Ils ont dit...


"Le patriotisme c'est l'amour des siens, le nationalisme c'est la haine  des autres." Romain Gary

"La République n'est pas enfermée dans un texte sacré déposé dans le saint des saints ou au pavillon de Breteuil. Elle est vivante. Elle est mouvement. Elle est devenir. Elle est le miroir des hommes agissants."
Patrick Kessel


"La République est une idée, la République est un principe, la République est un droit. La République est l'incarnation même du progrès." Victor Hugo
 
"Je n'ai jamais cru qu'aimer sa patrie empêchât d'aimer ses enfants. Je n'aperçois point davantage que l'internationalisme de l'esprit ou de la classe soit irréconciliable avec le culte de la patrie. Ou plutôt, je sens bien, en interrogeant ma propre conscience, que cette antinomie n'existe pas. C'est un pauvre coeur que celui auquel il est interdit de renfermer plus d'une tendresse." Marc Bloch

  Culture et Mémoire Républicaine

Mémoire Nationale

Mouvements Républicains


L'Internet Républicain
undefined
 


Vous aussi...

Syndication

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0

Photothèque

Citoyens !

Bienvenue sur L’Action Républicaine, le Journal du Combat Républicain et National.
N'hésitez pas à laisser vos réactions. La liberté d'expression n'est ici pas un vain mot ! ;-)
Vendredi 31 août 2007
Baillon.jpg
A lire, à faire lire et à commenter l'excellent et pertinent article du canard républicain publié sur Agoravox. (cliquez sur l'image)

L'idée de la grève de la faim pourrait paraître décalé à beaucoup, mais son initiative doit être saluée et étudiée comme elle se doit.

Cette constitution "bis", qui signe l'arrêt de mort de la République et de la France en tant que nation libre, est aussi une trahison à l'égard de la volonté du peuple français exprimée le 29 mai 2005. Elle doit être fermement renvoyée aux oubliettes. Aucune économie d'effort ne doit ainsi être faite. Aux républicains et patriotes de le suivre sur la voie de l'insurrection !

par le Citoyen Thimèle publié dans : Démocratie et Souveraineté Nationale
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Vendredi 31 août 2007


Les quatre principaux points du projet de traité constitutionnel révisé de l'Union européenne et les raisons pour lesquelles l'ensemble des démocrates doivent s'y opposer. Le projet tout entier est une profonde attaque dirigée vers la démocratie et menée par les élites politiques, bureaucratiques et économiques européennes qui le soutiennent. Il ne peut que générer hostilité et amertume parmi les citoyens de toute l'Europe tandis qu'ils découvrent peu à peu les implications du coup d'Etat constitutionnel préparé par ces euro-élites.


707894-865852.jpg


Par Anthony Coughlan,
Professeur en politique sociale au Trinity College de Dublin


1.  L'UNION EUROPÉENNE REVÊTIRAIT LA FORME CONSTITUTIONNELLE D'UN ÉTAT POUR LA PREMIÈRE FOIS ET NOUS NE SERIONS DE VÉRITABLES CITOYENS DE CET ÉTAT EUROPÉEN

Sur le plan politique, le nouveau traité établirait avant tout une Union européenne juridiquement nouvelle sous la forme constitutionnelle d'une fédération européenne supranationale qui ferait de nous de véritables citoyens de cet État, devant obéissance à ses lois et loyauté à son autorité, contrairement à la «citoyenneté» européenne théorique ou honoraire que nous connaissons actuellement. Les symboles d'un État européen - drapeau, hymne et fête nationale – sont à abandonner puisque de toute façon ils existent déjà sans base juridique; toutefois, le véritable État européen dont ils sont les symboles doit être constitutionnellement créé par le nouveau traité. Il sera constitué en dotant l'UE d'une personnalité juridique et en lui donnant sa propre existence juridique pour la première fois, distincte de et supérieure à ses États membres, tout comme les États-Unis se distinguent juridiquement de et sont supérieurs à des États comme la Californie, le Kansas et New York, ou tout comme l'Allemagne fédérale est supérieure à la Bavière, la Saxe etc.

