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"Le patriotisme c'est l'amour des siens, le nationalisme c'est la haine  des autres." Romain Gary

"La République n'est pas enfermée dans un texte sacré déposé dans le saint des saints ou au pavillon de Breteuil. Elle est vivante. Elle est mouvement. Elle est devenir. Elle est le miroir des hommes agissants."
Patrick Kessel


"La République est une idée, la République est un principe, la République est un droit. La République est l'incarnation même du progrès." Victor Hugo
 
"Je n'ai jamais cru qu'aimer sa patrie empêchât d'aimer ses enfants. Je n'aperçois point davantage que l'internationalisme de l'esprit ou de la classe soit irréconciliable avec le culte de la patrie. Ou plutôt, je sens bien, en interrogeant ma propre conscience, que cette antinomie n'existe pas. C'est un pauvre coeur que celui auquel il est interdit de renfermer plus d'une tendresse." Marc Bloch

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Mercredi 30 avril 2008
Le Livret A est au service de chacun d'entre nous comme de la collectivit� depuis 190 ans. Des plus jeunes aux plus âgés, où que l'on habite sur l'ensemble du territoire national, quelle que soit sa situation financière, le Livret A répond à l'intérêt de ses 46 millions de détenteurs, français et étrangers.

Simple et pratique, on y dépose, on y retire ce que l'on veut, quand on veut.

Gratuit et accessible � tous sans conditions.

Social, il permet à 1,5 millions d'exclus des banques de disposer d'un compte gratuit.

Sécurisé, c'est un produit d'épargne garanti par l'Etat permettant le versement d'un intérêt, net d'impôt, contrairement à un placement en bourse.

Public, les fonds sont centralisés dans une institution 100% publique, sous contrôle du Parlement : la Caisse des Dépôts et Consignations.

Utile et solidaire, cette épargne a permis de financer les HLM, les écoles, les transports publics, ...

Le gouvernement veut privatiser le Livret A au profit des marchés financiers

contre l'intérêt des 46 millions d'épargnants, des locataires, des mal-logés et des exclus du système bancaire. C'est une attaque directe contre les guichets de la Poste et des Caisses d'Epargne et contre le service public (Caisse des Dépôts et Consignations).

Retrait du projet de privatisation du Livret A !

Signer la pétition
par le Citoyen Thimèle publié dans : Economie et Cohésion Sociale
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Mardi 29 avril 2008

 

Le citoyen Simon Archipenko, président de Voltaire République et militant républicain de longue date, a décidé de se présenter à la députation dans la 11ème circonscription du Rhône, siège laissé vacant après l'invalidation de l'élection du député UMP Georges Fenech.

Derrière lui, et c'est déjà une victoire, sont déjà rassemblés de nombreux républicains et mouvements républicains, de toutes sensibilités, dont l'Union du Peuple Français et Debout la République, tous décidés à faire de cette législative partielle un véritable combat de reconquête républicaine et de rupture avec le système UMPSMODEM. Cette législative sera ainsi l'occasion pour les républicains de montrer qu'ils sont la seule alternative crédible et mesurée dont la France a besoin.

Le combat pour le redressement de la République sera long. Mais nul doute qu'il passera cette année par le Rhône, quelque soit l'issue du vote. C'est en tout cas tout le mal que l'on peut souhaiter à Simon Archipenko et à tous les militants dévoués de sa campagne.

Sa candidature a naturellement tout mon soutien, et je ne peux que lui faire confiance pour porter haut et fort les couleurs de la République !

Ci-dessous vous pouvez lire un long extrait de sa profession de foi.

 

 



Madame, Monsieur,

Chers concitoyens,

 

Le député UMP de la 11ème circonscription du Rhône Georges Fenech a été invalidé par le Conseil constitutionnel et est inéligible. Nous sommes donc appelés aux urnes pour pourvoir à son remplacement le 25 mai et le 2 juin 2008.

 

Un an après les élections présidentielles et législatives le constat une fois de plus est amer, la déception est visible dans la population qui s’était fortement mobilisée pour ces scrutins. Au fur et à mesure des votes et des annonces gouvernementales, se dessinent le démantèlement pièce par pièce des acquis sociaux issus du rassemblement patriotique et républicain du Conseil National de la Résistance. La souveraineté populaire et nationale vient d’être bafouée par la forfaiture du vote parlementaire du Traité de Lisbonne (copie conforme de ce même traité que le peuple avait rejeté il y a trois ans). Le Président de la République, en expédiant des troupes en Afghanistan sans vote préalable du parlement, entérine le retour de la France dans le commandement militaire intégré de l’OTAN. Il met fin à une politique d’indépendance nationale initiée il y a 42 ans par le général de Gaulle.

 

Sur le plan économique et social, la grave crise des subprimes qui sévit aux Etats-Unis, percute de plein fouet notre pays. La spéculation financière, la dérégulation des marchés, l’augmentation des prix des matières premières dont le pétrole et la spéculation sur les produits de base de l’alimentation affectent tous nos concitoyens. L’inflation est à son plus haut niveau depuis seize ans et pénalise le pouvoir d’achat. Le gouvernement semble plus préoccupé de tenter de résoudre la cacophonie venant de ses propres rangs (carte familles nombreuses, non remboursement des lunettes ou des prestations dentaires) que d’apporter une réponse réelle à la crise. En tout état de cause, ce n’est pas en diminuant les allocations familiales que le gouvernement va favoriser la politique de la famille. Encore une fois se sont les plus démunis qui vont en subir les conséquences. Cette mesure confirme ainsi la rupture du pacte social. En convoquant les journalistes des télévisions pendant 1h30 le 24 avril, le président de la République ne nous a pas rassuré bien au contraire.

