Ils ont dit...


"Le patriotisme c'est l'amour des siens, le nationalisme c'est la haine  des autres." Romain Gary

"La République n'est pas enfermée dans un texte sacré déposé dans le saint des saints ou au pavillon de Breteuil. Elle est vivante. Elle est mouvement. Elle est devenir. Elle est le miroir des hommes agissants."
Patrick Kessel


"La République est une idée, la République est un principe, la République est un droit. La République est l'incarnation même du progrès." Victor Hugo
 
"Je n'ai jamais cru qu'aimer sa patrie empêchât d'aimer ses enfants. Je n'aperçois point davantage que l'internationalisme de l'esprit ou de la classe soit irréconciliable avec le culte de la patrie. Ou plutôt, je sens bien, en interrogeant ma propre conscience, que cette antinomie n'existe pas. C'est un pauvre coeur que celui auquel il est interdit de renfermer plus d'une tendresse." Marc Bloch

  Culture et Mémoire Républicaine

Mémoire Nationale

Mouvements Républicains


L'Internet Républicain
undefined
 


Vous aussi...

Syndication

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0

Photothèque

Citoyens !

Bienvenue sur L’Action Républicaine, le Journal du Combat Républicain et National.
N'hésitez pas à laisser vos réactions. La liberté d'expression n'est ici pas un vain mot ! ;-)
Samedi 31 mars 2007
Aujourd’hui les mouvements Debout la République, Vive la République, Cercle Jeune France, Initiative Gaulliste, Union Gaulliste et Union du Peuple Français, après s’être mobilisés ensemble autour de la candidature de Nicolas DUPONT-AIGNAN, décident de poursuivre le combat pour une « certaine idée de la France » en unissant leurs forces.

Sensibles à l’écho favorable qu’ont suscité les idées et la personnalité de leur candidat, ils créent maintenant une force politique nouvelle, gaulliste et républicaine, pleinement à même de jouer tout son rôle dans la vie politique française.


Ils appellent toutes celles et tous ceux qui s’apprêtaient à voter pour Nicolas DUPONT-AIGNAN à les rejoindre. Pour le premier tour de l’élection présidentielle, ils les invitent à se déterminer en leur âme et conscience, à l’aide du présent « Pacte pour la France » qui dessine leur ambition commune pour le pays.


Une France démocratique


La crise française est avant tout une crise démocratique, car nos concitoyens constatent que leurs choix sont bafoués une fois les élections passées. Le sursaut national suppose la confiance du peuple.

Les Français doivent à nouveau déterminer les grands choix de la Nation. Leurs aspirations doivent être entendues et leur vote, respecté.

Nous voulons :

  1. La consultation par référendum pour la ratification de tout traité européen.
  2. L’introduction du référendum d’initiative populaire.
  3. L’instauration d’une dose de proportionnelle, afin que l’Assemblée Nationale représente vraiment tous les courants de la vie politique française.

Une France libre

Sur une planète en pleine mutation, où de nouvelles menaces surgissent, la France doit pouvoir continuer à porter le message d’un monde multipolaire, de nouveaux rapports Nord/Sud, d’un progrès matériel et moral pour tous, dans le souci d’un développement réellement durable.

Nous voulons :

  1. Le maintien du siège permanent et du droit de veto de la France au Conseil de Sécurité des Nations Unies, ainsi que la mise en œuvre d’une Défense indépendante de l’OTAN.
  2. Une nouvelle Europe, des nations et des projets « à la carte », qui corrige les dérives fédéralistes de l’actuelle UE et permette de surmonter les défis de la mondialisation.
  3. La réforme de l’Organisation Mondiale du Commerce pour autoriser la création de zones régionales de libre échange (comme l’Europe), protégées à leurs frontières par des écluses douanières sociales et environnementales.

Une France unie

Les Français se sont rassemblés autour du projet de société, national et progressiste qu’a porté l’Etat tout au long de notre histoire multiséculaire. Un Etat fort, stratège et exigeant, capable d’assurer l’état de droit, l’école qui élève, l’accès à la santé, l’efficacité du service public sur l’ensemble de son territoire, la maîtrise de l’immigration et l’assimilation.

C’est à un Etat modernisé qu’il appartient aujourd’hui de restaurer les conditions du rassemblement des Français.

Nous voulons :

  1. Le maintien ou la reconstruction des services publics nationaux (énergie, transports, santé publique, épargne populaire - livret A - …).
  2. Le strict respect de la loi de 1905 sur la laïcité.
  3. Une justice rapide dont 100 % des décisions seront appliquées dans le mois.

Une France forte

Dans une économie mondialisée, la concurrence s’exacerbe au point de devenir une véritable guerre économique totale. Faute de se doter des armes dont usent les autres pays du monde, la France et l’Europe se résignent aux délocalisations, au chômage de masse et à une misère toujours plus grande.

Pour exister dans le monde de demain et assurer à leurs habitants des emplois et de bonnes conditions de vie, elles doivent enfin défendre leurs intérêts.

Nous voulons :

  1. En finir avec l’euro cher pour en faire une monnaie au service de la croissance et de l’emploi, ou alors revenir au franc par référendum.
  2. Permettre à nos entreprises de se battre sur un pied d’égalité avec leurs concurrents étrangers par l’instauration sur les produits importés d’une contribution sociale et environnementale (TVA sociale).
  3. Doubler en 5 ans le budget de la Recherche et de l’enseignement supérieur pour relever les défis scientifiques, techniques et industriels de demain.

Une France juste

Nos concitoyens sont très lucides sur la situation de notre pays. Ils savent qu’il ne peut y avoir redressement sans effort. Mais ils veulent que ces efforts soient équitablement répartis et que chacun puisse en retirer le fruit.

Nous voulons :

  1. La création de la sécurité professionnelle, pour offrir à chacun une seconde chance en lui permettant d’adapter ses compétences aux nouveaux métiers.
  2. La généralisation de la participation pour permettre d’associer les salariés aux décisions et performances de l’entreprise, tout en empêchant les OPA hostiles.
  3. La mise en œuvre d’un nouveau modèle de société fondé sur le développement durable, qui concilie qualité de l’alimentation, énergies nouvelles, régulation écologique de l’économie et de la vie quotidienne, préservation de la biodiversité, au moyen de mesures fiscales et douanières adaptées.

C’est en devenant démocratique, libre, unie, forte et juste, que la France redonnera vie à sa devise « Liberté – Egalité – Fraternité » et retrouvera la confiance de ses concitoyens.


NDA2007.fr

par le Citoyen Thimèle publié dans : Elections 2007
ajouter un commentaire commentaires (4)    créer un trackback recommander
Samedi 31 mars 2007

Alors que Sarkozy fait le matamore en promettant de ne surtout pas augmenter le SMIC s’il est élu, les médias aux ordres ont été des plus discrets sur la scandaleuse décision du désormais ex-Président de l’Assemblée Nationale Jean-Louis Debré, qui a carrément quadruplé les indemnités auxquelles auront droit les députés non réélus aux prochaines élections législatives de juin !

Tout député battu ou ne se représentant pas, et qui s’inscrit au chômage, percevra désormais 5 ans d’indemnités, soit la durée entière d’une législature normale, au lieu d’un semestre d’indemnité jusqu’à présent ! Et le Canard Enchaîné est le seul média grand public à avoir relevé l’énormité de la chose.

Bien sûr, au regard des Pinault, Lagardère ou Arnaud, et autres ténors du CAC 40 auxquels leurs lois permettent de gagner des milliards d’euros, les parlementaires sont des gagne-petits.

Mais ils perçoivent quand même un salaire mensuel de 7.000 euros bruts, sans compter diverses indemnités accessoires et la prise en charge de la quasi-totalité de leurs frais et moyens de travail (staff de collaborateurs, logement à Paris, transports, courrier, réceptions, etc.).

Beaucoup de parlementaires cumulent en outre leur salaire avec d’autres emplois rémunérés (industriels, membres des professions libérales, professeurs d’université, par exemple).

Ce qui leur assure un train de vie extrêmement confortable, beaucoup plus élevé que celui de la grande majorité des citoyens qui les ont élus (la tradition, éthique, voulant qu’un député reverse à son parti politique un pourcentage significatif de son salaire étant aujourd’hui éteinte, sauf au Parti Communiste et chez les Verts).

Et puis, jusqu’à une date récente, les parlementaires avaient eu la décence d’admettre que la perte éventuelle de leur job ne ferait pas d’eux des SDF, ne serait-ce que parce qu’ils disposent d’autres mandats, ou qu’ils sont aisément recasés dans une des innombrables institutions de « la France d’en haut ».

Eh bien cela ne leur suffit pas. C’est pourquoi, en cette fin de législature de l’Assemblée Nationale, un parachute supplémentaire vient de leur être trouvé : tout député battu ou ne se représentant pas, et qui s’inscrit au chômage, percevra désormais 5 ans d’indemnités, soit la durée entière d’une législature normale, au lieu d’un semestre d’indemnité jusqu’à présent. Certes, l’indemnité est dégressive, avec passage progressif de 100% du salaire à 20% au bout de cinq ans, soit des sommes démarrant à 7.000 €/mois pour prendre fin à 1.400 € par mois au cours du 10ème et dernier semestre.

Rappelons que c’est cette même majorité parlementaire qui estime que l’Allocation Adulte Handicapé (610 €/mois) ou le minimum vieillesse sont des sommes qui permettent de vivre décemment.


Bellaciao

par le Citoyen Thimèle publié dans : Vie politique
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Samedi 31 mars 2007

Voici une petite lettre à écrire à nos députés...

________

Madame, Monsieur le député,

Je vous écris d'un pays, la France, qui a rejeté par référendum la "Constitution européenne". Vous en avez peut-être entendu parler ?

Pourtant dans le monde politique, on prétend savoir mieux que les Français ce à quoi ils ont dit Non. Et l'on s'apprête quand même à la ratifier, en bloc ou saucissonnée, en entier ou condensée, sous le même nom ou sous un autre.

De "Mini-traité" en "traité fondamental de base", les Français comprennent surtout qu'ils sont traités comme des imbéciles.