D'un point de vue juridique, il s'agit de l'élément clé d'une constitution européenne, que la Conférence intergouvernementale est désormais prête à rédiger, en intégrant la plupart des éléments du «Traité établissant une Constitution pour l'Europe», bien que le terme «constitution» doive être évité, de peur qu'il n'inquiète les Européens. Étant donné qu'il s'agit, d'un point de vue juridique et politique, de la partie la plus significative de la constitution révisée, tout en étant l'aspect le moins compris – puisque les fondateurs d'un État européen sont prêts à tout pour ne pas attirer l'attention sur cet aspect – elle est expliquée plus en détail ci-dessous.


2.  L'UNION EUROPÉENNE DÉTIENDRAIT DAVANTAGE DE POUVOIRS LÉGISLATIFS

Le projet de traité constitutionnel révisé impliquerait que les États nationaux, les parlements nationaux et les citoyens transfèrent davantage de pouvoirs à l'UE. Le traité confèrerait à la nouvelle Union de nouveaux pouvoirs législatifs dans 50 nouveaux domaines d'intérêt public. Ces domaines comprennent les transports, la santé publique, l'énergie, l'espace, la science et le sport. La Commission non élue détiendrait le monopole de la proposition des lois européennes dans ces nouveaux domaines et ces lois seraient essentiellement élaborées par l'oligarchie, le conseil des législateurs, composé des 27 politiques qui constituent le Conseil des ministres puisqu'ils élaborent des lois pour 450 millions d'Européens et sont inamovibles en tant que groupe. 
 

3.  LES GRANDS ÉTATS SERAIENT PLUS INFLUENTS ET LES PETITS ET MOYENS ÉTATS MOINS INFLUENTS DANS L'ÉLABORATION DES LOIS EUROPÉENNES

En effet, la population serait un élément clé dans l'élaboration des lois européennes et réduirait par conséquent le poids de vote relatif et l'influence des petits et moyens États par rapport aux grands États, l'Allemagne étant le plus grand.
 

4.  LE DROIT À UN COMMISSAIRE EUROPÉEN PERMANENT SERAIT SUPPRIMÉ

Les États membres se verraient refuser le droit d'être représentés de façon permanente à la Commission européenne, institution qui détient le monopole de la proposition des lois européennes, en réduisant le nombre de commissaires à un nombre inférieur à celui des États membres. Cet aspect revêt moins d'importance pour les grands États car ils sont assurés, grâce à leur influence politique et économique, de pouvoir défendre leurs intérêts dans l'élaboration des politiques européennes, même si de temps en temps ils ne sont pas représentés à la Commission. Cette proposition de modification a des implications bien plus graves pour les plus petits États.

Sur le plan politique, le projet de traité constitutionnel révisé de l'Union européenne

(a) donnerait à la nouvelle Union européenne, qu'il établirait juridiquement, la forme constitutionnelle d'un État européen supranational, distinct de et constitutionnellement supérieur à ses 27 États membres, tout comme les États-Unis sont distincts de et constitutionnellement supérieurs à la Californie, à New York, au Kansas etc.;  et
 
(b) il ferait de nous de véritables citoyens de cette Europe nouvellement constituée, devant obéissance à ses lois et loyauté à son autorité qui seraient supérieures à nos constitutions et lois nationales respectives, tout comme la constitution et les lois des États-Unis sont supérieures à la constitution et aux lois de la Californie, de New York etc. La véritable citoyenneté européenne remplacerait donc la «citoyenneté» théorique ou honoraire dont les Européens parlent à présent, car nous ne pouvons être que les citoyens d'un État.

Le nouveau traité incarnerait ce changement

(a) en donnant à la nouvelle UE qu'il établirait sa propre personnalité et existence juridique pour la première fois, ce que tous les États détiennent;

(b) en supprimant la distinction actuelle entre le domaine du droit communautaire européen supranational, dans lequel la Commission détient le monopole des propositions législatives, et les domaines "intergouvernementaux" de politique étrangère, de justice et d'affaires intérieures, dans lesquels les États membres ont jusqu'à présent conservé leur souveraineté. Tous les domaines d'intérêt public relèveraient donc de l'élaboration des lois européennes supranationales, soit réellement ou potentiellement, comme dans tout État unifié; 

(c) en transférant les pouvoirs et les institutions de la Communauté européenne actuelle à la nouvelle Union européenne que le traité constitutionnel révisé établirait;

(d) en faisant de nous de véritables citoyens de ce nouvel État européen, avec les devoirs d'obéissance et de loyauté de citoyens normaux, et tout ce que cela implique.