 

Le vote d’avertissement des français lors des élections municipales semble ne pas avoir été entendu par le gouvernement. Le parti socialiste dès le lendemain de sa victoire renouait avec son sujet principal de débat : lui-même ! Le bal des prétendants à couteaux tirés pour son prochain congrès ne fait que commencer. Son projet social est d’autant plus inaudible, qu’est forte la cacophonie qui règne en son sein concernant les orientations de l’actuel gouvernement. Ce ne sont pas les revirements de ses multiples dirigeants qui vont rassurer les français.

 

C’est pour cela que je reste convaincu que seuls les Républicains sont en capacité de répondre à la désespérance où nous conduit le système des faux semblants de clivage. Pour sortir du marasme où nous conduisent nos gouvernements successifs, notamment celui-ci, il ne s’agit pas de prendre « ce qui pourrait être bien » un peu à gauche un peu à droite comme fait le MODEM, mais bel et bien de proposer un projet alternatif concret. Et les combinaisons électorales des élections municipales comme celle de l’absence de candidat du parti socialiste dans le 5ème canton de Lyon lors de ces élections partielles, donnent une vision claire si besoin était du système des partis institutionnalisés. Quant au Nouveau Centre dont se réclame un des candidats à cette élection, il n’est que le faux nez de l’UMP.

 

Je suis donc candidat à la députation dans la 11ème circonscription du Rhône. Celle-ci sera placée sous le signe de l’« Arc républicain ». Chaque jour je reçois le soutien d’organisations et de personnalités comme de simples citoyens de la 11ème circonscription. Qu’ils soient gaullistes historiques ou de cœur, venus de la droite ou de la gauche républicaine, des milieux économiques et industriels, agricoles, associatifs et syndicaux, tous m’encouragent dans cette démarche réellement républicaine car rassembleuse des forces vives. Ceci est la preuve que ma candidature n’est pas seulement celle d’un citoyen et de son suppléant. Ce n’est pas ma personne qui est un enjeu c’est la volonté républicaine, souveraine et populaire que j’ai l’honneur d’incarner. Au-delà des clivages devenus obsolètes, seule la République doit prévaloir. 

 

(...)

 

La tâche est rude mais tout est possible à qui veut combattre. C’est mon ambition pour la circonscription. Ce combat ne peut et ne doit être celui d’un homme et de son suppléant. Ce combat je le mènerai, nous le mènerons au service de la population de la circonscription, de Toussieu à Sainte Catherine sur Riverie, de Soucieu en Jarrest à Condrieu, dans les quatre cantons sans exclusive, Mornant, Givors, Condrieu, Saint Symphorien d’Ozon. Je le mènerai aussi en le replaçant dans la perspective du défi républicain national que nous lançons aux forces du renoncement qui se partagent alternativement le pouvoir depuis 30 ans. Il est temps de mettre un terme au règne des « du pareil au même », l’UMPSMODEM.

 

Vive la France, Vive la République.

 

Tout est possible à qui veut combattre

 

 

Simon Archipenko.

par le Citoyen Thimèle publié dans : Campagne "Arc Républicain"
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Mardi 29 avril 2008

 

Par le Canard Républicain


L’Académie et la Mairie de Paris ont participé à la campagne d’information  consacrée au concours du « Prix européen Charlemagne de la jeunesse » dont la cérémonie de remise de prix aura lieu le mardi 29 avril à Aix-la-Chapelle.

Ce concours a été lancé par le Parlement européen en association avec la Fondation du Prix Charlemagne international d’Aix-la-Chapelle. Ces derniers invitent « les jeunes de tous les Etats membres de l’Union européenne à participer à un concours sur l’évolution de l’Union européenne, l’intégration et l’identité européennes »(1). Voilà un sujet de concours particulièrement intéressant, en particulier si on essaye de connaître les instigateurs de ce celui-ci…

Pour la majorité des citoyens français, cette Fondation est totalement inconnue. Il me semble pourtant nécessaire de la connaître et je suppose que le Recteur de l’Académie de Paris ainsi que le Maire de Paris –tout du moins leurs services- ont pris soin de se renseigner avant de faire apparaître sur leurs sites respectifs ce concours (2).

L’idée de décerner un Prix Charlemagne est née en 1949 et le Prix Charlemagne international d’Aix-la-Chapelle fut décerné la première fois en 1950 au Comte Richard Coudenhove-Kalergi. En 2003, le lauréat fut Valéry Giscard d’Estaing qui dans son discours salua en ces termes  Richard Coudenhove-Kalergi : « Vous, membres du Comité du Prix Charlemagne, vous avez été particulièrement clairvoyants en attribuant, en 1950, votre premier prix au père du mouvement paneuropéen, Monsieur Coudenhove-Kalergi. Si vous relisez aujourd'hui son discours, vous serez émus comme moi par son engagement et par sa vision. C'est aujourd'hui, que nous devons réussir la construction européenne d'un continent uni » (3). En quoi le Comité du Prix Charlemagne a-t-il été « particulièrement clairvoyant » ? Monsieur Valéry Giscard d’Estaing a-t-il été touché par les passages suivants du discours de 1950 de Richard Coudenhove-Kalergi ? :

" (...)Mais le chemin qui mène à une Europe unie, de l'Islande à la Turquie comme de la Finlande au Portugal, est encore loin. Des années passeront avant que nous puissions l'atteindre. D'autant plus que nous devons mettre nos meilleures forces au service de l'organisation strasbourgeoise afin qu'un jour tous les peuples d'Europe s'associent. (...). A ce nouveau groupe d'Etats (ndlr : France, Allemagne, Italie et Bénélux) qui s'étend de l'Elbe au Pyrénées, il était plus digne de le relier à l'Europe de la grande tradition et de lui donner le nom d' « Union Charlemagne ». (...). Il s'agit ni plus ni moins que la renaissance d'un Empire carolingien selon des principes démocratiques, fédéraux et sociaux.(…). Le temps est venu de mettre un terme à l'état de guerre entre l'Allemagne et la France, non pas par un traité de paix qui conduirait immanquablement à des protestations et à des efforts de révision, mais par une constitution fédérale qui fonderait la relation franco-allemande de l'avenir sur des lois et non sur des traités. (...). Ce n'est que maintenant avec la signature d'un pacte atlantique que cette crainte (ndlr : rejet des Anglo-Saxons face à cette unité fédérale européenne) est devenue sans objets depuis que l'Angleterre, l'Amérique et l'Europe s'associent dans un système de défense commun.(…). La réalisation d'une « fédération Charlemagne » est pour cela dans les intérêts des Anglais comme des Américains. L'Union atlantique deviendrait une fédération à trois avec l'Empire britannique comme pont entre l'Amérique et l'Europe. La renaissance de l’Empire carolingien dans l’esprit du vingtième siècle serait un pas décisif vers une Europe unie. Un nouvel Empire mondial naîtrait dont la population serait plus grande que celle des Etats-Unis d’Amérique et dont le territoire, de la mer baltique jusqu’au Katanga, ne serait dépassé en taille que par l’Union soviétique.(…)". (4)

 

Constitution fédérale, Turquie, Union atlantique,…Sommes-nous en 1950 ? Je vous invite à lire totalement ce discours qui a lui seul permet de comprendre la « construction européenne ».

On peut d’ailleurs remarquer la présence parmi les lauréats du Prix Charlemagne international d’Aix-la-Chapelle de trois américains particulièrement connus : George C. Marshall (1959), Henry Kissinger (1987) et Bill Clinton (2000). Ce dernier dans son discours de juin 2000 à Aix-la-Chapelle avait exprimé une réelle satisfaction pour cette construction européenne (5) avec le transfert de l’autorité politique de l’Etat au profit des régions, ces dernières traitant de plus en plus directement avec les autorités supranationales de Bruxelles, mais aussi avec les lobbies anglo-saxons satisfaisant ainsi la politique américaine -. Il est à  noter que le lauréat 2008 n’est autre qu’Angela Merkel (6) qui s’est fait remarquer en 2007 par sa promotion d’un marché unique transatlantique (7) ! A quand l’Union atlantique ? Ah oui ! Il faut aussi faire l’Union méditerranéenne…Et pourquoi pas un Etat mondial ?

Qui est à l’origine du concours du « Prix européen Charlemagne de la jeunesse » au Parlement européen ? Est-ce le député européen Bernd Posselt qui est « à la fois président de la Paneurope Allemagne et président de l’association sudète membre de la Fédération des réfugiés (BdV) défendant le principe d’une Europe des régions selon des critères ethniques dans un cadre fédéral » (8)? Malheureusement, je n’ai pas réussi à avoir la réponse…

En tout cas, après les déclarations de juillet 2007 du Président de la Commission européenne, M. Barroso, qui avait comparé l’Union européenne à un Empire, et la vidéo de Vladimir Bukovsky , ancien dissident soviétique qui a fait une étonnante comparaison entre l’Union européenne et l’Union soviétique, ce concours du « Prix européen Charlemagne de la jeunesse » avec ses accotés troublants est bien malvenu…

Quand pensez-vous Monsieur Delanoë ? Et vous, Monsieur Darcos ? Une simple maladresse des services à Paris qui n’ont pas pris soin de s’informer ? Tout comme la Direction départementale de la Jeunesse et des Sports de la Mayenne ?

En 1962, grâce au général de Gaulle, l’Empire français disparaissait. Certaines personnes en France n’ont toujours pas été vaccinées contre le virus de l’impérialisme….

 

 

« Le principe des nationalités [ et de l’Etat-Nation ], dit-on, portait la guerre de 1914 dans ses flancs. A moins que ce fût le principe impérial qui écrasant les nationalités, les exaspérait. » ( Régis Debray ).

 

                                                                                                          Le canard républicain

 _____________


(1) Présentation du concours.

(2) Sites de l’Académie de Paris et Mairie de Paris

(3) http://www.karlspreis.de/index.php?id=13&doc=45&r=4

 

(4) Discours de Richard Coudenhove-Kalergi à Aix-la-Chapelle, le 18 mai  1950 : lire l'article "L'unité de L'Europe : une histoire ancienne " par Pierre Hillard

(5) http://www.karlspreis.de/index.php?id=13&doc=42&r=4

(6) Source.

(7) Article : « Le marché unique transatlantique et l’Assemblée transatlantique »

(8) Chapitre 17 «  L’Union Charlemagne », p 75 à 79 du livre "La décomposition des nations européennes" écrit par Pierre Hillard, édition François-Xavier de Guibert, Paris, 2005.