Un mariage suppose le consentement mutuel. Or, le 29 mai 2005, la mariée a clairement dit Non. Rien ne vous autorise à dire Oui à sa place.

C'est pourquoi je vous remercie de vous engager à respecter le Non de la France, en vous prononçant publiquement :

1) contre le recyclage de la "Constitution européenne" ;
2) pour que tout nouveau traité européen soit ratifié par référendum.

Comptant sur vous, je vous prie d'agréer l'expression de mes respectueuses salutations.

Nom et adresse de l'expéditeur :


...

________

par le Citoyen Thimèle publié dans : Actions et Soutiens
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Jeudi 29 mars 2007

Indice: personnalité politique française

Je suis noble, issu d'une famille de barons hongrois qui a collaboré avec le régime nazi durant la guerre et a fui la Hongrie pour éviter d'être jugée pour collaboration après la Libération.

Dans ma jeunesse je participe à des manifestations contre les étudiants grévistes.

Contrairement à ce que j'essaye de faire croire je ne suis pas le candidat de la "rupture" ou de la "nouveauté" en politique je suis entré en politique sous Giscard il y a 30 ans et j'ai été plusieurs fois ministre, député, maire, président de Conseil Général. 

À l'époque de la catastrophe de Tchernobyl j'étais délégué interministériel au nucléaire et c'est moi qui ai mis en place la campagne de désinformation prétendant que le nuage de Tchernobyl s'est arrêté aux frontières de la France. J'ai fait cependant disparaître cet épisode de ma vie politique de ma biographie officielle sur le site internet du ministère de l'Intérieur.

Ministre de l'économie durant une partie du gouvernement Raffarin, j'ai défendu la rigueur et la baisse des dépenses publiques. J'ai réalisé l'ouverture du capital d'EDF-GDF et me suis engagé à ce que jamais cette entreprise ne soit privatisée. J'ai renié cet engagement en 2006 en privatisant GDF, je suis donc un menteur.

Ministre de l'Intérieur depuis 2002, j'ai mis en place de nombreuses lois liberticides et j'ai réussi à faire exploser l'insécurité alors que j'étais censé la faire diminuer. Je suis directement responsable du déclenchement de la révolte des banlieues en 2005 par ma politique répressive et mes propos insultants envers les habitants de ces banlieues.

J'ai mis en place la loi CESEDA qui organise l'immigration choisie au profit des capitalistes et j'ai mené la chasse à l'enfant en expulsant les enfants sans-papiers, parfois en les séparant de leurs parents.

J'ai fait obtenir la Légion d'Honneur à un de mes amis qui se trouve être un maire d'extrême-droite ayant été condamné à plusieurs reprises pour incitation à la haine raciale. D'ailleurs mon conseiller politique, Patrick Devedjian, est l'un des membres fondateurs d'Occident, ancien groupe d'extrême-droite terroriste et antisémite.

J'ai repris l'un des slogans de Jean-Marie Le Pen "la France tu l'aimes ou tu la quittes" et je défends ses thèses que ce soit sur l'immigration ou l'insécurité. Je me vante d'ailleurs d'avoir l'électorat du Front National pour moi.

Je suis un fervent partisan des États-Unis, de George Bush et les néoconservateurs américains m'apprécient beaucoup. Je suis pour la guerre en Irak et je suis venu apporter mon soutien à mon ami Georges Bush. Je me suis fait photographier lui serrant la main (photo qui rappelle la sinistre poignée de main entre Pétain et Hitler) et, pour paraître plus grand, j'ai fait truquer cette photo (pratique qui rappelle les modifications de photos dans un but de propagande réalisées par Staline et Mao Tsé Dong).

Lors de l'affaire Clearstream j'étais au courant depuis le début que mon nom était présent dans les listings et j'ai laissé faire dans le but d'apparaître comme une victime. J'ai même déclaré que je souhaitais voir "pendus à un crochet de boucher" ceux qui ont mis mon nom sur les listings. Pour rappel, Hitler aussi voulait voir "pendus à un crochet de boucher" ceux qui ont organisé l'attentat manqué contre lui.

Il y a plusieurs mois, j'ai dévoilé à la TV qu'une opération d'arrestation de terroristes allait avoir lieu et j'ai ainsi risqué de faire échouer cette arrestation.

Dans une de mes visites électorale en Corse, aux frais du contribuable, j'ai utilisé pour moi le seul hélicoptère de l'île. Un enfant s'est le même jour gravement blessé en randonnée et il est mort car il n'a pas pu être emmené aux urgences à temps, puisqu'il n'y avait plus d'hélicoptère disponible pour l'y emmener...

Je suis, je suis...

S'il vous plaît, il est ce que vous voulez, mais surtout pas notre futur président !
Imaginez les émeutes avec ce pyromane, la France ne s'en remettrait pas...


