Ils ont dit...


"Le patriotisme c'est l'amour des siens, le nationalisme c'est la haine  des autres." Romain Gary

"La République n'est pas enfermée dans un texte sacré déposé dans le saint des saints ou au pavillon de Breteuil. Elle est vivante. Elle est mouvement. Elle est devenir. Elle est le miroir des hommes agissants."
Patrick Kessel


"La République est une idée, la République est un principe, la République est un droit. La République est l'incarnation même du progrès." Victor Hugo
 
"Je n'ai jamais cru qu'aimer sa patrie empêchât d'aimer ses enfants. Je n'aperçois point davantage que l'internationalisme de l'esprit ou de la classe soit irréconciliable avec le culte de la patrie. Ou plutôt, je sens bien, en interrogeant ma propre conscience, que cette antinomie n'existe pas. C'est un pauvre coeur que celui auquel il est interdit de renfermer plus d'une tendresse." Marc Bloch

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Mardi 1 août 2006

 

Le centre de Mexico était pratiquement paralysé lundi par des milliers de militants de gauche, qui bloquaient les principales artères de la mégapole de 22 millions d'habitants pour dénoncer la fraude électorale qui s'est déroulé lors de la présidentielle du 2 juillet. L'avenue Reforma, colonne vertébrale de la circulation automobile à Mexico, a été transformée en rue piétonne sur huit kilomètres. Devant le bâtiment moderne de la Bourse de Mexico, les passants zigzaguent entre les tentes dressées par les manifestants et les banderoles disant "non à la fraude électorale" et réclamant un nouveau décompte "bulletin par bulletin".


Le candidat de la gauche, Andrés Manuel Lopez Obrador, a averti dimanche devant des centaines de milliers de ses partisans que les 47 "campements" dressés à travers la ville ne seraient pas levés tant que le Tribunal électoral n'aura pas ordonné un nouveau décompte des bulletins de vote.


Un portrait du conservateur Felipe Calderon, donné vainqueur du scrutin par l'Institut fédéral électoral (IFE), est barré d'un "no pasaras (tu ne passera pas)".


Jesus Mendoza, un chauffeur de taxi de 38 ans, supporte sans se plaindre la gêne occasionnée. Sympathisant du Parti de la révolution démocratique (PRD) de M. Lopez Obrador, il craint que le gouvernement n'envoie les forces de l'ordre pour dégager la voie publique. "Ca va se terminer par des affrontements", prédit-il.


Le maire de Mexico, membre du PRD, a d'ores et déjà assuré que la police de la capitale ne délogerait pas les manifestants.


Les télévisions mexicaines passent en boucle les images des embouteillages monstres provoqués par le mouvement de "résistance civile pacifique". Les blocages du centre se répercutent jusque sur les deux anneaux périphériques et d'autres artères. M. Lopez Obrador a passé la nuit de dimanche à lundi sous une tente jaune (la couleur de son parti) sur la place du Zocalo, au centre-ville, entouré de son équipe de campagne.


Devant la cathédrale, 31 campements représentant les 31 Etats de la fédération mexicaine ont été installés. Dans l'avenue Juarez, les tentes où des manifestants dorment sur des couvertures pliées contrastent avec le luxe de l'hôtel Sheraton.


Des militants du Parti du travail, allié du PRD, se relaient pour bloquer l'accès à Reforma. Ils ont garé un autobus en travers de la rue. "On restera le temps qu'il faudra, un jour, deux jours, une semaine, un mois", affirme l'un d'eux, Lauro Martinez. Patricia Rodriguez, une mère de famille de 45 ans, fait remarquer que les blocages gênent surtout l'élite économique du pays et les classes moyennes supérieures qui possèdent une voiture, alors que la majorité des gens pauvres, base électorale de M. Lopez Obrador, "n'en ont pas et prennent le métro ou les transports en commun". "Le trafic est paralysé par les blocages, il y a des embouteillages dans toute la ville", explique Fernando Puga, du service municipal d'aide à la circulation dans Mexico. "Heureusement, ce sont les vacances scolaires, le trafic n'est pas à son maximum, si ça continue jusqu'au 21 août".


Le Parti d'action nationale (PAN) de M. Calderon a condamné les occupations du centre-ville, tandis que la présidence mexicaine estimait que l'économie ne serait pas affectée.


D'après AFP
par le Citoyen Thimèle publié dans : International
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Lundi 31 juillet 2006
par le Citoyen Thimèle publié dans : Vidéothèque
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Dimanche 30 juillet 2006

Dans l'ignoble, dans l'horreur, dans l'abominable, le gouvernement israëlien s'est à nouveau pitoyablement distingué aujourd'hui.

En effet, plus de cinquante personnes, dont de nombreux enfants, ont été tuées dimanche dans un raid israélien sur le village de Cana, au Liban-Sud, considéré par Israël comme un site de tir de roquettes du Hezbollah. Ce bombardement, le plus meurtrier depuis le début de l'offensive, a entraîné l'annulation de la visite de Condoleezza Rice à Beyrouth et déclenché de nombreuses protestations.

La Croix-Rouge libanaise faisait état d'au moins 56 morts, dont au moins 34 enfants, portant à plus de 500 morts au Liban le bilan de l'offensive israélienne lancée le 12 juillet.
Des responsables de la sécurité libanaise parlaient eux de 57 morts, expliquant que le bilan s'était alourdi après la découverte des corps de 18 personnes appartenant à deux familles dans l'une des pièces de l'immeuble frappé, où des dizaines de personnes s'étaient réfugiées.

L'immeuble de trois étages s'est effondré dans une zone résidentielle du village, situé à l'est de Tyr, au cours du raid effectué à 1h du matin (22h GMT). Des personnes âgées et des femmes figurent aussi au nombre des victimes. Aidés par des villageois, les sauveteurs creusaient à la main pour chercher les victimes.

L'armée israélienne a annoncé qu'elle avait visé Cana parce que des missiles ont été tirés à plusieurs reprises depuis cet endroit. "Nous visions des lanceurs qui tiraient des missiles", a affirmé le capitaine Jacob Dallal, un porte-parole de Tsahal. Il a ajouté que Tsahal avait lancé des prospectus sur Cana il y a plusieurs jours, demandant aux civils de quitter le village.
Le Premier ministre israélien Ehoud Olmert a déclaré que le village de Cana avait servi de base au Hezbollah pour tirer des centaines de roquettes sur Israël. "L'armée n'a pas reçu l'ordre de frapper des civils libanais", a-t-il toutefois affirmé, selon un responsable qui participait à la réunion du cabinet dimanche matin.

"Nous regrettons profondément la perte de toute vie de civils et particulièrement quand il s'agit d'enfants innocents. Ce n'est pas le code de conduite de l'armée israélienne", a déclaré à l'Associated Press Gédéon Meir, un haut responsable du ministère des Affaires étrangères. "Mais il faut comprendre que le Hezbollah se sert de sa propre population civile comme boucliers humains".

Condoleezza Rice, qui se trouvait aussi à Jérusalem, s'est dit "profondément attristée par la terrible perte de vies innocentes" au Liban. "Nous faisons de gros efforts pour mettre fin de manière urgente aux hostilités actuelles, mais les visions des parties sur la manière d'y parvenir sont différentes", a-t-elle expliqué. "Nous voulons un cessez-le-feu dès que possible".

A Amman, le roi Abdallah II de Jordanie a accusé Israël d"'agression criminelle" après le drame de Cana, un "crime répugnant", et réitéré son appel en faveur d'un "cessez-le-feu immédiat".

A Castel Gandolfo, depuis sa résidence d'été près de Rome, le pape Benoît XVI a également appelé à un cessez-le-feu "immédiat" au Proche-Orient, jugeant la situation "plus grave et plus tragique que jamais".

"Je pense que les responsables israéliens et certains Américains devraient être jugés pour ce genre de crimes", a déclaré pour sa part à Téhéran Hamid Reza Asefi, porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères.

A Paris, le président français Jacques Chirac a fait savoir que "la France condamne cette action injustifiable qui montre plus que jamais la nécessité de parvenir à un cessez-le-feu immédiat sans lequel d'autres drames ne peuvent que se répéter".

Le long de la frontière, plusieurs zones sous contrôle du Hezbollah ont été pilonnées pendant la nuit par l'armée israélienne, selon des témoins.

Parallèlement, la chaîne de télévision du Hezbollah al-Manar a annoncé que de violents combats avaient éclaté entre des miliciens et des soldats israéliens qui ont "infiltré" une zone proche de Taibeh, à trois ou quatre kilomètres de la frontière. D'après al-Manar, deux soldats israéliens ont été tués.

Selon al-Manar, les affrontements se déroulaient à Kfar Kila, près de la ville de Marjayoun d'où les troupes israéliennes se sont retirées samedi après une semaine de combats.
Al-Manar a aussi annoncé que le Hezbollah avait bombardé des avant-postes israéliens le long de la frontière. La milice aurait tiré au moins 47 roquettes dimanche sur le nord d'Israël, blessant légèrement dix civils. Selon Tsahal, des roquettes Katioucha sont tombées sur Nahariya, Kiryat Shemona et une région proche de Maalot, sans faire de victimes.

http://permanent.nouvelobs.com/


Tuer des innocents, tuer des enfants: c'est vraiment de l'"autodéfense" ça?!

par le Citoyen Thimèle publié dans : International
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Dimanche 30 juillet 2006

Pirater de la musique pourra finalement conduire en prison. Saisi par des députés socialistes, le conseil constitutionnel vient de statuer jeudi soir sur la loi relative au droit d'auteur et aux droits voisins dans la société de l'information (DADVSI) en rejetant la plus grande partie de l'argumentation des requérants.

Il a toutefois fait droit au recours sur trois points substantiels en déclarant contraires à la Constitution : - Le dernier alinéa de l'article 21, qui instituait, dans des conditions imprécises et discriminatoires, une cause d'exonération de la répression prévue par le reste de cet article à l'encontre de l'édition de logiciels manifestement destinés à échanger des oeuvres sans autorisation. - En raison de la définition imprécise de la notion d' " interopérabilité ", les références à cette notion figurant aux articles 22 et 23 de la loi déférée, qui exonéraient de responsabilité pénale le contournement des " mesures techniques de protection " voulues par les auteurs et titulaires de droits voisins, ainsi que l'altération des éléments d'information relatifs à leur régime de protection, lorsque de tels actes étaient " réalisés à des fins d'interopérabilité". - Comme contraire au principe d'égalité devant la loi pénale, l'article 24, qui, dans le cas particulier de l'utilisation d'un logiciel d'échanges " pair à pair ", qualifiait de contraventions des actes de reproduction ou de mise à disposition d'oeuvres protégées qui constitueraient des délits de contrefaçon s'ils étaient commis par tout autre moyen de communication en ligne.

Estimant que l'essentiel des dispositions de sa loi avait été validées par le conseil constitutionnel, le ministre de la culture Renaud Donnedieu de Vabres a toutefois rappelé qu'il souhaitait initialement que les internautes échappent aux peines de prison, regrettant que "la saisine des députés de l'opposition ait eu pour conséquence de rétablir les peines de prison pour les internautes".

"Cette décision fait de la loi DADVSI le texte le plus dur jamais passée dans le monde. Le Ministre de la Culture Renaud Donnedieu de Vabres est à l’origine d’un texte liberticide où les 12 millions d’internautes français risquent 5 ans de prison et 500 000 euros d’amende chaque fois qu’ils téléchargent un fichier sur Internet" commente avec une certaine amertume Aziz Ridouan, président de l’association de défense des audionautes.

Validée par l'assemblée nationale, le sénat et désormais le conseil constitutionnel, plus rien ne s'oppose désormais à la promulgation de la loi DADVSI par le président de la République. Reste à savoir si les sanctions prévues par ce texte s'appliqueront réellement aux internautes.

Neteconomie

par le Citoyen Thimèle publié dans : Libertés, Justice et Droits de l'Homme
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Samedi 29 juillet 2006

Le projet de fusion GDF-Suez est, hélas, un bel exemple de l'étrange vision de la démocratie qui règne chez Chirac et ses irrédutibles partisans. Je ne reviendrais pas sur la non-prise en compte du résultat des élections cantonales, régionales et européennes de 2004, ni sur celui du référendum du 29 mai 2005. Chirac s'en moque bel et bien. Chirac se moque aussi du peuple quand il manifeste: on le sait avec le CPE.

Cette fois le gouvernement, sous la pression de Chirac, veut coûte que coûte, vaille que vaille, imposer la fusion GDF-Suez au Parlement. "Cette fusion est nécessaire" a dit Chirac et elle doit être absolument voté par le Parlement, qui selon lui, doit être aux ordres. Seulement ça coince! La majorité des députés, et surtout ceux de l'UMP, sont contre cette fusion et ça met la Chiraquie dans un sale état, celle là même qui se croit en monarchie absolue! Eh oui chers amis il y a encore la séparation des pouvoirs (bien minime qu'elle peut être), maudite démocratie hein?!

Ainsi, alors que l'opposition a déjà annoncé son intention de déposer en septembre plusieurs dizaines de milliers d'amendements contre le projet de loi sur GDF-Suez, Jean-Louis Debré, Président et cheval de Troie chiraquien à l'Assemblée Nationale, s'inquiète de "la menace de paralysie de l'institution parlementaire", autrement dit que le Parlement exerce son rôle en pleine souveraineté!

Mais que voulez-vous, vous chers démocrates du dimanche, vous ne l'écoutez jamais le Parlement, vous le méprisez, vous le considérez comme une simple chambre d'enrengistrement, comment s'étonner qu'il se rebiffe?! Comment s'étonner qu'il utilise les seules armes qu'il peut utiliser contre vous?!

C'est au Parlement de voter les lois et de soutenir oui ou non la politique du gouvernement, ce n'est pas à l'exécutif de faire la loi! Certes les institutions sont à changer d'urgence, mais les comportements monarchiques aussi!

par le Citoyen Thimèle publié dans : EDITORIAUX
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Samedi 29 juillet 2006


Par Gabriel des Moëres


Dans une intéressante tribune publiée dans Libération, Bernard Morel, économiste à l’université de Provence, et François Taulelle, géographe à l’université de Toulouse-Le Mirail, étrillent la focalisation du gouvernement sur la « compétitivité ». Alpha et omega de toute politique territoriale, la compétitivité « n’est pas de l’aménagement du territoire, puisque le mot est en fait utilisé dans le sens de compétition, de classement pour repérer les plus forts et laisser sur le bord du chemin les plus faibles ». Plus grave encore, le fait de placer ce principe au premier rang des politiques se traduit par la juxtaposition de projets, de contrats sectoriels, de coopérations à géométrie variable qui dessinent peu à peu un échevau dans lequel disparaît toute stratégie globale.

Là encore, l’État et la nation sont les ennemis implicitement désignés puisque, dans cette nouvelle donne, on éteint tout débat sur l’avenir du territoire national et on reformate d’ailleurs les instances qui, naguère, étaient chargées de le nourrir.

Pas question ici de contester le bien-fondé de la recherche d’une plus grande compétitivité : la concurrence européenne, alibi de bien des trahisons, n’en est pas moins réelle et l’attrait économique de nos territoires est un enjeu majeur. L’écueil réside plutôt dans la tendance à considérer la compétitivité comme l’horizon indépassable des politiques territoriales.

« Laisser le territoire national s’organiser à partir de quelques territoires dynamiques, refuser l’inscription des évolutions économiques, sociales, dans un cadre national par la production d’une réflexion prospective, c’est courir un grand risque : celui de creuser encore plus des inégalités. », écrivent Morel et Taulelle. Au-delà, c’est la perception et la réalité de la solidarité nationale qui se trouvent menacés. L’implantation d’une ou deux Sillicon Valley à la française par région ne suffira jamais à réduire l’écart de développement entre les régions ni à apporter de solutions viables aux aspects territoriaux de la fracture sociale.

Héritage raffarinien, le concept creux de « compétitivité », s’il respire le dynamisme, la modernité et l’optimisme, permet de s’affranchir en beauté du cadre clair, stable et égalitaire de l’État et de la loi, pour d’évoluer dans le flou des arrangements contractuels, des coopérations décentralisées, des multipartenariats, des expérimentations. Une manière, par les mots, de passer à côté des vrais enjeux économiques et sociaux d’aujourd’hui et de demain.

Revue Républicaine

par le Citoyen Thimèle publié dans : Economie et Cohésion Sociale
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Vendredi 28 juillet 2006
Le gouvernement espagnol de José Luis Rodríguez Zapatero a en effet présenté aujourd'hui, vendredi 28 juillet, son projet de loi mémorielle sur la réhabilitation des victimes républicaines du franquisme. Un texte symbolique que le Premier ministre, dont un grand-père fut fusillé par les franquistes, avait promis lors de sa campagne électorale de 2004 et sur lequel il a commencé à travailler dès son arrivée au pouvoir. 

Une loi nécessaire, selon le quotidien catalan La Vanguardia. "Parce que les victimes du franquisme ont su pardonner, elles ont su oublier des situations aussi difficiles que l'exil ou la prison. Elles ont même renoncé à prendre leur revanche en 1975, lorsque le régime franquiste est tombé et ce au nom de la réconciliation nationale. Il est donc temps de les honorer, de leur rendre justice."

Nécessaire ou pas, le texte a ouvert une dure polémique au sein de la classe politique espagnole, dans un pays dont 30 % de la population considèrent toujours comme parfaitement justifié le soulèvement du 18 juillet 1936 qui a mené à une guerre civile sanglante, avec plus de 400 000 victimes de part et d'autre, et qui s'est achevée par trente-cinq ans de dictature.

Le quotidien conservateur (ou plutôt néo-franquiste) ABC estime ainsi que cette loi mémorielle est "inutile, voire dangereuse. Avec cette loi, on instaure une mémoire sélective." En clair, on favorise un camp, celui des victimes du franquisme, par rapport à l'autre. Le quotidien rappelle "qu'immédiatement après la mort de Franco, la grande majorité des rues, des places, des avenues du pays qui portaient un nom franquiste ont été débaptisées et que les statues du Caudillo et des héros du régime ont été déboulonnées".

"A l'inverse, on ne compte plus aujourd'hui les lieux publics dédiés aux figures de la Seconde République espagnole. Alors, pourquoi ajouter une loi à ce qui est déjà perçu par beaucoup comme une victoire posthume – même symbolique – de la République vaincue en 1939 ?" ABC

Pourtant, le Premier ministre a finalement exclu de satisfaire l'une des principales revendications des associations de républicains : l'annulation des jugements sommaires prononcés par les tribunaux franquistes contre des dizaines de milliers de républicains espagnols après la victoire nationaliste en 1939.

Pour se justifier, José Luis Rodríguez Zapatero a invoqué la Constitution espagnole, qui interdirait de façon "très claire" une telle mesure. Il a aussi déclaré après plusieurs jours de controverse que la loi ne contiendrait "pas d'éléments polémiques en référence aux symboles de la dictature". Les associations de républicains exigent la suppression des centaines de plaques, statues, écussons et noms de rues associés au franquisme qui subsistent à travers le pays.

Mais selon le quotidien de centre gauche El Pais, "le gouvernement est parvenu à la conclusion qu'il ne pouvait interdire à une mairie de faire porter le nom d'une rue à un militaire putschiste". Il se contentera donc de "recommander" ces suppressions aux autorités locales et régionales. "Elles seront en revanche obligatoire pour les institutions de l'Etat."

Cela suffira-t-il à calmer les alliés des socialistes que sont les communistes d'Izquierda Unida (IU) et le parti indépendantiste catalan ERC ? Ces deux-là ont en effet menacé Zapatero d'une guerre d'amendements si la loi n'annulait pas les procès sommaires du franquisme. Les socialistes espèrent calmer leurs alliés en satisfaisant les revendications économiques et sociales des anciens républicains et en favorisant l'accès aux archives historiques et la localisation et l'exhumation des quelque 30 000 républicains qui reposent toujours dans l'anonymat de fosses communes.

La Vanguardia relève que le problème de ce texte "est qu'une loi s'impose à tous les Espagnols. Or, pour maintenir un certain équilibre, il est certain que cette loi paraîtra trop timide aux yeux des fils des vaincus et diffamatoire aux fils des vainqueurs."

Au final, le texte qui devrait être adopté aujourd'hui se nommera "loi d'extension des droits des personnes affectées par la guerre civile et la dictature" et non plus loi de "mémoire historique", comme prévu initialement. José Luis Rodríguez Zapatero veut en effet faire taire ceux qui l'accusent de "rouvrir inutilement les plaies du passé" et de réécrire l'Histoire de manière partisane.

Le Premier ministre trouve un avocat en la personne d'un magistrat qui s'exprime dans les pages d'El País. "D'abord, la loi en question ne parle pas d'histoire mais de mémoire. Il ne s'agit pas de départager historiquement les uns et les autres ou d'écrire une histoire officielle mais d'honorer la mémoire des vaincus."

Ce qui n'est pas du tout la même chose. "Les blessures des vainqueurs franquistes ont fait l'objet d'un traitement long et délicat. Un traitement qui a duré quarante années. Ces blessures-là ont donc eu tout le temps de cicatriser. En revanche, les blessures des vaincus, elles, ont été recousues à la va-vite entre 1975 et 1978", pendant la période de transition qui a conduit l'Espagne de la dictature à la démocratie. Trente ans après la fin du régime franquiste, il est donc temps que la mémoire des vaincus soit donc au moins traitée sur un pied d'égalité avec celle des vainqueurs.

Anthony Bellanger et Eric Glover pour le Courrier International


L'Espagne va-t-elle enfin entrer sur la voie du post-franquisme ou persister dans ce néo-franquisme déguisé? Telle est la grande question pour l'avenir de ce pays...
par le Citoyen Thimèle publié dans : International
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Jeudi 27 juillet 2006

Trois Palestiniens ont été tués, jeudi 27 juillet, dans la bande de Gaza par l'armée israélienne intervenue dans le territoire il y a un mois pour faire cesser les tirs de roquettes contre le sud d'Israël et retrouver un caporal séquestré par des activistes palestiniens.

Depuis l'enlèvement du caporal Gilad Shalit, le 25 juin, au moins 148 Palestiniens, dont de nombreux civils, ont été tués, dont 24 durant la seule journée de mercredi, mais les tirs de roquettes n'ont pas cessé et l'otage n'a pas été retrouvé.

Une femme de 75 ans mortellement touchée par un obus israélien figure parmi les trois nouvelles victimes recensées jeudi en milieu de journée, les deux autres étant, selon des sources médicales palestiniennes, de jeunes gens tués lors d'un raid aérien. Tsahal a déclaré vérifier ces informations.


Par ailleurs, une quarantaine de jeeps israéliennes et des membres de forces spéciales sont entrés jeudi dans Jénine, en Cisjordanie, où des échanges de tirs ont eu lieu. Selon des sources sécuritaires palestiniennes, les forces israéliennes ont pénétré dans le camp de réfugiés dans l'est de la ville et ont encerclé plusieurs maisons à la recherche de suspects. L'armée israélienne a confirmé qu'une "opération d'arrestation est en cours", sans donner plus de détails.

par le Citoyen Thimèle publié dans : International
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Jeudi 27 juillet 2006

Qu'est ce que l'AGCS?

AGCS veut dire Accord Général sur le Commerce des Services.

L"AGCS est un accord cadre signé en 1994, actuellement en cours de renégociation dans les couloirs de l'OMC: C'est un accord visant à la libéralisation des Services planétaires. Ces services sont entre autres, l'eau, l'éducation, la santé, le tourisme, l'énergie, le transport...

Bien sûr, vous vous dites que de nombreuses choses citées ici sont déjà libéralisées, mais l'ampleur est tout autre. Voici volontiers quelques exemples que nous vous encourageons fortement à diffuser:

- A la vue du document de l'OMC S/C/W/50 35,42,47, Salaire Minimum et Sécurité Sociale sont traités par les négociateurs comme des "obstacles techniques au commerce".

- Selon le mode 4 de l'AGCS, document S/C/W/50 26,60 - S/C/W/46 p9 - S/C/W/29,note des Etats-Unis, 12.00, l'OMC prône le recours à une main d'oeuvre étrangère à faible coût, personnel embauché avec des CDD, sur la base légale et salariale du pays d'origine"

- Les Etats-Unis demandent l'application du principe de "Neutralité technologique", lequel interdirait à un pays de préférer une source d'énergie à une autre (solaire ou éolien plutôt que nucléaire par ex.).

- Selon les articles 6.4 et 23.3, n'importe quelle loi ou mesure d'un pays peut être contestée voire sa suppression demandée si elle "compromet" les "avantages" que des entreprises étrangères pouvaient raisonnablement "s'attendre" à tirer de l'Accord.

 

Quels sont les dangers de l'AGCS?

Le traité s'applique à toutes les mesures qui affectent le commerce des services, que ces mesures soient prises par les autorités gouvernementales centrales, régionales, locales ou non-gouvernementales dans l'exercice de délégations.
Selon l'AGCS, les subventions sont reconnues comme des obstacles éventuels au commerce des services et les Etats qui prennent des engagements dans un secteur de service doivent signaler toute subvention accordée dans ce secteur comme limitation au principe du traitement national .


Pour parler clair, cela signifie que toute autorité locale ou nationale aura un champ de manoeuvre très limité.
Que pensez-vous d'un monde où votre mairie ne pourra pas s'opposer à une station d'épuration privée sur son territoire communal, ne pourra plus subventionner les services de restauration scolaire sans qu'une firme ne lui demande compensation pour concurrence déloyale?
Que pensez-vous d'un monde où on ose remettre en question l'intérêt national de nos forêts et de nos parcs naturels dans un traité?
Comment un état pourra penser sur le long terme sa politique d'énergie alors qu'un traité lui impose une libéralisation à outrance dans ce secteur?


L'AGCS est la remise en cause de notre souveraineté car cet accord casse les principes de démocratie à tous les niveaux: local, régional et national.


 


Un logo pour protester


Ce logo (libre de droit) permet de montrer son opposition, c'est l'expression graphique de votre désaccord. A vous de l'afficher sur votre porte, votre vélo, votre école, votre mairie, dans vos entêtes de lettres, sur vos sites Internet. Faites-en des drapeaux, des tee-shirts... A vous de le faire vivre et de le répandre. A vous d'informer vos amis, vos parents, vos voisins et vos élus. Faites comme de nombreuses villes dans le monde, déclarez-vous zone hors-AGCS et montrez le. Que ceux qui négocient dans une ambiance semi-secrète sachent que le monde qu'ils nous préparent n'est pas celui qu'on veut.


Vous êtes un citoyen? Vous aimez la liberté?
Battons nous!


par le Citoyen Thimèle publié dans : Economie et Cohésion Sociale
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Mercredi 26 juillet 2006

Le conseil des ministres a enfin décidé ce jour la dissolution de la "tribu Ka", groupuscule raciste et antisémite  "noir".  Une procédure de dissolution avait été lancée contre le groupement mis en cause dans des incidents à caractère antisémite le 28 mai rue des Rosiers, au coeur du quartier juif de Paris. Pourtant la dangerosité de ce groupuscule était bien avéré depuis sa création en 2004.

La Tribu Ka est en effet aux "noirs" ce que le parti national-socialiste était aux "blancs". Tous les deux tirent profit d'une situation d'injustice subi par leur "race" pour proner la haine et la revanche sanglante.Le parti nazi voulait rétablir la primauté de la "race aryenne", la Tribu Ka veut elle rétablir celle des "kémites", les "noirs". Et il y a toujours évidemment des boucs émissaires à éliminer absolument: les juifs pour les nazis et le leucoderme (le "blanc") pour la Tribu Ka. Pour la Tribu Ka, le "blanc" doit retrouver les chemins de la soumission et doit payer pour la traite négrière (dont tous les "blancs" encore aujourd'hui sont responsables! CQFD).

Sur le site, fermé depuis, on pouvait lire des choses incroyables et digne de la rhétorique nazi:

« La Tribu Ka est un ordre composés d'hommes et de femmes se décrivant comme 'kémites'. Un ordre, fondé par l'ex porte-parole du défunt Parti Kémite 'Kemi Séba' et dont le seul et unique objectif est de contribuer à remettre le véritable peuple élu (kémite de son vrai nom) à sa vrai place ; celui de guide de l'humanité. »

« Nous revendiquons le fait qu'en tant que kémites (noirs dans la dialectique esclavagiste) chaque morçeau de cette planète nous appartient, car à une époque où le leucoderme marchait encore à quatre pattes dans les cavernes, nous étions déjà les rois et les propriétaires de ce globe. Par conséquent, nous rejetons l'intégration et proclamons notre droit à reprendre toutes nos possessions. »

Et la décision du conseil des ministres, "on marche dessus, on n'en tiendra pas compte", a déclaré aussitôt après la dissolution Kemi Seba, leader de la tribu Ka. Ce n'est d'ailleurs pas une décision nouvelle mais une décision déjà affichée le 6 juillet dernier dans une conférence de presse où il promit également des "réactions sanglantes" si quelqu'un s'en prend à l'un des leurs.  Le petit Hitler "noir" s'était ainsi lancé dans un réquisitoire extrêmement virulent contre le gouvernement et plus généralement contre les "leucodermes", les blancs de peau. Fustigeant la France, "pays des droits de l'homme blanc et des sionistes", le leader annonca son intention de passer à la "vitesse supérieure" : "Désormais si quelqu'un touche à l'un des nôtres, il faudra s'attendre à une réaction sanglante (...) ce que certains appellent la haine, nous l'appelons l'intelligence".

Il y déclara aussi "Sarkozy dit : 'ceux qui n'aiment pas la France, qu'ils la quittent'. Nous, on répond que la France, non seulement on l'aime pas mais on la quittera le jour où elle nous remboursera ce qu'elle nous doit".

Appelant les journalistes présents à dénoncer la "politique raciste" de dirigeants politiques qualifiés de "vassaux sionistes", Kémi Séba menaca: "Si vous reconnaissez les fautes, certains pourront être épargnés".

Mais c'est contre le ministre de l'Intérieur, qualifié de "racaille sioniste", que Kémi Séba aura les propos les plus violents. Interrogé sur l'attitude de la Tribu Ka si Jacques Chirac décidait de promulguer le décret de dissolution, Kémi Séba affirma que celle-ci ne "se cachera pas", continuera ses activités et tiendra ses réunions habituelles. "Si ça doit finir en boucherie, ça finira en boucherie", affirma Kémi Séba avant de préciser: "mais il y aura du sang des deux côtés". "L'homme blanc est un détail pour nous", a affirmé Kémi Séba, et s'il se met en travers de sa route, "on le brise. Vous n'avez encore rien vu. Dans les prochains mois, le sang va couler".

En 1936, la dissolution des "Ligues" par le Front Populaire n'avait pas entrainé pour autant leur disparition et les avait même rendu plus incontrolable et plus dangereux pour le pouvoir en place (cf. la Cagoule). On ne peut pas crier victoire parce qu'on a dissout un groupuscule dangereux. Il faudra toujours contrôler le moindre de ses agissements, empêcher le moindre de ses prêches haineux. La Tribu Ka, il faut la détruire complètement.


par le Citoyen Thimèle publié dans : EDITORIAUX
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