Ils ont dit...


"Il n'y a que la force de l'Etat qui fasse la liberté de ses membres." Jean-Jacques Rousseau

 
Culture et Mémoire Républicaine


Mémoire Nationale

Mouvements Républicains


L'Internet Républicain
undefined
 


Vous aussi...

Syndication

  • Flux RSS des articles

Photothèque

Samedi 24 juin 2006
 

Scandaleux!
Ils sont élus européens de l'UMP, du Parti socialiste, de l'UDF et des
Verts. Le 14 juin vers midi, dans la torpeur générale de l'hémicycle du Parlement de Strasbourg, ils ont voté, comme la majorité des eurodéputés, "pour" une résolution exigeant que la France remette la Constitution européenne telle quelle sur les rails de la ratification dès 2007. Pire, ils ont voté "contre" un amendement qui rappelait la règle de l'unanimité pour la ratification et les invitait à exprimer leur respect pour le résultat des référéndums français et néerlandais. Et dire que dans quelques mois, ces partis demanderont de nouveau la confiance du peuple...


Par Christophe Beaudouin


Encore un vote passé inaperçu. Nulle part vous n'en trouverez mention ni commentaire. De deux choses l'une, soit nous sommes dans un système politico-médiatique réellement verrouillé où journalisme signifie complaisance, soit le niveau de déliquescence morale et politique dans notre pays est tel, qu'on se contrefout du Parlement européen, de ce qu'y font ou n'y font pas les élus des partis de M. Sarkozy et de Mme Royal. Ce n'est pourtant pas rien, ce qui s'est produit, dans l'hémicycle du Parlement de Strasbourg, le 14 juin en fin de matinée.

Les députés européens étaient appelés à voter sur une proposition de résolution "Leinen" relative à la seconde phase de la période dite de "réflexion" sur l'avenir institutionnel de l'Union.  Ce qui est extraordinaire dans le texte de cette résolution, comme d'ailleurs dans l'attitude des dirigeants européens depuis que le premier pays a dit "non", c'est la plus complète ignorance du droit des Traités. Comme si, ayant perdu ces deux référendums mais étant toujours aux commandes, ils pouvaient s'abstenir d'en tirer les conséquences juridiques qui, elles, relèvent de l'objectivité. 

Situation juridique du Traité dont la ratification est rejetée 
 
Il faut en effet d'abord se référer à la Convention de Vienne du 23 mai 1969 qui fixe le droit des traités - et les traités européens n'y font pas exception - pour comprendre ce que devient légalement un traité dont l'un des Etats signataires n'a pas ratifié.
L'article 14 de la Convention intitulé "Expression, par la ratification, l'acceptation ou l'approbation, du consentement à être lié par un traité" dispose : "1. Le consentement d'un Etat à être lié par un traité s'exprime par la ratification: a) lorsque le traité prévoit que ce consentement s'exprime par la ratification ; b) lorsqu'il est par ailleurs établi que les Etats ayant participé à la négociation étaient convenus que la ratification serait requise; c) lorsque le représentant de cet Etat a signé le traité sous réserve de ratification; ou d) lorsque l'intention de cet Etat de signer le traité sous réserve de ratification ressort des pleins pouvoirs de son représentant ou a été exprimée au cours de la négociation".

Pour savoir si le traité de Rome de 2004 entre dans au moins l'une de ces hypothèses, il faut donc, comme nous y invite la Convention de Vienne, se reporter à ses dispositions finales relatives aux "Ratification et entrée en vigueur", (article IV-447) qui stipulent : "1. Le présent traité est ratifié par les Hautes-Parties Contractantes, conformément à leurs règles constitutionnelles respectives (...) 2. Le présent traité entre en vigueur le 1er novembre 2006, à condition que tous les instruments de ratification aient été déposés (...)"  
Ainsi, comme tous les traités européens, le traité établissant une constitution européenne exigeait bien une ratification "par les Hautes Parties Contractantes" ni plus, ni moins, lesquelles sont les Etats signataires au nombre de 25. Ce sont donc 25 ratifications, pas plus et pas moins, que le traité lui-même exige, conformément à la Convention de Vienne citée plus haut, pour entrer en vigueur, autrement dit : l'unanimité.
Où lit-on autre chose que cette exigence de ratification à l'unanimité ? Nulle part. Le traité a-t-il prévu le cas de rejet de ratification par au moins l'un des Etats ? Oui. Et que prévoit-il ? La déclaration (n°30) annexée à l'acte final précise que « si à l'issue d'un délai de deux ans [...], les quatre cinquièmes des États membres ont ratifié ledit traité et qu'un ou plusieurs États membres ont rencontré des difficultés pour procéder à ladite ratification, le Conseil européen se saisit de la question ». En aucun cas, cette déclaration ne dit que quatre cinquièmes des Etats ayant ratifié, cela suffirait pour l'entrée en vigueur du Traité s'il prend la fantaisie au Conseil européen d'en décider ainsi ! Elle dit que le Conseil se réunit pour étudier la situation dans l'hypothèse où justement, on s'apercevrait que l'unanimité requise ne pourra être réunie. En l'occurrence, les "difficultés" sont apparues bien avant que quatre cinquième des Etats aient eu l'occasion ratifier.

Ainsi, en conséquence du "non", dans un système démocratique, les gouvernants des pays concernés auraient dû d'abord retirer du Traité la signature de leur Etat, ce que ni les dirigeants français, ni les dirigeants néerlandais n'ont fait. Ensuite, le premier "non", celui de la France le 29 mai, qu'on s'en réjouisse ou qu'on le déplore, aurait dû stopper net le processus de ratification dans le reste de l'Union. Or, sur les quinze ratifications déjà effectuées, six ont eu lieu après cette date, comme si de rien n'était. Enfin, il aurait fallu effacer de centaines de résolutions, directives, règlements, recommandations, avis, la référence au Traité constitutionnel.  Au contraire, tout se passe une fois encore comme si le Politique était au dessus de la Loi, sous prétexte que c'est lui qui l'a faite. 

Recommencer sans le peuple 
 
En ignorant délibérément le droit, ces élus s'assoient sur ce dont ils procèdent eux-mêmes et que la loi devait préserver : la démocratie. Voilà un an que la plupart d'entre eux chantent un discours qui trahit un véritable refus du résultat référendaire. Une non-acceptation du "non" pourtant acquis démocratiquement et à l'issue d'un référendum dont la légalité a été confirmée quelques jours plus tard par le Conseil constitutionnel. Ce serait un "malentendu", "une erreur" des Français selon Giscard - qui lui n'en fait jamais -  parce qu'on les a trompés alors que "c'est très mal de mentir aux Français, surtout en campagne électorale" comme affirmait au récent sommet de Bruxelles le Président Chirac, qui en connaît en effet un rayon sur la question. 

Leur objectif est donc de trouver à tout prix un moyen de contourner ce vote populaire qu'on attendait pas et dont on remet ouvertement en cause la légitimité. Imagine-t-on M.Giscard d'Estaing, déçu (déjà) du vote des Français, refusant de céder la place à M.Mitterrand élu en 1981 ? Ou une majorité sortante battue - comme c'est le cas à toutes les élections législatives depuis 30 ans  - refusant de laisser les nouveaux députés prendre place au Palais Bourbon ? Un an après le "non", nous en sommes pourtant là : les 29 mai et 1er juin ne seraient que de regrettables incidents, sans rapport avec le formidable "texte" européen mais plutôt avec le regrettable "contexte" national, sur le chemin incontournable de la ratification  Quoi de plus facile que de recommencer le processus de ratification en passant cette fois par la voix du Parlement, évidemment plus docile, assurant le reste de l'Europe d'un "oui" parlementaire qui tente de faire oublier le "non" des Français ?
 
Ainsi par cette résolution massivement votée et qui continue de faire référence en tête de ses "considérants" au Traité constitutionnel rejeté, le Parlement européen entend entraîner les autres institutions de l'Union, en particulier le Conseil et la Commission, à le remettre sur les rails de la ratification et ce, au plus tard au second semestre 2007. La date n'est naturellement pas choisie au hasard. Par l'expression "dès que le calendrier politique le permettra", les élus européens ne font guère mystère de leur espoir que l'ère Chirac enfin refermée (combien d'entre eux membres de l'Ump doivent leur siège à Chirac d'ailleurs ?) , le Président Sarkozy ou la Présidente Royal fasse ratifier le projet par la France sans égratignure. 

"Soutien au traité établissant une Constitution"

Chaque considérant, chaque point de la résolution ou presque est un incroyable affront à la réalité et au choix des Français. Au premier rang de cette déclaration solennelle, le Parlement européen, députés français de l'UMP, socialistes, de l'UDF et des Verts inclus* "réaffirme, d'une part, son engagement à parvenir, sans retard excessif, à une formule constitutionnelle pour l'Union européenne et, d'autre part, son soutien au traité établissant une Constitution pour l'Europe" A la trappe donc, le droit des traités, le suffrage universel et la démocratie !  Après ce grand balayage de Printemps, le même Parlement hausse le ton. Il "met en garde contre toute tentative de détricoter le compromis global réalisé dans le traité, car cela remettrait gravement en question le projet politique européen et créerait le risque d'une Union affaiblie et divisée

Contre la "ratification à l'unanimité" et "le choix démocratique de la France et des Pays-Bas"

Pire, les députés de l'UMP, de l'UDF, du PS et des Verts au Parlement européen vont plus loin encore dans le déni de droit et le déni de démocratie. Ensemble, ils ont voté "contre" un amendement qui 1. rappelait l'exigence juridique d'unanimité des Etats pour la ratification du Traité, 2. exprimait solennellement son "respect" pour les votes français et néerlandais. Cet amendement (n°13) proposait au Parlement européen de mettre en tête de sa résolution deux affirmations simples, par lesquelles il "rappelle que le "Traité établissant une Constitution pour l'Europe" signé à Rome le 29 octobre 2004 ne peut être appliqué sans ratification à l'unanimité, et exprime solennellement son respect pour le choix démocratique de la France et des Pays-Bas d'avoir voté "non" à 54,9 % et 61,6 % respectivement ;

Le piège politique tendu par cet amendement a donc fonctionné. Par idéologie pure, l'UMP, l'UDF, le PS et les Verts y ont sauté à pieds joints. Ils ont non seulement voté "pour" la résolution Leinen, mais ils ont d'un seul homme voté "contre" ces quatre petites lignes appelant inocemment au respect du droit des traités et du résultat référendaire, c'est à dire contre le principe juridique d'unanimité inscrit dans tous les traités européens et contre "le choix démocratique de la France et des Pays-Bas" ! En votant pour cette résolution et contre cet amendement, ils ont dit haut et fort qu'ils n'entendaient respecter ni le droit international, ni le vote populaire de près de 16 millions de Français...

L'idéologue a toujours raison

Voici donc un "Parlement" qui menace, interdit solennellement que l'on touche une virgule au texte rejeté par le suffrage universel et exige qu'il soit de nouveau dans les tuyaux en 2007. Gardienne du temple européiste contre ces peuples qui votent mal, la majorité au Parlement européen nous apporte une fois de plus la démonstration de ce qu'est l'européisme : une idéologie, qui comme toutes les idéologies a toujours raison, contre les faits, contre les chiffres, contre l'expression démocratique. Si un évènement contredit l'idéologie, les idéologues vous expliquent qu'elle n'a pas été bien appliquée. Si l'Union européenne ne marche pas, que l'euro est un échec etc. c'est qu'il faut aller plus loin dans l'intégration. Si la France et les Pays-Bas ont rejeté l'Europe de la Constitution, c'est qu'ils se sont trompés, qu'ils n'ont pas compris le merveilleux avenir qu'elle leur promettait. Voilà comment ils fonctionnent. 

L'idéologue a raison envers et contre tout. Aucun argument proposé, aucune évidence mise sous ses yeux, aucun appel au bon sens n'y suffit. Nous sommes bien placés pour le savoir, ils n'attirent sur leurs auteurs que suspicions, remontrances et excommunications. 
On serait tenté de dire aux élus du peuple, à commencer par le premier d'entre eux, que s'ils ne se sentent plus capables de représenter la France depuis le 29 mai 2005, c'est à dire de porter les messages du "non" Français - ce qui signifie 1. l'accepter (ce qu'ils ne font pas), 2. le comprendre (ce qu'ils n'essayent pas) ; 3. l'endosser pour y répondre (ce qu'ils ne veulent pas), alors il faut tout simplement qu'ils s'en aillent.

                                                   
Revue Républicaine


"rappelle que le "Traité établissant une Constitution pour l’Europe" signé à Rome le 29 octobre 2004 ne peut être appliqué sans ratification à l’unanimité (...)"

432 "CONTRE" 145 "POUR"

Le nom des honteux députés français :

22 PSE (PS) : Arif, Bono, Bourzai, Carlotti, Castex, Cottigny, Désir, Fruteau, Guy-Quint, Hamon, Hazan, Laignel, Peillon, Poignant, Reynaud, Rocard, Savary, Schapira, Trautmann, Vaugrenard, Vergnaud, Weber Henri

4 Verts/ALE : Aubert, Bennahmias

6 ALDE (UDF) : Beaupuy, Cornillet, De Sarnez, Fourtou, Gibault, Laperrouze

16 PPE-DE (UMP) : Audy, Bachelot-Narquin, Daul, Descamps, De Veyrac, Fontaine, Gaubert, Gauzès, Grossetête, Guellec, Lamassoure, Mathieu, Saïfi, Sudre, Toubon, Vlasto

"(...) et exprime solennellement son respect pour le choix démocratique de la France et des Pays-Bas d’avoir voté "non" à 54,9 % et 61,6 % respectivement ;"

453 "CONTRE" 127 "POUR"

Le nom des honteux députés français

22 PSE (PS) : Arif, Bono, Bourzai, Carlotti, Castex, Cottigny, Désir, Fruteau, Guy-Quint, Hamon, Hazan, Laignel, Peillon, Poignant, Reynaud, Rocard, Savary, Schapira, Trautmann, Vaugrenard, Vergnaud, Weber Henri

4 Verts/ALE : Aubert, Bennahmias, Cohn-Bendit, Lipietz

7 ALDE (UDF) : Beaupuy, Cavada, Cornillet, De Sarnez, Fourtou, Gibault, Laperrouze

16 PPE-DE (UMP) : Audy, Bachelot-Narquin, Daul, Descamps, De Veyrac, Fontaine, Gaubert, Gauzès, Grossetête, Guellec, Lamassoure, Mathieu, Saïfi, Sudre, Toubon, Vlasto


par le Citoyen Thimèle publié dans : Démocratie et Souveraineté Nationale
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
Mercredi 10 mai 2006
"Le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes": voilà une expression que l'on entend souvent et que l'on utilise à raison pour parler de l'Irak, de la Palestine ou encore des Kurdes. Voilà un droit qu'entendrai également propagé notre pays et l'"Europe" à travers le monde. Seulement on sait bien que ce droit est bafouée en permanence sur notre planète et pas seulement là où on le croit. Il n'y a pas que les Palestiniens, il n'y a pas que les Irakiens qui en ont à se plaindre. 25 pays européens subissent aujourd'hui cette avilissement permanent, dont notre pays bien évidemment! Avant-hier, nous fétions le 8 mai, date de la capitulation des nazis et de la fin de leur volonté de domination européenne et mondiale. Mais quel culot de voir Jacques Chirac célébrer cette date sans honte! Que de morts, que de victimes durant cette guerre afin de lutter contre l'aliénation de notre pays, de notre peuple par ces misérables nazis et lui ils leur crachent dessus. Par son soutien à cette "Europe" aliénatrice des peuples, négationnistes de la démocratie, en effet ils leur crachent dessus! Plus de 600 000 français sont morts pour notre liberté, pour l'indépendance de notre pays, pour notre démocratie, et lui et ses potes fanatiques de l'Europe supranationale et libérale (les mêmes qui étaient jadis fanatiques de la colonisation) les tuent une deuxième fois! (Cette remarque est bien évidemment valable pour les valeureux poilus, plus nombreux encore à tomber...) Jacques Chirac est en effet loin d'être un gaulliste, comme il a toujours voulu s'en déclarer (d'ailleurs De Gaulle l'appelait même le "grand con" c'est pour dire...).

Certains vont donc me dire ici que je suis un sale nationaliste xénophobe qui ne veut pas que son pays ne s'ouvre au monde! Eh bien ils se trompent car ce que je combat ici c'est la liberté et la démocratie, en France comme dans le monde. L'Union Européenne retire à chaque Etat qui la compose énormément de souveraineté. Ah ces souverainistes, appelés d'une manière aussi péjorative qu'un fasciste ou un extrémiste! Ah ces souverainistes, ces empêcheurs de l'Europe prison des peuples de tourner en rond! Le souverainiste que je suis se bat pour la démocratie. A quoi sert qu'un pays ait des institutions les plus démocratiques qu'ils soient et qu'il n'a pas de marges de manoeuvres?! En France, en plus de n'en avoir que très peu, la démocratie n'existe que partiellement et ce qu'il faut absolument changer (voir article-1743910.html). Disons maintenant que la démocratie en France existe bel et bien: le résultat ce sont que nos marges de manoeuvres sont toujours très limitées! En effet, le droit européen prime sur le droit français. La France, le peuple français, est subordonné à l'Union Européenne. Et il n'y a pas de démocratie non plus au niveau européen (voir article-1881442.html) et elle ne pourra jamais y exister, tant le cadre ne le permet pas que ce soit par son immensité ou par sa pluralité. Comment peut-on parler de démocratie lorsque les citoyens ne peuvent pas gouverner sans ingérence étrangère, lorsque les citoyens n'ont plus aucun contrôle sur leur destinée? La destinée de nous tous est donc alors entre les mains des grands capitalistes, des firmes multinationales, qui pompent les souverainetés des peuples. Au niveau "juridique", dirons nous, elle est entre les mains de 20 bureaucrates non élus (Il y a bien le Parlement européen mais il est à leurs bottes). Vous trouvez ça normal vous?!

Savez-vous que notre Parlement a retiré de notre Constitution, en prévision de l'adoption de la Constitution Européenne (!), le terme de "souveraineté populaire"? Eh bien oui la souveraineté populaire, NOTRE souveraineté, n'était pas conforme à cette merveilleuse Constitution, ce qui veut tout dire, et qui me fait aussi dire chaque jour que nous avons eu bien raison de la rejeter! Sachez bien que le terme d'indépendance nationale n'est pas un vain mot. L'indépendance de la France, c'est l'indépendance de la Nation française, autrement dit l'indépendance du Peuple français! (La meilleure organisation possible pour les communautés humaines est de loin la Nation, et l'Histoire l'a montrée). L'indépendance du peuple français c'est alors également sa liberté, d'où découle la démocratie. Il n'est pas question dans l'indépendance de repli sur soi mais au contraire de se donner les moyens de s'ouvrir au monde et d'y transmettre nos valeurs. S'ouvrir à l'Europe bien sûr, mais pourquoi qu'à l'Europe? Pourquoi se limiter, l'Humanité entière doit se réunir! Il faut s'unir, dans le respect de chaque peuple! C'est ainsi que la France ne doit respecter les seuls engagements internationaux qui vont dans le sens de l'intérêt général planétaire. La Charte de l'ONU est à respecter, tout comme le Protocole de Kyoto par exemple. Je ne suis donc pas pour une Europe supranationale et libérale mais pour une Europe des peuples et sociale. D'autre part l'appartenance de notre pays à des organisations impérialistes américaines comme l'OTAN et l'OMC (dans l'état de leur fonctionnement) doit stopper et nous devons inviter les autres à en faire de même et à réfléchir à d'autres modes d'organisations internationales en la matière. Nous devons également dénoncée les traités aliénateurs continentaux tels Maastricht et veiller à la non-application de la "Constitution" Européenne.

Hier c'était la Fête de l'Europe, quelle belle idée, mais en l'état je me contenterai de la leur faire... leur fête à ces bureaucrates! L'Europe n'est pas née de Schuman: Charlemagne, Charles Quint, Napoléon et Hitler ont voulu également la faire et vous savez bien que c'était par la force et par l'aliénation des peuples. Ne pensez pas que cette Europe d'aujourd'hui n'a rien à voir avec celle de ces personnages. Bien que les idéaux affichés sont bien meilleures, que les moyens d'actions ont changés, la réalité de l'Europe est toujours la même. Tant qu'il n'y aura pas d'Europe contruite sur le respect des peuples, l'"euroscepticisme" sera toujours aussi fort et les entraves permanentes à sa construction.


Refusons l'Europe et le Monde des potes exploitateurs!

Luttons pour une France indépendante et démocratique!

Luttons pour une Europe des peuples!

Luttons pour une Humanité unie, solidaire et respectueuse des peuples!

par le Citoyen Thimèle publié dans : Démocratie et Souveraineté Nationale
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
Mardi 14 février 2006
La démocratie au niveau européen n'existe pas. C'est une conclusion que tous les démocrates ont adoptés depuis longtemps! (Ils ne sont pas très nombreux c'est vrai) Et ce pour plusieurs raisons: tout d'abord par l'absence des prérogatives législatives du Parlement, l'institution européenne la plus légitime car élu au suffrage universel direct. Ce Parlement est totalement soumis juridiquement au Conseil et à la Commission européenne! Il n'est là en fait que pour approuver leurs décisions. Il n'a aucune initiative parlementaire! Et quand le Parlement  refuse d'approuver une  de leurs décisions? Et bien on les refait voter jsuqu'à qu'il finisse par accepter, à l'usure! C'est le cas par exemple de la libéralisation du marché postal, en partie rejetée en 1997 mais pourtant resservie en 2002. Ou encore de la fameuse directive portuaire, sorte de Bolkenstein des mers, rejetée en 2003 mais sur laquelle les députés européens ont dû revotés en janvier 2006! Le Parlement est en fait là pour faire beau, comme l'Assemblée Nationale Irakienne au temps de Saddam.
Et cette autocratie "démocratique" s'élargit également au peuple même! Pour José Manuel Barroso, le président de la Commission, il faut "dissiper l'inquiétude des opinions publiques" pour "redonner vie au débat de la Constitution. Ce qui compte, ce n'est pas le texte mais le contexte." Un contexte qui vise particulièrement notre pays puisqu'il pense aux "échéances électorales françaises" et à la "reprise économique" qui pourraient modifier le perception de la Constitution européenne en France. En clair le 29 mai 2005 nous n'avons pas bien votés, nous n'avons rien compris! Les pauvres vous faites chier d'être pauvre en quelque sorte! Le texte est bon, c'est le peuple qui est mauvais!

La bataille pour le respect du vote du 29 mai 2005 ne fait que commencée! Tous nous devons restés mobilisés et surtout en 2007 ne ne devons voter que pour quelqu'un qui jurera de respecter ce vote!
par le Citoyen Thimèle publié dans : Démocratie et Souveraineté Nationale
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

Calendrier

Décembre 2008
L M M J V S D
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
29 30 31        
<< < > >>

Recherche

Blog : Sport sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus