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Dimanche 29 juin 2008


Intervention de Nicolas DUPONT-AIGNAN à l’Assemblée Nationale, lors du débat concernant le Livre Blanc sur la Défense (jeudi 26 juin 2008) :


"Nous voilà réunis aujourd’hui pour un débat essentiel pour l’avenir de notre pays.

Débat d’autant plus important que l’outil de défense n’est pas seulement la garantie de la sécurité des Français, il est aussi un moyen au service d’une politique étrangère. Débattre, comme nous le faisons du visage de nos armées demain, c’est obligatoirement dessiner la place et le rôle de la France dans le Monde.

De notre vision de la France, de ce que nous voulons pour nos concitoyens, découle le format de notre défense, ses alliances, l’effort de la Nation et non l’inverse !… sauf à vouloir subir plutôt que maîtriser notre destin.

Il ne s’agit pas d’une réflexion abstraite, d’une vision romantique faite de bonnes intentions ou de nostalgie, mais d’une analyse sérieuse fondée sur des réalités. Car, vous le savez tous, on n’a pas le droit de tricher avec le nombre de nos soldats, la qualité de leur équipement, la capacité de projection de nos forces ou la crédibilité de la dissuasion nucléaire.

C’est d’ailleurs à partir de cette volonté de confrontation avec la réalité que vous avez voulu, sous l’autorité du Président de la République, Monsieur le Ministre, réactualiser notre doctrine de défense.

Réalité tout d’abord, il ne faudrait pas l’oublier, de l’effort fourni par les forces armées lors de leur professionnalisation auquel peu rendent hommage.

Réalité d’un monde qui change avec ses nouvelles menaces…..

Réalité du retard d’équipements des armées surtout entre 1997 et 2002.

Réalité d’une dispersion géographique de nos forces qui s’apparente parfois à un saupoudrage.

Ce Livre Blanc était donc nécessaire et très attendu. Mais à sa lecture attentive j’ai été particulièrement surpris car, en vérité, il y a deux Livres Blancs, ou du moins deux sources d’inspiration qui aboutissent à un nœud de contradictions dont vous aurez du mal à sortir.

Il y a tout d’abord le Livre Blanc qui pose le diagnostic et trace les grandes orientations de ce que devrait être la politique de défense de la France qui, à mon sens, ne peut recueillir que notre assentiment.

La description d’un monde plus instable et imprévisible que jamais aux menaces très diversifiées.

L’analyse du retard d’investissements de la France et du besoin de rationalisation de notre outil de défense pour dégager une marge de manœuvre afin d’investir dans des équipements modernes.

La définition des grandes orientations : l’anticipation, la dissuasion, la protection, l’intervention, qui exigent de nouveaux efforts notamment dans le renseignement ou de nouvelles méthodes avec une polyvalence et une interopérabilité renforcées.

Mais il y a un autre Livre Blanc dans le Livre Blanc, celui qui apporte les mauvaises solutions aux vrais problèmes décrits quelques pages plus haut.

Comme si, en vérité, on avait demandé aux rédacteurs d’aboutir, au mépris d’un minimum de cohérence intellectuelle, à des décisions déjà prises qui obéissent à d’autres contraintes, notamment financières mais aussi idéologiques.

Permettez-moi d’insister ainsi sur deux contradictions majeures de ce Livre Blanc schizophrène. La réduction du format de nos armées tout d’abord. Le retour dans l’OTAN ensuite.

Comment, Monsieur le Ministre, pouvez-vous prétendre affronter les nouvelles menaces en réduisant à ce point le format de nos armées, déjà sérieusement rétréci depuis 1994 ? Vous dénoncez à juste titre l’écart permanent que l’on a laissé se développer entre, d’une part, les objectifs des Livres Blancs successifs et, d’autre part, leur insuffisante mise en œuvre. Mais que dire d’un Livre Blanc qui propose de faire le contraire même de ce qu’il préconise ?

Oui à la rationalisation, oui à la polyvalence, oui à la concentration des bases. Mais NON à une réduction qui, quoi que vous en dites ne touchera pas seulement les forces de soutien mais aussi et surtout les trois armes qui ne pourront plus répondre aux objectifs que vous leur fixez.

Comment peut-on d’ailleurs écrire page 129 que « des opérations strictement militaires sur le territoire national sont exclues à l’horizon prévisible » ? Cela explique sans doute le véritable essorage réservé à l’armée de terre.

De même, je vous recommande, mes chers collègues, la lecture de la page 214 sur le second porte-avions qui est un morceau de bravoure en matière de langue de bois et d’incohérence.

Sans parler de la réduction bien discrète du nombre d’avions de combat qui va encore plus mettre à mal le programme Rafale et surtout, à terme, affaiblir notre capacité nationale et européenne à préparer l’avion du futur.

Enfin, que dire du retrait de 3000 de nos soldats du continent africain ? Un continent africain qui représente un enjeu majeur aussi bien pour la sécurité et les intérêts de la France, que pour la stabilité de l’Europe et du Monde !

A la lecture du rapport, on comprend d’ailleurs très bien que le cadrage budgétaire a, en vérité, déterminé les conclusions du Livre Blanc.