En constituant cette nouvelle Union européenne pour la première fois, le nouveau traité deviendrait de ce fait la Constitution d'un État européen supranational bien que l'intention soit d'éviter l'emploi du terme «constitution» autant que possible, par crainte d'inquiéter les Européens s'ils venaient à réaliser ce qu'il se passe, surtout s'ils ont une chance de voter lors de référendums. D'où l'intention d'éviter de donner aux citoyens la possibilité de s'exprimer, sauf en Irlande et au Danemark où des référendums sur toute renonciation à la souveraineté de l'État sont requis par la constitution.

À ce jour, l'Union européenne n'est pas dotée d'une personnalité juridique et n'a pas d'existence juridique propre. Seule la Communauté européenne, qui élabore les lois supranationales de la CE, en possède une. Il n'existe donc, à proprement parler, pas de droit «UE» (Union européenne), mais seulement un droit «CE» (Communauté européenne). Le nom «Union européenne», qui résulte du traité de Maastricht sur l'Union européenne de 1992,  est un terme qui décrit les diverses formes de coopération dans les 27 États membres de la CE. Celles-ci couvrent le domaine du droit supranational constitué par la Communauté européenne d'une part, dans lequel la Commission européenne propose toutes les lois,  et d'autre part la coopération dans les domaines «intergouvernementaux», dans lesquels les États membres ont jusqu'à présent conservé leur souveraineté et la Commission européenne n'a pas de rôle législatif.

C'est la raison pour laquelle le Traité de Maastricht de 1992 s'appelle le «Traité  SUR l'Union européenne» plutôt que «DE» l'Union. Le projet de traité constitutionnel révisé que la Conférence intergouvernementale va maintenant rédiger serait le «Traité DE l'Union européenne» car il établirait juridiquement l'Union européenne en tant qu'entité distincte pour la première fois, avec la plupart des caractéristiques d'un État, et ferait de nous de véritables citoyens de cette nouvelle entité étatique.

Donner à la nouvelle Union européenne, que le traité constitutionnel révisé établirait, une personnalité juridique et sa propre existence juridique, lui permettrait non seulement d'avoir ses propres président, ministre des affaires étrangères – peu importe sa dénomination -  et corps diplomatique, de signer des traités interétatiques avec les autres États mais la nouvelle Union s'emparerait aussi de tous les pouvoirs et institutions de la Communauté européenne actuelle – législatif, exécutif et judiciaire. Elle possèderait alors toutes les caractéristiques d'un État bien en place, à l'exception du pouvoir d'imposer des taxes et d'obliger les États membres qui la composent à combattre contre leur volonté. L'objectif des euro‑fédéralistes est de donner à la nouvelle fédération européenne ces deux pouvoirs en temps voulu.

Pourquoi cette curieuse procédure d'avoir un traité (Maastricht) «sur» l'Union européenne et un autre traité (le projet de traité constitutionnel) «de» l'Union?  Le traité de Maastricht sur l'Union européenne nous familiarise avec les termes «Union européenne» et «citoyenneté européenne», sans réellement les établir juridiquement ou leur donner de contenu juridique. Ceux qui soutiennent le projet d'intégration espèrent que les citoyens ne remarqueront pas le caractère radical du changement constitutionnel proposé dans la Constitution révisée et la façon dont l'essence juridique de «l'Union» elle-même et de la «citoyenneté» européenne doit être modifiée sans que les Européens s'en rendent compte. Les mêmes noms et termes familiers seront conservés mais leur contenu juridique sera fondamentalement transformé.

C'est par un tel tour de passe-passe que nous allons devenir les véritables citoyens d'un véritable État européen supérieur à nos États nationaux respectifs. Nous devrons donc répondre aux obligations de véritables citoyens qui sont l'obéissance, la solidarité et la loyauté envers la nouvelle Union européenne qui nous est imposée sans que la plupart des Européens sachent ou réalisent ce qu'il se passe, ceux qui soutiennent le nouveau traité étant particulièrement soucieux de ne pas attirer l'attention sur cet aspect. Et, dans la mesure du possible, les peuples d'Europe ne seront pas consultés lors de référendums, de peur qu'ils ne se rendent compte de la situation et qu'ils s'y opposent.

