Proche-Orient compliqué, l'Europe marquée dans sa chair par deux guerres mondiales n'aspirent qu'à une chose: la pacification des relations internationales et le développement économique dans la diversité culturelle. La France, puissance moyenne, qui ne sera (plus) jamais gagnante dans la surenchère impériale, n'a qu'une seule carte à jouer: refuser d'être plus longtemps le caniche des puissants, se faire la voix des opprimés - non pour les encourager à des révoltes stériles mais pour l'avènement d'un nouveau concert des nations. «La France n'est écoutée et puissante que lorsqu'elle combat pour la justice» aimait à dire Jaurès.

par le Citoyen Thimèle publié dans : La France dans le monde
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Mercredi 30 avril 2008
Le Livret A est au service de chacun d'entre nous comme de la collectivit� depuis 190 ans. Des plus jeunes aux plus âgés, où que l'on habite sur l'ensemble du territoire national, quelle que soit sa situation financière, le Livret A répond à l'intérêt de ses 46 millions de détenteurs, français et étrangers.

Simple et pratique, on y dépose, on y retire ce que l'on veut, quand on veut.

Gratuit et accessible � tous sans conditions.

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Sécurisé, c'est un produit d'épargne garanti par l'Etat permettant le versement d'un intérêt, net d'impôt, contrairement à un placement en bourse.

Public, les fonds sont centralisés dans une institution 100% publique, sous contrôle du Parlement : la Caisse des Dépôts et Consignations.

Utile et solidaire, cette épargne a permis de financer les HLM, les écoles, les transports publics, ...

Le gouvernement veut privatiser le Livret A au profit des marchés financiers

contre l'intérêt des 46 millions d'épargnants, des locataires, des mal-logés et des exclus du système bancaire. C'est une attaque directe contre les guichets de la Poste et des Caisses d'Epargne et contre le service public (Caisse des Dépôts et Consignations).

Retrait du projet de privatisation du Livret A !

Signer la pétition
par le Citoyen Thimèle publié dans : Economie et Cohésion Sociale
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Mardi 29 avril 2008

 

Le citoyen Simon Archipenko, président de Voltaire République et militant républicain de longue date, a décidé de se présenter à la députation dans la 11ème circonscription du Rhône, siège laissé vacant après l'invalidation de l'élection du député UMP Georges Fenech.

Derrière lui, et c'est déjà une victoire, sont déjà rassemblés de nombreux républicains et mouvements républicains, de toutes sensibilités, dont l'Union du Peuple Français et Debout la République, tous décidés à faire de cette législative partielle un véritable combat de reconquête républicaine et de rupture avec le système UMPSMODEM. Cette législative sera ainsi l'occasion pour les républicains de montrer qu'ils sont la seule alternative crédible et mesurée dont la France a besoin.

Le combat pour le redressement de la République sera long. Mais nul doute qu'il passera cette année par le Rhône, quelque soit l'issue du vote. C'est en tout cas tout le mal que l'on peut souhaiter à Simon Archipenko et à tous les militants dévoués de sa campagne.

Sa candidature a naturellement tout mon soutien, et je ne peux que lui faire confiance pour porter haut et fort les couleurs de la République !

Ci-dessous vous pouvez lire un long extrait de sa profession de foi.

 

 



Madame, Monsieur,

Chers concitoyens,

 

Le député UMP de la 11ème circonscription du Rhône Georges Fenech a été invalidé par le Conseil constitutionnel et est inéligible. Nous sommes donc appelés aux urnes pour pourvoir à son remplacement le 25 mai et le 2 juin 2008.

 

Un an après les élections présidentielles et législatives le constat une fois de plus est amer, la déception est visible dans la population qui s’était fortement mobilisée pour ces scrutins. Au fur et à mesure des votes et des annonces gouvernementales, se dessinent le démantèlement pièce par pièce des acquis sociaux issus du rassemblement patriotique et républicain du Conseil National de la Résistance. La souveraineté populaire et nationale vient d’être bafouée par la forfaiture du vote parlementaire du Traité de Lisbonne (copie conforme de ce même traité que le peuple avait rejeté il y a trois ans). Le Président de la République, en expédiant des troupes en Afghanistan sans vote préalable du parlement, entérine le retour de la France dans le commandement militaire intégré de l’OTAN. Il met fin à une politique d’indépendance nationale initiée il y a 42 ans par le général de Gaulle.

 

Sur le plan économique et social, la grave crise des subprimes qui sévit aux Etats-Unis, percute de plein fouet notre pays. La spéculation financière, la dérégulation des marchés, l’augmentation des prix des matières premières dont le pétrole et la spéculation sur les produits de base de l’alimentation affectent tous nos concitoyens. L’inflation est à son plus haut niveau depuis seize ans et pénalise le pouvoir d’achat. Le gouvernement semble plus préoccupé de tenter de résoudre la cacophonie venant de ses propres rangs (carte familles nombreuses, non remboursement des lunettes ou des prestations dentaires) que d’apporter une réponse réelle à la crise. En tout état de cause, ce n’est pas en diminuant les allocations familiales que le gouvernement va favoriser la politique de la famille. Encore une fois se sont les plus démunis qui vont en subir les conséquences. Cette mesure confirme ainsi la rupture du pacte social. En convoquant les journalistes des télévisions pendant 1h30 le 24 avril, le président de la République ne nous a pas rassuré bien au contraire.

 

Le vote d’avertissement des français lors des élections municipales semble ne pas avoir été entendu par le gouvernement. Le parti socialiste dès le lendemain de sa victoire renouait avec son sujet principal de débat : lui-même ! Le bal des prétendants à couteaux tirés pour son prochain congrès ne fait que commencer. Son projet social est d’autant plus inaudible, qu’est forte la cacophonie qui règne en son sein concernant les orientations de l’actuel gouvernement. Ce ne sont pas les revirements de ses multiples dirigeants qui vont rassurer les français.

 

C’est pour cela que je reste convaincu que seuls les Républicains sont en capacité de répondre à la désespérance où nous conduit le système des faux semblants de clivage. Pour sortir du marasme où nous conduisent nos gouvernements successifs, notamment celui-ci, il ne s’agit pas de prendre « ce qui pourrait être bien » un peu à gauche un peu à droite comme fait le MODEM, mais bel et bien de proposer un projet alternatif concret. Et les combinaisons électorales des élections municipales comme celle de l’absence de candidat du parti socialiste dans le 5ème canton de Lyon lors de ces élections partielles, donnent une vision claire si besoin était du système des partis institutionnalisés. Quant au Nouveau Centre dont se réclame un des candidats à cette élection, il n’est que le faux nez de l’UMP.

 

Je suis donc candidat à la députation dans la 11ème circonscription du Rhône. Celle-ci sera placée sous le signe de l’« Arc républicain ». Chaque jour je reçois le soutien d’organisations et de personnalités comme de simples citoyens de la 11ème circonscription. Qu’ils soient gaullistes historiques ou de cœur, venus de la droite ou de la gauche républicaine, des milieux économiques et industriels, agricoles, associatifs et syndicaux, tous m’encouragent dans cette démarche réellement républicaine car rassembleuse des forces vives. Ceci est la preuve que ma candidature n’est pas seulement celle d’un citoyen et de son suppléant. Ce n’est pas ma personne qui est un enjeu c’est la volonté républicaine, souveraine et populaire que j’ai l’honneur d’incarner. Au-delà des clivages devenus obsolètes, seule la République doit prévaloir. 

 

(...)

 

La tâche est rude mais tout est possible à qui veut combattre. C’est mon ambition pour la circonscription. Ce combat ne peut et ne doit être celui d’un homme et de son suppléant. Ce combat je le mènerai, nous le mènerons au service de la population de la circonscription, de Toussieu à Sainte Catherine sur Riverie, de Soucieu en Jarrest à Condrieu, dans les quatre cantons sans exclusive, Mornant, Givors, Condrieu, Saint Symphorien d’Ozon. Je le mènerai aussi en le replaçant dans la perspective du défi républicain national que nous lançons aux forces du renoncement qui se partagent alternativement le pouvoir depuis 30 ans. Il est temps de mettre un terme au règne des « du pareil au même », l’UMPSMODEM.

