Ils ont dit...


"Le patriotisme c'est l'amour des siens, le nationalisme c'est la haine  des autres." Romain Gary

"La République n'est pas enfermée dans un texte sacré déposé dans le saint des saints ou au pavillon de Breteuil. Elle est vivante. Elle est mouvement. Elle est devenir. Elle est le miroir des hommes agissants."
Patrick Kessel


"La République est une idée, la République est un principe, la République est un droit. La République est l'incarnation même du progrès." Victor Hugo
 
"Je n'ai jamais cru qu'aimer sa patrie empêchât d'aimer ses enfants. Je n'aperçois point davantage que l'internationalisme de l'esprit ou de la classe soit irréconciliable avec le culte de la patrie. Ou plutôt, je sens bien, en interrogeant ma propre conscience, que cette antinomie n'existe pas. C'est un pauvre coeur que celui auquel il est interdit de renfermer plus d'une tendresse." Marc Bloch

  Culture et Mémoire Républicaine

Mémoire Nationale

Mouvements Républicains


L'Internet Républicain
undefined
 


Vous aussi...

Syndication

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0

Photothèque

Citoyens !

Bienvenue sur L’Action Républicaine, le Journal du Combat Républicain et National.
N'hésitez pas à laisser vos réactions. La liberté d'expression n'est ici pas un vain mot ! ;-)
Samedi 30 juin 2007

Par Denis Collin

Puisque nous avons un ministère de l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du codéveloppement, il n’est pas mauvais de commencer par interroger cette notion un peu obscure d’identité nationale.

On sait que la campagne électorale a l’objet de quelques envolées lyriques et de quelques clowneries autour de cette question. C’est l’actuel président qui a lancé l’affaire en mettant la nation au centre de plusieurs discours et même en récupérant toutes sortes de grandes figures de l’histoire nationale, y compris les figures tutélaires de la gauche : Jaurès, Blum ou le jeune communiste fusillé par les nazis, Guy Môquet. De l’autre côté, pour n’être pas en reste, on s’est sitôt mis à agiter le drapeau tricolore et à chanter la Marseillaise dans les réunions électorales. Un vague débat s’est même esquissé où l’on a fait mine d’opposer deux conceptions de l’identité nationale. Je crois que c’est l’idée elle-même qu’elle faut questionner et c’est seulement à ce prix que l’on peut, le cas échéant la reprendre.

Dans « identité nationale », il y a identité. Commençons par quelques remarques concernant la notion d’identité elle-même.

L’identité n’est pas une chose ni une propriété, mais une relation. Je suis un homme ou une femme, je suis noir ou blanc, mais je ne suis pas identique. On ne peut être identique qu’à quelque chose. Deux choses sont identiques si elles sont indiscernables ou du moins indiscernables sous certains rapports qu’on estime pertinents. Par exemple quand on décline son identité, on établit une relation entre l’individu physique présent et une personne reconnue par les autorités légales.

On peut également définir l’identité comme la permanence. L’homme âgé et le jeune homme ne sont pas la même chose et pourtant il y a quelque chose qui est préservé qui est précisément leur identité. En quoi consiste cette chose préservée, c’est une question philosophique sérieuse qu’on ne va pas aborder ce soir. Préserver son identité, c’est donc rester identique à soi-même, c’est rester soi ! Voyons ce que cela donne quand on applique ces esquisses de définition à l’identité nationale.

Il y a dans cette expression une première ambiguïté. Quand on parle de l’identité personnelle il n’y a aucun doute, on parle du rapport de la personne à elle-même : « -Qui êtes-vous ? - je suis X, né le ... » Ou encore « - je suis qui je suis, je suis qui j’étais, je suis qui je serai. » Mais pour l’identité nationale, on ne sait pas trop à quoi se rapporte l’adjectif national. Il peut s’agir :

(1) De l’identité des individus qui composent une nation et qui le composent précisément parce qu’ils sont identiques en quelque chose.

(2) De l’identité de la communauté humaine qu’on appelle nation.

Le mot « nation » lui-même est porteur de cette ambiguïté. La nation renvoie à latin nascor, natum, au fait de naître. La nation regroupe tous ceux qui ont quelque chose de commun par naissance. Mais cette définition est de la mythologie pure et simple. On apprenait jadis aux enfants « nos ancêtres, les Gaulois », mais c’est de l’histoire à peu près aussi sérieuse que l’histoire du Proche-Orient racontée par la Bible. Toutes les nations, sans exceptions, sont faites de l’amalgame de peuples qui se sont rencontrés, entretués et embrassés. Tout le monde sait que les Italiens ne sont pas des descendants de Romains, ni même des descendants de Romains croisés d’Étrusques, mais aussi des Lombards (c’est-à-dire des sortes de Goths), des Normands, des Arabes, des Espagnols, des Grecs ... et tutti quanti. Les Allemands ne sont pas plus des Germains que les Français des Francs. Les nations ne sont pas non plus des unités linguistiques : ni l’Italie, ni l’Espagne, ni la Suisse, ni la Grande-Bretagne, ni même la France et l’Allemagne ne sont des unités linguistiques : l’Allemand souabe et l’Allemand berlinois sont très différents sans parler ce qui parlent encore le « Hochdeutsch », c’est-à-dire un dialecte néerlandais, en Frise. On pourrait poursuivre ainsi très longuement pour dire ce que n’est pas la nation. Au point qu’on pourrait que penser que comme Dieu dans la théologie négative on ne puisse la désigner que par des négations ! En tout cas, on peut réfuter en son fonds la définition qu’en donnait Staline : « La nation est une communauté humaine stable, historiquement constituée, née sur la base d’une communauté de langue, de territoire, de vie économique et de formation psychique qui se traduit par une communauté de culture. » (in Le Marxisme et la question nationale)

A l’arrière-plan des discours de M. Sarkozy, il y a incontestablement ce genre de définition de la nation, mais si elle est « historiquement constituée », une nation n’est pas une communauté stable, ni une communauté de langue, ni une communauté de territoire et encore moins cette chose bizarre que Staline appelle « communauté psychique ». Il faut donc, et c’est le plus raisonnable, renoncer à essayer de définir la nation par ce qu’il pourrait y avoir d’identique chez tous les membres de cette nation. De cette première conclusion, on peut déduire quelques propositions :

(1) L’intégration d’un individu « né ailleurs » dans une nation ne peut aucunement être la transformation de cet individu au point qu’il puisse s’identifier au modèle national, c’est-à-dire à l’individu-type. Pour faire un bon Français, il n’est pas nécessaire de porter un béret et de se promener avec une baguette de pain sous le bras... Les tests de bonne francité qu’on imposer pour le regroupement familial n’ont aucun sens ... d’autant que bon nombre de Français « de souche » (de laquelle, c’est une autre affaire) ne manifestent qu’un maîtrise très approximative de la langue française et ignorent superbement la culture et les « valeurs » de la France (à condition qu’on soit capable de définir ce qu’on entend par là).

(2) L’identité nationale ne découlant pas de la naissance il est donc clair que la nation est une entité historique et comme telle, à la fois un produit et un acteur de l’histoire. Les Français du XXIe siècle différent profondément de ceux du XIXe, et en diffèrent sans doute plus qu’ils ne diffèrent des Italiens ou des Belges du XXIe siècle.

Est-ce à dire que la notion d’identité nationale est dépourvue de sens ?

Si la définition de l’identité nationale par l’identité des propriétés partagées par les individus la composant est une définition intenable, il reste pourtant possible de donner un sens à la notion d’identité nationale.

L’identité nationale est tout simplement la revendication d’appartenance à une nation, non pas une nation définie en termes « naturalistes », mais une nation définie comme une « communauté de vie et de destin », pour parler comme Otto Bauer, dirigeant socialiste autrichien jusqu’aux années 30 et auteur d’un ouvrage remarquable, La question des nationalités et la social-démocratie, publié chez EDI en 1987 et toujours disponible.

Les hommes sont des animaux « politiques » disait Aristote. Ils ne sont pas individus que se sont faits eux-mêmes ; ils n’existent et ne peuvent exister que dans des communautés politiques, que les Grecs appelaient « cités », les Romains « république » nous « nations ». Ces nations sont constituées par un ensemble de relations entre les individus et entre les groupes humains relativement stables dans le temps, bien que susceptibles de nombreuses transformations, relations qui unissent ces individus et ces groupes et les séparent des individus et groupes qui ne font pas partie de ces relations.

Je vais essayer d’expliquer rapidement ce que j’entends par cette définition en prenant - avec les précautions d’usage - une analogie. Un individu humain, un corps n’est pas un ensemble d’éléments identiques (ils sont au contraire très différents), ces éléments ne sont pas permanents (presque toutes nos cellules se renouvellent sur un cycle de deux ans), de nouveaux éléments apparaissent, la forme générale se modifie avec le temps, mais il y a un substrat relationnel stable entre tous ces composants et c’est ce substrat qui définit l’identité de l’individu. Par analogie, on peut dire qu’une nation, c’est cela : « un ensemble d’individus, eux-mêmes très composés », comme dirait Spinoza.

Qu’est-ce qui fait une nation et donc qu’est-ce qui permet de parler d’identité nationale ?

C’est qu’elle unit à travers le partage de relations (les conflits étant aussi des relations !) et qu’elle sépare ! Quand ces relations sont suffisamment développées pour que la question soit posée de la commune décision de notre avenir, cette nation est aussi un espace public, c’est-à-dire un espace politique au sens propre. Quand Bauer parle de « communauté de destin », il vise juste : nous sommes unis parce que nous pensons que nous avons une destinée commune. Et l’appartenance à la nation n’est rien que le fait d’assumer une commune destinée, c’est-à-dire que les affaires politiques nationales et internationales deviennent mes affaires !

Cette conception de la nation, Ernest Renan lui a donné une expression célèbre que je vais rappeler. Dans une conférence du 11 mars 1882, faite en Sorbonne, Renan met en garde contre les erreurs classiques sur la nation :

« De nos jours, on commet une erreur plus grave : on confond la race avec la nation, et l’on attribue à des groupes ethnographiques ou plutôt linguistiques une souveraineté analogue à celle des peuples réellement existants. »

S’appuyant sur l’histoire et la littérature française, il montre que

« L’idée d’une différence de races dans la population de la France, si évidente chez Grégoire de Tours, ne se présente à aucun degré chez les écrivains et les poètes français postérieurs à Hugues Capet. »

Il arrive à cette définition fameuse, à juste titre :

« Une nation est donc une grande solidarité, constituée par le sentiment des sacrifices qu’on a faits et de ceux qu’on est disposé à faire encore. Elle suppose un passé ; elle se résume pourtant dans le présent par un fait tangible : le consentement, le désir clairement exprimé de continuer la vie commune. L’existence d’une nation est (pardonnez-moi cette métaphore) un plébiscite de tous les jours, comme l’existence de l’individu est une affirmation perpétuelle de vie. »

L’identité nationale n’est pas une norme dans laquelle on fait rentrer de gré ou de force les individus mais un acte politique. Si, comme on doit le faire, on abandonne la définition naturaliste de la nation, il faut dire que la nation est bien le nom moderne de ce que les Grecs appelaient « polis » et les habitants, les membres de la nation sont des « citoyens ». Les citoyens ne sont pas seulement des individus privés (cette réunion d’hommes mis les uns à côté des autres que les Grecs appelaient un « laos » et que nous traduisons par peuple) mais aussi et surtout des individus réunis politiquement par des droits et des devoirs en rapport avec les affaires communes, ce que les Grecs appelaient un « demos » et que nous traduisons aussi par peuple...

De ce que je viens dire, il se déduit qu’il y a un bon et un mauvais usage de l’identité nationale.

On pourrait dire : « les frontières, on s’en fout », envoyer au diable les nations et les États-nations et se proclamer citoyen du monde - cosmopolite, au sens étymologique. Il est du reste assez surprenant d’entendre ce genre ce discours dans des mouvements qui se sont dits opposés à la mondialisation (« no global ») ! Au cosmopolitisme, je crois qu’il est raisonnable d’opposer l’internationalisme, l’internationalisme qui reconnaît les nations - pour qu’il y ait solidarité entre les nations, il faut bien qu’il y ait des nations ! Hannah Arendt disait que les frontières nationales constituent en quelque sorte les murs qui soutiennent le monde et l’abolition des frontières nationales prépare tout simplement l’effondrement du monde.

Je vais en donner quelques raisons.

(1) Un État mondial n’est ni possible ni souhaitable. L’unification du monde sous un pouvoir politique commun signifierait d’un côté la croissance du pouvoir de contrôle policier et militaire et l’homogénéisation des règlements, des lois, des cultures, des systèmes politiques. C’est d’ailleurs ce à quoi tend le capitalisme dans sa dynamique actuelle et c’est pourquoi je ne suis pas « altermondialiste » mais bien « anti-mondialisation ». En outre, si un tel État mondial existait, le problème des réfugiés politiques ne poserait plus car nous n’aurions plus nulle part où nous réfugier ! Comme le disait Kant, l’État mondial serait ou anarchique ou tyrannique et sûrement les deux à la fois.

(2) La nation est la bonne médiation entre l’universel abstrait qu’est la « citoyenneté du monde » et l’enfermement dans la particularité « naturelle ». Le monde, c’est trop grand, mais la tribu, la famille, l’ethnie (mot politiquement correct pour « race »), c’est la réduction de la vie humaine à la naturalité. La nation est universelle parce que politique et parce que c’est aussi un modèle universel de communauté auquel les peuples qui veulent devenir libres aspirent toujours ; mais c’est en même un universel particulier, lié à une histoire commune, des traditions, des valeurs communes.

(3) Le « droit des nations » a été des étendards et de l’entrée dans la modernité et de la liberté politique. « Vive la nation ! », c’était le cri des révolutionnaires à Valmy. La défense de la nation a été en deux moments importants de notre histoire récente le point de départ des plus grands mouvements révolutionnaires, je pense à la Commune de Paris et à la Résistance. Aussi arbitraire que puissent être les frontières nationales, et, en tant que produits historiques, elles sont arbitraires, elles et elles seule rendent possibles l’exercice de la liberté politique. Elles ne suffisent évidemment pas à cela, mais elles en sont la condition nécessaire.

Quelles conséquences ?

(1) Une nation a le droit et le devoir d’avoir une politique de l’immigration, parce qu’elle a le devoir et le devoir de déterminer ses frontières et de dire qui peut ou ne peut pas faire partie de l’association politique. La question à discuter est de savoir quelle politique !

(2) Une nation a le droit de défendre sa propre culture, l’idée qu’elle se fait d’elle-même, etc. Le devoir d’hospitalité est toujours un devoir qui se heurte à d’autres impératifs comme celui de se conserver soi-même. La question est de savoir quelle idée nous nous faisons de cette culture à protéger !

 

La Sociale

par le Citoyen Thimèle publié dans : Identité et Cohésion Nationale
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Vendredi 29 juin 2007
Après dix ans passé à la tête de la Grande-Bretagne, Tony Blair a cédé sa place mercredi à son dauphin Gordon Brown. Ce dernier a aussitôt annoncé que la Grande-Bretagne, avec les mêmes députés et quasiment les mêmes ministres, allait entrer dans une ère de changement, tout en saluant le magnifique travail de son prédécesseur (le même numéro que l'on peut vivre en Sarkozie, en fait...).

Mais intéressons nous au bilan de Tony Blair. D'après tous nos idolâtres blairistes en France, qui pullulent dans la classe médiatique, économique et politique, Tony Blair a derrière lui un bilan satisfaisant, que nous, en France, devrions prendre en exemple.

Mais qu'a-t-il fait de si grand ? Il aurait, d'après la bien-pensance libérale (sarkozyenne comme strauss-kahnienne), réussi à "moderniser" son pays, redressé son économie, avoir rendu ses entreprises compétitives sur le plan international et, le pied, lui avoir rendu le plein emploi (ce qui est en réalité totalement faux, le chômage y étant au même niveau qu'en France).

Mais qu'est-ce donc que la "modernisation" d'un pays pour la bien-pensance libérale ? La fin des droits sociaux, des droits du travail, de la sécurité sociale. La fin des services publics. Tout cela pour atteindre la société parfaite, celle de la soi-disante "liberté", celle de la jungle, celle de la loi du plus fort, celle de la liberté d'aliéner (pour les plus forts) ou de se faire aliéner (pour les plus faibles)

Alors oui, Tony Blair a été un parfait négociateur de la poursuite de la "modernisation" de son pays, engagé il y a un peu moins de trente ans par Margaret Thatcher.

C'est là que ce qu'on appelle le "blairisme" a été fondamental. Par blairisme, on entend généralement parler de la recherche d'une troisième voie entre libéralisme et socialisme. On pourrait aussi à cet effet de "social-démocratie", ou plus exactement de "social-libéralisme".

En réalité, le blairisme est une capitulation inavouée du travaillisme anglais vis-à-vis du libéralisme. Là où les conservateurs de l'ère Thatcher menaient leur politique destructrice sans chercher nullement à la cacher, la "touch" blairiste a basé son action sur une tromperie idéologique sans pareil. En se faisant passer aux yeux de la population pour un travaillisme plus "moderne", plus "responsable", en phase avec les réalités du monde, le blairisme a été le cheval de Troie le plus efficace sur lequel le système libéral-mondialiste a pu compter. En agrémentant son libéralisme d'un compassionnalisme des plus hypocrites, d'une insistance porté aux questions "sociétales", catégorielles, religieuses et ethniques, le blairisme a su s'attacher la confiance des couches populaires (qui n'a guère d'autres choix), bien que sa dérive atlantiste a failli lui coûter extrêmement cher.

Si Tony Blair a quitté la scène politique anglaise, le blairisme n'en est pour autant mort. Il est même arrivé à grandes enjambées chez nous, en France. Pendant la campagne présidentielle, les trois principaux candidats l'ont, à des degrés différents, cité comme exemple. Au sein du Parti Socialiste, le blairisme fait de plus en plus d'adeptes. De Strauss-Kahn à Royal, en passant par Moscovici et Bockel (qui a bien logiquement rejoint le camp sarkozyste), la politique blairiste devient une source d'inspiration. Pour eux, le salut du socialisme français passerait par le renoncement à ses valeurs, au nom de la "modernité", au nom de l'"adaptation" aux réalités du monde.

Ces gens-là n'ont pourtant rien à faire dans un parti socialiste digne de ce nom. Qu'ils cessent leur hypocrisie et rejoignent tous leurs copains libéro-maastrichto-mondialistes ! Là sera leur place pour former le front uni du renoncement ! Mais les socialistes, les vrais, doivent en revenir à leurs fondamentaux, ceux qui leur ont légués entre autres par Jean Jaurès ou Lucien Herr, et qui sont aussi ceux de la République, le seul véritable idéal des socialistes.

Le blairisme, cheval du Troie du mondialisme libéro-capitaliste, c'est la primauté des intérêts particuliers, c'est la loi du marché, c'est le renoncement de l'Etat à réguler, c'est la charité, c'est le différentialisme ethnique et religieux et c'est le néo-colonialisme au niveau international.

La République, quant à elle, c'est la primauté de l'intérêt général, c'est la supériorité du politique sur l'économique, c'est le volontarisme d'un Etat seule à même de garantir la liberté, l'égalité et la justice sociale, c'est la laïcité vecteur du vivre ensemble et c'est, au niveau international, le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes.

Alors, plus que jamais, choisis ton camp camarade !
par le Citoyen Thimèle publié dans : EDITORIAUX
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
Vendredi 29 juin 2007

Par Pierre Levy, rédacteur en chef de Bastille-République-Nation


Le compromis trouvé à Bruxelles le 23 juin nécessite d’être analysé avec rigueur. D’un côté, le mandat approuvé par les Vingt-sept n’est pas sans substance. L’extension de la règle de la majorité signifierait une pression accentuée sur la souveraineté de chaque pays, ce qui accentuerait la tendance engagée par les traités de Maëstricht, d’Amsterdam, et de Nice – sans cependant en changer la nature. L’instauration de la « personnalité juridique » pour l’Union européenne révèle l’ambition de ceux qui rêvent – par exemple – de voir celle-ci adhérer à l’ONU et se substituer aux Etats-membres sur la scène internationale. Le Royaume-Uni a cependant obtenu que cette perspective soit explicitement écartée. Par ailleurs, la force juridique conférée à la « Charte des droits fondamentaux », si inquiétante en ce qu’elle place le code du travail sous le haut contrôle de la Cour de Luxembourg, n’est pas nouvelle, puisqu’elle avait déjà été actée en 2000.

Enfin, on peut redouter les conséquences qu’aurait la création d’un « président du Conseil » en lieu et place de l’actuelle présidence tournante. Cependant, désormais dépouillée de son contexte initial, cette innovation pourrait se retourner contre la volonté de ses auteurs. Car l’existence concomitante de deux présidents européens – celui du Conseil, en plus de celui de la Commission – ne manquerait pas de créer des rivalités de légitimité et d’exercice du pouvoir.

Le retour d’éléments rescapés de feu la constitution constitue certes un danger réel. A contrario, il convient de mesurer ces « avancées » (!) à l’aune de l’ambition initiale affichée par l’ancien vice-chancelier allemand Joseph Fischer. Dans son discours de mai 2000, l’initiateur de l’idée constitutionnelle plaidait pour une fédération en précisant : « cela veut dire un parlement européen et un gouvernement, européen lui aussi, qui exercent effectivement le pouvoir législatif et le pouvoir exécutif au sein de la Fédération ». Déjà, en décembre 1998, il lançait : « créer un Etat européen unique sur la base d’une seule constitution, cela constitue la tâche décisive de notre époque ». Le moins qu’on puisse dire est que ce projet est désormais en charpie.

D’abord parce que la Constitution est morte. C’était certes évident depuis le 29 mai 2005 au soir – nos lecteurs le savent – mais, pour la première fois, les dirigeants européens l’ont acté officiellement. L’abandon du terme même constitue une reconnaissance, de fait, de l’hostilité des peuples. Il ne se trouve plus un seul dirigeant politique sérieux qui ose encore évoquer les « Etats-Unis d’Europe ». Si ce n’est peut-être M. Giscard d’Estaing, qui n’a de toutes façons plus rien à perdre – même l’honneur ; du premier ministre belge, à qui les électeurs viennent de signifier son congé ; et peut-être, mezza voce, du président du Conseil italien, qui a cependant pour l’heure des ennuis intérieurs autrement plus prenants.

Quant à Pierre Moscovici, ancien ministre socialiste des Affaires européennes, il n’a pu cacher sa tristesse : « tout ce qui était positif » dans le traité précédent a disparu « au profit d'une Europe purement intergouvernementale. (Sarkozy) a imposé sa vision, celle d'un mini-traité qui correspond à une mini-ambition ». Pour son collègue Vincent Peillon, « c'est la substance même de l'Europe qui est en train de disparaître ».

Il serait erroné, à cet égard, de sous-estimer l’abandon de l’hymne ou du drapeau européens. Comme l’a relevé, très amer, Romano Prodi, ces symboles politiques constituaient le dernier espoir des européistes pour tenter d’insuffler aux peuples l’improbable « foi européenne » – ce n’est certes pas le pacte de stabilité qui est capable d’y pourvoir… La très sainte église apostolique et romaine serait-elle encore ce qu’elle est si elle se voyait contrainte d’abandonner la croix ?

L’autre raison pour laquelle les dirigeants européens auraient tort de se réjouir trop vite tient au très aléatoire chemin qu’il leur reste à parcourir avant que le traité projeté ne prenne vie. Certes, l’accord conclu à Bruxelles leur a psychologiquement donné un peu d’air. Mais à l’issue du sommet, ils se retrouvent en réalité en deçà du point où ils étaient arrivés le 18 juin 2004, lorsque feu le traité constitutionnel fut signé. Aujourd’hui, ils ne disposent que d’un « mandat » censé encadrer les négociations sur un texte à venir.

Ce mandat ne prémunit nullement des contradictions qui pourraient resurgir. Qui dit que Jaroslaw Kaczynski – que ses partenaires décrivent en soupirant comme « imprévisible » – ne se ravisera pas, en fonction de tel ou tel aléa entre les Vingt-sept ou sur sa scène politique intérieure ? Qui peut jurer que le nouveau premier ministre britannique, notoirement plus « eurosceptique » qu’Anthony Blair, mettra bien ses pas dans ceux de celui-ci – a fortiori à quelques encablures de ses propres élections où les conservateurs, plus que jamais adversaires du traité, feront monter la pression pour un référendum ? Et des surprises ne sont pas à exclure de la part de tel ou tel autre gouvernement, aux prises avec le « désamour » européen de son peuple – sans parler d’événements internationaux qui pourraient venir percuter l’arrangement bruxellois.

En outre, les frictions à venir entre Etats-membres, certes sans rapport direct avec la CIG, pourraient bien empoisonner son déroulement. Il en va ainsi de l’adhésion de la Turquie. Le dossier a été mis sous le tapis pour faciliter un accord à Bruxelles, mais il ressurgit déjà. La foire d’empoigne pourrait aussi être redoutable quand il va s’agir, en 2008, de réexaminer le budget européen. La perspective d’un repartage du gâteau n’est pas propre à calmer les esprits.

Enfin et surtout, à supposer que la CIG débouche sur un traité en bonne et due forme, il restera à faire ratifier celui-ci par les vingt-sept pays : juridiquement, le processus est à reprendre à zéro. Cela pourrait bien annoncer un second chemin de croix, pour reprendre une image utilisée dans ces colonnes en juin 2004. Les dirigeants danois n’échapperont sans doute pas à un référendum, leurs collègues irlandais sûrement pas – et peut-être les Néerlandais non plus. On sait que ces pays ne disent pas toujours Oui. En outre, prétendre que tous les parlements marcheront comme un seul homme serait bien présomptueux.

En France même, l’hôte de l’Elysée ne dispose pas mécaniquement de la majorité suffisante (trois cinquième des députés et sénateurs) pour voter une modification constitutionnelle – d’autant moins qu’au sein de l’UMP se trouvent encore quelques partisans du Non. Dès lors, qui peut prédire ce que seront les jeux de politique intérieure dans un an ?

Comme l’a noté Anthony Blair, « cet accord nous donne une chance d'avancer ». On ne saurait être plus prudent. Pour sa part, le chef de la diplomatie luxembourgeoise, Jean Asselborn, avait prédit, juste avant le sommet : « avec beaucoup de vaseline politique, nous pouvons trouver une solution ». La formule, assez leste, illustre sans doute le type de rapports que les dirigeants européens entendent avoir entre eux – à moins que ce ne soit vis à vis de leur peuple. Pour la suite, on ne sait si Bruxelles a constitué des stocks suffisants de lubrifiant. Le terrain, en tout cas, pourrait s’avérer glissant.

par le Citoyen Thimèle publié dans : Démocratie et Souveraineté Nationale
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Vendredi 29 juin 2007

Récemment encore, les policiers et agents de l’Etat ont commis des violences brutales à l’encontre des femmes en pleine rue en Iran. Les images véridiques de ces femmes ensanglantées ont été envoyées par des témoins oculaires courageux.

L’Iran a signé la Plateforme d’Action de Pékin de 1995

L’Iran a signé et ratifié la déclaration des Droits humaines des Nations Unis

Par conséquent, les signataires exigent qu’il remplisse les obligations comprises dans ces documents.

Les signataires demandent que le Conseil des Droits Humains condamne l’Iran pour ses violations des engagements pris


Envoyée aux :

Secrétaire général des Nations Unis

Président du Conseil des Droits humains de l’ONU

Président de la République française

Président de la République iranienne

Ministre des affaires Etrangères français

Ministre de la Justice iranien

Ministre de l’intérieur iranien

Ambassade de France en Iran

Ambassade de l’Iran en France


Pour signer la pétition :

Veuillez envoyer vos nom, prénom, association, parti, organisation et ville de votre résidence à

Maryam Youssefi (gestionnaire de la pétition)

myoussefi@wanadoo.fr

 

06 08 85 73 24
par le Citoyen Thimèle publié dans : Actions et Soutiens
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Jeudi 28 juin 2007

 

Par Paul-Marie Coûteaux

Une Constitution remaquillée est toujours une Constitution. Bon connaisseur du débat institutionnel européen, M. Bourlanges s'émerveille du « traité modificatif » adopté le 23 aux petites heures : « Toute la Constitution est là ! Il n'y manque rien ! » ; et le Monde (24 et 25 juin) peut titrer : « Les symboles disparaissent, le fond reste ». Quelques jours après la fin du cycle électoral privant les Français de toute expression nationale avant longtemps, le sommet n'avait d'autre but que de reprendre le texte rejeté en 2005 en le remaquillant assez pour éviter un nouveau référendum. La manœuvre a donc réussi.
Je mets en garde les Français : ne nous laissons pas abuser par les malicieuses déclarations des partisans les plus acharnés de la supranationalité qui font mine de regretter la Constitution, ici quelques mots, là quelques symboles, ni par une presse dupée par le maquillage, qui évoque une victoire diplomatique de M. Sarkozy, comme si la France qui a dit Non sortait victorieuse de l'épreuve : en réalité les nonistes sont refaits, ce que montre toute étude précise dudit « compromis » et de ses cinq points- clefs

1-Personnalité juridique accordée à l'Union : point cardinal du fédéralisme qui permettait au texte Giscard de s'intituler Constitution, il est repris tel quel, certes discrètement. A lui seul, il crée en effet un nouvel Etat qui peut désormais être reconnu comme tel sur la scène internationale, ce qui permet de parler de nouveau de Constitution.

2-Présidence stable de l'Union : si ce traité était ratifié, l'Union se trouverait aussitôt placée sous l'autorité d'un Président, réputé « stable » en raison d'un mandat allongé -de six mois à deux ans et demi, et vraisemblablement porté ensuite à 5 ans comme le mandat parlementaire européen. Surtout, ce Président est désormais indépendant de tout Etat –alors qu'il était auparavant un chef de gouvernement en exercice ; il sera doté dune autorité propre, ainsi que d'un secrétariat, puis d'un cabinet, etc.. gageons que cet instrument supranational se révèlera d'autant plus efficace que,  la différence des autres institutions, il sera incarné…

3-Haut Représentant pour la politique étrangère : comme l'a avoué imprudemment Nicolas Sarkozy lors de son allocution télévisée du 20 juin, c'est un « ministre des relations extérieures  sans le nom » ; mais, à l'instar du texte Giscard, il sera dès 2009 vice-président de la Commission, ce qui lui donnera un grand poids auprès des autres Commissaires, et se verra doté d'un « service diplomatique » -en clair d'ambassades, les quelque 120 actuels bureaux de l'Union dans les capitales étrangères étant débaptisées et étoffés, leurs agents bénéficiant, (grâce à la personnalité juridique) d'immunités et privilèges diplomatiques. A terme, lorsque ce super-ministère aura pris son allure et son poids, les ministères nationaux seront marginalisés, ce que symbolise déjà la délocalisation du Quai d'Orsay annoncée par M. Kouchner. Quand à la référence à l'OTAN, elle peut disparaître puisque le nouveau texte renvoie explicitement au traité de Maestricht, dont le titre V fixait que « Les Etats veillent à la conformité de leurs politiques nationales avec les positions communes » (art. J-2), et précisait que celles-ci devaient être compatibles avec « les cadres de l'OTAN ». A la politique étrangère commune, il manquait un instrument : le voici.

4- Décisions à la majorité qualifiée. Quel que soit le mode d'adoption (système de Nice ou système appliqué partir de 2014), l'essentiel est que le cercle des questions échappant à l'unanimité s'élargisse considérablement ; outre les affaires communautaires (politique agricole, commerciale, douanière et, surtout, industrielle -dite « de concurrence », où la commission est pleinement compétente), il inclut quarante nouveaux domaines, les uns d'ordre économique (marché intérieur, énergie, recherche, politique sociale « partagée » avec les Etats) et d'autres plus régaliens : coopération judiciaire en matière pénale, porte ouverte au Parquet européen, et coopération policière, amorce d'une « police fédérale » . Désormais, la compétence de l'Union concerne quelque 70 domaines, soit l'essentiel des décisions et de la responsabilité politique -manquent encore la culture, l'éducation… Schéma fédéral classique, d'autant que le compromis de Luxembourg permettant à un Etat d'invoquer ses intérêts vitaux, dont le candidat Sarkozy avait fait grand cas au cours de sa campagne, n'apparaît plus : une décision adoptée à la majorité s'appliquera dans tous les cas, et même un Etat qui n'y est pas favorable devra le mettre en œuvre sous peine de sanctions. Régime de fer, dont plusieurs Etats s'exemptent : la Grande-Bretagne, l'Irlande et le Danemark ; pas la France. 

5-Charte des droits fondamentaux. Elle s'applique désormais de droit (sauf pour la Grande-Bretagne, qui jouit d'une dérogation) ; non reprise in extenso, elle fait cependant l'objet d'une référence dans le texte, ce qui en droit revient au même –d'autant que le droit est ici interprété par la très supranationale Cour de Luxembourg. Ses dispositions justifient les critiques que nous avions développées en 2005 : comment admettre par exemple le droit pour tout citoyen de saisir la Cour européenne des Droits de l'Homme aux fins de condamner un Etat pour non respect de principes très généraux -tel celui de l'égalité, qui inspire déjà la reconnaissance de l'homoparentalité ou du mariage homosexuel, ou celui de la liberté religieuse contre un Etat appliquant une législation laïque –telle la loi sur le voile ? 

Il n'est pas question d'accepter un tel traité ; contrairement à ce que prétend une propagande bien orchestrée, les concessions aux souverainistes n'en sont pas. Certes, ne figurent plus les symboles de l'Union, drapeau, hymne et devise ; mais ils ont déjà été adoptés en Conseil et s'imposent sans qu'il soit besoin de les rappeler. Il en va ainsi de l'ancien art.6 du texte Giscard posant la supériorité de la norme européenne sur la loi nationale : si celle-ci ne figure plus dans le traité proprement dit, il y est cependant renvoyé explicitement dans une déclaration additionnelle, qui elle même rappelle la jurisprudence de la Cour de Justice, ce qui revient au même. D'ores et déjà, outre les juges de Luxembourg, toutes les juridictions nationales admettent la supériorité du droit européen, écartant lois françaises, principes et dispositions constitutionnels chaque fois qu'ils entrent en contradiction avec une norme européenne. De même, c'est une escroquerie intellectuelle de prétendre, comme le fait M. Sarkozy, que le principe de « concurrence libre et non faussée » a disparu du traité, puisque celui-ci renvoie à un protocole additionnel qui le proclame, et le présente même comme un « instrument politique majeur » au service des objectifs du nouveau traité –la gauche semble n'y voir que du feu. Habiletés qui sont autant d'escroqueries morales, la pire étant de nommer  traité simplifié un texte qui crée juridiquement un Etat et lui attribue de nombreuses compétences: il s'agit bien d'une Constitution, moins ronflante que le texte Giscard et d'autant plus habile.

Il y a deux ans, les supranationaux étaient décontenancés par le double non français et hollandais ; nous savions qu'ils chercheraient une parade. Elle fut simple et terrible : le problème venant de la France, c'est elle et ses Français qu'il fallait circonvenir ; pour les oligarchies européennes, il aura suffit d'attendre l'élection présidentielle et de trouver un homme assez rusé pour s'imposer, avec leur aide, et capable, une fois doté d'une fraîche légitimité d'annihiler en leur nom le non des Français : la supercherie a parfaitement fonctionné. Restait à faire quelques concessions aux récalcitrants : un plus long délai pour la consultation des parlements nationaux, à la demande des Pays-Bas (et de partis danois) ; la prolongation pendant dix ans d'un système de pondération des voix qui avantage beaucoup une Pologne qui, elle, s'est bien battue –essuyant des quolibets innombrables : on moqua une phrase de son Président rappelant que, sans l'agression allemande de 1939, la Pologne aurait aujourd'hui quelque vingt millions d'habitants supplémentaires : un pays qui en détruit un autre peut-il, soixante ans plus tard, arguer de sa faiblesse pour le faire taire ? Il est vrai que l'habitude est désormais installée de tourner dérision tout pays qui prétendra affirmer ses droits et ses principes. 

Il y a quelque chose d'insupportable dans l'actuelle fanfaronnade de M. Sarkozy assurant que « en un mois et demi, il s'est passé plus de choses qu'en deux ans », ce qui est vrai : il s'est passé ceci que la France a été trahie par un ensorceleur qu'elle a pour son malheur placé à sa tête et qui peut désormais parler en son nom. Ceux qui, en votant pour M. Sarkozy ont permis cette supercherie portent une lourde responsabilité devant notre histoire. 

J'appelle solennellement les Français qui ont dit Non à déjouer les propagandes –d'abord pour eux-mêmes ; je les appelle à étudier de près les informations qui filtreront de la prochaine Conférence intergouvernementale et le texte définitif signé en octobre; je les appelle à se mobiliser pour exiger que sa ratification soit soumise à référendum ; je les appelle à exiger pour la France un statut à tout le moins comparable à celui de la Grande-Bretagne, et des protections pour les droits, les principes et les intérêts de la France et des Français – et d'abord le respect de la démocratie, c'est à dire de la souveraineté populaire, dont on ne voit que trop qu'elle disparaît avec la souveraineté nationale ; je les appelle à agir sur les partis ou les solidarités diverses qui peuvent permettre de faire barrage lors du Congrès qui devra modifier une nouvelle fois notre Constitution ; je les appelle à manifester les troisièmes vendredis de chaque mois, à compter du 19 octobre, quelles que soient leurs opinions ou leur inclinations, pourvu qu'ils soient attachés à la survie de la France comme Nation libre parmi les Nations du monde.


par le Citoyen Thimèle publié dans : Démocratie et Souveraineté Nationale
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mercredi 27 juin 2007

Evénement historique. La crise aux Echos et La Tribune a provoqué une réunion extraordinaire du Forum permanent de la Société des journalistes. Les journalistes de 27 médias demandent à rencontrer au plus vite Nicolas Sarkozy et l'interpellent sur l'indépendance des médias.



Une « annus horribilis », c'est ce que dénonce François Malye, journaliste au Point et membre du Forum permanent des Sociétés de journalistes. La crise provoquée par la tentative de rachat des Echos par Bernard Arnault, déjà propriétaire de La Tribune, a mis le feu aux poudres. Pour la première fois, les journalistes de vingt-sept titres de presse écrite et de stations de radios tirent la sonnette d'alarme et se proposent d'agir ensemble. Lors d'une conférence au Press club, ils ont interpellé directement le président de la République sur les atteintes à l'indépendance de l'information.

« Ca a été un année terrible pour les journalistes », a expliqué François Malye, citant à l'appui le licenciement d'Alain Genestar de Paris-Match pour crime de lèse-Cécilia Sarkozy, l'article censuré au Journal du dimanche mentionnant le fait que la même Cécilia n'ait pas voté au second tour, ou encore la tentative de perquisition au Canard enchaîné. Contre cette « accumulation insupportable », les journalistes demandent à rencontrer « le plus rapidement possible » le président de la République pour inscrire dans les textes de loi des propositions destinées à garantir l'indépendance des médias. Au menu : la reconnaissance juridique des sociétés de journalistes, contre-pouvoirs internes des rédactions souvent consultatifs, et le droit de veto sur la nomination d'un directeur de la rédaction. « Si Nicolas Sarkozy ne répond pas, ce silence sera déjà une réponse », explique une journaliste des Echos.

La proposition de rachat des deux plus grands titres de presse économique par Bernard Arnault, et les menaces que cela fait peser sur l'information dans ce domaine, a joué le rôle de déclencheur. Très remontés, alors qu'on assiste, parallèlement, à la suppression d'émissions de critique des médias comme « Arrêt sur images », les journalistes mettent en avant leur détermination. « Cela peut paraître normal de nous voir réunis à la même table. Mais ça ne l'est pas. C'est exceptionnel puisque nous sommes tous concurrents », explique François Maily. Or pour la première fois, ces concurrents qui travaillent dans 27 organes de presse différents sont prêts à s'entendre sur un point. L'indépendance des médias doit être garantie. Le Forum des Sociétés de journalistes a fait parvenir un courrier au président. La balle est dans son camp.

par le Citoyen Thimèle publié dans : Liberté de la presse
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mercredi 27 juin 2007
Le refus des parlementaires du Conseil de l'Europe de débattre des dangers du créationnisme dans l'éducation s'est heurté mardi aux critiques de la commission science et éducation qui a demandé son inscription à la session d'octobre.

Les parlementaires avaient refusé lundi d'examiner un rapport dénonçant les dangers de cette doctrine qui réfute la théorie de l'évolution, dans le domaine de l'éducation. Son auteur, le socialiste français Guy Lengagne avait alors quitté l'hémicycle, dénonçant "une manoeuvre de ceux qui veulent lutter contre la théorie de l'évolution".

Ce vote négatif "montre que le créationnisme ne concerne plus uniquement les évangélistes américains ou certains écrivains turcs" avait-il ajouté.

La Comission qui avait très largement approuvé en mai le rapport a estimé mardi que le problème du créationnisme dans l'enseignement "est une question d'actualité politique".

Rappelant que "la liberté de débattre est une valeur fondamentale", elle a souhaité que l'Assemblée parlementaire (APCE) se montre "exemplaire dans cette exigence".

Exprimant son soutien à M. Lengagne, la commission a annoncé qu'un nouveau rapporteur sera désigné prochainement.

L'APCE avait déjà refusé ces dernières années de prendre position sur des résolutions relatives à l'euthanasie et à la scientologie.

Le créationnisme, doctrine fondamentaliste née de la négation de l'évolution des espèces par la sélection naturelle occupe une place grandissante dans l'enseignement de certains pays, les Etats-Unis en particulier.

"L'Europe n'est plus à l'abri de ce faux message qui émane le plus souvent d'extrémistes religieux proches de mouvements politiques d'extrême-droite" indiquait le rapport de M. Lengagne.

AFP

par le Citoyen Thimèle publié dans : Laïcité, Religions et Intégrismes
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mardi 26 juin 2007

"L’association "Vive la République" (...) a pour but d’agir pour restaurer dans la vie publique française les valeurs et principes de la République, de démocratie et d’égalité et de progrès social, de laïcité. Elle veut œuvrer pour le redressement de la puissance publique, pour la promotion des atouts industriels de la France, et pour le maintien de son indépendance et de sa souveraineté au sein d’une Europe réorientée dans l’intérêt des nations qui la composent en rupture avec les traités de Maastricht, d’Amsterdam, de Nice, et de l’Atlantique Nord."

Vive la République (VLR), créée à partir de la motion L'Autre Chemin pour la France et l'Europe qui avait obtenu 14,3% au congrès fondateur du Mouvement Républicain et Citoyen en 2003, rassemble des adhérents issus de familles politiques diverses, de droite comme de gauche.


Président : François Morvan
Date de création : 22 mars 2003

Contact : vivelarep@wanadoo.fr