 

P.S. : pour les personnes intéressées par une connaissance plus approfondie de la construction du bloc euro-atlantique, je vous invite à lire un article très complémentaire avec celui donné en (7) : « L’architecture du bloc euro-atlantique » par Pierre Hillard.

par le Citoyen Thimèle publié dans : Démocratie et Souveraineté Nationale
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Mardi 29 avril 2008

Par Caroline Fourest

L’illusion d’un consensus mondial autour de l’universalité des droits de l’homme est en passe de voler en éclats. Il suffit d’observer le détournement de certaines conférences de l’ONU et la dérive en cours au Conseil des droits de l’homme pour s’en convaincre. L’inquiétante tournure prise par la Conférence contre le racisme organisée à Durban au début de septembre 2001 n’était qu’un symptôme. Depuis, le mal s’est considérablement aggravé.

Les Etats liberticides ont profité de l’après-11-Septembre pour faire évoluer l’ONU vers une vision différentialiste des droits de l’homme. Sous prétexte de lutter contre le risque - bien réel - d’amalgames entre musulmans et terroristes, ils ont réussi à imposer leur définition du mot "islamophobie" dans le langage onusien. Contrairement à l’expression "racisme antimusulmans", qui vise bien le racisme envers des individus, le mot "islamophobie" désigne la phobie envers l’islam au risque de disqualifier toute parole critique envers la religion ou l’intégrisme comme étant une forme de racisme.

Regroupés au sein de l’Organisation de la conférence islamique, les pays musulmans s’en servent pour soustraire leurs politiques liberticides à toute sanction, au nom d’une vision "islamique" des droits de l’homme. Cette mascarade ne serait pas possible sans le soutien de pays comme la Chine, la Russie, Cuba ou le Venezuela, qui ont tout autant intérêt à refuser une vision dite "occidentale" des droits de l’homme.

Entre la lâcheté sur le Soudan, la fin des enquêtes sur les violations des droits de l’homme à Cuba et de la Biélorussie, le tabou tibétain, l’impasse sur la Birmanie, et le troublant désintéressement (y compris des pays islamiques) pour la question tchétchène, la plus grande victoire du front commun contre l’universalité des droits de l’homme fut d’obtenir la tête du rapporteur chargé "du racisme et de l’intolérance qui y est associée" : le Béninois Maurice Glélé-Ahanhanzo. Il avait osé rapporter la montée de l’extrémisme religieux et du racisme antijuifs d’inspiration coranique. En 2003, sous présidence libyenne, il est remplacé par un rapporteur sénégalais, Doudou Diène, autrement plus docile.

Sous prétexte de lutter contre "l’islamophobie, la christianophobie et l’antisémitisme", le nouveau rapporteur a redéfini le racisme, et même l’antisémitisme, comme une forme de "diffamation envers les religions". Ce qui lui permet d’accuser la "laïcité radicale", et tout particulièrement les élites françaises, d’être responsable de l’intolérance au niveau mondial. Ses rapports ne laissent pas d’étonner. Pas une ligne sur les discours de haine sexistes et homophobes de certains prédicateurs, ni sur les journaux arabes décrivant les Noirs comme des insectes envahisseurs, silence sur le sort des minorités en Chine, aucun détail sur celui des minorités chrétiennes en terre d’islam, pas même sur la discrimination des chiites en terre sunnite, mais des pages et des pages à déplorer la "stigmatisation de la burqa" ou la publication de douze dessins danois sur Mahomet... Comme autant d’atteintes à la "liberté de religion". Alors qu’il existe déjà une rapporteuse sur la liberté de religion. Et que le rapporteur en charge de "la protection de la liberté d’opinion et d’expression", doté d’un regard légèrement plus équilibré sur l’affaire des dessins danois, semble sur la sellette. Saisissant le prétexte du film Fitna, les Etats les plus liberticides viennent de redéfinir sa mission. Il n’est plus tellement chargé d’enquêter sur les atteintes à la liberté de la presse (par exemple en Russie ou en Tunisie), on lui demande désormais de traquer surtout les "abus" commis au nom de la liberté d’expression.

Par un formidable tour de passe-passe, les prédateurs des droits de l’homme et de la presse ont réussi à transformer l’ONU en un tribunal grotesque, où les accusés siègent désormais sur le banc des juges. Mère de la Déclaration universelle des droits de l’homme, la commission était déjà largement discréditée, notamment depuis la présidence libyenne de 2003. Le Conseil des droits de l’homme - qui la remplace depuis mai 2006 - était censé rectifier le tir. Grâce au système des quotas régionaux et de vote bloqué, les Etats les plus répressifs se sont taillé la part du lion. L’Organisation des pays de la conférence islamique a placé dix-sept de ses membres, soit un tiers des sièges. Dès la première séance plénière, le ministre iranien des affaires étrangères fixait pour priorité de lutter contre "la diffamation des religions, particulièrement du message divin de l’islam, et de faire cesser son dénigrement".