Mail circulant sur le net
par le Citoyen Thimèle publié dans : Elections 2007
ajouter un commentaire commentaires (6)    créer un trackback recommander
Mercredi 28 mars 2007
Jean Jaurès naît le 3 septembre 1859 à Castres. Il est issu d'une famille de modeste bourgeoisie provinciale, avec quelques brillantes carrières (deux cousins amiraux dont l'un deviendra ministre de la marine en 1888). Le père de Jean, Jules Jaurès, est un petit paysan ; son épouse Adélaïde Barbaza, élève avec beaucoup de conscience leurs deux enfants : Jean, l'aîné, et Louis qui deviendra amiral et député républicain-socialiste.

Brillant élève, Jean bénéficie des chances de promotion sociale qu'offre la République : il est reçu premier au concours d'entrée à l'école normale supérieure de la rue d'Ulm, dont il sort agrégé de philosophie et bon républicain.

Jaurès devenu maître de conférence à la faculté de Toulouse, ne conçoit pas alors d'autre rassemblement que celui des républicains. Tenté par la carrière politique, il est élu député du Tarn aux élections de 1885 qui se déroulent dans le cadre du scrutin majoritaire. Non inscrit, il siège au centre gauche et soutient le plus souvent Jules Ferry, même si son " grand homme " demeure Gambetta. Ses propositions de réforme sociales sont remarquées et lui valent les félicitations de la revue socialiste.

Battu en 1889 dans le cadre du scrutin d'arrondissement, Jaurès reprend son enseignement à la faculté de Toulouse. Il est reçu docteur en philosophie en 1892 avec sa thèse principale De la réalité du monde sensible et sa thèse secondaire en latin, Des origines du socialisme allemand chez Luther, Kant, Fichte, et Hegel.

Il continue également son activité politique ; depuis 1887, il collabore à la radicale " Dépêche ", et il devient conseiller municipal, puis maire adjoint à l'instruction publique de Toulouse (1890-1893). Son expérience, sa connaissance des milieux ouvriers et des militants socialistes, ses travaux et ses recherches l'orientent vers le socialisme. Cette évolution s'achève avec la grève des mineurs de Carmaux.

La compagnie des mines, dirigée par le baron Reille, l'homme fort de la droite Tarnaise, et son gendre le marquis Ludovic de Solages, député de la circonscription, venait de licencier un de ses ouvriers, Jean Baptiste Calvignac, leader syndical et nouveau maire de Carmaux depuis le 15 mai 1892. C'était remettre en cause le suffrage universel et les droits réels de la classe ouvrière à s'exprimer en politique. Dans ses articles à la Dépêche, Jaurès soutient cette grève qui se termine par la réintégration de Calvignac et la démission du marquis de Solages. Les ouvriers de Carmaux demandent alors à Jaurès d'être leur candidat à l'élection partielle. Jaurès devint le député socialiste de Carmaux le 8 janvier 1893.

Proche des guesdistes, Jaurès milite avec ardeur contre " les lois scélérates " ou en faveur des verriers de Carmaux, renvoyés par leur patron Rességuier.

Toutefois, c'est avec l'affaire Dreyfus que Jaurès rentre pleinement dans l'histoire. Convaincu par ses amis normaliens et en particulier Lucie Herr, par les militants allemanistes, par le " J'accuse " de Zola, il s'engage avec passion. L'affaire met en jeu non seulement une injustice individuelle, mais le respect de l'humanité elle même. Elle pose le problème du mensonge et de l'arbitraire des grandes institutions bourgeoises, notamment de l'armée.

Battu aux élections de 1898 (l'installation de la Verrerie Ouvrière à Albi et son ardente défense de Dreyfus ont provoqué sa défaite), Jaurès devient directeur de "La petite république". C'est dans les colonnes de ce journal qu'il publie Les preuves relatives à l'affaire Dreyfus. Il dirige une Histoire socialiste de la France contemporaine pour laquelle il rédige les volumes consacrés à la Révolution française (1901-1903).

Jaurès a pris conscience des résistances de la société capitaliste et des dangers révélés par la montée du nationalisme et de l'antisémitisme. La défense de la république devient son objectif primordial : il soutient donc le gouvernement Waldeck Rousseau qui associe à son action, pour la première fois, dans l'histoire de la République, le socialiste Alexandre Millerand, nommé au commerce et à l'industrie.

Jaurès et son Parti Socialiste Français s'engage nettement en faveur du bloc des gauches et du gouvernement Combes (1902-1905) qui prépare le vote de la séparation des églises et de l'Etat (Décembre 1905).Cependant, les réformes sociales attendues marquent le pas. Le dynamisme du bloc s'épuise. Jaurès, vice-président de la chambre en 1902, n'est pas réélu à cette fonction en 1904.

Jaurès réélu député du Tarn en 1902, fonde le quotidien "L'Humanité" en 1904. Il infléchit ses choix stratégiques et donne la priorité à l'unité socialiste. Celle ci se réalise au Congrès du Globe (Avril 1905) avec la création de la S.F.I.O. Unité fragile : Jaurès est critiqué, mais il parvient souvent à convaincre ses camarades. Dirigeant politique important, il engage le dialogue avec les syndicalistes révolutionnaires de la C.G.T. et lutte contre l'expédition coloniale au Maroc.

