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"La République n'est pas enfermée dans un texte sacré déposé dans le saint des saints ou au pavillon de Breteuil. Elle est vivante. Elle est mouvement. Elle est devenir. Elle est le miroir des hommes agissants."
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"La République est une idée, la République est un principe, la République est un droit. La République est l'incarnation même du progrès." Victor Hugo
 
"Je n'ai jamais cru qu'aimer sa patrie empêchât d'aimer ses enfants. Je n'aperçois point davantage que l'internationalisme de l'esprit ou de la classe soit irréconciliable avec le culte de la patrie. Ou plutôt, je sens bien, en interrogeant ma propre conscience, que cette antinomie n'existe pas. C'est un pauvre coeur que celui auquel il est interdit de renfermer plus d'une tendresse." Marc Bloch

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Lundi 7 avril 2008

Au cours du Sommet de l'OTAN qui s'est tenu le 3 avril 2008, à Bucarest (Roumanie), le président Nicolas Sarkozy a annoncé que la France « pourrait réintégrer » le commandement militaire intégré de l'Alliance atlantique au prochain sommet de l'OTAN en 2009.

Un Sommet  prévu comme par hasard en France (à Strasbourg), et en Allemagne (à Kehl), comme si la frontière franco-allemande n’existait d’ailleurs déjà plus. En pratique, tous les militaires français de haut rang savent que la décision de réintégrer l’OTAN est déjà prise.

Au cours de la conférence de presse tenue en marge du Sommet, Nicolas Sarkozy a d'ailleurs précisé sa pensée : « Laissons cheminer l'Europe de la Défense, et nous continuerons à cheminer vers l'OTAN. Je le redis, ce sont les deux en même temps, pas l'un ou l'autre, attendons le sommet de Strasbourg ».

On ne saurait mieux dire que, pour le président français, l'intégration de la France dans l'Europe et l'intégration de la France dans l'OTAN, ce sont les deux faces de la même médaille. Et qu'il applaudit à l'une et à l'autre.

Reconnaissons au moins à Nicolas Sarkozy le mérite de la franchise. Il joue maintenant cartes sur tables : Eh bien oui, la construction européenne, l’Europe de la Défense, l’OTAN, l’atlantisme, et la soumission de tout le continent européen à l’Empire américain, tout cela c'est la même chose, nous dit-il en substance. Et d’ailleurs, il est pour.
   
En agissant ainsi – sans en avoir jamais parlé pendant la campagne présidentielle de 2007- , Nicolas Sarkozy jette donc le masque : il place la politique étrangère et de défense de la France sous tutelle étrangère. Il assassine tout simplement le gaullisme.

Car le gaullisme, c'est justement le refus d’asservir la France à un Empire, quel qu'il soit.

C'est justement parce que De Gaulle refusait que la France disparaisse dans une Europe intégrée et dans l'OTAN, l'une et l'autre sous domination américaine, qu'il mit le holà aux deux, au cours de la même année 1966. D'une part en imposant l'existence d'un droit de veto national à Bruxelles (par le Compromis de Luxembourg du 30 janvier 1966) ; d’autre part en annonçant, moins de quarante jours plus tard, la sortie de notre pays du commandement militaire intégré de l’OTAN le 7 mars 1966.

Il ne s’agissait évidemment pas d’une foucade de Charles de Gaulle mais d’une décision soigneusement réfléchie et mûrie, et cela depuis plusieurs années.
  Parmi des très nombreuses preuves, voici par exemple ce qu'il déclara devant tous les membres du gouvernement réunis à l’Elysée pour le Conseil des ministres du 19 juin 1963 :


« Le problème s'est déjà posé au moment de l’institution de l’OTAN, il s'est posé aussi pour la CED  C'est  ce que les Européens appellent « l’intégration européenne ». Le tout pour que les Etats-Unis puissent mieux gouverner l’Europe. Dans ce cas, l’Europe disparaît, la France est abolie. Ceux qui ont renoncé à la France depuis longtemps cherchent une situation qui noie la France dans des systèmes politiques où la France n’existerait pas. C'est pourquoi ils sont ivres de l’ONU, de l’OTAN, de ‘’l’intégration européenne’’. Ils se ruent pour faire entrer la Grande-Bretagne. Ça leur est égal. Leur instinct est que la France disparaisse.

Mais ils se sont faits des illusions, ils ont commis une erreur sur notre capacité de les en empêcher ! » (extrait de C'était de Gaulle, Alain Peyrefitte, Fayard, 1997, Tome 2, pp 228-229)

Hélas, 45 ans après, ceux dont « l’instinct est que la France disparaisse » sont remontés à l’assaut et ils sont en train de faire triompher ce contre quoi Charles de Gaulle s’était battu toute sa vie. Cynisme suprême, ils assassinent le gaullisme en ayant l’aplomb de se réclamer de l’héritage politique, stratégique et moral du Chef de la France Libre.

Cela aussi, d’ailleurs, le Général l’avait prévu puisqu’il avait dit de ses opposants : « Ils espèrent que je serai remplacé par quelqu'un de plus coulant. Je reconnais que ce n’est pas difficile à trouver. » (extrait de C'était de Gaulle, Alain Peyrefitte, Fayard, 1997, Tome 2, pp 228-229)

Rassurons-nous quand même. Le triomphe des fossoyeurs de l’indépendance nationale n’est que provisoire. Tout simplement parce que le moment approche, inexorable, où les Français pourront constater dans leur vie quotidienne ce que signifie concrètement pour la France le fait d’être devenue une nation vassalisée, dont la stratégie est définie par un Empire étranger.


par le Citoyen Thimèle publié dans : La France dans le monde
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Samedi 5 avril 2008

Selon Emmanuel Todd, le renforcement des troupes françaises en Afghanistan est une erreur diplomatique et stratégique, et dessine les contours d'une idéologie extrême-droitière à l'échelle mondiale. Interview.

Au Sommet de l'Otan, mercredi 2 avril, George Bush s'est dit «très heureux» du soutien de la France en Afghanistan. Mais la veille, à l'Assemblée, la première grande décision stratégique de Nicolas Sarkozy de renforcer les contingents français engagés dans le conflit afghan mettait le feu aux poudres. Les socialistes, de François Hollande à Lionel Jospin, d'Hubert Vérine à Ségolène Royal, s'opposent unanimement à une politique d'alignement sur les Etats-Unis. Ils mettent en avant l'enlisement du conflit afghan, son coût humain et dénoncent le «tournant atlantiste» de la politique française. Pour l'historien et démographe Emmanuel Todd, les dangers de cette politique sont encore plus graves. L'auteur de "Après l'empire" juge que cette partie est perdue d'avance et qu'elle participe d'une idéologie extrême-droitière naissante.

Marianne2.fr : Le renforcement des troupes en Afghanistan vous paraît-il justifié ?
Emmanuel Todd : Je peux tout imaginer de Nicolas Sarkozy, même qu'il ne sache pas ou est l'Afghanistan. Mais je ne peux pas imaginer que les gens qui l'entourent ignorent ce que tout le monde anglo-saxon sait, à savoir que cette guerre est perdue.

Pour vous, cette guerre est sans espoir ?
E.Todd : L'organisation sociale des Pachtounes est faite pour la guerre, tout comme celle des clans somaliens : la guerre est l'état normal de ces sociétés, ce n'est donc pas un problème dans la durée. A partir du moment où les belligérants sont alimentés par des fournitures d'armes régulières venant de l'extérieur, il est évident que ces système sociaux vont venir à bout de quelques milliers d'hommes venus de loin et difficilement approvisionnés. On peut se demander, à la limite, si ça va se terminer par un Dien-Bien-Phû ou par un retrait paisible.

Du point de vue du gouvernement, il semble pourtant qu'il y ait des enjeux à ce conflit…
E.Todd : Pourquoi ceux qui nous gouvernent veulent-ils participer à une guerre perdue ? Voilà la vraie question. Et là, comme dans les débats sur la réintégration pleine et entière de la France à l'Otan, on touche au symbolique. Cette manœuvre a pour objectif de réaffirmer un lien avec l'Amérique. Je n'appellerais pas ça du néo-atlantisme. L'atlantisme était le lien de l'Europe occidentale avec les Etats-Unis à une époque où ils portaient les valeurs démocratiques face au totalitarisme soviétique. Ce n'était pas du goût des gaullistes, mais dans le contexte, cela pouvait se justifier. Aujourd'hui, l'Amérique est le pays du fric, du néo-libéralisme et des inégalités. Et ce qui se profile derrière cette nouvelle association, c'est de l'occidentalisme. C'est un lien fondé sur une nouvelle idéologie, une idéologie qui se construit dans le conflit avec l'islamisme.

Mais la France n'a-t-elle pas intérêt, pour des raisons de politique «réaliste», à s'associer avec les Etats-Unis plutôt que de rester repliée sur elle-même ?
E.Todd : La France n'a pas les moyens de s'engager en Afghanistan, c'est déjà un objectif démesuré pour les Etats-Unis. La France est une puissance moyenne et l'Amérique une puissance déclinante. Paris existait terriblement à l'époque de Villepin : après son discours à l'ONU contre l'engagement de la France en Irak, nous rayonnions! Mais sous Nicolas Sarkozy, il arrive à la France ce qui est advenu de l'Angleterre sous Tony Blair : si l'on devient le caniche des Etats-Unis, on disparaît. Si on s'aligne, si on perd son indépendance, on disparaît. De Gaulle l'avait compris : la France n'existe à l'échelle mondiale, ne peut justifier son siège au conseil de sécurité de l'Onu et sa possession de l'arme nucléaire, que lorsqu'elle représente un acteur autonome. Le monde n'a rien à faire de la France de Sarkozy.

La lutte contre le terrorisme légitime aussi l'engagement du gouvernement dans ce conflit.
E.Todd : Les occidentalistes se pensent en situation de légitime défense. Le terrorisme existe, il devrait être contré par le contre-espionnage et par des forces policières, mais sûrement pas par des guerres à l'étranger. La première attaque contre l'Afghanistan était légitime, il s'agissait de déloger Ben Laden; d'ailleurs, les Russes nous y avaient aidé. Mais l'irakisation de l'Afghanistan participe d'une agression du monde musulman par le monde occidental. L'occidentalisme est une doctrine d'extrême droite en émergence. La France va être du côté du mal : en exposant des troupes françaises et en participant aux bombardements de la population civile afghane. Et, grâce à Sarkozy, nous risquons même ce qu'ont subi la Grande-Bretagne et l'Espagne à la suite de la guerre en Irak.

Vous parlez des attentats de Londres et de Madrid qui ont eu lieu suite à l'engagement de nos voisins en Irak. Mais là, il ne s'agit que d'envoyer quelques centaines d'hommes dans un pays où la France a déjà des troupes…
E.Todd : Mais justement ! Rappeler leur faible nombre, comme le fait le gouvernement, c'est avouer qu'il s'agit bien d'une action symbolique ! Les quelques bateaux qu'on va mettre dans le golfe persique vont faire rire les Iraniens. Mais nous nous positionnons dans une construction idéologique, contre le monde musulman. Cette posture est d'ailleurs très cohérente avec le sarkozysme en politique intérieure.

Vous pensez que Nicolas Sarkozy est dans une logique de guerre avec le monde musulman ?
E.Todd : Ce qui a fait son succès dès le premier tour de l'élection présidentielle, c'est le ralliement d'une partie des électeurs du Front national. Il a pu avoir lieu à cause des émeutes en banlieues, qui ont été un facteur de traumatisme. Mais c'est Sarkozy, ministre de l'Intérieur, qui a provoqué cet évènement. Dans la logique du sarkozysme, il y a la combinaison d'une incapacité à affronter les vrais problèmes et à désigner des boucs émissaires. C'est classique : quand une société est en crise, elle a le choix entre résoudre ses problèmes économiques et ses pathologies sociales, ou créer des bouc-émissaires. Sarkozy recherche toujours un ennemi, il est dans l'agression. Cela s'observe même dans son comportement ordinaire avec les habitants de banlieue ou les marins pêcheurs.

En s'impliquant plus en Afghanistan, la France participe donc à déclencher un clash des civilisations?
E.Todd : L'analyse d'Huntington sur le clash des civilisations est fausse, mais un gouvernement peut essayer de la rendre vraie. Je pense que les gens qui nous gouvernent seront tenus pour responsables de ce qu'ils font. La guerre, c'est la pédagogie du mal. Les peuples en paix pensent sainement. On entre parfois en guerre pour de bonnes raisons, mais peu à peu, on glisse insensiblement dans la violence pour la violence. C'est ce qui aurait pu arriver en Espagne, si les Espagnols avaient mal réagi aux attentats : ils auraient pu s'enfoncer dans le conflit des civilisations. Je crois que cette stratégie conflictuelle va échouer aussi en France. La recherche de bouc-émissaires, l'émergence d'une idéologie extrême-droitière et hostile aux enfants d'immigrés… ce n'est pas dans la nature de la France. Au final, les Français préfèrent toujours décapiter les nobles que les étrangers.

par le Citoyen Thimèle publié dans : La France dans le monde
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Jeudi 3 avril 2008
...si la réponse était "non", bien entendu. Doit-on s'en étonner, puisqu'ils n'ont déjà pas respecté le résultat négatif du référendum français ? Au cours de la séance de vote qui s'est déroulée le 13 février 2008 à Strasbourg au Parlement européen sur le Rapport Corbett-Mendez de Vigo relatif au traité de Lisbonne, un amendement (n°32) était sobrement rédigé : le Parlement européen "s'engage à respecter le résultat du référendum irlandais". Qui oserait voter contre, franchement, l'affirmation du respect du résultat futur des urnes, donc de la démocratie ? Réponse, s'agissant des eurodéputés Français : 46, de l'UMP, des Socialistes et du Modem. Voici en effet dans le détail le résultat du vote par appel nominal sur cet amendement n°32 (source : Parlement européen) 


1. Ont voté contre l'amendement : 46 députés français

Libéraux (Modem et nouveau centre) : Beaupuy, Cornillet, Fourtou, Gibault, Griesbeck, Laperrouze, Lehideux, Morillon (Sarnez et Cavada absents) 
Démocrates Chrétiens (UMP & autres divers droite) : Audy, Daul, Descamps, Fontaine, Fouré, Gaubert, Gauzès, Grossetête, Lamassoure, Mathieu, Morin, Sudre, Toubon
PSE, (Socialistes) : Arif, Berès, Bourzai, Carlotti, Désir, Douay,Guy-Quint, Hazan, Le Foll, Lefrançois, Navarro, Neris, Patrie, Peillon, Poignant, Pribetich, Savary, Schapira, Vaugrenard, Vergnaud, Trautmann, Weber
Verts (Ecologistes) : Aubert, Bennahmias, Libietz

2. Se sont abstenus : 3 députés français

PPE : de Veyrac
Verts : Flautre, Onesta

3. Ont voté pour : 17 députés français

Groupe IND/DEM (souverainistes) : Couteaux, Louis, de Villiers 
GUE (PCF) : Hénin, Jouye de Grandmaison, Wurtz
Non Inscrits (FN) : Golnisch, Lang, Le Pen, Marine Le Pen, Le Rachinel. 
PSE : Laignel
Gageons que si la réponse des Irlandais est un "oui" au traité de Lisbonne, UMP, Modem et PS seront les premiers à s'en féliciter et à célébrer la "démocratie"... Si c'est un "non", comme d'habitude on leur reposera la question jusqu'à ce qu'ils donnent la réponse qu'on attend d'eux,
bis repetita placent...



par le Citoyen Thimèle publié dans : International
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Mardi 1 avril 2008

« Pédophiles, chômeurs, consanguins : bienvenue chez les cht'is »


Telle est la banderole méprisante et haineuse à l’égard des habitants du Nord Pas de Calais que des pseudo-supporters du Paris SG ont déployé à l'occasion de la finale de la Coupe de la Ligue de football opposant samedi soir au Stade de France leur club au RC Lens.

Alors que ce match était placé sous le signe de la lutte contre le racisme, ces répugnants personnages ont pu laisser cours à leur haine avec le déploiement d’une banderole de trente mètres, recouvrant pratiquement toute la longueur de la tribune située derrière le but. Le drap est resté pendant plus de cinq minutes, le temps qu’il a fallu aux responsables du stade, restés inertes jusque là, pour réagir.

L’injure faite aux habitants d’une région française n’a pas non plus ému plus que cela les « officiels » présents, dont le premier personnage de l’Etat, Nicolas Sarkozy, resté sagement assis sur son siège. Pas la moindre protestation à la hauteur de l’outrage. Seuls Guy Delcourt et Bertrand Delanoë ont tenu à protester de manière vigoureuse contre cette banderole en boycottant la remise des trophées. C’était encore bien trop peu, mais on ne s’était pas couché honteusement. On fut bien loin de la réaction virulente de Jacques Chirac, quittant les tribunes après une Marseillaise sifflée lors d’une finale de Coupe de France en 2002.

L’après-match fut d’une même teneur, rongé par l’envie des joueurs et des dirigeants sportifs de minimiser l’affaire, de la cantonner à un simple incident banal de stade. Force est de constater que chambrer et ridiculiser le club adverse est une pratique courante chez certains supporters. Si cela reste la plupart du temps bon enfant, il arrive que ces taquineries dépassent le cadre de la simple rivalité entre clubs, et se transforment en mots plus que douteux, dans la seule ambition de blesser, de faire mal, au-delà même des supporters. « Pendant que nos pères inventaient le cinéma, les vôtres crevaient dans les mines » balançaient ainsi, lors d’un derby passé, des supporters de Lyon à ceux de Saint-Etienne.

Et toute cette haine tranquille passait impunément les portes de la légalité, et de l’intelligentsia. C’était devenu normal. Le même cinéma a faillit se jouer à nouveau ce week-end. C’était sans compter sur l’amour propre d’un Guy Delcourt, député-maire de Lens, et d’un Gervais Martel, président du RC Lens, qui décidèrent de ne pas laisser passer cet affront fait à tous les habitants de leur région d’origine.

Gervais Martel battu le rappel sur toutes les télés et radios, pendant que Guy Delcourt décida de porter plainte contre X au tribunal de grande instance de Béthune (en qualité de maire de Lens) et au tribunal de grande instance de Paris (en qualité de député), qualifiant la banderole de «discrimination scandaleuse», allant même parler de « racisme », terme jusque là tabou. Ce dernier a même demandé la citation comme témoin du président de la République, Nicolas Sarkozy, de la ministre de la Justice, Rachida Dati, et du secrétaire d’Etat aux Sports, Bernard Laporte, tous présents au stade de France samedi.

Il en était fini du silence, du tabou imposé par le politiquement correct. Alors que la lutte contre le racisme est depuis de nombreuses années une cause nationale, alors que les accusations de racisme fusent à la moindre opinion divergente sur l’Islam ou l’immigration, galvaudant le terme même de « racisme », le silence est de mise quand des « blancs » sont victimes de racisme. On voit tellement le racisme partout qu’on en a les yeux totalement éblouis.

Parce qu’il s’agit bien de racisme quand on insulte de telle manière les habitants d’une région, en les mettant tous dans un même moule. Les professionnels de l’antiracisme sont les premiers à s’indigner lorsqu’un joueur « noir » est insulté. Nous aussi. Mais on ne les entend guère lorsque, par exemple, les « français » sont menacés par le FLNC lors des élections municipales. Ni quand des « blancs » sont lynchés pour ce simple fait à Mayotte. 

Nombreux sont ainsi ceux de l’intelligentsia médiatique, politique et associative qui présentèrent, finalement, leur indignation en ce jour. Un bien beau progrès !

Si les milieux politiques et les milieux sportifs veulent vraiment lutter contre le racisme dans le football, la cohérence devrait les conduire à sanctionner sévèrement le Paris SG, à l’instar des clubs de Metz et de Bastia. Le feront-ils vraiment ? C’est une autre affaire.

Quoiqu’il en soit, l’affichage tranquille de telles banderoles en dit long sur le climat de guerre civile larvée qui existe dans notre pays. Le respect mutuel que se doivent les citoyens d’un même pays se délite aujourd’hui en France. Les politiques antirépublicaines désastreuses menés par nos gouvernants successifs ont exacerbés les antagonismes sociaux et géographiques qui pouvaient exister en France. Elles ont fait le nid de tous les communautarismes. Elles ont enflammé le rejet de l’autre. Le racisme social et géographique affiché par des supporters ultras du PSG en sont aujourd'hui la dernière illustration. 

En outre et pour conclure, le fait que l’opinion, bien au-delà du Nord Pas de Calais, ait pu s’émouvoir des propos injurieux et blessants de cette banderole, démontre et révèle - tout comme le succès national du film de Dany Boon « Bienvenue chez les Ch’tis » - un attachement hors du commun des Français à une région et à ses habitants. Pas par goût du voyeurisme ou du folklore, pas par régionalisme primaire. Mais par affection, par proximité. Au fond, l’image qu’ont les Français de leur territoire le plus septentrional et de ses habitants, c’est une image qu’inconsciemment ils aimeraient avoir de leur France dans sa totalité. C’est une France rêvée, idéale, cette France accueillante, fraternelle, travailleuse et fière d’elle, avec son je ne sais quoi de « gaulois », que ses citoyens voient aujourd'hui dans le Nord Pas de Calais.

C'est cet idéal français que ces pseudos-supporters ont quelque part insulté, créant une émotion sans précédent pour une « simple » banderole déployée dans un stade.

par le Citoyen Thimèle publié dans : EDITORIAUX
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Mardi 1 avril 2008

et des suites… de l’après Versailles (04 Février 2008)

(au nom de tous les « Morts pour la France » et donc pour la Démocratie, depuis 1789)

 

 


Par Kelly-Eric Guillon


La trahison des idéaux est le plus court chemin vers la mort d’une institution, quelle qu’elle soit.
Et le pire dans la trahison, c’est qu’il en reste toujours une trace et qu’elle vous poursuit à vie..


 

Préambule

 

Art 35 de la Déclaration des droits de l’Homme, préambule de la Constitution de 1793, reprise par la Constitution de 1958 (Vème République, que l’on est entrain de vider de ses valeurs…)

 

« Quand le gouvernement viole les droits du Peuple, l’insurrection est, pour le Peuple et pour chaque portion du Peuple , le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs ».

 

Rôle et responsabilité du citoyen


Le citoyen (partie ou portion du Peuple) est donc investi d’une mission incontournable, celle de veiller sur le respect des valeurs républicaines, c’est son bien propre, son héritage, façonné par 200 ans d’Histoire, celui dont il a voulu se doter et transmettre à sa descendance avec le seul souci permanent d’améliorer positivement cet héritage, en tirant toujours vers le haut, vers plus de Démocratie (et non l’inverse).

Le citoyen est responsable de l’héritage qu’il a reçu et de celui qu’il transmettra….

Et au moment de la transmission, quel bilan pourra-t-il tirer de sa contribution à l’enrichissement de ce qu’il a reçu ?

Il en est le premier dépositaire, le premier bénéficiaire, mais aussi le premier responsable, maillon de la longue chaîne de responsabilité qui va de lui jusqu’au le Président de la République.

C’est l’héritage qu’il doit transmettre, en plus de son vécu personnel, à sa descendance et aux générations futures.

Quel héritage peut-il transmettre, s’il ne fait rien devant le constat de dérives, plus ou moins criantes au regard des valeurs qui ont fait et font de la France et des Français ce qu’ils sont ?

Son rôle est donc de rester vigilant et de dénoncer toutes les dérives qu’il peut constater en matière de valeurs Républicaines, voire combattre lesdites dérives (dans la mesure de ses moyens et possibilités).

Et sa première responsabilité est de désigner des représentants aptes, avant la lettre et la fonction, de se battre pour le respect de ces valeurs et ensuite, ceux-ci, nantis d’un mandat du Peuple (et quelque soit ce mandat) doivent démontrer leur courage à se battre efficacement et surtout avec la volonté d’y parvenir, pour assumer réellement un rôle de « garant des valeurs Républicaines », le rôle le plus important de leur mandat.

 

Telle est la première mission d’importance de celui qui postule à un mandat électoral : être le garant des valeurs Républicaines et Humaines incluses dans les Constitutions et déclaration des Droits de l’Homme..


 

La mission d’un élu, réputé être « garant des valeurs républicaines

 

Quels sont les postulants – candidats qui savent cette première obligation au moment de leur candidature ?

Qu’est être garant ?

 

Un garant est celui qui assure, par ses actes antérieurs et postérieurs, par ses paroles, ses écrits et sa signature, le respect des valeurs dont il est le gardien, le dépositaire (Ici à double titre : Citoyen et mandaté du Peuple).

Il garantit à ses mandants (les électeurs) qu’il sera un gardien vigilant, combatif et courageux, afin de rendre aux générations futures des valeurs républicaines stables, fiables, enrichies de ce qui peut enrichir la Démocratie par des modifications bénéfiques (et non restrictives) pour les valeurs qu’il a en dépôt.

Pensez au rôle d’un garant bancaire.

C’est du moins le contrat moral et explicite passé entre les deux parties : lui et les électeurs

Faute de quoi il faillit à sa mission de « représentant du Peuple ».

 

Sa mission pour y parvenir s’articule en trois volets :

1)      Veiller

En effet avant que de postuler la confiance du Peuple, il lui faut déjà avoir démontré, en tant que citoyen, sa vigilance pour le respect des valeurs qu’il va incarner par son mandat lorsqu’il sera élu.

En un mot avoir démontré au Peuple qu’il est déjà un digne défenseur des valeurs républicaines (par ses engagements (pétitions et manifestations), pour les faire respecter, avant son élection)

2)      Dénoncer

En tant qu’élu, lorsqu’il a connaissance, directement ou indirectement, d’une dérive avérée, il doit la vérifier puis la dénoncer (pétitions, manifestations, ……) afin d’éviter que les dérives s’installent de façon définitive et surtout pour gommer et supprimer les dites dérives

3)      Combattre

Et enfin, si besoin, il doit combattre les dérives constatées, dénoncées et qui continuent à exister jusqu’à extinction complète de ces dérives.

Et seulement après, il peut agir au poste où il est élu pour remplir les autres actes impartis au mandat confié.

 

A quoi sert de vouloir être élu si on démontre, déjà avant son élection, que l’on est incapable d’assumer le rôle imparti à tout citoyen, d’être vigilant et ensuite d’œuvrer pour rétablir le droit républicain et démocratique ?

A quoi sert d’être élu si on démontre de façon flagrante son incapacité à préserver la qualité de l’héritage, reçu de nos pères,  qui sera transmis à nos enfants, au moins à égalité de ce que l’on a reçu et au mieux enrichi des progrès que l’on a contribué à apporter et non amoindri des dérives constatées ?


par le Citoyen Thimèle publié dans : Combat Républicain
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Mardi 1 avril 2008

L"Union du Peuple Français" est un mouvement gaulliste et républicain créé le 22 novembre 2006 par Sébastien Nantz et Christophe Chastanet. Il fonde son existence sur le nécessaire rassemblement des gaullistes et des républicains des deux rives, préalable à l'organisation d'une véritable alternative au système UMPSMODEM, visant à la restauration d'une République digne de ce nom, et d'une France libre et indépendante. Refusant les logiques partisanes droite / gauche, ouvert à toutes les sensibilités de l'arc républicain, il
entend ainsi se placer dans l'héritage du Conseil National de la Résistance, du Rassemblement du Peuple Français et du Pôle Républicain.

Plus qu'une simple association, l'"Union du Peuple Français" est devenue fin 2007 une confédération regroupant en son sein quatre mouvements : "Initiative Gaulliste", l'"Union Gaulliste", le "Rassemblement Pour la France" et "France Bonapartiste".


Coprésidents : Etienne Patier, Henry Afonso et Nicolas Stoquer
Secrétaire général : Sébastien Nantz

Date de création : 22 novembre 2006

Contact :
upf-rsi@voila.fr
Site Internet :
http://u.p.f.over-blog.com/

par le Citoyen Thimèle publié dans : Mouvements Républicains
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Mardi 1 avril 2008

Par Régis Debray (Le Monde, 20 mars 2008)


Ce qui m’importe, c’est ce que l’on pensera dans deux générations« , disait de Gaulle en 1969. Sentant venir la mort à Colombey et pesant chaque mot sur sa page blanche, le mémorialiste travaillait d’arrache-pied à ses Mémoires d’espoir, ses Discours et messages, pour les léguer à la jeunesse. »C’est elle qui saura reconnaître ce qui est essentiel« , ajoutait-il, anxieux de savoir »s’ils vont comprendre le sens de ces textes« . Deux générations ont passé, et l’essentiel a changé de face. C’est non une bibliothèque, mais un »monument audiovisuel", sous le nom improbable d’historial, qui s’offre aujourd’hui à nos lévites, aux Invalides. Dans cet Espace de Gaulle, dont le coeur est un film biographique projeté sur cinq écrans et qui serre la gorge, l’homme de plume et de pensée, l’auteur du Fil de l’épée et des Mémoires de guerre, a disparu derrière l’homme d’action et d’image. L’icône a gommé les mots, traités çà et là sur le mode images. Nos écoliers pourront voir ce que de Gaulle a fait sans avoir à se demander pourquoi il l’a fait. Au moins seront-ils surpris de constater, au fil des prises de vue et des clichés, qu’il y eut une préhistoire où un chef de l’Etat n’était pas encore tenu, du matin au soir, de sourire aux caméras. Le général s’y découvre à cru, tour à tour bougon, émoustillé, hautain, absent, rêveur - sans ce cheese d’optimisme benêt qui plaque désormais un même sourire de plâtre sur le visage de nos politiques.

Imaginé en 2002 par Yves Guéna, compagnon de la Libération, décidé et mis en oeuvre par Jacques Chirac, ce sanctuaire de pixels et de sons a été inauguré, à cause des retards de la construction - dus à la découverte inopinée d’un blockhaus allemand construit sous la cour de la Valeur -, par notre véloce et fringant président, Nicolas Sarkozy. Le bougiste de la vidéosphère, tout aux surfaces et à la transparence, a donc pu saluer le menhir de la graphosphère, tout en mystères et arrière-plans. En sa personne, l’antithèse a célébré la thèse.

Voilà qui n’est pas sans rappeler que sous cette même coupole dorée, en 1840, Louis-Philippe procéda à la translation des restes de Napoléon, recueillis à Sainte-Hélène par son propre fils, le prince de Joinville. Le bonnet de coton appelait à la rescousse le bonnet à poil, le parapluie invoquait les prestiges du sabre. Qu’un PDG de l’entreprise France and Co. rende à présent les honneurs au prophète de la nation France témoigne que l’ironie de l’histoire aussi a son bégaiement. La légitimité morale que la monarchie des notables et des banquiers, inféodée à l’Angleterre, attendait de la dépouille du Petit Caporal, voici que la République du CAC 40 et du show-biz, inféodée aux Etats-Unis, la demande à l’ombre scintillante du Grand Charles (qui disait n’avoir eu qu’un seul ennemi, sur la longueur : l’argent). Souvenons-nous que l’écrivain-soldat, qui écrivait plume en main ses discours, ne recevait de ses collaborateurs que des fiches techniques ; et qu’il exigea de son éditeur, Marcel Jullian, une note de lecture de son manuscrit, avant tout projet de contrat.

Le grand souffle a son thermostat : quand il déserte nos palais, il repeuple nos écrans. Ce jeu de bascule entre le réel et l’imaginaire nous vaut parfois de belles consolations. C’est le cas ici. Les initiateurs de ce lieu de mémoire sophistiqué, qui souhaitaient inscrire le fondateur de la Ve République dans le sol parisien, auraient un moment pensé au château de Vincennes, à la sobre et roide majesté. Les Invalides lui furent finalement préférés. Et voilà que l’homme du 18-Juin, gisant dématérialisé en reflets lumineux, repose aux côtés de Louis XVI (peinture à l’huile) et de Napoléon (porphyre rouge). « De Gaulle au musée ! » Le voeu de Mai 68 est exaucé.

« Entre autres particularités dont peuvent se targuer les monuments, notait Musil, la plus frappante, paradoxalement, est qu’on ne les remarque pas… L’attention coule sur eux comme l’eau sur un imperméable. » Et Freud jugeait bon qu’une société fixe ses spectres sur un socle de pierre pour se débarrasser des harcèlements de la mémoire. Puisse l’invisibilité épargner cette impalpable statue. La scénographie interactive, sonorisée et plurimédia, donne lieu à des commentaires équilibrés qui ne lèsent aucune sensibilité, gauche ou droite. On y plonge comme un scaphandre dans un aquarium frémissant de phosphorescence, de réminiscences et d’émotions, flottant et dérivant d’une console à une autre.

La transmutation de la trace écrite en silhouette électronique, d’un penseur de l’action en vedette de l’écran, eût sans doute réjoui l’auteur du Musée imaginaire, convaincu qu’il était que la métamorphose est la providence des oeuvres d’art en leur permettant toutes les résurrections. Ce qui vaut pour l’histoire à rebondissements des formes vaut sans doute aussi pour celle des grands hommes. Chaque époque technique les restaure à son image et semblance, chaque moyen de transmission les transfigure avec les moyens du bord. La mémoire de Napoléon, à l’époque romantique, devait autant au Mémorial de Sainte-Hélène qu’aux images d’Epinal. Celle de De Gaulle, en notre époque cynique, devra moins aux Chênes qu’on abat qu’aux archives de l’INA. Mieux vaut une mémoire allégée qu’une pesante amnésie. Ni Louis XIV ni Napoléon n’ont laissé d’empreintes visuelles et sonores, alors que, du général-micro, les faits et gestes furent pour la plupart enregistrés. Ce qui devrait suffire pour rendre obligatoire cette plongée dans l’Histoire, il y a mille ans, quand la France pesait encore, par le choix du mot juste, sur le cours des choses et du monde.

par le Citoyen Thimèle publié dans : Culture et Mémoire Républicaine
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Dimanche 30 mars 2008

Par refus de voir les islamistes dictaient leur loi, par volonté inébranlable de défendre la liberté d'expression face à tous les censeurs et capitulards, nous ne pouvons que diffuser le film du très controversé Geert Wilders, "Fitna".


Alors oui, ce film est le produit d'un député d'extrême-droite, dont les progessistes ne peuvent évidemment pas partager les arrières-pensées xénophobes.

Mais, en soi, qu'a donc de si scandaleux ce film, au point que la bien-pensance, relayant le discours islamiste, voudrait voir interdire ?

Est-il insultant ? Est-il raciste ? Amalgame-t-il vraiment Islam et terrorisme ? Est-il un appel à la haine ?

Rien de tout cela. Ce qui scandalise ces gens, c'est que ce film met le point là où ça fait mal, et ce avec des arguments incontestables. Alors que l'Islam est présenté comme une religion d'amour, au point que les islamistes n'auraient absolument rien à voir avec celle-ci, le film montre que les crimes et sévices commis au nom de l'Islam trouvent bel et bien leur justification dans le Coran, le livre saint de cette religion.

Est-ce donc un crime que de critiquer une religion ? Faudrait-il se taire, et laisser l'Islam à son stade obscurantiste ? Faudrait-il donner raison à la vision de l'Islam qu'en ont les islamistes ?

Evidemment, les musulmans d'aujourd'hui sont à une écrasante majorité modéré. Le problème, c'est que l'Islam en lui-même n'est pas modéré.

Aux responsables musulmans qui ne se reconnaissent pas dans les attaques de Wilders envers l'Islam de prendre enfin leur distance avec les sourates haineuses de l'Islam, ainsi qu'avec tous les islamistes, "modérés" ou pas, qui y trouvent toute leur légitimité.

Le monde n'avancera que dans la controverse. Certainement pas avec la censure, outil par excellence de la tyrannie et de l'obscurantisme.


par le Citoyen Thimèle publié dans : Vidéothèque
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Samedi 29 mars 2008

 

Retirer la France de l'OTAN, outil américain de guerre et d'agression

 


Répondant aux exigences répétées de Georges Bush, Nicolas Sarkozy a décidé unilatéralement et sans consultation préalable du Parlement, d’envoyer 1000 militaires français en Afghanistan, lesquels viendraient s’ajouter aux 1900 qui déjà combattent le peuple Afghan dans une guerre américaine illégitime, sous les ordres directs de l’Administration des Etats-Unis qui contrôle l’Otan globalement.

En s’installant dans cette logique de guerre, Monsieur Sarkozy confirme qu’il n’est que le Président d’une République Française qui, sous son influence, s’enfonce toujours davantage dans l’engrenage de la souveraineté limitée inhérente au carcan euro-atlantiste. Sous sa pratique d’un pouvoir personnel apparent, la réalité est une fuite en avant dans l’approfondissement de la vassalisation de la France.

L’armée française est en passe de devenir une structure supplétive de la politique d’agression et de guerre de l’impérialisme américain. Face à celle-ci, une politique étrangère conforme à l’intérêt national, nécessiterait au contraire, une volonté d’endiguement de la menace américaine et de défense de la paix mondiale, dans le respect du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

En Europe, le bellicisme de notre Président représentant de la bourgeoisie compradore, n’est pas isolé notamment en Grande-Bretagne et en Allemagne. Dans ce pays l’ancien ministre de la défense Joseph Fischer est inquiet devant l’incapacité des troupes de l’Otan de gagner la guerre voulue par les stratèges américains en Afghanistan. Dans ce pays, les combats s’intensifient. Le bilan des pertes américaines s’accroît et s’ajoute à celles de la guerre coloniale en Irak. Cela fait progresser la prise de conscience du peuple américain et son refus de ces guerres.

Devant cette réalité Fischer, homme de « gauche » n’hésite pas : ce qui est en jeu en Afghanistan « c’est une victoire ou une défaite sur le terrain » et donc « l’avenir même de l’Otan ». Pour le moment le gouvernement allemand semble réticent devant l’hypothèse de suivre Joseph Fischer. Celui-ci estime que l’Allemagne, la France et la Grande Bretagne doivent agir de concert et développer des forces militaires « européennes » Ce n’est pas nouveau, Fischer défend l’idée d’une politique européenne militaire et de sécurité sous hégémonie allemande. Il confirme en cela une fois encore l’analyse du Comité Valmy du rôle à la fois complice et concurrent de l’impérialisme allemand par rapport à la politique des dirigeant américains.

Cette guerre américaine en Afghanistan, comme d’autres, est menée au nom de la lutte « contre le terrorisme » Mais les services de renseignements US eux –mêmes, confirment que ces guerres peuvent exacerber -et nous considérons que c’est l’un de leurs objectifs- des contradictions au sein des peuples, entre les cultures et les civilisations. Sarkozy dans sa logique et sa volonté de guerre n’est aucunement représentatif du peuple français qui était avec raison, quasiment unanime sur le refus de la guerre américaine contre l’Irak exprimé à l’époque par Jacques Chirac et Dominique de Villepin.

Nous estimons que les Français doivent exiger que la France officielle renonce à la politique de guerre de Sarkozy et à transformer les soldats qui agissent au nom de la France, en supplétifs d’une guerre américaine injuste, illégitime et