Prévue en 2009, Durban II doit se tenir alors que la Libye préside le comité préparatoire, et que l’Iran tient la vice-présidence. La présidente libyenne a ouvert les travaux "Au nom d’Allah, le miséricordieux". C’est dire si Durban II promet. Si le Canada tire la sonnette d’alarme, l’Union européenne propose sagement de s’en tenir à une simple réunion de suivi. Journaliste à l’ONU depuis 1970 et auteur d’un livre intitulé L’ONU contre les droits de l’homme (Mille et une nuits, 2003, avec Claude B. Levenson), Jean-Claude Buhrer est encore plus pessimiste : "L’acharnement à détourner le Conseil de ses objectifs est tel qu’il devient nécessaire de s’interroger sur l’avenir de cet organe. Il est en train de vider de leur substance les principes qu’il est censé promouvoir et défendre."


par le Citoyen Thimèle publié dans : Laïcité, Religions et Intégrismes
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Lundi 28 avril 2008

 


Voilà le « Tout Paris » en émoi. « Le Café de la Jatte » est frappé par la grève de ses « employés sans papiers » (« Le Figaro en ligne » du 19 /04 /08) tous immigrés clandestins depuis de longs mois, embauchés sans vérification aucune (ou avec des papiers falsifiés), payés sans doute « de la main à la main » (les charges sociales sont si lourdes), sans garanties ni horaires légaux... bref, comme des « colonisés » de l’intérieur taillables et corvéables à merci, l’expression est adéquate ici.

Et chacun de s’étonner : comment, les entreprises de services, la restauration et l’hôtellerie, l’agriculture, le BTP, le « monde du spectacle », des plus grandes entreprises au simple artisan-commerçant local, font appel à une main d’œuvre illégale traitée en dehors de toute loi, de toute référence au code du travail, et personne ne dit rien ? Les responsables professionnels et élus de toutes sortes ne disent rien … ne font rien ?

Naïfs que vous êtes : tout le monde est au courant. Tenez : même le Sénat a « pondu » un rapport là-dessus (1)….Ah, oui… il est classé dans le même tiroir que le rapport Obin et quelques autres susceptibles de mettre à mal le « politiquement correct » et les arrangements politico-économiques « entre amis ».

Tous complices… Oui, tous complices, du « bobo » parisien qui utilise un personnel de service « mauricien » à la multinationale du BTP qui sous-traite aux entreprises locales en passant par les maraîchers du Comtat-Venaissin et les restaurateurs de la Côte d’Azur (oui, ceux qui veulent une TVA à 5,5%... pour créer des emplois !!!!). Oui , tous complices pour faire entrer en France, de quelque manière que ce soit (et il faudra un jour analyser en ce domaine aussi bien le rôle des pays d’origine que celui des réseaux mafieux qui suscitent les exodes des plus vulnérables), une main d’œuvre qui va leur permettre d’échapper à toutes les contraintes et d’augmenter leurs bénéfices sans peine, tout en pesant sur les salaires face à un marché de l’emploi qui recèle ( au bas mot) 2 000 000 de demandeurs. C’est aussi comme cela que fonctionne le système économique libéral que nous impose la construction européenne.

Alors, les « sans papiers » (abus de langage : il s’agit de personnes qui n’ont aucun droit de séjour) qui font grève et qui arpentent le bitume ont-ils raison, comme ont raison les syndicats et les associations « humanitaires » qui les organisent ? Voire…

Ecartons tout de suite le principe de légalité : demander l’application des lois civiles et sociales dans un pays où l’on a pénétré illégalement relèverait du plus haut comique de situation si, justement, cette situation n’était pas porteuse de formes de tensions et de rejet à l’intérieur des populations autochtones. On voudrait susciter sa non-acceptation qu’on ne s’y prendrait pas autrement !

Non, intéressons-nous aux motivations de ceux qui, syndicats et associations « humanitaristes », instrumentalisent ces victimes consentantes. Les régulariser reviendrait, de toute évidence, à ouvrir la porte à des flux encore plus denses, et à permettre aux patrons des entreprises concernées de se séparer de celui qui a été régularisé (et qui donc aurait droit à un traitement légal en tous domaines) pour le remplacer par des apports nouveaux, illégaux, eux, et malléables à souhait. Crier à la régularisation massive sans fermer les frontières aux arrivées illégales, sans décider d’un plan de lutte contre les réseaux « mafieux » qui organisent ces flux et ceux qui utilisent ces déracinés ( employeurs et marchands de sommeil notamment), sans mettre en place une politique rigoureuse en matière d’immigration régulière ( à limiter aux seuls emplois non pourvus une fois que les demandeurs d’emplois locaux ont été sollicités et que les formations nécessaires ont été réalisées) revient à apporter sa caution à ce qui est un trafic d’êtres humains.

Cela revient aussi à favoriser la politique de libre circulation de la main d’œuvre que l’Europe économique impose et que les libéraux de tout acabit promeuvent …nonobstant la réalité socio-économique de notre pays qui n’a nul besoin d’une immigration qui coûte vraiment cher (un mémoire signé par Jean Paul Gourevitch et publié par « Les Contribuables Associés » en mars 2008 (2) évalue à 36,4 milliards d’euros le coût annuel de toutes les formes d’immigration) et que la demande intérieure d’emplois et de formation ne justifie pas.

« Mais les Français ne veulent pas faire le travail dévolu à ces immigrés… ». La phrase est communément prononcée pour justifier l’apport de cette main d’œuvre étrangère dont Mme Laguillier, se prenant pour Mme Parisot, a dit récemment « que la France en avait tant besoin » ( reportage sur LCI lors d’une précédente manifestation de « sans papiers » ). Outre que cela conduit à discriminer une main d’œuvre intellectuellement et humainement mésestimée pour les besoins d’une mauvaise cause, on peut se demander si les 50 000 jeunes qui quittent le système scolaire sans formation chaque année ne seraient pas capables d’occuper ces emplois, ce qui leur permettrait en s’insérant dans la vie active de trouver leur place dans la société. Et que dire des milliers d’inscrits à l’ANPE qui auraient là des débouchés professionnels réels… sans compter que rien n’empêche le gouvernement de la France de mettre en place les structures de formation qui permettraient de répondre à la demande industrielle et/ou commerciale de qualification…

On assiste, de fait, à une complicité évidente entre des « patrons » qui emploient une main d’œuvre soumise et des bonnes « âmes de gauche » qui volent à leur secours pour qu’ils puissent continuer à exploiter des salariés et employés à des conditions de travail, de rémunération, d’insécurité que les citoyens français ne peuvent accepter !

Mais ces hommes et ces femmes constituant cette immigration illégale ne sont pas que des « travailleurs »…Il leur faut vivre civilement, se loger, se soigner, « faire enseigner » leurs enfants, rechercher des aides de toutes sortes. Leurs demandes s’ajoutent aux difficultés vécues chaque jour par les plus modestes, y compris par celles et ceux qui relèvent de l’immigration légale, et nuisent à la solution de ces dernières. Le rapport du Sénat mentionné ci-dessus le montre clairement ; l’ignorer, c’est faire la « politique de l’autruche ». Mais le plus grave, sans doute, c’est que, du fait des multiples difficultés rencontrées ( le problème de la rupture linguistique, culturelle, religieuse n’étant pas le moindre) par ces personnes dont le choix individuel a été de venir en France sans que qui que ce soit ne le leur ait demandé, elles auront tendance à former le tissu communautariste que les manipulateurs religieux et/ou politiques n’auront ensuite qu’à façonner pour introduire un coin mortel dans l’espace politique et sociétal laïque français.

Et sur ce point encore, nos « belles âmes » de la « gôôôche » humanitariste et gauchisante volent au-devant du projet politique européen dont la vision anglo-saxonne communautariste de l’organisation et du fonctionnement de la société correspond parfaitement aux objectifs économique libéraux, le traité de Lisbonne étant fort clair en la matière. Tout en apportant leur caution morale à ce qui n’est que mise en place d’une nouvelle division internationale du travail, elles se constituent aussi un fonds politico-humanitaire qu’elles pensent susceptibles de leur apporter les suffrages qu’elles ont perdus dans les couches populaires historiques (le peuple votant mal, tâchons de changer le peuple) et qui justifie leur existence.

Les épisodes migratoires que nous vivons n’ont rien de spontané ni d’inéluctable. Pour peu qu’on y regarde de près, on s’aperçoit que l’Afrique maghrébine et subsaharienne (par exemple) n’est ni pauvre ni stérile : il y a des terres, de l’eau, des capitaux (Soudan, Tchad, Nigéria, Gabon, Sénégal, Congo, Algérie sont des pays riches), des « bras » : la mise en valeur de la terre, des politiques tournées vers l’intérêt des populations, des gouvernements non corrompus qui n’accapareraient pas les richesses permettraient de fixer les populations et d’apporter des solutions aux intentions migratoires en gommant petit à petit les raisons qui les sous-tendent. Il faudra se demander un jour pourquoi cela n’est pas… et se tourner vers (en vrac) Davos, la Banque Mondiale, le FMI, les magnats du pétrole, les places financières internationales ! Les vraies raisons des exodes actuels s’éclaireront alors…

Mais ce dont on peut être sûr dès maintenant c’est qu’il n’y a rien de plus performant pour déstructurer l’espace laïque et démocratique de notre Nation Républicaine que l’organisation idéologique, politique, sociale du multiculturalisme (notamment dans sa dimension religieuse) considéré comme ciment social enfermant chacun dans ses particularismes et tissant la trame du communautarisme.

L’immigration que nous vivons participe de cette volonté, portée par les tenants de la construction européenne actuelle, qu’ils soient « libéraux » bon teint ou « sociaux-démocrates » avérés, et par les fossoyeurs de l’unité de la Nation.


Empédoclatès

« du bon usage de la raison »

Riposte Laïque

________________


1 - http://www.senat.fr/noticerap/2005/r05-300-1-notice.html

2- www.contribuables.org/wpcontent/uploads/2008/03/monographie14_le_cout_reel_de_limmigration.pdf

par le Citoyen Thimèle publié dans : Libertés, Justice et Droits de l'Homme
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Dimanche 27 avril 2008
Le journal  Le Parisien - Aujourd'hui en France vient d’interviewer François Bayrou pour lui demander de commenter le premier anniversaire de l’élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République.


Interrogé sur la chute dans les sondages du chef de l'Etat, François Bayrou a doctement expliqué que « le problème est à l'origine dans sa campagne, et aussi en lui, dans ses goûts et ses choix. Or, la France est la France : un peuple de citoyens qui veulent de la profondeur, pas de l'apparence ». . Avant de conclure avec le coup de pied de l’âne : « Un homme peut-il changer en profondeur ? Franchement je n'y crois guère ».

Pour donner dans la vacherie avec des airs de Sainte Nitouche, le président du MoDem est décidément très fort. Reconnaissons d’ailleurs que sa critique féroce est hélas fondée.

Mais le problème de François Bayrou est de croire qu’il lui suffit de prendre la pose de l’intellectuel anxieux devant les micros, et d’afficher une mine préoccupée devant les caméras, pour acquérir aux yeux du public cette « profondeur » dont il dénonce la carence chez Nicolas Sarkozy.

Or il ne s’agit que de poudre aux yeux. La « profondeur » est aussi factice chez Bayrou qu’elle est inexistante chez Sarkozy. D’une certaine façon, l’attitude de donneur de leçons de Bayrou est même pire car elle porte un nom : l’hypocrisie.

Car que ferait donc de si différent le président du MoDem s'il parvenait au pouvoir ?

Sur l’euro par exemple, dont le taux de change détruit notre industrie de l’aveu même de très nombreux chefs d’entreprise français ? Eh bien la réponse est très simple : M. Bayrou ne ferait R-I-E-N.

On n’a en effet jamais rien entendu d’autre chez lui que ses habituels soupirs de Tartuffe sur le thème que l’euro est un dossier très compliqué et qu’il faudrait, selon la formule habituelle qui ne veut rien dire, «améliorer la gouvernance de la zone euro» .
   
Pendant la campagne présidentielle de 2007, on a même entendu M. Bayrou expliquer sur les antennes que l’euro n’était pour rien dans le marasme économique français.

 Il a cru intelligent et « profond » de reprendre à son compte le couplet orchestré par les médias sur le prétendu contre-exemple de « l’Allemagne dont le commerce extérieur se porte très bien malgré l’euro » . Preuve que M. Bayrou, d’une part ignore tout de la mauvaise situation économique et sociale allemande, d’autre part qu'il semble également ignorer que le commerce extérieur français souffre de handicaps de compétitivité structurels par rapport au commerce extérieur allemand qui le rend beaucoup plus sensible au taux de change que celui de l’Allemagne, et que c'est en vain que l’on ressasse cette rengaine éculée depuis plus d’une centaine d’années.

· Et sur les OGM, que ferait donc d’original M. Bayrou ? R-I-E-N puisque les mesures prises par Nicolas Sarkozy et son gouvernement ne sont que l’application du lobbying exercé par la société américaine Monsanto, transformé en directives de la Commission européenne que M. Bayrou approuve par ailleurs. Notre politicien béarnais a d’ailleurs voté la récente loi sur les OGM.

· Et sur les coupes sombres dans tous les budgets de l’Etat, que déciderait de novateur M. Bayrou ? R-I-E-N puisque les mesures prises par Nicolas Sarkozy et son gouvernement ne sont que l’application des exigences de la Commission européenne, de la Banque centrale européenne et du Pacte de Stabilité inclus dans le traité de Maastricht, toutes choses que M. Bayrou approuve totalement.

· Et sur les déremboursements médicaux, la privatisation rampante de la Sécurité Sociale et la scandaleuse apparition d’une médecine à plusieurs vitesses, quel coup d’arrêt apporterait M. Bayrou ? A-U-C-U-N puisque les mesures prises par Nicolas Sarkozy et son gouvernement ne sont que l’application mécanique des exigences précises formulées dans le rapport « Recommandations spécifiques à la France » faites par la Commission européenne dans son Rapport COM (2003) du 8 avril 2003 concernant les Grandes orientations des politiques économiques des Etats-membres, document et procédure que M. Bayrou approuve totalement.

· Et sur les démantèlements de toutes nos protections douanières décidées à l’OMC qui provoquent la destruction accélérée de pans entiers de notre industrie, en quoi M. Bayrou renverserait-il la situation ? EN RIEN puisque la France a accepté de se dessaisir de tout pouvoir dans ces domaines, qui sont entièrement décidés par la Commission européenne, stratégie complètement suicidaire que M. Bayrou soutient mordicus par ailleurs

· Et sur les délocalisations accélérées vers les pays de l’est ? Et sur l’absence d’harmonisation fiscale et sociale européenne ? Quel tournant majeur M. Bayrou apporterait-il ? A-U-C-U-N puisque, là comme toujours, il approuve le bien-fondé d’avoir remis ces choix stratégiques dans une structure où la France est totalement marginalisée par rapport à 26 autres Etats-membres dont l’écrasante majorité a des intérêts radicalement contraires aux nôtres.

· Et sur l’engagement militaire de plus en plus atlantiste de la France sous commandement américain, que ferait donc M. Bayrou de si différent de M. Sarkozy ? R-I-E-N car il a soutenu ardemment la ratification de la Constitution européenne, puis celle du traité d’Amsterdam, qui veille explicitement à harmoniser la prétendue « défense européenne » avec les objectifs de l’Alliance atlantique et qui crée une fonction de ministre des affaires étrangères européen, laquelle se trouve être dévolue à l’ancien Secrétaire général de l’OTAN. Du reste, entre deux simagrées qui se voulaient vaguement « gaulliennes » , le président du MoDem a voté en faveur de l’envoi massif de nouveaux soldats français en Afghanistan.

· Et sur les atteintes portées en France contre la démocratie, la liberté d’opinion et la République , grand sujet sur lequel M. Bayrou ne cesse de jouer les martyrs alors que son parti croule littéralement sous l’argent public, en quoi redresserait-il la tendance ? EN RIEN puisque ce prétendu démocrate sourcilleux a trouvé parfaitement normal de ratifier le traité de Lisbonne dans le dos des Français alors que ceux-ci avaient rejeté la Constitution européenne par référendum.