Jaurès qui a depuis longtemps une dimension internationale va, les dix dernières années de sa vie, lutter contre la guerre. Il est obsédé par les menaces contre la paix, surtout pendant les guerres Balkaniques en 1912-1913. Il a rédigé en 1910 une importante proposition de loi consacrée à l'armée nouvelle dans laquelle il préconise une organisation de la Défense Nationale fondée sur la préparation militaire de l'ensemble de la Nation. Il mène une vigoureuse campagne contre la loi des Trois Ans de service militaire, votée en 1913 : c'est le magnifique rassemblement du Prés Saint Gervais le 25 mai 1913, qui réunit 150 000 personnes.

1914 semble apporter de nouvelles raisons d'espérer : la guerre dans les Balkans est finie, les élections en France sont un succès pour les socialistes. Mais les événements se précipitent. L'assassinat de l'Archiduc François Ferdinand à Sarajevo le 28 juin 1914 n'est ressenti comme un événement dramatique qu'avec l'ultimatum autrichien à la Serbie du 23 juillet 1914. Jaurès tente d'infléchir dans un sens favorable à la paix, la politique gouvernementale. Il se prépare à écrire un article " décisif " sur ce sujet quand il est assassiné à Paris par Raoul Villain, nationaliste exalté, au café du croissant, le 31 juillet 1914.

Gilles Candar
par le Citoyen Thimèle publié dans : Culture et Mémoire Républicaine
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mardi 27 mars 2007
Par Dedalus

On peut être de droite, penser "Tout sauf Sarkozy" et choisir de voter Bayrou au premier tour.

On peut être de droite, ou pas d’ailleurs, se sentir une forte proximité avec le projet politique de Bayrou et voter pour lui au premier tour.


Mais ce qui me semble une aberration est de se sentir de gauche et d’adopter cette forme nouvelle de vote utile consistant à anticiper sur les résultats du second tour pour voter Bayrou parce qu’il serait le seul en mesure de battre Sarkozy.



Une nouvelle forme de vote utile :

Ce qui jusqu’à aujourd’hui était nommé vote utile consistait à renoncer à voter au premier tour pour le candidat le plus proche de ses idées au motif qu’il n’aurait aucune chance de figurer au second tour. C’était choisir alors d’exprimer un choix utile afin de favoriser la présence au second tour d’un candidat de "second choix". Il s’agirait donc maintenant, considérant des sondages de second tour, réalisés alors même que le premier ne s’est pas encore déroulé, de se reporter sur un candidat de "troisième choix" afin d’éviter la victoire du "quatrième choix" !?


Où va la démocratie ?


Déjà en 2002, nous avions pris la responsabilité de voter à droite au second tour afin d’éviter l’élection du candidat de l’extrême droite. Il nous faudrait donc maintenant voter à droite dès le premier tour afin d’accroître - croit-on savoir [sic] - les chances d’éviter l’élection de l’autre candidat de la droite... S’il s’agissait la première fois de défendre la démocratie, le bouchon est poussé cette fois si loin que nous ne serions pas loin d’aboutir à l’inverse : un dévoiement de la démocratie, la gauche n’ayant en France d’autre utilité électorale que d’arbitrer entre les candidats de la droite.


La droite a-t-elle des responsabilités ?


Il faut battre Sarkozy, nous en sommes d’accord. Mais nous avons deux tours pour y parvenir. Battre Sarkozy dès le premier tour, c’est de la responsabilité de la droite : qu’elle choisisse son candidat, la gauche choisira le sien. C’est bien à cela que sert un premier tour : choisir. Et au second, on élimine : si Sarkozy est encore dans la course, parce que la droite l’aura choisi, la responsabilité de battre Sarkozy se reportera alors sur l’ensemble des Français. Tel est le processus démocratique qu’il nous faut respecter.


A chaque tour sa campagne :



Il s’agit pour l’heure d’une campagne de premier tour, première étape du processus démocratique et qui a son importance. Il s’agit que les candidats présentent leurs projets et que les électeurs, sur la base de ces projets, et éventuellement des chances respectives des différents candidats d’accéder au second tour, de choisir qui accédera effectivement au second tour. Il est essentiel au débat démocratique que ce premier tour se déroule. Or opter pour un vote pseudo-utile à trois bandes revient à se projeter directement dans le second tour et occulter le premier et les débats qui doivent s’y tenir. C’est se placer dans ce temps médiatique qui digère tout avant même de s’être nourri, au détriment du temps démocratique qui devrait s’imposer à nous, un tour après l’autre.


Les sondages en question :


Nous savons maintenant, parce qu’il y a eu le 21 avril, parce qu’il y a eu le référendum sur le Traité constitutionnel européen, parce que depuis quelques semaines l’alerte est donnée - voir en particulier le site des sondés menteurs -, nous savons combien il faut de manière générale être méfiant à l’égard des sondages. Nous savons que les mesures des intentions de vote concernant le premier tour, non seulement devraient être regardées avec des marges d’erreurs de 4% en sus et en moins, mais également que les techniques utilisées pour redresser les données sont elles-mêmes plus que douteuses. Nous savons qu’il nous faut prendre les résultats des sondages concernant le premier tour des élections avec beaucoup de prudence et même de suspicion. Nous savons ainsi qu’à l’heure actuelle, il est tout à fait impossible de dire qui de Jean-Marie Le Pen, Nicolas Sarkozy, François Bayrou et Ségolène Royal arriveront en tête.

Nous savons tout cela et pourtant nous irions accorder la moindre crédibilité à des sondages portant sur un second tour avant même que la campagne de premier tour n’ait eu l’occasion d’aller à son terme ? Ce serait tout de même très étrange, et c’est oublier qu’au lendemain même du premier tour, le 23 avril au matin, tout aura été chamboulé, des dynamiques auront été créées, une situation politique nouvelle sera apparue et une nouvelle campagne débutera. Les cartes auront été redistribuées et seuls les sondages qui prendront en compte cette nouvelle situation seront en mesure d’obtenir une quelconque crédibilité.

Les sondages sont aujourd’hui dans l’incapacité de rendre compte d’une réalité politique qui n’existe pas encore. Il serait parfaitement aberrant de déterminer son vote de premier tour sur de telles bases : des mesures concernant une opinion qui ne s’est pas encore formée à propos d’une réalité qui n’existe pas encore. Aberrant et politiquement irresponsable.

La gauche n’a en réalité d’autre solution que de croire en elle-même, c’est-à-dire en sa capacité à mettre Ségolène Royal en situation de battre Nicolas Sarkozy au second tour. Sa seule chance est que cette campagne-là, celle du second tour, ait bien lieu - et il sera temps alors de jeter un rapide coup d’oeil sur les sondages. D’ici là, l’évidence est que ces sondages de second tour n’ont absolument aucune signification... et diffusent doucement l’âcre odeur de la manipulation !

Ne nous y laissons pas prendre. Ce serait une fois de trop...


Bayrou, candidat inutile ?


Il reste ceci, cependant. J’ai été de ceux qui, s’emballant sans doute un peu trop, ont cru à l’éventualité de la présence d’un Bayrou au second tour. Non pas en imaginant qu’il passerait devant Ségolène Royal, mais parce que j’avais pensé que la droite finirait par le préférer à Nicolas Sarkozy. Il semble que la droite ne soit pas si responsable, ou ne parvienne pas à réaliser combien Sarkozy est dangereux pour la France. C’est en tout cas ce que semblent indiquer les derniers sondages : pour BVA, Bayrou n’obtient plus que 17% des intentions de vote, contre 21% une semaine plus tôt, tandis que dans le même temps IPSOS quotidien lui accorde 18,5% là où il en obtenait 24.

Une telle situation, si elle perdurait et s’amplifiait, aurait pour le moins l’avantage de clarifier un peu les choses en décrédibilisant par avance l’éventualité de la présence au second tour d’un candidat dont on voudrait aujourd’hui nous convaincre qu’il serait un rempart plus crédible que ne le serait celle qui deviendra la candidate de la gauche. Incapable d’atteindre le second tour, il sera plus facile à plus de citoyens de se convaincre que voter Bayrou est tout à fait inutile - sinon pour les électeurs de droite à faire battre Sarkozy dès le premier tour.

Mais la droite sera-t-elle capable d’un tel sursaut, sachant que Bayrou adopte une stratégie contraire en feignant de n’en être point ?


par le Citoyen Thimèle publié dans : Elections 2007
ajouter un commentaire commentaires (6)    créer un trackback recommander
Lundi 26 mars 2007
Il est sans précédent depuis les années 40, qu’un haut fonctionnaire, nommé en conseil des ministres, soit mis au rebut à quelques jours d’une élection nationale, sous le prétexte qu’il a déplu à une camarilla d’intégristes.

Tel a été le sort de Monsieur Alain MORVAN, recteur de l’académie de LYON, lors du conseil des ministres du 21 mars 2007.

On relèvera le fait, également sans antécédent, que le recteur de LYON avait été auparavant convoqué par Monsieur SARKOZY, au ministère de l’Intérieur, pour recevoir « des instructions » de complaisance à l’égard d’un projet de lycée musulman à DECINES, dans la banlieue de LYON.

Il a été annoncé par la presse régionale*, la venue du Ministre de l’Intérieur-candidat à la présidence de la République, pour l’inauguration de ce lycée musulman, le 5 avril 2007.

Par son intervention pour sanctionner Monsieur MORVAN, Monsieur SARKOZY remet ainsi en cause les fondements de la République française, une, indivisible, laïque et démocratique *.

Après avoir livré un haut fonctionnaire en pâture aux intégristes musulmans, Monsieur SARKOZY donne de nouveaux gages aux communautarismes et cléricalismes.

Les républicains et laïques, signataires de cette pétition, disent NON à la domestication de la République, au système des dépouilles jeté aux intégristes et, à l’abaissement de l’Etat républicain.





Liste des premiers signataires :

Simon ARCHIPENKO, Président de Voltaire République, André VIANES, avocat et enseignant des universités, Thierry ROCHEFORT, Sociologue, MORNAND Claude, Fonctionnaire des impôts,



* Le Progrès de Lyon 23 mars 2007 « Sarkozy au lycée musulman de Décines »
* Article 1er de la Constitution
par le Citoyen Thimèle publié dans : Actions et Soutiens
ajouter un commentaire commentaires (2)    créer un trackback recommander
Dimanche 25 mars 2007

Ségolène Royal est une criminelle. Elle a osé commettre l'impardonnable, l'ignoble. Elle a osé parler de Nation. Elle a osé la réhabiliter, elle a osé également réhabiliter La Marseillaise, le drapeau tricolore ! Quelle honte ! N'aurait-il pas valu mieux laisser tous ces symboles républicains, j'ai bien dit républicains, qui appartenaient jadis à tous les français, aux seuls extrémistes de droite ?! C'est en tout cas ce que semble laisser croire une certaine gauche et un certain centre.

Pour ces gens-là parler de Nation est un crime. Ils se trompent autant qu'ils sont irresponsables. Non, la Nation n'est pas synonyme de nationalisme ! Non, parler d'identité nationale n'implique pas la xénophobie et le racisme ! Ce que fait Ségolène, et je l'en remercie, c'est de dessaisir de l'extrémisme de droite le monopole du droit à parler de la Nation, du droit à jouir des symboles de la Nation. Elle ne banalise donc en rien des thèmes typiques de l'extrême-droite ! La Nation, La Marseillaise et le drapeau tricolore ne sont pas sortis du chapeau de Le Pen ou de Pétain ! Ils se les sont justement accaparés à leurs seuls profits ! L'extrême-droite a assez salit le thème de la Nation et de ses symboles ! Il est enfin temps d'y mettre fin ! 

Bien que cela ne remette pas en cause la plupart de ses convictions, que je ne partage pas, les intentions de Ségolène sont ici salutaires ! La droite qui parle de Nation, ça n'a jamais été quelque chose d'exceptionnelle, mais la gauche, censée être progressiste, censée être du côté du peuple, voilà quelque chose qui est à la fois logique et exceptionnelle, et qui l'honore !

Marie-George Buffet a raison de dire que La Marseillaise et le drapeau tricolore sont des symboles qui appartiennent, non pas à un parti, mais au peuple ! Mais si les politiques ne font rien contre l'accaparement qu'en fait l'extrême-droite, comment le peuple pourrait-il être encore fier de ces symboles ? Quand Ségolène déclare souhaiter que chaque français ait un drapeau tricolore chez lui, quand Ségolène fait chanter La Marseillaise dans ses meetings, cela fait un bien fou à tous les français attachés à tous ces symboles, et qui en avait pourtant honte, à cause d'une pensée unique qui leur a fait longtemps croire que tout cela faisait partie du patrimoine de la seule extrême-droite !

Sarkozy, communautariste jusqu'à ce que Henri Guaino écrive ses discours, a lui aussi, au cours de la campagne, parler d'"identité nationale". Tout cela aurait pu être aussi salutaire. Seulement que nous dit-il à côté ? Qu'il faut créer un ministère de l'immigration et de l'identité nationale ! Que la France, on l'aime ou on la quitte ! Sarkozy ne semble pas avoir compris que le patriotisme, c'est l'amour, que la Nation, c'est une communauté ouverte à tous ! La haine, l'exclusion, l'affrontement, la stigmatisation n'ont rien à voir avec tout ça ! Ce que fait Sarkozy, c'est banaliser une idée qu'il considère comme extrémiste, alors que c'est tout le contraire ! Non, Le Pen ne doit et ne sera jamais un modèle pour ceux qui aspirent à défendre la Nation et le patriotisme. Qu'on cesse de souiller le patriotisme avec leur nationalisme !

Alors paraît-il, ce souci de l'identité nationale, si important aux yeux des français à l'heure de la mondialisation et de la construction européenne, ne semble être qu'une question désuète, sans importance ! Et Bayrou qui déclare qu'il ne laisserait pas "déraper" (excusez du peu !) cette campagne électorale sur les thèmes de l'immigration et de la Nation, tout ceci n'étant qu'une "obsession nationaliste", qu'il faut laisser au seul candidat Le Pen ! Savoir qui nous sommes, savoir qu'est-ce qui nous rassemble, nous français, en effet ce ne sont que des questions sans importance ! Il ne faudra pas après se plaindre que le borgne soit au second tour !

Alors, préviens d'autre part José Bové, scandalisé par les propos de Ségolène, "nous ne laisserons pas détourner la campagne présidentielle de ce qui doit être ses objectifs: répondre aux urgences sociales, écologiques et démocratiques par une 'insurrection électorale' contre le libéralisme et ses ravages". Il n'a pas tort... Seulement tout est lié à la question nationale ! C'est justement quand la Nation, cadre idéal d'existence, et garante de l'émancipation de chacun, s'effrite que les idéologies les plus abjectes se répandent. Comment voulez-vous ainsi changer les choses si vous ne vous appuyez pas sur la Nation ?! Elle est le cadre, non pas ultime, mais premier, de toutes les luttes, de tous les combats ! Nier la dimension nationale de tous ces problèmes, c'est se résoudre à l'échec.

Il est bien entendu que le patriotisme ne se réduit pas à l'affichage de symboles. Le plus grand acte de patriotisme que pourraient nous faire nos politiques, ce serait de nous respecter, nous le peuple, qu'ils entendent représenter. Quand j'entends par exemple Sarkozy déclarer vouloir faire adopter par le Parlement un Traité Constitutionnel que nous avons refusé ou encore que le référendum est un exercice de démagogie, je ne peux que constater qu'il est indigne de la fonction qu'il convoite ! Et qu'il faut l'en écarter à tout prix !

Alors oui, vive la Nation, libre, intégratrice et fière !

par le Citoyen Thimèle publié dans : EDITORIAUX
ajouter un commentaire commentaires (15)    créer un trackback recommander
Samedi 24 mars 2007

Par Claude Beaulieu, Président du Comité Valmy



Sa réussite implique la volonté de rétablir la souveraineté populaire et nationale.

Déclaration de James Paul Warburg, président de la Chase Manhattan Bank, devant le Sénat américain le 17 février 1953 : "De gré ou de force, nous aurons un gouvernement mondial. Sera-ce par la conquête ou par consentement ? La supranationalité d'une élite intellectuelle et des banquiers internationaux est certainement préférable aux décisions nationales qui se pratiquent depuis un siècle". En juin 1991, David Rockefeller réaffirmait la permanence de cet objectif : "Le monde est préparé à marcher vers un gouvernement mondial".

Imposé depuis des décennies, le volontarisme dogmatique supranational de la " gauche " social-libérale à conduit au chaos actuel. Celui-ci est la caractéristique principale de la situation politique en France, à l'approche de l'élection présidentielle. La droite fédéraliste des Sarkozy, Chirac, Giscard et autres Bayrou (le porte-parole actuel ultra fédéraliste, de la démocratie chrétienne), est bien entendu, co-responsable de l'euro-dégénérescence économique, sociale et politique que subit notre pays au travers des étapes chaque fois plus dévastatrices, de la marche forcée à l'eurocapitalisme mondialisé - sous hégémonie germano-américaine - qui jalonnent la vie de la France et de son peuple, depuis le traité de Rome (la vie des autres peuples d'Europe est soumise à la même agression de classe et en expérimente les mêmes conséquences). Cependant, lorsque les dirigeants de la droite néo-libérale entendent construire une Europe dans laquelle la concurrence serait " libre et non faussée ", qui détruit les services publics, dérégule à tout va et remet en cause plus d'un siècle de conquêtes sociales, ils ne trahissent pas la classe sociale qu'ils représentent, même si à terme les contradictions inhérentes à leur politique peuvent s'avérer suicidaires.

Nous sommes de plus en plus nombreux à considérer que la responsabilité historique, depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, des dirigeants de la social démocratie et de ses satellites, est particulièrement lourde car elle implique une véritable trahison en faveur du Capital financier et de l'atlantisme, du peuple laborieux, de la République et de la nation.

Le fait nouveau depuis déjà quelque temps, c'est que le peuple, a manifestement tiré un certain profit des multiples leçons de choses très concrètes de l'alternance au pouvoir de la fausse gauche et de la vraie droite afin d'y appliquer leur programme commun, le traité de Maastricht et sa suite. Du pareil au même disions nous en 2002 avec le Jean Pierre Chevènement du Pôle Républicain.

Cette prise de conscience du peuple de France se poursuit malgré la guerre idéologique intense menée contre lui via la manipulation permanente des médias domestiqués par la Finance et par les adeptes de tous bords du renoncement national et républicain. D'une certaine manière le peuple s'installe progressivement dans une logique de résistance contre ce carcan européen qui le dépossède toujours davantage de sa souveraineté. Certains, individuellement ou collectivement se montrent préoccupés surtout par le souci de préserver leur part du gâteau électif. Ils ne veulent tirer aucune leçon du non catégorique à l'Europe supranationale du 29 mai ou de bien d'autres avertissements populaires. Lentement mais sûrement, ils perdent toute crédibilité politique. La majorité des Français rejette leur système qui ne survit pour le moment, que grâce aux manoeuvres des appareils pléthoriques de certains partis, financés par l'argent public et détournés de leurs objectifs historiques.

Jean Luc Mélenchon a bien raison de craindre que le premier tour de l'élection présidentielle soit " un double 21 avril ". (Ce séisme politique à mon humble avis, pourrait avoir des conséquences positives, s'il contribuait à souligner la nécessité d'une nouvelle perspective républicaine en démontrant magistralement, que le peuple n'entend pas poursuivre la tragédie délétère de l'alternance au pouvoir du pareil au même.) Quand il estime que le pays est " en état d'insurrection civique ", Mélenchon voit encore juste. Quel enseignement pourra t'il tirer de ses propres analyses ? Le Comité Valmy dit que le peuple est entré en résistance et ces deux expressions ne se contredisent pas. Selon la formule d'André Bellon, notre société est confrontée à un totalitarisme tranquille. De moins en moins tranquille en réalité. Il est urgent d'en sortir.

Nous considérons que cette Europe - d