Comment expliquer sinon le report à l’après 2012 de la reprise, modeste, de l’effort de défense (maintien en euros constants du budget de la défense jusqu’en 2012, croissance d’1% par an au-delà) ? Cette approche budgétaire n’est pas à la hauteur de l’enjeu.

Abaisser encore l’effort militaire de la Nation de 2,41% à 2% du PIB aura de très graves conséquences. Si vous ôtez les dépenses consacrées aux pensions (8,92 milliards d’euros, soit 0,48% du PIB) et celles réservées à la gendarmerie (5 milliards d’euros, soit 0,27% du PIB), vous constaterez que dès aujourd’hui notre effort est inférieur à celui de la Grande-Bretagne (7,8 milliards d’euros pour 2007). Calculé sur la base de référence qui est utilisé dans le cadre de l’OTAN, notre effort de défense passerait mécaniquement de 1,64% du PIB à 1,22%, soit en % du PIB un niveau tout juste supérieur à l’Allemagne mais évidemment inférieur à cette dernière en valeur absolue ! Comme l’affirme le collectif Surcouf, « la France jouerait désormais dans la poule de l’Italie ».

Cela revient à accepter de fait le déclassement militaire de la France, qui abandonne tout leadership à la Grande-Bretagne. Cela revient à décourager un peu plus les hommes et les femmes qui font la qualité de notre défense. Cela revient à priver notre pays de l’influence politique, morale, mais aussi économique, qui est encore aujourd’hui la sienne.

En définitive, vous proposez à la France de passer, pour sa défense, d’un contrat d’assurance tout risque à une assurance aux tiers. C’est un choix que vous n’avez pas le droit de dissimuler à la Nation.

Dans ces conditions, on comprend mieux la précipitation avec laquelle vous voulez complètement réintégrer la France dans l’OTAN.

Ce retour n’est en rien insignifiant comme vous voulez le faire croire à grands renforts de communication.

Tout d’abord, il ne se fait pas dans de bonnes conditions puisque vous l’annoncez comme quasi inéluctable, alors même que la France et l’Europe n’ont obtenu aucune contrepartie réelle. Au moins Jacques Chirac, lorsqu’il avait cédé un temps à la tentation d’alignement – avant de se raviser au moment de la guerre d’Irak -, avait-il conditionné ce retour dans l’OTAN à de réelles et substantielles contreparties ! Tellement substantielles d’ailleurs, que ce retour ne se fit pas, finalement…

Mais pourquoi diable effectuer une telle concession à une administration Bush finissante sans connaître les intentions du futur Président des Etats-Unis ?

Comment prétendre bâtir une Europe de la défense dans ce cadre alors même que votre précipitation n’incitera en rien le Royaume-Uni à nous tendre la main (en témoigne le lancement de leurs deux nouveaux porte-avions) ni les autres Européens à augmenter leur effort de défense ?

Pourquoi d’ailleurs le ferait-il alors que la France réduit fortement le sien ? N’oublions pas à cet égard que le retour dans le commandement militaire intégré n’aura pas seulement des conséquences militaires mais aussi industrielles : notre industrie de défense, l’une des premières dans le monde à contester la prétention monopolistique des Etats-Unis, sera alors affaiblie à cause de la pression politique maximum exercée par Washington sur notre pays pour qu’il se dote de matériels américains.

Concrètement, nous entrons dans l’OTAN pour jouer le rôle de second derrière la Grande-Bretagne qui, elle, a décidé de se donner les moyens pour assurer le leadership.

Nous commettons ce faisant un contresens historique total dans la mesure où la position de la Grande-Bretagne, au cœur de l’alliance euro atlantique, correspond à son intérêt et à sa personnalité, alors que pour notre part, cela rompt avec 40 ans d’indépendance nationale au service d’une politique étrangère différente.

Dans un monde de plus en plus multipolaire, il est contreproductif d’enfermer notre défense et donc notre politique dans une logique de coalition occidentale qui date de la Guerre froide. Pire, cela augmente le danger de conforter la transformation de cette alliance par les Américains en une sorte de police mondiale alimentant une guerre funeste entre civilisations.

Contrairement à ce que vous voulez croire, c’est le meilleur moyen de tuer dans l’œuf toute défense européenne et d’éloigner un peu plus les Européens comme les Français de l’adhésion à l’effort de défense, sans laquelle il ne peut pas y avoir d’investissement financier à la hauteur de l’enjeu.

Le Général de Gaulle, il y a 40 ans, avait compris avant tous les autres que la France avait sa propre partition dans ce monde multipolaire. Au moment où les faits lui donnent raison, vous privez la France de sa marge de manœuvre. Preuve en est d’ailleurs, l’envoi de troupes supplémentaires en Afghanistan, annoncé comme un gage au sommet de Bucarest.

Vous le faites, et c’est bien là la raison fondamentale, pour des raisons financières mais surtout idéologiques. Votre soi-disant modernisation est en fait une « normalisation » qui réjouit tous ceux qui n’ont jamais adhéré à cette politique qui s’adressait au monde plutôt qu’à un camp et ses intérêts !

Politique, je vous le rappelle, qui n’a jamais interdit la solidarité lorsqu’elle était nécessaire. Alors pourquoi rentrer dans le rang ? Des personnalités aussi différentes qu’Alain Juppé ou Hubert Védrine se posent la question. On en connaît les inconvénients, on n’a toujours pas compris quel en est l’intérêt.

En vérité, derrière les grandes envolées, nous n’aurons ni la défense autonome voulue par le Général de Gaulle, ni la défense européenne souhaitée par François Mitterrand, mais une sorte de CED au rabais et sans le nom, sous commandement américain dans le cadre Otanien.

Vous invoquez de Gaulle mais c’est pour couvrir une politique à la Pleven. Et encore, cette politique ressemble plutôt à du sous-Pleven ! Vous ne jurez que par les Etats-Unis et l’OTAN, mais comme les Français rejettent massivement cette politique de soumission et d’alignement, vous n’avez même pas le courage de l’assumer devant eux. Mais n’imaginez pas qu’ils seront dupes. Ils vous jugeront, ils vous jugeront durement, et ils auront raison !

Oui, je crois que notre pays compte tenu de son histoire, de ses valeurs, de ses intérêts, mérite mieux.

Oui, je pense qu’une autre politique de défense est possible.

Elle découle naturellement de notre vision du Monde et de notre vision de la France dans le Monde. C’est en ce sens que le Général de Gaulle disait : « Quand on ne veut pas « se » défendre, ou bien on est conquis par certains ou bien on est protégé par d’autres. De toute manière, on perd sa personnalité politique, on n’a pas de politique ».

C’est pourquoi nous devons privilégier une politique qui avant tout garantit la sécurité des Français en comptant sur sa propre défense et son industrie sans se laisser entraîner dans des guerres qui ne sont pas les siennes.

Une politique qui favorise les coopérations, notamment européennes, mais sans tomber dans le piège de l’alignement. Car, contrairement à ce que l’on croit, « plus la France est indépendante, plus l’Europe le sera ».

Enfin, c’est une politique qui repose sur un effort collectif minimum pour garantir la sécurité des Français et le rôle mondial de notre pays. Pourquoi la France ne serait-elle pas capable de faire autant et aussi bien que la Grande-Bretagne ? Un effort financier autour de 2,6% du PIB soit une légère augmentation par rapport à aujourd’hui n’est pas hors de portée et serait tout à fait compréhensible pour nos compatriotes.

Bref, une politique qui permet à la France de jouer son rôle traditionnel et ô combien nécessaire de passeur vigilant entre des mondes différents qui doivent coexister pour la paix du monde.

Alors oui vraiment, mes chers collègues, au nom de la France qui n’est plus que l’ombre de la France dès lors qu’elle renonce à nourrir une certaine idée d’elle-même, je vous demande de ne pas laisser passer cette politique du reniement."

 

par le Citoyen Thimèle publié dans : Démocratie et Souveraineté Nationale
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Jeudi 26 juin 2008
Par Fanny Deulin


Assistons-nous à une nouvelle opération pour imposer au Parti Socialiste des choix venus de l’extérieur ? Comme pour Ségolène Royal à la présidentielle de 2007, nous assistons à présent à une montée de mayonnaise médiatique en faveur de Martine Aubry pour le poste de Secrétaire nationale du Parti Socialiste ?

En effet des articles dithyrambiques sur Martine Aubry fleurissent dans le journal Le Monde depuis le mois de mai dernier. Michel Noblecourt la présente comme une des revenants de la « dream-dream », « cette marque de fabrique du gouvernement de Lionel Jospin en 1997 ». Elle et Dominique Strauss-Kahn, actuellement directeur du FMI, « ont repris le sentier de la guerre pour empêcher, à tout prix, l’usurpatrice [Ségolène Royal] de s’emparer du PS et de s’imposer en candidate naturelle pour 2012 » (1).

Jean-Michel Normand titre même : « Martine Aubry veut incarner la “troisième voie” au PS ». Et il précise : « Avec Martine Aubry, les partisans de la “troisième voie”, ont peut-être trouvé la figure susceptible d’incarner le « ni Ségolène Royal, ni Bertrand Delanoë” »(2). L’article fonde « l’état de grâce » actuel et l’ « envergure nationale » de Martine Aubry sur son « éclatante réélection à Lille ».

Cette « éclatante réélection » est une arnaque qui a la vie dure ! Puisque Martine Aubry sait très bien qu’elle a été élue avec 56% d’abstention, soit 28,4% des inscrits, et que « les quartiers populaires n’ont pas été séduits par l’alliance locale des gauches et de la droite ex-UDF : 61 % d’abstention à Lille-Moulins, 58% à Lille-Sud, 56,7 % à Fives, 55,5 % à Wazemmes, 54,5 % à Faubourg de Béthune, 52,2 % à Bois Blancs… Ni les gages à Amar Lasfar et sa Ligue Islamique du Nord, ni l’affichage ostensible de candidats issus de « la diversité multiculturelle » comme dit Martine Aubry, n’ont fait baisser l’abstention » (3).

Le Monde qui n’a pas roulé ces dernières années pour la République laïque et l’Enseignement public laïque, verrait-il bien Martine Aubry à la tête du Parti Socialiste parce que défenseuse de la « laïcité ouverte » ?

Effectivement Martine Aubry a fait passer, à Lille, le « socialisme » de la laïcité républicaine au communautarisme ethnique et religieux.

Quelques preuves :

- Ne s’est-elle pas opposée à la loi du 15 mars 2005 interdisant les signes religieux ostensibles à l’Ecole, de la maternelle au Bac ?

- N’est-elle pas célèbre pour sa piscine à créneaux horaires pour les femmes voilées ?

- N’a-t-elle pas favorisé la création du lycée musulman dans la mosquée de Lille sud où Asmar Lasfar (UOIF) est le recteur ?

- N’a-t-elle pas aidé Mohammed Béchari (4) à la création de l’Institut privé musulman « Avicenne », faculté théologique et institut de sciences humaines ? La Voix du Nord écrivait alors qu’une part du financement venait du Qatar dont était proche Mohammed Béchari. « Comme par hasard, ajoutait La Voix du Nord, l’ambassadeur en France de ce pays du Golfe était à Lille en janvier à l’invitation de Béchari pour le repas de l’Aïd. A ses côtés ? Martine Aubry et Amar Lasfar… »(5). Selon La Voix du Nord, le projet a séduit Martine Aubry qui « l’accompagne positivement, précise-t-on au cabinet du maire. La ville y voit une volonté de dialogue, de brassage, favorisant le vivre ensemble, un projet laïque… » (6). Curieuse laïcité !

- Ne laisse-t-elle pas se développer des activités non-mixtes pour les jeunes dans des Centres sociaux municipaux de Lille ?

- N’a-t-elle pas déclaré que la faculté catholique de Lille était le plus beau fleuron universitaire de Lille ? Il est vrai qu’elle est arrivée à Lille en faisant « une liste de synthèse avec Pierre Mauroy et le doyen de l’Institut catholique. » (7)

- N’a-t-elle pas créé, en 1993, avec des grands patrons chrétiens la « Fondation agir contre l’exclusion » (FACE) ?(7).

- N’a-t-elle pas laisser la municipalité de Lille suspendre la crémation de l’athée Amar Bergham que ses trois enfants majeurs allaient entreprendre avec l’autorisation du Tribunal de Douai ? Cédant ainsi aux injonctions religieuses :

- d’Amar Lasfar, recteur de la mosquée de Lille-sud (UOIF), pour qui « seule une autorité judiciaire musulmane dans un pays musulman doit définir et vérifier les causes de l’apostasie (abandon d’une religion) d’une personne »( 8 )

- et de la veuve défendue par maître Xavier Labbée, « conseil de la seconde épouse du défunt qui était en instance de divorce avec celui-ci », lequel Maître Labbée considérait que « La question de la religion n’a rein à voir dans le dossier, c’est le problème de la dernière volonté » ( 8 ).

Mais ce Maître Labbée n’est-ce pas lui qui vient de plaider l’annulation d’un mariage “pour erreur sur les qualités essentielles” de la mariée, car elle avait menti sur sa virginité ?(9) S’est-il fait une spécialité d’introduire subrepticement la charia à coup de jurisprudence dans le droit de la République laïque ?

Est-ce tout cela la « troisième voie » que Martine Aubry veut incarner pour le PS en devenant sa Secrétaire nationale ?

La Maire de Lille a bien tenté de se refaire une « virginité féministe » en proclamant scandaleux le jugement du Tribunal de Lille annulant un mariage pour cause de non-virginité de la mariée (9). Mais avec une telle politique aussi anti-laïque incitant à l’enfermement des femmes musulmanes sous le voile et les tenues du Moyen Orient dans l’espace public, qui peut croire que Martine Aubry est du côté de l’émancipation des femmes ?

Non, Martine Aubry, je ne souhaite pas que vous deveniez la Secrétaire nationale du Parti Socialiste, car je ne veux pas que vous appliquiez à la France votre « laïcité ouverte à l’ethnique et au religieux » que vous pratiquez à Lille. Parce que je ne souhaite pas que l’on règle les problèmes sociaux dans les quartiers avec les imams, les prêtres, les pasteurs, les rabins.

J’espère que les militantes et militants du Parti socialiste entendront la supplique d’une femme émancipée et qui veut que ses filles le demeurent.

Riposte Laïque

_______

(1)-Michel Noblecourt, Le Monde, « Les revenants de la “dream team”, 24 mai 2008.

(2)-Jean-Michel Normand , Le Monde, « Martine Aubry veut incarner la “troisième voie” au PS, 1er juin 2008.

(3)- Cf. Fanny Deulin, « Martine Aubry réélue… mais avec 56,6 % d’abstention ! », Riposte Laïque, 19 mars 2008, sur le site http://www.ripostelaique.com/Martine-Aubry-reelue-mais-avec-56.html

(4)- président de la Fédération nationale des musulmans de France (FNMF), proche du roi du Maroc, selon La Voix du Nord, 22 mars 2006.

(5)-La Voix du Nord, 22 mars 2006, page 3.

(6)- La Voix du Nord, 9 septembre 2006.

(7)-Biographie de Martine Aubry : http://decrypt.politique.free.fr/partis/

( 8 )- La Voix du Nord, 2 juin 2005.

(9) cf. Fanny Deulin, « Jugement de Lille / Le tribunal juge en imam, c’est aussi de votre faute, Martine Aubry et Nicolas Sarkozy ! ». Cf. sur le site de Riposte Laïque http://www.ripostelaique.com/Le-tribunal-juge-en-imam-c-est.html

par le Citoyen Thimèle publié dans : République et Laïcité
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Jeudi 26 juin 2008


Par Laurent Dauré & Dominique Guillemin


Le 12 juin, le peuple irlandais a rejeté le traité de Lisbonne par 53,4 % des voix. Sa Constitution l’obligeant à organiser un référendum, l’Irlande fut le seul pays de l’Union où purent s’exprimer les enjeux du processus d’intégration à l’œuvre malgré l’échec du traité constitutionnel européen en 2005.

Le Non irlandais ne doit pas être interprété comme un refus isolé, il s’inscrit au contraire dans la continuité des Non français et néerlandais. Les aveux de nombreuses personnalités européennes en attestent. Valéry Giscard d’Estaing, architecte en chef de la Constitution, avait lui-même affirmé que le « mini-traité » a le même contenu que le texte précédent. Ainsi : « La substance de la Constitution est maintenue. C’est un fait », comme l’avoue Angela Merkel.

Pour la troisième fois un peuple européen repousse une vision présentée comme incontournable. Malgré leur fameuse « pédagogie », les élites européennes peineraient encore à convaincre ? Ne serait-il pas temps qu’elles prennent acte de cette fin de non-recevoir pour redéfinir le projet européen ? Mais ceci nécessiterait un véritable débat qu’elles n’ont aucunement l’intention d’ouvrir, les dirigeants de l’UE restant sourds à toute proposition alternative. L’acharnement dogmatique dont ils font preuve pour imposer leurs vues en contournant les peuples réticents jette rétrospectivement un voile de suspicion sur les étapes précédentes de l’intégration européenne. Car, après tout, comme l’a dit José-Manuel Barroso : « Si on avait organisé un référendum sur la création de la Communauté européenne, ou sur l’euro, vous croyez vraiment que ce serait passé ? »

Si l’’Europe est « dans l’impasse », c’est qu’elle n’envisage qu’’une seule voie ; si elle est « en crise », c’’est qu’elle souffre de schizophrénie. En effet, comment pourrait-elle concilier les vertus démocratiques dont elle se prévaut tout en niant la souveraineté des peuples qui en sont la source ? La seule solution que les européistes consentent à apporter à leurs échecs est toujours « plus d’’Europe ». En 2005, l’onction de la légitimité populaire paraissant acquise, les citoyens européens furent abondamment informés du projet qu’on leur soumettait ; en 2008, le traité de Lisbonne ressuscita la Constitution Giscard en la camouflant sous une forme quasi illisible. Avant même le résultat du vote irlandais, les députés européens rejetèrent par 499 voix contre 129 un amendement déposé par la Gauche unitaire européenne demandant que le Parlement « s’engage à respecter le résultat du référendum irlandais ». En bon droit communautaire, un traité doit être accepté à l’unanimité des États membres pour pouvoir entrer en vigueur, pourtant l’Union européenne considère ce principe comme obsolète, plaçant sa propre légitimité au-dessus de celle des nations qui la composent, des nations reléguées au statut de vestiges archaïques dont il convient de se débarrasser.

Aussi faut-il s’attendre aux mêmes supercheries après le Non irlandais. On y réfléchissait à Bruxelles avant même que la date du référendum ne soit fixée. Si cette fois-ci il semble peu probable que l’on fasse voter à nouveau les Irlandais (comme pour le traité de Nice), plusieurs dirigeants européens suggèrent carrément de poursuivre le processus de ratification comme si de rien n’était ; on envisage également un aménagement du traité sur le modèle anglais et polonais et même un isolement pur et simple de l’Irlande, qui se retrouverait ainsi écartée de l’’Europe « normalisée ». La « petite » Irlande ingrate de surcroît — ne pouvant pas décemment s’opposer à la construction européenne.

Une épaisse confusion règne sur la notion de souveraineté, notion qui semble déjà caduque quand il s’agit des nations et qui reste illégitime quand elle émane du « premier empire non impérial » (José-Manuel Barroso). Paradoxe pour paradoxe, pourquoi ne pas parler aussi de première démocratie non démocratique ?

Comment envisager dans ce contexte la présidence française de l’UE à partir du 1er juillet ? Celle-ci, longuement préparée et attendue par Nicolas Sarkozy, devait entériner « le retour de la France dans l’Europe ». Anticipant l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne le 1er janvier 2009, le Président souhaitait relancer de grands chantiers européens. Devra-t-il tempérer ces ambitions pour ne gérer qu’une nouvelle période de crise et d’attente ou saura-t-il se saisir de cette occasion, appliquant le volontarisme politique qu’il a si souvent prôné, pour sortir l’Europe de la seule véritable impasse dans laquelle elle s’est mise, celle d’’un projet coupé de l’’intérêt des peuples et des nations ? On peut en douter, mais alors le projet européen achèvera de perdre toute crédibilité démocratique.

Jusqu’alors les européistes ont systématiquement assimilé l’Union européenne au Bien en soi, ce Bien n’étant ni contestable ni négociable. C’est ainsi qu’ils défendent l’idée d’une Europe octroyée par le haut, à la manière de ce « despotisme éclairé » dont parlait fièrement Jacques Delors. C’est cette même Europe que viennent de refuser les Irlandais.

par le Citoyen Thimèle publié dans : Traité de Lisbonne
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Dimanche 22 juin 2008


Il fallait s'y attendre. Une semaine après le « NON » irlandais au Traité de Lisbonne, l'Europe totalitaire a repris ses bonnes habitudes. Pas question, évidemment, de se coucher devant un non-événement, une simple crise d'enfants qui ne savent pas ce qui est bon pour eux. Les sages européistes, les dirigeants de cette Europe qui donne des leçons de démocratie et d'humanisme à la Terre entière, préconisent ainsi ni plus ni moins que de refaire voter les Irlandais. Au motif déclaré que ces derniers, qui ne représentent à peine 1% de la population européenne, ne peuvent pas décider à la place des 99% autres. Et au motif non déclaré que les Irlandais n'ont pas bien compris à quel point ce traité allait dans leur intérêt. Par contre, promis, on va prendre en compte l’opinion des peuples ! Si, si !

 

C'est pile poil le jugement prononcé par l'ayatollah des européistes, Valéry Giscard d'Estaing. Il est selon lui « grotesque » de vouloir renégocier un nouveau traité ! Pourtant le droit européen est clair. Pour qu'un traité entre en vigueur – et qu’il existe en tant que tel, il faut qu'il ait obtenu l’accord unanime des Etats membres. Mais le droit, comme le peuple, ces messieurs le contournent comme ils le veulent. Le bien supérieur de l'« Euroooope » vaut bien toutes les transgressions possibles et imaginables.

 

Evidemment, Valéry, quand il parle à la populace ignorante, ne parle pas de manière sec et cynique. En tant qu'ancien Président de la République, il sait user de diplomatie.

 

Ainsi, le sermon euro-moralisateur qu’il a colporté cette semaine commence par un hypocrite respect du vote. « Les Irlandais avaient le droit de répondre non ». Tout à fait, comme disait Coluche, « la dictature c'est ferme ta gueule, et la démocratie c'est cause toujours ». Mieux encore, il explique ce non irlandais peut permettre un « retour aux sources démocratiques parce que l'Europe s'est éloignée depuis les années 90 des sources démocratiques, c'est-à-dire du fait que l'on consulte et que l'on décide avec les opinions publiques ». On croit rêver ! On va donc enfin faire une Europe démocratique ?!

 

Eh oui, eh oui. La preuve, Giscard la donne sans attendre. « Le traité de Lisbonne n'est pas mort ». Il est « indispensable que les Irlandais revotent » explique-t-il. Les Irlandais vont pouvoir revoter ! Vaut évidemment mieux qu'on soit sûr du vote des Irlandais. C'est cela l'exigence de démocratie, coco ! Et comme ils sont ignorants, on fera autant de scrutins qu'il faudra pour qu'ils votent bien. Parce qu' « ils ont tort », ose-t-il affirmer. « Le traité de Lisbonne donne davantage de garanties qu’aujourd’hui » poursuit-il. Heureusement que des gens bien intelligents sont là pour rattraper les erreurs du peuple. C'est toujours cela, la grandeur de la démocratie, coco !

 

Conclusion : non content de nous piétiner, la clique européiste, de Giscard à Jouyet, en passant par Barroso et Juncker, se foutent royalement de notre tête. Faire mine de reconnaître et vouloir combler le « déficit » démocratique de l’Europe tout en maintenant leur ligne totalitaire, c’est fort ! Quand est-ce que les peuples européens vont se réveiller et envoyer une bonne fois pour toute tous ces guignols dans les poubelles de l’histoire ?!

par le Citoyen Thimèle publié dans : Démocratie et Souveraineté Nationale
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Dimanche 22 juin 2008

Extrait de la conférence du 15/01/08 d'Etienne Chouard à l'Institut d'Etude Politique d'Aix en provence.
par le Citoyen Thimèle publié dans : Vidéothèque
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Dimanche 22 juin 2008

Par Christine Tasin


Oui-Oui en a des sueurs froides ! Quelle déception, amère, au sein de son petit coeur de bobo branché ou de technocrate désincarné ! Quelle envie de tuer ces Irlandais pauvres et ignares il remâche depuis vendredi dernier !

Quant à nous… Ah ! nous rions de nous voir si beaux en ce miroir ! Merci du fond du cœur à ces électeurs courageux qui, par un vote massif, nous ont vengés de la forfaiture du 4 février 2008, orchestrée par l’UMPS. Merci à ceux qui ont entendu notre supplique (1). Merci à eux, qui ne se sont pas laissés impressionner par les menaces ni par les opérations de séduction qu’ils ont dû subir. Merci du fond du cœur à ceux qui ont parlé au nom de la majorité des 500 millions d’Européens à qui on ne demande pas leur avis pour les faire entrer dans un système de plus en plus antidémocratique et ultra-libéral. En effet, tous les sondages qui ont été effectués dans les pays européens ces derniers mois ont montré que seulement 6 pays sur 27 auraient voté pour le Traité de Lisbonne si on leur avait demandé leur avis !