Ce n'est certainement pas chose facile de tenter de transformer les citoyens des États membres de l'Union européenne en citoyens des «États-Unis d'Europe» distincts de et supérieurs à leurs propres États et constitutions. Tours de passe-passe, subterfuges et intimidation sont la seule façon d'y parvenir. D'où la charade élaborée du traité de Maastricht de 1992 sur l'Union européenne et le nouveau traité de l'Union européenne, ce qu'est effectivement le projet de traité constitutionnel révisé, bien que les spécialistes de la communication entendent lui donner un titre tel que «traité modificatif» afin que les élites européennes puissent le faire ratifier plus facilement.

Schuman, a déclaré en 1950 sur la Communauté du charbon et de l'acier qu'il s'agissait de «la première étape de la fédération européenne». Le projet de traité constitutionnel révisé serait la dernière pierre de l'édifice euro-fédéraliste, en ce sens qu'il donnerait à la nouvelle UE juridiquement constituée la forme constitutionnelle d'une fédération supranationale d'États, à laquelle tous les citoyens devraient obéissance et loyauté. Il s'agirait d'une obéissance et d'une loyauté supérieures à celles que nous devons actuellement à nos États et constitutions nationaux, ces derniers étant juridiquement inférieurs. Cependant, les citoyens européens ne souhaitent aucunement une telle évolution car elle ébranlerait fondamentalement la démocratie nationale et l'indépendance de leurs Etats nations respectifs et les priveraient du droit d'élaborer la plupart des lois auxquelles ils doivent se conformer.

C'est pourquoi le projet tout entier est une profonde attaque dirigée vers la démocratie et menée par les élites politiques, bureaucratiques et économiques européennes qui le soutiennent. Il ne peut que générer hostilité et amertume parmi les citoyens de toute l'Europe tandis qu'ils découvrent peu à peu les implications du coup d'Etat constitutionnel préparé par ces euro-élites. Les démocrates de tous les pays européens, qu'ils soient de gauche ou de droite, doivent s'unir pour s'y opposer et exiger que des référendums nationaux soient organisés.


par le Citoyen Thimèle publié dans : Démocratie et Souveraineté Nationale
ajouter un commentaire commentaires (2)    créer un trackback recommander
Jeudi 30 août 2007

-ymessmerjeune.jpgL'ancien Premier ministre de Georges Pompidou, résistant et académicien, est mort mercredi au Val-de-Grâce, à l'âge de 91 ans. Sa biographie :

Pierre Messmer est né le 20 mars 1916 à Vincennes, son père était industriel.

Après des études secondaires aux lycées Charlemagne et Louis-le-Grand, Bachelier en 1933, il est breveté de l'Ecole nationale de la France d'Outre-mer (1934-1937), docteur en droit (1938) et diplômé de l'Ecole des langues orientales.

Elève administrateur des colonies, EOR à Saint-Cyr, Pierre Messmer effectue son service militaire de 1937 à 1939 au 12e Régiment de tirailleurs sénégalais (12e RTS).

Au moment de la déclaration de guerre, il est maintenu sous les drapeaux, au 12e RTS, comme sous-lieutenant.

Il effectue un stage d'observateur en avion à Tours et est replié dans le Puy de Dôme, à quelques kilomètres de la base d'Aulnat, lorsque, entendant, le 17 juin 1940, le discours du maréchal Pétain à la radio, il décide immédiatement, avec le lieutenant Jean Simon, de tout faire pour continuer le combat.

Tous deux prennent la direction du sud de la France et, au moyen d’une moto puis en auto-stop, arrivent à Marseille, d'où ils parviennent, grâce à la complicité du commandant de marine marchande Vuillemin, à se faire embarquer comme hommes d'équipage à bord d'un cargo italien, le Capo Olmo, qui se prépare à partir en convoi pour l'Afrique du Nord.

Au cours du voyage, le commandant Vuillemin, Pierre Messmer et Jean Simon, avec quelques camarades embarqués clandestinement mais contre l'avis des officiers du bord, déroutent le Capo Olmo vers Gibraltar après avoir convaincu l'équipage.

Le bâtiment rallie ensuite Liverpool, le 17 juillet 1940, apportant à la France libre, outre une trentaine de volontaires, une précieuse cargaison de matières premières et d'avions Glenn Martin en pièces détachées dont la vente permettra de payer les frais de fonctionnement de la France Libre pendant près de trois mois.