 

Vive la France, Vive la République.

 

Tout est possible à qui veut combattre

 

 

Simon Archipenko.

par le Citoyen Thimèle publié dans : Campagne "Arc Républicain"
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Mardi 29 avril 2008

 

Par le Canard Républicain


L’Académie et la Mairie de Paris ont participé à la campagne d’information  consacrée au concours du « Prix européen Charlemagne de la jeunesse » dont la cérémonie de remise de prix aura lieu le mardi 29 avril à Aix-la-Chapelle.

Ce concours a été lancé par le Parlement européen en association avec la Fondation du Prix Charlemagne international d’Aix-la-Chapelle. Ces derniers invitent « les jeunes de tous les Etats membres de l’Union européenne à participer à un concours sur l’évolution de l’Union européenne, l’intégration et l’identité européennes »(1). Voilà un sujet de concours particulièrement intéressant, en particulier si on essaye de connaître les instigateurs de ce celui-ci…

Pour la majorité des citoyens français, cette Fondation est totalement inconnue. Il me semble pourtant nécessaire de la connaître et je suppose que le Recteur de l’Académie de Paris ainsi que le Maire de Paris –tout du moins leurs services- ont pris soin de se renseigner avant de faire apparaître sur leurs sites respectifs ce concours (2).

L’idée de décerner un Prix Charlemagne est née en 1949 et le Prix Charlemagne international d’Aix-la-Chapelle fut décerné la première fois en 1950 au Comte Richard Coudenhove-Kalergi. En 2003, le lauréat fut Valéry Giscard d’Estaing qui dans son discours salua en ces termes  Richard Coudenhove-Kalergi : « Vous, membres du Comité du Prix Charlemagne, vous avez été particulièrement clairvoyants en attribuant, en 1950, votre premier prix au père du mouvement paneuropéen, Monsieur Coudenhove-Kalergi. Si vous relisez aujourd'hui son discours, vous serez émus comme moi par son engagement et par sa vision. C'est aujourd'hui, que nous devons réussir la construction européenne d'un continent uni » (3). En quoi le Comité du Prix Charlemagne a-t-il été « particulièrement clairvoyant » ? Monsieur Valéry Giscard d’Estaing a-t-il été touché par les passages suivants du discours de 1950 de Richard Coudenhove-Kalergi ? :

" (...)Mais le chemin qui mène à une Europe unie, de l'Islande à la Turquie comme de la Finlande au Portugal, est encore loin. Des années passeront avant que nous puissions l'atteindre. D'autant plus que nous devons mettre nos meilleures forces au service de l'organisation strasbourgeoise afin qu'un jour tous les peuples d'Europe s'associent. (...). A ce nouveau groupe d'Etats (ndlr : France, Allemagne, Italie et Bénélux) qui s'étend de l'Elbe au Pyrénées, il était plus digne de le relier à l'Europe de la grande tradition et de lui donner le nom d' « Union Charlemagne ». (...). Il s'agit ni plus ni moins que la renaissance d'un Empire carolingien selon des principes démocratiques, fédéraux et sociaux.(…). Le temps est venu de mettre un terme à l'état de guerre entre l'Allemagne et la France, non pas par un traité de paix qui conduirait immanquablement à des protestations et à des efforts de révision, mais par une constitution fédérale qui fonderait la relation franco-allemande de l'avenir sur des lois et non sur des traités. (...). Ce n'est que maintenant avec la signature d'un pacte atlantique que cette crainte (ndlr : rejet des Anglo-Saxons face à cette unité fédérale européenne) est devenue sans objets depuis que l'Angleterre, l'Amérique et l'Europe s'associent dans un système de défense commun.(…). La réalisation d'une « fédération Charlemagne » est pour cela dans les intérêts des Anglais comme des Américains. L'Union atlantique deviendrait une fédération à trois avec l'Empire britannique comme pont entre l'Amérique et l'Europe. La renaissance de l’Empire carolingien dans l’esprit du vingtième siècle serait un pas décisif vers une Europe unie. Un nouvel Empire mondial naîtrait dont la population serait plus grande que celle des Etats-Unis d’Amérique et dont le territoire, de la mer baltique jusqu’au Katanga, ne serait dépassé en taille que par l’Union soviétique.(…)". (4)

 

Constitution fédérale, Turquie, Union atlantique,…Sommes-nous en 1950 ? Je vous invite à lire totalement ce discours qui a lui seul permet de comprendre la « construction européenne ».

On peut d’ailleurs remarquer la présence parmi les lauréats du Prix Charlemagne international d’Aix-la-Chapelle de trois américains particulièrement connus : George C. Marshall (1959), Henry Kissinger (1987) et Bill Clinton (2000). Ce dernier dans son discours de juin 2000 à Aix-la-Chapelle avait exprimé une réelle satisfaction pour cette construction européenne (5) avec le transfert de l’autorité politique de l’Etat au profit des régions, ces dernières traitant de plus en plus directement avec les autorités supranationales de Bruxelles, mais aussi avec les lobbies anglo-saxons satisfaisant ainsi la politique américaine -. Il est à  noter que le lauréat 2008 n’est autre qu’Angela Merkel (6) qui s’est fait remarquer en 2007 par sa promotion d’un marché unique transatlantique (7) ! A quand l’Union atlantique ? Ah oui ! Il faut aussi faire l’Union méditerranéenne…Et pourquoi pas un Etat mondial ?

Qui est à l’origine du concours du « Prix européen Charlemagne de la jeunesse » au Parlement européen ? Est-ce le député européen Bernd Posselt qui est « à la fois président de la Paneurope Allemagne et président de l’association sudète membre de la Fédération des réfugiés (BdV) défendant le principe d’une Europe des régions selon des critères ethniques dans un cadre fédéral » (8)? Malheureusement, je n’ai pas réussi à avoir la réponse…

En tout cas, après les déclarations de juillet 2007 du Président de la Commission européenne, M. Barroso, qui avait comparé l’Union européenne à un Empire, et la vidéo de Vladimir Bukovsky , ancien dissident soviétique qui a fait une étonnante comparaison entre l’Union européenne et l’Union soviétique, ce concours du « Prix européen Charlemagne de la jeunesse » avec ses accotés troublants est bien malvenu…

Quand pensez-vous Monsieur Delanoë ? Et vous, Monsieur Darcos ? Une simple maladresse des services à Paris qui n’ont pas pris soin de s’informer ? Tout comme la Direction départementale de la Jeunesse et des Sports de la Mayenne ?

En 1962, grâce au général de Gaulle, l’Empire français disparaissait. Certaines personnes en France n’ont toujours pas été vaccinées contre le virus de l’impérialisme….

 

 

« Le principe des nationalités [ et de l’Etat-Nation ], dit-on, portait la guerre de 1914 dans ses flancs. A moins que ce fût le principe impérial qui écrasant les nationalités, les exaspérait. » ( Régis Debray ).

 

                                                                                                          Le canard républicain

 _____________


(1) Présentation du concours.

(2) Sites de l’Académie de Paris et Mairie de Paris

(3) http://www.karlspreis.de/index.php?id=13&doc=45&r=4

 

(4) Discours de Richard Coudenhove-Kalergi à Aix-la-Chapelle, le 18 mai  1950 : lire l'article "L'unité de L'Europe : une histoire ancienne " par Pierre Hillard

(5) http://www.karlspreis.de/index.php?id=13&doc=42&r=4

(6) Source.

(7) Article : « Le marché unique transatlantique et l’Assemblée transatlantique »

(8) Chapitre 17 «  L’Union Charlemagne », p 75 à 79 du livre "La décomposition des nations européennes" écrit par Pierre Hillard, édition François-Xavier de Guibert, Paris, 2005.