Mais merci aussi pour le spectacle pré-referendum : quelle vision à mourir de rire nous avons eue du ballet orchestré par tous ces Oui-Oui se payant d’importance qui ont défilé à Dublin pour essayer de convaincre l’électeur hésitant de faire le seul choix possible à leurs yeux :

D’abord Oui-Oui ministre de l’agriculture français, assurant sans rire que les Français soutiendraient les agriculteurs irlandais… alors que le gouvernement français est même incapable de soutenir ses propres pêcheurs et est contraint par Bruxelles de rembourser les 65 millions d’euros d’aides qu’il leur avait octroyés il y a deux ans (2) !

Ensuite Oui-Oui médecin-ministre se prenant au sérieux dans son numéro de "vous pouvez me faire confiance" expliquant à qui mieux mieux qu’en cas de victoire du non il faudrait que la France qui va présider l’Union Européenne s’emploie à appliquer malgré tout le Traité de Lisbonne pour convaincre les Irlandais de… voter à nouveau. Propos qui ont décidé un certain nombre d’Irlandais courroucés mais indécis à voter non, par colère et révolte devant son arrogance et ses menaces (3). Oui-Oui arroseur arrosé, délectable.

Pendant ce temps sa "socialiste" (sic !) d’épouse participait à la réunion annuelle du groupe de Bilderberg (4), les décideurs de la planète qui ne rendent de compte qu’aux actionnaires. Elle y a côtoyé de pauvres petits patrons, de pauvres chômeurs ne sachant comment joindre les deux bouts : David Rockfeller, patron de la Chase Manhattan Bank ; Condoleezza Rice ; Peter Mandelson (un des 27 commissaires de la Commission européenne) ; Neelie Kroes (un des 27 commissaires de la Commission européenne) ; Peter Védrine ( tiens, encore un "socialiste" ) ; Manuel Valls ( troisième "socialiste") ; Bertrand Collomb, ciment Lafarge ; Jean-Claude Trichet ; Ben S Berananke, patron de la Banque Centrale des USA, etc. Tout ce petit monde s’entendant comme larrons en foire pour décider de ce qui est bon pour les actionnaires et les spéculateurs, aux dépens du peuple, tout juste bon à travailler mais trop stupide pour être consulté sur les affaires importantes comme le Traité de Lisbonne.

Trop stupide sauf les trois millions d’Irlandais qui, grâce à leur Constitution (merci la démocratie) ont été appelés aux urnes ; on imagine les onomatopées, les jurons et les angoisses de nos élites, de Delors à Jospin, de Bayrou à Royal, de Rocard à Sarkozy contre ce crime de lèse intelligentsia ! On imagine et on jubile. Et puis, on se marre, c’est arrivé un vendredi 13 juin, jour de la Saint-Antoine de Lisbonne (alias Saint Antoine de Padoue), patron des naufragés, ça ne s’invente pas. A se rouler par terre, vous dis-je !

Bien sûr, je ne suis pas assez naïve pour croire que les 27 vont se réunir et remettre un autre Traité en chantier. Ils ont déjà leur plan B. Soit ils continuent de fonctionner sur la base du Traité de Rome en attendant de refaire voter les Irlandais, soit ils continuent (le plus plausible) de faire ratifier le Traité de Lisbonne mais demandent aux Irlandais de se retirer du circuit en attendant que l’adhésion prochaine de la Croatie ne soit l’occasion d’ajouter des modifications au Traité permettant aux Irlandais de rejoindre le gros du peloton.

Il n’empêche. Le non irlandais est un formidable coup de semonce, un signal d’alarme. Le feu couve dans la maison Europe, gageons qu’il faudra peu de choses pour que les mensonges et les forfaitures dont on nous gave depuis 50 ans apparaissent peu à peu sur le devant de la scène(5).

J’ai envie d’oser un rapprochement qui n’est pas si tiré par les cheveux qu’il en a l’air ; tous nos Oui-Oui, qui ont crié au diable devant l’invasion du Tibet, qui ont fait du Dalaï-lama un démocrate, digne de devenir citoyen d’honneur de la ville de Paris ne parlent jamais de la nouvelle constitution qu’il vient de proposer. Son article 336 est un modèle absolu de démocratie : Tout pouvoir législatif et autorité réside dans l’Assemblée législative tibétaine. Les décisions de celle-ci requièrent l’approbation de sa Sainteté le Dalaï-lama, pour devenir des lois. Or, si l’on s’amuse à remplacer tibétaine par française ou irlandaise ou … (27 choix possibles) et sa Sainteté le Dalaï-lama par la Commission Européenne, on comprend :

- Que l’Europe qu’on nous propose est un système féodal et antidémocratique.
- Que les Irlandais aient repoussé le traité de Lisbonne.
- Que les nonistes soient majoritaires parmi les démocrates et les républicains, partout en Europe.
- Que la Commission Européenne ne respectera pas le droit international qui veut que l’on ne peut remplacer un traité qu’à l’unanimité et se débrouillera pour contourner le vote irlandais.
- Que, dans ce cas, Bruxelles et les Oui-Oui seraient déconsidérés définitivement et les tenants de la sortie de l’Europe, en France, verraient augmenter leurs rangs (6).

Oui-Oui est une mante religieuse. L’Europe est une mante religieuse qui se repaît des démocraties défuntes. Nous demandons l’annulation de son mariage avec les peuples européens pour mariage forcé, risques de mort accompagnés de mensonges et tromperie avant mariage : on nous avait promis paix, prospérité, défense des droits de l’homme et avancées sociales. Nous avons obtenu chômage, remise en question de la protection sociale, disparition des services publics et donc de l’égalité républicaine, retour des revendications nationalistes dans les Balkans, et, ultima sed non minima, la dernière de Bruxelles qui veut que la durée de travail hebdomadaire passe à 65 heures sous prétexte que "l’Europe a besoin d’être réorientée"… Si nous ne sortons pas de l’Europe, nous serons transformés en un peuple de fourmis affairées et effarées au service d’une énorme goule qui nous vampirise et s’engraisse à nos dépens.

Que font donc nos concitoyens vautrés devant des matchs qui rapportent à leurs joueurs en un jour ce que le commun des mortels ne gagnera pas dans toute sa vie au lieu d’envahir les rues et de camper dans les édifices publics afin de rompre avec cette aberration ?

http://christinetasin.over-blog.fr

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(1) http://www.ripostelaique.com/Electeurs-irlandais-faites-nous.html

(2) http://www.lepoint.fr/actualites-economie/les-pecheurs-devront-ils-rembourser-65-millions-d-euros-d-aides/916/0/249288

(3) http://www.lefigaro.fr/international/200806/10/01003-20080610ARTFIG00612-referensum-quand-kouchner-agace-les-irlandais.php.

(4) http://www.ripostelaique.com/Connaissez-vous-ceux-qui-decident.html

(5) http://www.blog.nicolasdupontaignan.fr/index.php/2008/06/14/232-circulez-il-ny-a-rien-a-voir

(6) http://www.ripostelaique.com/Est-on-condamne-a-ne-jamais.html

par le Citoyen Thimèle publié dans : Démocratie et Souveraineté Nationale
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Vendredi 20 juin 2008

Le philosophe Robert Redeker s’est déclaré vendredi dans le quotidien Sud Ouest déçu par le jugement condamnant à six mois de prison avec sursis et 750 euros d’amende l’homme qui l’avait menacé de mort à la suite une
tribune critique envers l’islam dans Le Figaro.

"On peut se demander si un verdict d’une telle clémence n’est pas un encouragement pour ceux qui voudraient se livrer à ce type d’intimidation", s’interroge le philosophe. Pour lui, "ce type de jugement fait peser un risque de banalisation des menaces de mort". Le prévenu, un Français d’origine marocaine au casier judiciaire vierge, âgé de 26 ans, a été reconnu par le tribunal correctionnel coupable de "menace de mort matérialisée par écrit, images ou autre objet commise en raison de la race". Il devra également payer 150 euros de dommages et intérêt. Pour Robert Redeker, ce jugement est une déception car il est sans commune mesure avec "les épreuves" qu’il traverse depuis bientôt deux ans. "Je ne peux plus enseigner, j’ai vendu ma maison, je vis dans une résidence tenue secrète, mon épouse doit prendre des précautions, mon fils est en internat. Et je dois être protégé en permanence", relate-t-il.

La peine est inférieure aux réquisitions du parquet qui, le 22 mai, avait réclamé huit mois de prison avec sursis et 1.000 euros d’amende. Lors de l’audience, la défense avait affirmé que le prévenu n’avait jamais voulu insulter le professeur et qu’il n’avait fait que répondre à la provocation.

AFP
par le Citoyen Thimèle publié dans : Laïcité, Religions et Intégrismes
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Vendredi 20 juin 2008

Avec la loi « création et internet », qui concrétise les conclusions du rapport Olivennes, le gouvernement veut imposer en France un internet « à la chinoise », d’avance condamné par l’évolution technique. Plutôt que de s’incliner devant le conservatisme archaïque des majors de la musique, la ministre de la Culture ferait mieux de se battre pour la licence globale, seul moyen réaliste de concilier une juste rémunération des auteurs / interprètes au prorata de leur audience sur la toile avec le nécessaire développement de la civilisation de l’internet.

Ce projet de loi menace l’Etat de droit car, en instaurant une autorité judiciaire privée capable de prononcer des sanctions appartenant dans toute démocratie aux seuls magistrats, il crée une dangereuse justice d’exception.

Il est également liberticide car il va permettre la surveillance généralisée de l’internet par ces vigiles d’un nouveau genre, au mépris du plus élémentaire respect de la vie privée. Et ce n’est pas Bruxelles, de mèche avec les majors du disque, qui s’y opposera, tout au contraire - une modification en cours du droit européen accompagne cette loi !

Ce projet de loi, enfin, est rétrograde, car il entend, à contre courant de l’histoire et du Progrès technique, ériger des barrières qui seront inévitablement enfoncées ou contournées.

Cette vaine politique du tout-répressif et du flicage généralisé fait penser à l’acharnement déployé au XVème siècle par les moines-copistes qui, pour préserver leurs privilèges, prétendaient faire interdire l’imprimerie.

Je suis convaincu que les nombreux parlementaires, issus de to