Pierre Messmer s'engage alors dans les Forces françaises libres et est affecté, à sa demande, à la 13e Demi-brigade de Légion étrangère (13e DBLE). Chef de section à la 3e compagnie commandée par Jacques de Lamaze, il participe aux opérations de Dakar et du Gabon entre septembre et novembre 1940.

Il se distingue ensuite lors de la campagne d'Erythrée où, sa section étant déjà fortement éprouvée, il s'empare, dans la nuit du 13 au 14 mars 1941, des pentes du Sud du Grand Willy. De nouveau, le 8 avril, à Massaoua, il enlève à la mitraillette et à la grenade, par une habile manoeuvre, deux fortins ennemis puissamment armés, capturant trois officiers et 70 marins.

Deux fois cité, il est décoré de la Croix de la Libération par le général de Gaulle au camp de Qastina en Palestine à l'issue de la campagne d'Erythrée, le 27 mai 1941. Il combat ensuite lors de la douloureuse campagne de Syrie comme commandant de la 3e compagnie.

En septembre 1941, Pierre Messmer est promu capitaine.

Au sein de la 1ère Brigade française libre commandée par le général Koenig, la 13e DBLE participe ensuite à la campagne de Libye et à la défense de Bir-Hakeim. Au cours du siège de Bir-Hakeim, Pierre Messmer qui commande une compagnie du 3e Bataillon de Légion, relève dans des conditions difficiles et au contact de l'ennemi, une autre compagnie particulièrement éprouvée. Il parvient ainsi à maintenir, malgré de furieux assauts ennemis, l'intégrité de la position.

Au cours de la bataille d'El Alamein, dans la nuit du 23 au 24 octobre 1942, il entraîne sa compagnie à l'assaut de la position solidement défendue de Nag-rala, infligeant de lourdes pertes à l'ennemi. Par la suite, son activité suit toutes les campagnes de son unité.

En juillet 1943, après la campagne de Tunisie, Pierre Messmer est envoyé en mission aux Antilles où règne une agitation militaire et civile importante.

De retour en Angleterre en octobre 1943, le capitaine Messmer suit un stage parachutiste dans le but d'être envoyé en France mais finalement, en janvier 1944, il est affecté, à Londres, à l’Etat-major du général Koenig, nommé commandant en chef des Forces françaises en Angleterre et des Forces françaises de l’Intérieur.

Le capitaine Messmer débarque en août 1944 en Normandie ; il dirige vers Paris le convoi de l'Etat-major et entre dans la capitale, dont Koenig a été nommé gouverneur militaire, le 25 août en même temps que la 2e DB.

En janvier 1945, promu commandant, il est envoyé à Calcutta pour y créer une Mission militaire de liaison administrative en qualité de commissaire de la République par intérim.

Parachuté le 25 août 1945 au Tonkin pour y créer une nouvelle mission, il est fait prisonnier par le Viet-Minh. Après deux mois de captivité, il s’évade dans des conditions particulièrement difficiles et rejoint les forces françaises.

Secrétaire général du comité interministériel de l'Indochine en 1946, il est ensuite directeur de cabinet d'Emile Bollaert, haut-commissaire en Indochine.

Il redevient ensuite administrateur en chef de la France d'Outre-mer en 1950, puis gouverneur de Mauritanie (1952) et de Côte d'Ivoire (1954-1956).

Haut-commissaire de la République au Cameroun en 1956-1958, puis Haut-commissaire en AEF puis en AOF en 1958 et 1959, Pierre Messmer est ministre des Armées de 1960 à 1969, ministre d'Etat chargé des DOM-TOM (1971-1972) et Premier ministre de juillet 1972 au mois de mai 1974.

Pierre Messmer est également député UDR puis RPR de Moselle (1968-1988), conseiller régional (1968-1992) et président du Conseil régional de Lorraine, conseiller général de Moselle (mars 1970-mars 1982) et maire de Sarrebourg pendant 18 ans (1971-1989).

Il préside le groupe RPR à l'Assemblée nationale de 1986 à 1988.

Pierre Messmer est par ailleurs membre de l'Académie des sciences d'Outre-mer depuis 1976 et membre, depuis 1988, de l'Académie des sciences morales et politiques avant d'en devenir le secrétaire perpétuel (1995-1998). Il est également Chancelier de l'Institut de France (1998-2005) puis chancelier honoraire.

Par ailleurs président de l'Institut Charles de Gaulle (1992-1995) puis de la Fondation Charles de Gaulle (1995-1998), Pierre Messmer est élu, le 25 mars 1999, à l'Académie française au fauteuil de Maurice Schumann.

En octobre 2001, Pierre Messmer succède au général d'armée Jean Simon à la présidence de la Fondation de la France libre.

Par décret du Président de la République du 6 juin 2006, Pierre Messmer est nommé Chancelier de l'Ordre de la Libération en remplacement du général d'armée Alain de Boissieu décédé.

Pierre Messmer est décédé le 29 août 2007 à l'Hôpital du Val-de-Grâce à Paris.



par le Citoyen Thimèle publié dans : Inclassable
ajouter un commentaire commentaires (4)    créer un trackback recommander
Mardi 28 août 2007

cerveau-2.jpg
Par Natacha Polony


Comme l'a annoncé le gouvernement, la supression des 11 000 postes d'enseignants va entrainer une diminution des horaires pour les collègiens et lycéens. Un vrai scandale.

Comme à chaque rentrée, les syndicats d'enseignants annoncent un automne social mouvementé. Ce qui signifie qu'ils vont protester, au nom de l'offre d'éducation, contre les 11 000 postes d'enseignants non renouvelés après des départs en retraite. Mais ils passeront sous silence ce qui constitue l'essence du choix politique effectué par le ministre de l'Education Nationale, et bien sûr Nicolas Sarkozy, aux commandes sur ce dossier comme sur tous les autres : l'un et l'autre estiment trop lourds les horaires effectués par les élèves, qu'il faudra donc alléger à terme. Et l'un des principaux syndicats de professeurs des écoles, le SE-Unsa (Syndicat des enseignants de l'UNSA), approuve le principe, tout en réclamant des classes dédoublées, c'est-à-dire des postes et des moyens.

Outre que les jeunes seraient donc les seuls, dans la France sarkozienne, à ne pas « travailler plus » et apprendre le goût de l'effort tant vanté par le président, on soupçonne que les motivations sont plus économiques que pédagogiques. Alors que le Haut Conseil de l'Education ose enfin dénoncer le naufrage de la maternelle et du primaire, où est l'intérêt des 40% d'élèves entrant au collège avec des lacunes importantes ? Après des décennies durant lesquelles le contenu et les exigences ont été rabotés, une heure de vide en plus ou en moins peut bien sembler dérisoire. Alliance objective des gestionnaires et des pédagogistes.

Mais dans quelles disciplines retirer les heures en question ? En sport ? Le président vient de décider de privilégier cette matière on ne peut plus fondamentale pour les 15% d'illettrés – la seule où le mot compétition est autorisé. En musique, en dessin ? Les apparatchiks des associations de parents d'élèves exigent toujours plus de cet « éveil à la culture » qu'ils ne pratiquent pas eux-mêmes. Ce sera donc en histoire, en sciences, en mathématiques ou en langue, tant il est vrai que ces domaines ne servent à rien pour former une nation de citoyens libres et ouverts. TF1 se chargera d'occuper les enfants pendant les précieuses heures ainsi dégagées.


par le Citoyen Thimèle publié dans : Education
ajouter un commentaire commentaires (4)    créer un trackback recommander
Lundi 27 août 2007

348338.jpg
Une caricature du "prophète" Mahomet avec un corps de chien a été publié en Suède le 18 août. Les obscurantistes au pouvoir à Téhéran protestent officiellement.

L'Iran a convoqué lundi 27 août un diplomate suédois à Téhéran pour protester contre la publication dans un journal en Suède d'une caricature du prophète Mahomet avec un corps de chien, a indiqué le ministère suédois des Affaires étrangères.
"Gunilla von Bahr, chargée d'Affaires suédoise, a été convoquée au ministère iranien des Affaires étrangères aujourd'hui pour recevoir une protestation du gouvernement iranien", a déclaré à l'AFP une porte-parole du ministère suédois, Anna Björkander.
Les autorités iraniennes ont dit à Gunilla von Bahr que ce dessin était "une offense au prophète Mahomet", a précisé la porte-parole en refusant de donner d'autres détails de la rencontre.
Cette caricature de l'artiste suédois Lars Vilks avait été publiée le 18 août dernier par le journal suédois Nerikes Allehanda à Örebro (centre).

Manifestation

Le journal local l'avait publiée après que plusieurs galeries d'art eurent refusé en Suède de présenter cette série du prophète avec un corps de chien de peur des protestations de la communauté musulmane.
Le journal avait utilisé ce dessin pour accompagner un éditorial sur l'autocensure et la liberté de religion.
"L'éditorial critiquait le fait que les dessins de Vilks avaient été rejetés de peur des réactions qu'ils pourraient provoquer", a déclaré à l'AFP le rédacteur en chef du Nerikes Allehanda, Ulf Johansson.
Samedi dernier, une semaine après la publication, un groupe d'environ 60 musulmans avaient manifesté contre la publication de cette caricature.
Les caricatures de Mahomet, publiées en septembre 2005 dans le plus grand quotidien danois Jyllands-Posten, avaient soulevé en janvier et février 2006 de violentes protestations dans le monde musulman et entraîné un boycottage des produits danois.


D'après AFP
par le Citoyen Thimèle publié dans : International
ajouter un commentaire commentaires (2)    créer un trackback recommander
Dimanche 26 août 2007
vote-sarkozy-copie-1.jpgLe peuple avait pourtant dit non,  on va donc faire voter le Parlement!

Des son élection le président de la république Nicolas Sarkozy a proposé d'élaborer une version « resserrée » du traité constitutionnel européen rejeté par les français le 29 mai 2005, qui sera soumise à un vote des parlementaires.  Faisant fi de ce fait du choix et de la volonté des électeurs.

Depuis que le non l'a emporté lors du référendum du 29 mai, « personne n'a proposé une nouvelle stratégie, un nouveau traité », déclarait il

M. Sarkozy a donc suggéré d’établir à partir du texte initial un texte plus court fondé sur la seule première partie du traité", qui comprenait les éléments purement institutionnels et de la faire ratifier par le parlement.

Le nouveau texte aurait donc « pour seul objet d'organiser le fonctionnement de l'Europe ». "C'est peut être moins ambitieux que le texte constitutionnel initial, mais on ne peut pas rester sans institutions", avait-il argumenté.

Ce texte resserré et consensuel  fera l'objet le moment venu d'une approbation par le Parlement, a-t-il ajouté. Passant de ce fait au dessus de la volonté d’une majorité de français dans laquelle il faut inclure une grosse partie de cocus qui l’ont placé la ou il est.

Le président de la république a par ailleurs jugé  nécessaire de ne plus procéder à de nouveaux élargissements tant que de nouvelles institutions n'ont pas été adoptées sauf pour la Turquie bien évidement ou après avoir promis de tout faire pour que la Turquie n’adhère pas à l’UE.  

L'échec des référendums français et néerlandais a été en partie provoqué par l'hostilité des peuples à une Europe sans frontière" qui ne voulait pas de la Turquie dans L’UE.

Est-ce que celui qui élu avec les voix de la droite pour appeler des personnalités de gauche tient compte de l'avis du peuple qui a dit majoritairement NON le 29 mai 2005 ?  C’est donc cela la rupture ?

Et une fois ce traité « resserré et consensuel » approuvé par le parlement, on repartira donc pour de nouvelles adhésions?

Mais Monsieur Sarkozy n'est pas à une trahison près envers le peuple français, n'est ce pas...
A quoi peuvent bien encore servir des élections dans un pays qui ne respecte pas le choix de son peuple ?

Vu que Mr Sarkozy a su désorganiser une opposition déjà moribonde et que plus personne n’est capable démocratiquement de s’opposer a lui, que reste il pour se faire entendre ?

Nous devons nous attendre à des heures graves et bien chaudes.

Au non de tous les cocus de France je vous remercie Mister président


Par Claude Bodin


par le Citoyen Thimèle publié dans : Démocratie et Souveraineté Nationale
ajouter un commentaire commentaires (2)    créer un trackback recommander
Dimanche 26 août 2007

346272.jpg
Le quotidien Makkal Osai est contraint de cesser de paraître pendant un mois, pour un dessin de Jésus en train de fumer. L'opposition proteste.

L'opposition malaise a vivement dénoncé, samedi 25 août, la décision du gouvernement de Malaisie d'ordonner la fermeture temporaire d'un journal qui avait publié un dessin de Jésus entrain de fumer. Sur le dessin, Jésus tient une cigarette et ce qui ressemble à une cannette de bière.
Le ministère malais de la Sécurité intérieure a suspendu la publication du quotidien Makkal Osai pendant un mois. Le quotidien a pour sa part affirmé que le dessin avait été publié par erreur.

"Injustifiée et arbitraire"

Cette fermeture "va seulement jeter un froid en ce qui concerne la liberté d'expression et ne conduira pas à la création d'un contexte stimulant pour les médias", a regretté Lim Kit Siang, du parti de l'Action démocratique (opposition).
De son côté, le Centre pour un journalisme indépendant considère que la décision du gouvernement est "injustifiée et arbitraire".
En Malaisie, plus de 60% de la population est musulmane. L'islam est d'ailleurs la religion officielle du pays. La constitution malaise garantit la liberté de culte pour les bouddhistes, les hindouistes et les chrétiens, cependant les minorités religieuses se sentent menacés dans leurs droits.


par le Citoyen Thimèle publié dans : Laïcité, Religions et Intégrismes
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
Dimanche 26 août 2007

Vous trouverez ci-dessous un petit annuaire de l'Internet républicain, patriote et laïque... sans aucune prétention d'exhaustivité.

N'hésitez pas à nous faire part de sites à y ajouter. Bonne visite !



-- Sites d'opinions et d'intérêts

-- Forums

-- Blogosphère


--
Sites des mouvements


---> A consulter aussi, le très pratique Portail Républicain de Netvibes !

par le Citoyen Thimèle publié dans : L'Internet Républicain
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Samedi 25 août 2007


Vous trouverez ci-dessous un petit annuaire des mouvements et associations républicaines, patriotes et laïques, de France et d'ailleurs... sans prétention d'exhaustivité.

Les liens mènent aux sites internet desdits mouvements. Sauf les liens suivis d'un "
[+]" qui mènent d'abord à une présentation interne.



* Académie du Gaullisme

* Action pour le Renouveau du Gaullisme et de ses Objectifs Sociaux (ARGOS)

* Alerte Laïcité

* Alternative Gaulliste

* Association Le Chevalier de la Barre

*
Association pour une Constituante [+]

* Aujourd'hui la République

* Cap 21

* Cercle Jeune France

* Cercle Nation et République

* Cercle Républicain

* Cercle Républicain (Belgique)

* C.E.R.I.S.E - République et Socialisme

* Comité Laïcité République

* Comité Valmy [+]

* CPLAID


* Debout la République ! (DLR)

* Egalité Laïcité Europe

* Faire le Jour

* Fondation Res Publica

* France Bonapartiste

* France Radicale

* France Républicaine

* Génération République

* Grand Orient de France

* Initiative Gaulliste

* La Corse dans la République

* La Gauche !

* La Libre Pensée

* La Ligue de l'Enseignement

* La Sociale

*
Le Cercle Aristote [+]

* Les Joyeux Jacobins

* Mars-Gauche Républicaine

* Mouvement Jacobin

* Mouvement Républicain et Citoyen (MRC)

* Observatoire du Communautarisme

* Parti Radical de Gauche (PRG)

* Pour la République Sociale (PRS)

* Rassemblement des Citoyens pour la République (RCR)

* Rassemblement pour l'Indépendance de la France (RIF)

* Rassemblement Wallonie-France (RWF)

* Regards de femmes

* République ! [+]

* Résistance Sociale

* Ruptures

* Union des Familles Laïques (UFA
L)

* Union des Républicains Radicaux (U2R)

*
Union du Peuple Français (UPF) [+]

* Union Gaulliste

* Union Gaulliste pour une France Républicaine (UGFR)

* Union Populaire Républicaine

* Valeurs et Actions Républicaines
[+]

* Vive la République ! [+]

* Voltaire République [+]


par le Citoyen Thimèle publié dans : Mouvements Républicains
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
Vendredi 24 août 2007
VAR.gif
Sur le site que-faire.info, vous pourrez trouver une très intéressante et pertinente contribution de "Valeurs et Actions Républicaines" au projet républicain. Si les propositions sont à compléter, nous partageons l'essentiel du diagnostic.


par le Citoyen Thimèle publié dans : Combat Républicain
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander