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"Le patriotisme c'est l'amour des siens, le nationalisme c'est la haine  des autres." Romain Gary

"La République n'est pas enfermée dans un texte sacré déposé dans le saint des saints ou au pavillon de Breteuil. Elle est vivante. Elle est mouvement. Elle est devenir. Elle est le miroir des hommes agissants."
Patrick Kessel


"La République est une idée, la République est un principe, la République est un droit. La République est l'incarnation même du progrès." Victor Hugo
 
"Je n'ai jamais cru qu'aimer sa patrie empêchât d'aimer ses enfants. Je n'aperçois point davantage que l'internationalisme de l'esprit ou de la classe soit irréconciliable avec le culte de la patrie. Ou plutôt, je sens bien, en interrogeant ma propre conscience, que cette antinomie n'existe pas. C'est un pauvre coeur que celui auquel il est interdit de renfermer plus d'une tendresse." Marc Bloch

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Mercredi 31 octobre 2007
CPS.HLC49.191007174857.photo00.photo.default-333x512.jpgLes chefs d'Etat des 27 pays de l'Union européenne ont approuvé le 19 octobre 2007 un traité européen qualifié de "simplifié" visant à remplacer la défunte Constitution européenne. Ce projet qui doit être ratifié par chacun des pays européens propose la mise en œuvre d'une Europe supranationale.
Le moment est donc venu de reprendre avec énergie et détermination le combat pour la construction d'une autre Europe édifiée autour d'un texte simple et compréhensible afin d’aboutir à un consensus le plus large possible. Cette Europe à laquelle une majorité aspire laisse chaque Nation s’administrer comme bon lui semble autour de valeurs partagées, dans un environnement délimité géographiquement, favorise la mise en commun des compétences et moyens pour organiser l’Europe autour de projets qui ne peuvent être menés à terme que par une entente entre Etats. Enfin, elle met un terme à cette boulimie normative de Bruxelles et organise une politique étrangère réellement indépendante et une défense libérée de la tutelle de l’Otan.
 
Les 15 449 508 Français qui ont mis un terme à l'aventure giscardienne tendant à orienter la construction européenne vers plus de fédéralisme ; à inscrire dans le marbre une vision économique ultralibérale ; à réintégrer les forces armées françaises dans l'OTAN mettant ainsi un terme à un demi-siècle d'indépendance nationale, sont honteusement trahis.
Le sont également les 12 808 270 qui ont accepté de suivre malgré tout le clan du "oui". S'il est permis à chacun d'entre-nous de s'exprimer librement lors d'une consultation, notamment référendaire, il est inconcevable pour l'ensemble des démocrates que le vote majoritaire soit ainsi bafoué.
 
Trahison présidentielle
Le candidat Sarkozy avait annoncé, devant plusieurs millions de téléspectateurs, qu'il entendait prendre en compte le "non" largement gagnant ce 29 mai 2005. Il s'était à plusieurs reprises opposé à l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne en proposant, en lieu et place, une coopération renforcée.
Aujourd'hui, le compromis de Lisbonne voulu par le nouveau Président de la république replace le projet supranational giscardien en orbite. Certes, il ne s'agit plus dans la forme d'un texte établissant une constitution européenne. Le "mini-traité" se veut indolore, incolore, inodore, mais, sous l'aspect technique dont il se pare, il nous ressert le même plat.
Il n'y a pas de mot assez fort pour qualifier cette démarche. Pour le moins, il s'agit d'une trahison présidentielle.
Mais, Nicolas Sarkozy est-il le seul à blâmer dans cette affaire ? Non.
Nombre de parlementaires, de droite, de gauche et d'ailleurs, gérant au mieux leur "petite carrière", n'hésitent pas à tromper, eux aussi, leurs propres électeurs. Ils ont réclamé leurs suffrages hier pour mieux les museler aujourd'hui.
 
De revirements en revirements
En 2005, les gaullistes de conviction ont tous apprécié le positionnement de certaines personnalités politiques et le talent qu'elles ont fait preuve pour remporter cette victoire historique. Chacun peut se remémorer les interventions des Gallo, Chevènement, Pasqua, Dupont-Aignan, Fabius…
Au PS, Le premier secrétaire a déclaré que les socialistes "ne s'opposeront pas" au nouveau traité européen. Même Ségolène Royal, qui avait annoncé, lorsqu'elle était candidate à la Présidence, que le référendum sur cette question était une "obligation démocratique", suit cette ligne.
Laurent Fabius, partisan du non lors du référendum de 2005, avait considéré un temps l'exigence d'un référendum comme un facteur d'unité du PS. "Il faut une position simple : les Français ont rejeté le précédent traité par un référendum, il faut qu'il y ait un référendum sur le nouveau traité" précise-t-il aujourd'hui. Pour autant, est-il définitivement réfractaire à la position uniforme du PS et de Nicolas Sarkozy ? L'eurodéputé Vincent Peillon, favorable au non en 2005, a pris cette fois position sans ambiguïté pour le oui. Jean-Pierre Chevènement hésite encore entre l'intérêt du parti et le respect de son engagement fondamental.
Max Gallo est devenu, l'élection présidentielle étant passée par là, le président du fan club Sarkosiste. "Les élites paraissent aveugles : l'Europe est la dernière utopie, le dernier alibi, la dernière idéologie unissant les socialistes et les libéraux, qui communient – avec des mots différents – devant les mêmes divinités : l'économie et la mondialisation." écrivait-il pourtant dans une tribune intitulée Impasse et impostures le 17 décembre 2004 dans le Figaro.
 
Un nouveau texte ? Non, le même

Aujourd'hui, seulement deux ans après, que reste-t-il de cette épopée ? Presque rien. A ce jour, seul Nicolas Dupont-Aignan, député gaulliste et républicain, porte encore l'étendard de la résistance. Espérons qu'il sera rejoint demain par d'autres.
Car le document présenté à Lisbonne reprend toutes les innovations prévues dans le traité rejeté en 2005. Les experts juridiques l'affirment, les politiques, pour peu qu'ils aient pris soin de l'analyser, le reconnaissent et les chefs d'Etats européen le clament et s'en réjouissent.
"La substance de la Constitution est maintenue. C'est un fait" déclare Angela Merkel, Chancelière d'Allemagne[1] ; "Nous n'avons pas abandonné un seul point essentiel de la Constitution… C'est sans aucun doute bien plus qu'un traité. C'est un projet de caractère fondateur, un traité pour une nouvelle Europe" se réjouit Jose Luis Zapatero, Premier Ministre du Royaume d'Espagne[2] ; "Ainsi l'opinion publique serait-elle conduite à adopter, sans le savoir, les dispositions que l'on n'ose pas lui présenter en direct" admet Valéry Giscard d'Estaing, père du premier texte rejeté[3] ; "Bien entendu, il y aura des transferts de souveraineté. Mais serais-je intelligent d'attirer l'attention du public sur ce fait ?" avoue Jean Claude Juncker, Premier Ministre du GD de Luxembourg.
 
Cartons rouges
Le manque de courage politique est criant. Le 18 juin 2005, j'avais adressé à quelques députés représentant un panel des groupes politiques à l'Assemblée Nationale une lettre dans laquelle je précisais : "Malgré le rejet sans ambiguïté du projet de constitution européenne par le peuple français, mais aussi par celui des Pays-Bas, tous deux pays fondateurs de l’Europe, rejet porteur d’une véritable onde de choc salutaire pour mettre un terme à la politique européenne (Et non à l’Europe !) pratiquée depuis 20 ans, les États-majors des partis politiques promoteurs du « oui », mais également les différents responsables des institutions européennes, tentent de mettre en œuvre certaines mesures contenues dans le projet de traité constitutionnel". Il s'agissait de la proposition d'Hervé de Charrette, membre éminent de l'UMP, de mettre en place certaines mesures du défunt traité en les faisant valider par voie parlementaire. Les réponses des défenseurs du "oui" sont sans ambiguïté : "Le Traité constitutionnel européen a été rejeté le29 mai dernier par les Français mais ce texte contenait certains avancées démocratiques indéniables qu'il serait dommageable de ne pas reprendre pour le bon fonctionnement de l'Union européenne… Toutefois avant de prendre une telle décision, les citoyens européens devraient être consultés." me répond alors André Santini alors UDF, aujourd'hui membre du gouvernement Fillon.
"Il est évident que toutes les forces politiques de ce pays et plus particulièrement les partis qui ont vocation à exercer des responsabilités doivent tirer les conséquences de ce vote" admettait Manuel Valls, toujours PS mais attiré par les sirènes sarkosistes ; "Je pense qu'il ne faut pas contourner la décision des Français. Ce que les Français ont décidé, ils sont seuls à pouvoir, le cas échéant, le changer..." s'avançait François Bayrou, aujourd'hui favorable à la seule voie parlementaire pour la ratification du projet de Lisbonne ; "Les mesures[4] ne me choquent pas mais elles ne peuvent être prises aujourd'hui... même en catimini !" réagissait Noël Mamère pour les Verts. Aujourd'hui il se renie.
 
Les gaullistes authentiques, ceux qui n'hésitent pas à militer pour la France, ceux qui rejettent définitivement la "politicaillerie" qui alimente la plus grande partie de nos élites, seront présents dans le combat qui s'annonce. Et ce n'est pas la précipitation calculatrice de l'Elysée et des partis dominants qui nous arrêtera.
Face au "non" du peuple français, le "oui" bien pâle des parlementaires qui s'apprêtent à trahir, ne représente rien et ne pèsera pas bien lourd lorsque la colère, en guise de réaction, grondera.
 
 
Alain KERHERVE
Gaullisme.fr

________________________________________
[1] The Daily Telegraph, 29 juin 2007
[2] Discours du 27 juin 2007
[3] Le Monde du14 juin 2007 et le Sunday Telegraph du 1er juillet 2007)
[4] Celles proposées alors par Hervé de Charrette
par le Citoyen Thimèle publié dans : Démocratie et Souveraineté Nationale
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Mercredi 31 octobre 2007
article-SGE.TGJ83.270407172245.photo00.photo.default-512x359.jpg« L’abdication d’une démocratie peut prendre deux formes, soit le recours à une dictature interne par la remise de tous les pouvoirs à un homme providentiel, soit la délégation de ces pouvoirs à une autorité extérieure, laquelle, au nom de la technique, exercera en réalité la puissance politique, car au nom d’une saine économie on en vient aisément à dicter une politique monétaire, budgétaire, sociale, finalement « une politique », au sens le plus large du mot, nationale et internationale. » (Pierre Mendès France, Pour une République moderne 1955-1962, Gallimard, p.274)
 
Le 15 décembre 2001, le Conseil européen crée une Convention. Sa mission est de rédiger un Traité instituant une Constitution pour l’Europe. Elle est présidée par Valéry Giscard d’Estaing.
 
Le 28 février 2002, la Convention commence à rédiger le Traité constitutionnel.
 
Le 18 juillet 2003, la Convention a fini ses travaux. Valéry Giscard d’Estaing remet un projet de Traité constitutionnel à la présidence italienne du Conseil européen.
 
Le 29 octobre 2004, le Traité constitutionnel est signé par les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union européenne. En France, l’écrasante majorité des députés et des sénateurs se prononce en faveur du Traité constitutionnel.
 
Le 29 mai 2005, le Traité constitutionnel est rejeté par 55 % du peuple français, consulté par référendum.
 
Le 19 octobre 2007, les chefs d’Etat et de gouvernement adoptent un nouveau texte pour remplacer le Traité constitutionnel. En France, l’écrasante majorité des députés et des sénateurs se prononce en faveur du texte adopté. Sur son site internet, Valéry Giscard d’Estaing écrit : « Le texte adopté reprend l'essentiel des dispositions du Traité constitutionnel. »
 
Or, le texte adopté ne sera pas soumis à référendum ! Le gouvernement s’engage à le faire ratifier très rapidement par le Parlement convoqué en Congrès à Versailles.
 
Nous, simples citoyens français, demandons que le nouveau traité européen soit soumis à référendum. Si le nouveau traité européen était ratifié par le Parlement, il n’aurait aucune légitimité démocratique. Il confirmerait le caractère anti-démocratique de la construction européenne. Il serait considéré comme le résultat d’un grand coup d’Etat : le gouvernement violerait les droits du peuple français.

par le Citoyen Thimèle publié dans : Démocratie et Souveraineté Nationale
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Mardi 30 octobre 2007
bellon.jpgPar André Bellon

Nicolas Sarkozy nous avait promis : « Je tiens compte du vote des français ; il n’y aura qu’un mini traité technique ».
On sait ce que valent ses promesses. Mais là, il s’est surpassé. Le traité n’est pas mini du tout ; il est, à quelques éléments symboliques près, le jumeau du précédent ; certes, ce n’est plus une Constitution et c’est bien même s’il faut rappeler que la question était restée en suspens en 2005 ; certes, certains chapitres ont disparu, mais ils sont évoqués dans les annexes, ce qui leur donne la même force juridique que le corps du texte. Le nouveau traité conserve donc la teneur du texte antérieur tout en le rendant encore plus illisible.
Fier de ce tour de force, Nicolas Sarkozy entend faire ratifier en urgence et par le seul Parlement.
La volonté populaire, clairement exprimée le 29 mai 2005, est considérée comme quantité négligeable, la démocratie est bafouée.
De façon ahurissante, les principaux dirigeants de la soi-disant opposition semblent, pour la majorité d’entre eux, trouver ce choix acceptable et légitime et ne pas vouloir s’y opposer avec fermeté. La « social-démocratie » n’est même plus démocrate.
Il ne saurait être question de transiger avec les principes fondamentaux des droits du peuple. Un vote a eu lieu. Il doit être respecté. Seul un nouveau vote populaire pourrait légitimer un nouveau traité.
Les instances politiques actuelles n’ont aucun droit à s’y substituer. Dans le cas contraire, il s’agirait d’un véritable coup d’État. Si, par malheur pour nos principes politiques, les dirigeants de ce pays persistaient dans leur volonté de passer en force,  il est impératif, dans un souci démocratique qui doit être celui de tout citoyen :

1/ de faire savoir aux parlementaires que leur vote favorable à ce « nouveau » traité les positionnera en adversaires de la volonté populaire et que les citoyens devront en tirer les conséquences lors des prochaines échéances électorales.
2/ de se préparer à dénoncer dans toutes les prochaines élections et sous les formes les plus adaptés tous les élus qui auront soutenu ce coup de force.
3/ de se rassembler pour imposer enfin de nouvelles règles du jeu politique contre des institutions et des pratiques qui ne représentent plus les électeurs et stérilisent tout débat politique sérieux. La nécessité d’une Assemblée constituante destinée à recréer un espace démocratique est, jour après jour, de plus en plus évidente.
par le Citoyen Thimèle publié dans : Démocratie et Souveraineté Nationale
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Mardi 30 octobre 2007
ecologie.jpgL’avenir écologique de la planète dépend directement des choix politiques qui seront effectués : jamais cette évidence n’avait été soulignée nettement par une instance des Nations unies. C’est chose faite : le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) affirme dans un épais rapport, dit « GEO 4 » (www.pnue.org), publié jeudi 25 octobre, que la privatisation généralisée des ressources et des services serait le plus mauvais scénario du point de vue de l’environnement.

C’est la conclusion d’une démarche originale de scénarisation des avenirs possibles en fonction des types de politiques mises en place, menée ces deux dernières années par des groupes internationaux d’experts. Point de départ de ce travail de modélisation : la crise écologique majeure que connaît d’ores et déjà la planète.

En actualisant la description par de nombreuses sources, le rapport du PNUE synthétise le mouvement de dégradation du climat, de la biodiversité, de la santé des sols, des ressources en eau... Il souligne la rétraction des ressources disponibles par habitant : la surface de terre disponible pour chaque humain est ainsi passée de 7,91 hectares en 1900 à 2,02 en 2005.

La rapidité du phénomène est soulignée : l’étendue et la composition des écosystèmes terrestres « sont modifiées par les populations à une vitesse sans précédent ». Les experts insistent sur la notion de seuil : « Les effets cumulés de changements continus dans l’environnement peuvent atteindre des seuils qui se traduisent par des changements brutaux » et irréversibles. Cette idée de « points de basculement » ne s’applique pas seulement au changement climatique, mais aussi aux phénomènes de désertification, de baisse des nappes phréatiques, d’effondrement d’écosystèmes, etc.

POINTS DE BASCULEMENT

La poursuite des trajectoires actuelles conduit inéluctablement à ces points de basculement, indique le PNUE. C’est là que le travail de modélisation intervient. Les experts ont défini quatre scénarios, selon le type de politique suivie. Dans le premier, l’État s’efface au profit du secteur privé, le commerce se développe sans limite, les biens naturels sont privatisés. Le deuxième scénario se base sur une intervention centralisée visant à équilibrer une forte croissance économique par un effort pour en limiter les impacts environnementaux et sociaux.

Une troisième voie serait de privilégier la sécurité pour répondre aux désordres civils et aux menaces extérieures : un effort important y serait alors consacré. Enfin, la quatrième option est celle d’une société faisant le choix de la durabilité par l’environnement et l’équité, dans laquelle les citoyens jouent un rôle actif.

La modélisation permet de mesurer l’influence sur l’environnement de chacun de ces quatre scénarios, à travers la consommation d’énergie, les émissions de polluants, le type d’activité agricole, les prélèvements d’eau et de nombreux autres paramètres.

Le dernier scénario (durabilité) apparaît préférable du point de vue social et écologique, tandis que le premier (privatisation), s’il assure la croissance la plus forte, se traduit aussi par un impact environnemental jugé insupportable, tout en générant les plus grandes inégalités. Dans ce cas, « l’environnement et la société se rapprochent rapidement du point de basculement, voire le dépassent ».

Les scénarios les moins mauvais en termes d’environnement ne sont cependant pas exempts de défauts : le deuxième, qui privilégie une intervention politique forte, peut générer de la bureaucratie, le quatrième, qui met l’accent sur la durabilité, exige de consacrer beaucoup de temps à la coopération entre acteurs. Et ils ne garantissent pas un avenir sans souci : dans tous les cas, « le changement climatique et la perte de biodiversité resteront des défis significatifs ».

Hervé Kempf, Le Monde
par le Citoyen Thimèle publié dans : Santé et Environnement
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Dimanche 28 octobre 2007
image0.jpgDoucement mais sûrement, les cadors oui-ouistes du Parti Socialiste sont prêts, main dans la main avec Sarkozy, à prendre leur revanche sur ce peuple français - ignorant forcément - qui avaient votés NON à la Constitution européenne le 29 mai 2005.

Tout est parti de Moscovici qui fut le premier à avoir souhaiter que le groupe parlementaire PS ratifie le fameux traité simplifié, qui n'est rien d'autre qu'une copie maquillée de cette Constitution européenne que le peuple français avait refusé.

D'autres déclarations en ce sens, du lâche "je ne m'opposerai pas" au sincère "je voterai pour", ont ensuite suivis.

Le Conseil National du PS de ce week-end a clairement entériné cette donne : le PS penche sérieusement vers une approbation massive du traité simplifié par voie parlementaire et un refus d'appeler à un référendum. Même Ségolène Royal, qui avait annoncé, lorsqu'elle était candidate à la Présidence, que le référendum sur cette question était une "obligation démocratique", suit cette ligne.

Seules trois figures du PS, Fabius, Peillon, Mélenchon, dont les opinions sur ce traité simplifié divergent pourtant (le premier est indécis, le deuxième pour, le troisième contre), se prononce aujourd'hui pour un nouveau référendum.

François Hollande, qui doit rencontrer très prochainement Nicolas Sarkozy sur la question du traité simplifié, a prévenu qu'il ne lui demanderai pas d'organiser un référendum, pour la simple raison que ce dernier avait fait d'une ratification parlementaire un engagement de campagne !

Argument lâche quand on sait que l'UMP n'a pas la majorité des 3/5e au Parlement nécessaire à cette ratification et que le Parti Socialiste pourrait alors très bien obtenir de Sarkozy un référendum.

Mais le PS ne le fera pas. Le PS aime le peuple quand ça l'arrange. Quand le peuple pense tout autrement que soi, alors on préfère le contourner. Tout le monde sait qu'un référendum condamnerait sans appel ce traité simplifié tout comme en son temps sa copie, la Constitution européenne. Le PS, en bon agent de l'européisme, jouera le jeu de la supercherie. Il dira tout comme Sarkozy que le traité simplifié, ça n'a rien à voir avec la Constitution européenne, et que son adoption express, sans référendum, est une nécessité pour remettre l'Europe - en réalité leur Europe - en marche. Et l'affaire sera bouclée.

Que les choses soient clairs, il n'est pas scandaleux en soi que le Parti Socialiste soit, dans le cadre d'un référendum, pour le traité simplifié. C'est même parfaitement logique par rapport à sa position de 2005. Ce qui est scandaleux, c'est de remettre en selle, dans le dos des français, une Constitution européenne, via cette copie du traité simplifié, qu'ils ont déjà rejetés. Cela est purement et simplement un déni de démocratie. Cela s'appelle une trahison, même une haute trahison.

A ceux qui ne l'auraient pas encore remarqués, l'UMP et le PS démontrent ainsi une fois de plus qu'ils sont les meilleurs ennemis du monde. Ils aiment à s'opposer à longueur d'année mais sur les sujets décisifs, ils savent se retrouver pour mieux tromper le peuple.

L'UMP et le PS sont les deux faces d'une même pièce, celle de l'européisme intégriste.

Vive le peuple cocufié !
par le Citoyen Thimèle publié dans : EDITORIAUX
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Dimanche 28 octobre 2007

breveon12.jpgIl est urgent de se mobiliser devant ce renoncement aux principes fondateurs de notre République.

En adoptant la loi relative à l’immigration, l’intégration, l’asile, le parlement a modifié la loi Informatique et Liberté en autorisant la collecte de «statistiques ethniques » dans le cadre d’« études  sur la mesure de la diversité des origines des personnes, de la discrimination et de l’intégration ».

 

Dès 2008, une grande enquête publique, portant sur les revenus, le niveau d’étude, etc… prévoit de demander à 24 000 personnes de répondre à des questions comme « De quelle origine vous diriez-vous ? », «et de quelle couleur de peau vous diriez-vous ? » et « Avez-vous une religion ? Si oui, laquelle ? » etc..
 
Il est urgent de se mobiliser devant ce renoncement aux principes fondateurs de notre République. Aujourd’hui, un appel est lancé :


Je refuse les « statistiques ethniques »…

Je refuse que quiconque me réclame ma couleur de peau, mon origine ou ma religion… Ni l’Etat, ni mon chef d’entreprise, ni un institut de sondage. Je refuse que l’on puisse faire de même avec mon conjoint, mes enfants ou mes parents… Mon identité ne se réduit pas à des critères d’un autre temps… Celui de la France coloniale ou d’avant août 44.

Je m’oppose à un Etat qui réhabilite une nomenclature raciale en se fondant sur la couleur de peau ou établisse un référentiel ethnico-religieux sur la base d'origines ou d'appartenances confessionnelles réelles ou supposées en totale contradiction avec les libertés et droits fondamentaux de la personne.

Prétendre que l’action en faveur de l’intégration et l’égalité de traitement reposent sur l’établissement de « statistiques ethniques » est une manipulation intellectuelle et politique. On ne combat pas les phénomènes discriminatoires à l’aide de marqueurs identitaires. Les organisations qui se donnent pour objet de lutter contre les discriminations sont d’ailleurs massivement hostiles aux « statistiques ethniques » ! Ne faudrait-il pas commencer par publier les décrets d’application du CV anonyme et ouvrir les 5,2 millions d’emplois non régaliens actuellement fermés aux étrangers non européens ?

La nécessaire connaissance de la réalité des discriminations doit passer par d’autres moyens comme, par exemple, les « testings » qui doivent se pratiquer à grande échelle comme le fait le BIT… Le regard doit d’abord se poser sur les auteurs de discrimination. S’opposer à un délit a toujours nécessité d’étudier l’attitude du délinquant, pas celle des victimes potentielles.

Autoriser de telles les « statistiques ethniques » conduit à renforcer une vision ethnicisante du monde et offre une prétendue caution scientifique aux stéréotypes racistes qui continuent malheureusement de travailler de l’intérieur la société française. Après les tests ADN qui organisent un « tri » parmi les immigrés, la dimension raciale et/ou ethnique ne doit pas servir à diagnostiquer les Français.

Je refuse que l’on m’enferme dans une catégorie ethno-raciale pour finalement, à l’aide de cette dangereuse grille d’interprétation, définir mes droits et juger mes comportements …

Je souhaite que l’on cherche à diagnostiquer réellement les pratiques discriminantes afin de contraindre les auteurs à y mettre un terme sans délai et obtenir des condamnations dissuasives par la voie civile ou pénale.

Au fond, je refuse de renier les principes fondateurs de notre République !



Premières signatures :
-        Eric KESLASSY (Sociologue)
-        Samuel THOMAS (Vice-président de SOS Racisme)
-          Mouloud AOUNIT (président du MRAP)
 -        Jean François AMADIEU (Sociologue)
-    Sarah BENICHOU (Juriste, Universitaire)
-    Pierre BERGE (Fondation Pierre BERGE, Yves Saint Laurent)
 -        Alain BLUM (Démographe, INED)
-         Martine BILLARD (Député les verts de Paris)
 -        Malek BOUTIH (Secrétaire National du PS aux questions de Société)
-          Jean-Yves CAMUS (Politologue)
 -       Roland CASTRO (Urbaniste)
-          Liliane CAPELLE   (Conseil de Paris MRC)
 -        Abdou CHAOUI (Président des Maisons des Potes)
 -        Didier DAENINCKX (Ecrivain)
 -        Harlem DESIR (Député Européen)
-    Jean Philippe DUHAMEL (Avocat à la Cour de Cassation)
-     Caroline FOUREST (Journaliste, Charlie Hebdo )
-    Patrick GONTHIER (Secrétaire Général UNSA Education)
-     France GUERIN-PACE (Statisticienne, INED)
 -        Tiennot GRUMBACH (Avocat honoraire)
 -        Raphael HADDAD (Président de l’UEJF)
-         Alain JAKUBOWICZ  (Avocat)
 -        Adil JAZOULI (Sociologue)
-    Bruno JULLIARD (Président de l’UNEF)
 -        Kamel KATEB (Démographe, Ined)
-        Bariza KHIARI (Sénatrice)
 -        Marie Thérèse LANQUETIN (Juriste, Universitaire)
-    Didier LAPEYRONNIE (Sociologue)
-     Frederic LEOHNARDT (Urbaniste)
 -       Daniel LINDENBERG (Universitaire)
 -        Hervé LE BRAS (Démographe, INED)
 -        Victorin LUREL (Député)
 -       Tristan MENDES France (Ecrivain)
 -        Georges PAU LANGEVIN (député),
-     Tristan ROUQUIER (Président de la FIDL)
-    Serge SLAMA (Juriste, Universitaire)
 -        Dominique SOPO (Président de SOS Racisme)
 -        Ibrahim K SOREL (Président de Banlieue du Monde)
-        Dominique TRICAUD (Avocat membre du conseil de l’Ordre)
-     Fiammetta VENNER (Sociologue, CADIS)

par le Citoyen Thimèle publié dans : Combat Républicain
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Samedi 27 octobre 2007

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Après que Le Canard enchaîné eut révélé dans son édition du 10 octobre 2007 que le ministre de l’Économie, des Finances et de l’Emploi, Christine Lagarde, rédige et fait rédiger en anglais les notes qu’elle échange avec ses collaborateurs, le député de Seine-Saint-Denis Jean-Pierre Brard, l’a apostrophée en anglais lors de la séances de questions de l’Assemblée nationale, mardi 16 octobre.

L’incident a été prestement tourné en dérision par la presse française, qui s’est efforcée de n’y voir qu’un plaisanterie, tandis que la présidence de l’Assemblée nationale a décidé de le retirer du compte-rendu au motif que seul le Français est langue officielle de la République.

En réalité, le fond de la question posée par M. Brard est des plus sérieux : comme nous l’avions révélé dans nos colonnes, Christine Lagarde —proche de Dick Cheney et de Zbigniew Brzezinski— est une ancienne responsable du Center for Strategic & International Studies (CSIS). Elle représente les intérêts industriels états-uniens à l’intérieur même du gouvernement français et fait travailler son cabinet ministériel en anglais pour faciliter la subordination de l’administration française à ces intérêts.

par le Citoyen Thimèle publié dans : Langue française et Francophonie
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Jeudi 25 octobre 2007
siteon0-1.jpgFaire ratifier le nouveau traité européen par les Assemblées, et cela dès le mois de décembre, tel est le projet de Nicolas Sarkozy. Le Président veut aller vite et priver le peuple français du droit élémentaire de décider souverainement de son avenir. Son clan prétend que le vote majoritaire qui l’a élu en mai tient lieu de referendum ! Comme si les électeurs lui avaient donné un blanc-seing sur un texte qui n’était pas, alors, rédigé et donc inconnu ! En fait, les commentateurs politiques doivent reconnaître que le refus de donner la parole au peuple est motivé par la « prudence », c’est-à-dire la crainte d’un nouveau scrutin de rejet. Une fois suffit, considère l’oligarchie qui accapare le pouvoir et qui est hostile à une France libre

La propagande officielle, relayée par les médias, presque tous aux mains de la finance mondialisée, avance un second argument : cette fois, il ne s’agit plus de constitution. L’accord signé à Lisbonne par les dirigeants des 27 Etats de l’Union européenne ne serait plus qu’un ‘mini traité’, ‘simplifié’ par surcroît (le texte compte 256 pages …), qui ne porterait que sur son organisation administrative. Ses symboles, tels le drapeau étoilé et son hymne, ont disparu. Pour rassurer davantage, on prétend mensongèrement que la référence au «marché libre et non faussé » est passée à la trappe. Cette mise en scène vise à désintéresser les citoyens et à semer la confusion : ‘Circulez, il n’y a rien à voir !’.

La vérité est autre. Tous les gouvernements  fédéralistes et tous ceux qui refusent la souveraineté populaire et qui avaient encensé le projet de constitution (Giscard d’Estaing, en tête), se déclarent plus que satisfaits du texte élaboré à Lisbonne. Ils ne cachent pas qu’ils y voient une revanche aux Non français et néerlandais de 2005.  De leur point de vue, ils ont raison. Tous les traités signés depuis Maastricht, ceux d’Amsterdam, de Barcelone, de Lisbonne déjà, demeurent la pierre angulaire de la politique économique et anti-sociale de l’Union européenne . Le « marché libre », « la concurrence » à tout va, la réduction du coût du travail et toute l’idéologie néo-libérale restent le fondement du nouveau traité, véritable constitution européenne en contrebande. Tous les peuples d’Europe en font les frais : la pauvreté, la misère même, gagnent chaque année du terrain. L’accord de Lisbonne permettrait, s’il était appliqué, d’accentuer le processus : par une centralisation accrue (un Président de l’Union qui parlerait au nom de tous), et un système de vote majoritaire au sein des instances qui serait imposé aux nations récalcitrantes.

         Ainsi, le Pouvoir en France, chaque jour plus autoritaire, voudrait priver les citoyens de leur droit imprescriptible de décider de leur avenir. Le Comité Valmy, estime qu’il  est de l’intérêt du peuple de France d’ imposer sa consultation par un nouveau referendum.
          La voie parlementaire dans ce cas précis, c’est le moyen par excellence de museler la voix des Français.
        La majorité automatique acquise, par la manipulation des Français, au parti du Président, tant à l’Assemblée nationale qu’au Sénat, fausse toute représentativité réelle de notre peuple.

Forces républicaines et progressistes, Français  fidèles à la souveraineté populaire et nationale,  unissons nous  pour exiger un referendum !

Appel du Comité Valmy. Paris le 21.10.2007
Signer la pétition
par le Citoyen Thimèle publié dans : Démocratie et Souveraineté Nationale
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Mercredi 24 octobre 2007
20070409.FIG000000313-9866-1.jpgPar François Vignal


Déjà pourfendeur du projet de Constitution européenne rejeté par les français en 2005, l'économiste et professeur d'informatique Etienne Chouard dénonce violemment le nouveau traité de Lisbonne. Une copie conforme du texte précédent, estime-t-il.

Etienne Chouard s'était fait connaître en 2005 grâce à son site internet qui décortiquait et dénonçait la Constitution européenne. Il revient aujourd’hui à la charge contre le nouveau traité européen de Lisbonne. Pour ce professeur d’économie, de droit et d’informatique d’un lycée du sud de la France, il s’agit sur le fond de la même Constitution, pourtant rejetée par les Français et les Hollandais. Et appelle à la combattre. Entretien.

Le nouveau traité européen a été adopté vendredi à Lisbonne. Ce texte ressemble-t-il à la Constitution rejetée en 2005 ?
Ce n’est pas une version édulcorée, c’est la même version et je la combats violemment. On a retiré trois détails sans importance : le drapeau, l’hymne, la référence à la monnaie, le mot Constitution, comme si le fait de retirer l’étiquette retirait le danger. Et puis on nous impose par voie parlementaire ce qu’on vient de refuser par référendum. Pour moi, c’est un viol. Un viol politique, c’est une cause de guerre civile. Et les journalistes qui défendent cela sont subordonnés. Ils ne font pas leur boulot de journaliste.

Pour vous, un nouveau référendum est un minimum ?
Oui, ça me paraît évident, pour cinq raisons. Parce que sur le fond, tout ce qui est dangereux est là:

1/ La confusion des pouvoirs dans les mains de l’exécutif, avec les «procédures législatives spéciales» ou les «actes non législatifs». Le Parlement ne les contrôle pas et ce sont des normes obligatoires qui s’appliquent à tout le monde. C’est incroyable. Et cela peut concerner la concurrence, le marché intérieur, la circulation de capitaux, des choses très importantes, qui sont hors contrôle !

2/ Deuxième point : la dépendance des juges européens vis-à-vis de l’exécutif pour leur carrière. Ils sont nommés pour six ans par les gouvernements, et renouvelables. Dans les démocraties, ça ne se fait pas comme ça. L’indépendance des magistrats est l’un des fondements de la démocratie.

3/ Troisièmement : l’article 104 de Maastricht, c’est-à-dire l’interdiction pour les Etats de créer la monnaie. On est fou d’accepter ça. Les Etats l’ont accepté à Maastricht, c’est toujours là aujourd’hui. Maintenant, ils doivent s’endetter quand ils ont besoin d’argent et payer un intérêt aux banques. Mais on est fou ! C’est contraire à l’intérêt général. La souveraineté politique dépend de la souveraineté monétaire. Si vous l’abandonnez, vous avez tout perdu.

4/ Autre point : la révision de la Constitution. Elle se fait sans les peuples.

5/ Et enfin, dans cette Constitution, aucun organe n’est responsable de ses actes. A part la motion de censure, qui est théorique, parce qu’à la majorité des 2/3, il n’y a pas de mécanisme de responsabilité. Le Conseil des ministres, le Conseil européen, le Parlement ne peuvent être renversés ou dissous par personne. La Banque centrale n’a de compte à rendre à personne. Mais qui est responsable de ses actes là-dedans ?

L’article sur la concurrence libre et non-faussée ne figure plus dans le traité. Mais dans les annexes sur les dispositions pour le marché intérieur, il est toujours dit que la concurrence doit être non-faussée. Pensez-vous que les gouvernements veulent contourner les «non» français et hollandais ?
Ils ne les contournent pas, ils les violent. Ils ont retiré le mot Constitution et la partie III. Mais en réalité, elle est encore en œuvre. C’est le royaume de l’hypocrisie. C’est de la violence.

Pensez-vous que la chancelière allemande Angela Merckel a pris l’ascendant sur Nicolas Sarkozy ?

Non, pour moi, ils sont en collusion parfaite. Ils ont convenu du jeu que Sarkozy allait jouer. Il a dit du mal d’eux, mais il sait très bien qu’il ne peut rien faire. Il n’a qu’une envie, c’est de passer son traité en force, comme les autres dirigeants européens.

La contestation peut-elle monter, notamment par Internet, comme en 2005 ?
Ça dépend des journalistes. En 2005, il a pu y avoir une contestation car il y avait une perspective, un référendum. Mais si les gens qui vous gouvernent ont décidé de vous violer, c’est-à-dire de ne plus vous demander votre avis, de remettre le bâillon à la victime, eh bien elle ne peut plus crier. On ne nous demande plus notre avis, là. Pourquoi les gens se mobiliseraient dans ce cas ? Les visites sur mon site n’ont pas augmenté pour le moment. Mais je compte sur les journalistes pour être les sentinelles du peuple et l’alerter.

par le Citoyen Thimèle publié dans : Démocratie et Souveraineté Nationale
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Lundi 22 octobre 2007
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Debout La République lance une campagne de pétition nationale pour obliger le président de la République à consulter le peuple français par référendum.

Le traité « modificatif » censé réconcilier le oui et le non à la Constitution européenne rejetée en 2005, est une véritable escroquerie : ce nouveau texte n’est en réalité que le recyclage de plus de 90% du précédent traité constitutionnel.

Pire, le président de la République veut le faire approuver dans le dos des Français, par le Parlement ! Ce serait un véritable coup de force contre la démocratie française.

DLR appelle tous les électeurs du non de 2005 et même tous nos concitoyens qui ont voté oui mais qui défendent le respect du suffrage universel, à signer massivement sa pétition nationale pour un nouveau référendum européen.



par le Citoyen Thimèle publié dans : Démocratie et Souveraineté Nationale
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