CONCLUSION

François Bayrou reprochant à Nicolas Sarkozy son manque de « profondeur », c'est très exactement l’hôpital qui se moque de la charité. Car il n'a strictement rien à dire de novateur et rien à proposer de concret qui puisse, si peu que ce soit, changer la politique décidée dans tous les domaines par la Commission européenne et la Banque Centrale Européenne sur la base des traités européens, dont il est par ailleurs l'un des partisans les plus acharnés.

Comme d’autres politiciens de moindre pointure, M. Bayrou joue ainsi le rôle de l’opposant factice. Celui qui fronce le sourcil et prend la pose du moraliste en attendant que le Système ait besoin de lui.

Si les choses devaient tourner mal, les médias présenteraient alors ce Tartuffe comme « l’alternative » que souhaitent les Français. Une alternative qui ferait pschitttt à son tour. Le président du MoDem a, en somme, la « profondeur » d’une roue de secours.


par le Citoyen Thimèle publié dans : Vie politique
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Vendredi 25 avril 2008

Nous, parents, élèves et étudiants, enseignants, citoyens, nous appelons à renforcer le mouvement populaire d’opposition à la suppression de 11 200 postes dans l’Éducation Nationale, annoncée par le ministre Xavier Darcos.

En effet, on ne peut justifier cette suppression en disant que l’encadrement moyen en France est de 10,5 élèves par enseignant : il existe des classes à effectifs réduits, des dédoublements, des groupes de soutien. Faut-il les supprimer ? Peut-on par ailleurs étudier et enseigner efficacement dans des classes surchargées ? Encore une fois, ce seront les élèves les plus en difficulté, scolairement et souvent socialement, qui en feront les frais.

Et on ne peut pas répondre que ces suppressions de postes seront compensées en heures supplémentaires. Outre que, dans l’Éducation Nationale, les heures supplémentaires sont mal payées et qu’on entend donc obtenir des enseignants qu’ils travaillent plus pour gagner moins, les enseignants ont besoin de temps libre pour préparer efficacement leurs cours et corriger leurs copies.

En fait, on sait que cette réduction est destinée à être suivie d’autres réductions dans les années à venir, qui enlèveront à l’enseignement public encore de son efficacité. Quand le quantitatif devient aussi désastreux, il ne peut que nuire à cette qualité que le ministre prétend viser.
On sait aussi que ces coupes sombres doivent aller de pair avec un nouveau dégraissage dans les horaires d’enseignement. En témoigne déjà la réforme des lycées professionnels dont les élèves, très souvent en difficulté, n’auront que trois ans au lieu de quatre pour préparer un bac pro, sans avoir à mi-parcours l’acquis d’un BEP. Cela en découragera un grand nombre et dévalorisera le bac pro : ainsi le ministre, prétendant élever le niveau des qualifications, travaille à le faire baisser.

En témoignent aussi les projets annoncés de réforme du lycée général et technique, avec réduction d’horaires et coupes sombres sur les options, dans la continuité aggravée des décennies passées.

Le ministre affecte par ailleurs de vouloir ramener l'école à sa fonction d'instruction, avec des programmes clairs, simples, axés sur des contenus consistants et laissant liberté pédagogique aux enseignants. C’est ce que nous réclamons depuis longtemps. Mais que valent ces effets d’annonce quand les moyens sont encore diminués ?

On ne peut pas devenir plus savant avec moins d’heures d’enseignement. Ainsi la suppression des heures du samedi matin dans le primaire est scandaleuse. Elles seront, nous dit-on, remplacées par des heures de soutien, c'est-à-dire pour remédier aux dégâts précisément causés par la réduction des heures !

Par exemple, à l’heure actuelle un élève sortant du collège a reçu depuis le début de sa scolarité 800 heures de français de moins qu'en 1976. Il importe de revenir à des horaires substantiels, notamment dans les disciplines fondamentales, mais aussi dans toutes les disciplines à vocation générale qui concourent à former l’homme et le citoyen. Ces horaires d’enseignement, (comprenant les travaux dirigés faits en classe sous la conduite du professeur), ainsi que des horaires supplémentaires de soutien et d’étude, sont particulièrement nécessaires pour préserver le droit à l’instruction de ceux qui ne sont pas aidés par leurs familles ou portés par leur milieu.

On peut certes espérer que de meilleurs programmes et des pédagogies plus efficaces centrées sur les contenus disciplinaires améliorent à terme le niveau des élèves, sous réserve que les moyens nécessaires soient mis en œuvre Mais en attendant qu’ils produisent leurs effets, il est nécessaire de panser les plaies pour ceux qui sont déjà engagés dans le cursus scolaire : les cours, les heures dédoublées, les options, le soutien leur sont doublement indispensables.

Moins que jamais, par conséquent, il ne peut être question de procéder à des coupes sombres dans l’Éducation Nationale. Celles qu’on nous annonce ne sont qu’une étape, après d’autres, dans le processus de marchandisation de l’éducation prévu par l’Accord Général sur le Commerce des Services : il s’agit de vider le service public d’enseignement de son contenu, renvoyant les élèves dont les parents en ont les moyens vers des officines de cours complémentaires (financées à 50 % par l’État via les réductions d’impôt !) ou vers des établissements privés.


Par le Secteur Ecole de l'UFAL

Premiers signataires: Bernard TEPER (Président de l'Ufal), Marie PERRET (Secrétaire nationale de l'Ufal - responsable du secteur école de l'Ufal), Catherine KINTZLER (Philosophe), l'association Sauver Les Lettres et Jean-Marie KINTZLER (professeur de philosophie honoraire)


Signer la pétition

par le Citoyen Thimèle