 

P.S. : pour les personnes intéressées par une connaissance plus approfondie de la construction du bloc euro-atlantique, je vous invite à lire un article très complémentaire avec celui donné en (7) : « L’architecture du bloc euro-atlantique » par Pierre Hillard.

par le Citoyen Thimèle publié dans : Démocratie et Souveraineté Nationale
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Mardi 29 avril 2008

Par Caroline Fourest

L’illusion d’un consensus mondial autour de l’universalité des droits de l’homme est en passe de voler en éclats. Il suffit d’observer le détournement de certaines conférences de l’ONU et la dérive en cours au Conseil des droits de l’homme pour s’en convaincre. L’inquiétante tournure prise par la Conférence contre le racisme organisée à Durban au début de septembre 2001 n’était qu’un symptôme. Depuis, le mal s’est considérablement aggravé.

Les Etats liberticides ont profité de l’après-11-Septembre pour faire évoluer l’ONU vers une vision différentialiste des droits de l’homme. Sous prétexte de lutter contre le risque - bien réel - d’amalgames entre musulmans et terroristes, ils ont réussi à imposer leur définition du mot "islamophobie" dans le langage onusien. Contrairement à l’expression "racisme antimusulmans", qui vise bien le racisme envers des individus, le mot "islamophobie" désigne la phobie envers l’islam au risque de disqualifier toute parole critique envers la religion ou l’intégrisme comme étant une forme de racisme.

Regroupés au sein de l’Organisation de la conférence islamique, les pays musulmans s’en servent pour soustraire leurs politiques liberticides à toute sanction, au nom d’une vision "islamique" des droits de l’homme. Cette mascarade ne serait pas possible sans le soutien de pays comme la Chine, la Russie, Cuba ou le Venezuela, qui ont tout autant intérêt à refuser une vision dite "occidentale" des droits de l’homme.

Entre la lâcheté sur le Soudan, la fin des enquêtes sur les violations des droits de l’homme à Cuba et de la Biélorussie, le tabou tibétain, l’impasse sur la Birmanie, et le troublant désintéressement (y compris des pays islamiques) pour la question tchétchène, la plus grande victoire du front commun contre l’universalité des droits de l’homme fut d’obtenir la tête du rapporteur chargé "du racisme et de l’intolérance qui y est associée" : le Béninois Maurice Glélé-Ahanhanzo. Il avait osé rapporter la montée de l’extrémisme religieux et du racisme antijuifs d’inspiration coranique. En 2003, sous présidence libyenne, il est remplacé par un rapporteur sénégalais, Doudou Diène, autrement plus docile.

Sous prétexte de lutter contre "l’islamophobie, la christianophobie et l’antisémitisme", le nouveau rapporteur a redéfini le racisme, et même l’antisémitisme, comme une forme de "diffamation envers les religions". Ce qui lui permet d’accuser la "laïcité radicale", et tout particulièrement les élites françaises, d’être responsable de l’intolérance au niveau mondial. Ses rapports ne laissent pas d’étonner. Pas une ligne sur les discours de haine sexistes et homophobes de certains prédicateurs, ni sur les journaux arabes décrivant les Noirs comme des insectes envahisseurs, silence sur le sort des minorités en Chine, aucun détail sur celui des minorités chrétiennes en terre d’islam, pas même sur la discrimination des chiites en terre sunnite, mais des pages et des pages à déplorer la "stigmatisation de la burqa" ou la publication de douze dessins danois sur Mahomet... Comme autant d’atteintes à la "liberté de religion". Alors qu’il existe déjà une rapporteuse sur la liberté de religion. Et que le rapporteur en charge de "la protection de la liberté d’opinion et d’expression", doté d’un regard légèrement plus équilibré sur l’affaire des dessins danois, semble sur la sellette. Saisissant le prétexte du film Fitna, les Etats les plus liberticides viennent de redéfinir sa mission. Il n’est plus tellement chargé d’enquêter sur les atteintes à la liberté de la presse (par exemple en Russie ou en Tunisie), on lui demande désormais de traquer surtout les "abus" commis au nom de la liberté d’expression.

Par un formidable tour de passe-passe, les prédateurs des droits de l’homme et de la presse ont réussi à transformer l’ONU en un tribunal grotesque, où les accusés siègent désormais sur le banc des juges. Mère de la Déclaration universelle des droits de l’homme, la commission était déjà largement discréditée, notamment depuis la présidence libyenne de 2003. Le Conseil des droits de l’homme - qui la remplace depuis mai 2006 - était censé rectifier le tir. Grâce au système des quotas régionaux et de vote bloqué, les Etats les plus répressifs se sont taillé la part du lion. L’Organisation des pays de la conférence islamique a placé dix-sept de ses membres, soit un tiers des sièges. Dès la première séance plénière, le ministre iranien des affaires étrangères fixait pour priorité de lutter contre "la diffamation des religions, particulièrement du message divin de l’islam, et de faire cesser son dénigrement".

Prévue en 2009, Durban II doit se tenir alors que la Libye préside le comité préparatoire, et que l’Iran tient la vice-présidence. La présidente libyenne a ouvert les travaux "Au nom d’Allah, le miséricordieux". C’est dire si Durban II promet. Si le Canada tire la sonnette d’alarme, l’Union européenne propose sagement de s’en tenir à une simple réunion de suivi. Journaliste à l’ONU depuis 1970 et auteur d’un livre intitulé L’ONU contre les droits de l’homme (Mille et une nuits, 2003, avec Claude B. Levenson), Jean-Claude Buhrer est encore plus pessimiste : "L’acharnement à détourner le Conseil de ses objectifs est tel qu’il devient nécessaire de s’interroger sur l’avenir de cet organe. Il est en train de vider de leur substance les principes qu’il est censé promouvoir et défendre."


par le Citoyen Thimèle publié dans : Laïcité, Religions et Intégrismes
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Lundi 28 avril 2008

 


Voilà le « Tout Paris » en émoi. « Le Café de la Jatte » est frappé par la grève de ses « employés sans papiers » (« Le Figaro en ligne » du 19 /04 /08) tous immigrés clandestins depuis de longs mois, embauchés sans vérification aucune (ou avec des papiers falsifiés), payés sans doute « de la main à la main » (les charges sociales sont si lourdes), sans garanties ni horaires légaux... bref, comme des « colonisés » de l’intérieur taillables et corvéables à merci, l’expression est adéquate ici.

Et chacun de s’étonner : comment, les entreprises de services, la restauration et l’hôtellerie, l’agriculture, le BTP, le « monde du spectacle », des plus grandes entreprises au simple artisan-commerçant local, font appel à une main d’œuvre illégale traitée en dehors de toute loi, de toute référence au code du travail, et personne ne dit rien ? Les responsables professionnels et élus de toutes sortes ne disent rien … ne font rien ?

Naïfs que vous êtes : tout le monde est au courant. Tenez : même le Sénat a « pondu » un rapport là-dessus (1)….Ah, oui… il est classé dans le même tiroir que le rapport Obin et quelques autres susceptibles de mettre à mal le « politiquement correct » et les arrangements politico-économiques « entre amis ».

Tous complices… Oui, tous complices, du « bobo » parisien qui utilise un personnel de service « mauricien » à la multinationale du BTP qui sous-traite aux entreprises locales en passant par les maraîchers du Comtat-Venaissin et les restaurateurs de la Côte d’Azur (oui, ceux qui veulent une TVA à 5,5%... pour créer des emplois !!!!). Oui , tous complices pour faire entrer en France, de quelque manière que ce soit (et il faudra un jour analyser en ce domaine aussi bien le rôle des pays d’origine que celui des réseaux mafieux qui suscitent les exodes des plus vulnérables), une main d’œuvre qui va leur permettre d’échapper à toutes les contraintes et d’augmenter leurs bénéfices sans peine, tout en pesant sur les salaires face à un marché de l’emploi qui recèle ( a