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"Le patriotisme c'est l'amour des siens, le nationalisme c'est la haine  des autres." Romain Gary

"La République n'est pas enfermée dans un texte sacré déposé dans le saint des saints ou au pavillon de Breteuil. Elle est vivante. Elle est mouvement. Elle est devenir. Elle est le miroir des hommes agissants."
Patrick Kessel


"La République est une idée, la République est un principe, la République est un droit. La République est l'incarnation même du progrès." Victor Hugo
 
"Je n'ai jamais cru qu'aimer sa patrie empêchât d'aimer ses enfants. Je n'aperçois point davantage que l'internationalisme de l'esprit ou de la classe soit irréconciliable avec le culte de la patrie. Ou plutôt, je sens bien, en interrogeant ma propre conscience, que cette antinomie n'existe pas. C'est un pauvre coeur que celui auquel il est interdit de renfermer plus d'une tendresse." Marc Bloch

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Mercredi 28 novembre 2007
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La ratification parlementaire du « traité simplifié » qui n'est autre qu'une Constitution européenne bis, serait un double déni de démocratie :

    * parce qu'on ferait passer nuitamment par la fenêtre ce qui a été rejeté au grand jour par la porte,

    * parce que la Constitution-bis signée à Lisbonne enterrerait définitivement, au nom du peuple français mais contre sa volonté explicite, la République française confirmée par les référendums de 1958 et 1962.

      Face à ce vrai faux « mini traité » qui est une authentique maxi-traîtrise, Jean-Pierre Chevènement, ancien ministre, président d'honneur du Mouvement Républicain et Citoyen, et Nicolas Dupont-Aignan, député de l'Essonne, président de Debout la République organisent un rassemblement national et européen Pour un référendum sur la «Constitution européenne bis» :

      Avec :

    * Marie-Noëlle Lienemann, député européenne (Parti socialiste)

    * Pierre Lefranc, ancien chef du cabinet du Général de Gaulle

    * Etienne Chouard, professeur d'économie gestion

    * Anne-Marie Le Pourhiet, professeur de droit public

    * Jens-Peter Bonde, porte-parole du parti danois "Mouvement de juin", président du groupe Indépendance et démocratie au Parlement européen

      En un jour emblématique pour la défense de la démocratie, Nicolas Dupont-Aignan et Jean-Pierre Chevènement appelleront tous les Français à se mobiliser pour exiger une consultation populaire sur le traité de Lisbonne.

      A partir de 15h, le dimanche 2 décembre 2007, à la Maison de la Chimie
      28 bis rue Saint Dominique, Paris VIIe
      Métro Invalides (lignes 8 et 13) ou RER C.
par le Citoyen Thimèle publié dans : Démocratie et Souveraineté Nationale
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Lundi 26 novembre 2007
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Un traité modificatif doit être adopté en décembre au sommet de Lisbonne afin de remplacer le traité constitutionnel. Le président M. Sarkozy a annoncé son intention de ne pas convoquer de référendum pour le ratifier. Le Parti Socialiste,  a déclaré le 6 novembre qu'il approuverait le traité de Lisbonne quel que soit son mode de ratification.

Il faut se mobiliser pour empêcher une ratification par le parlement, mais le rapport des forces politiques au Parlement est défavorable et a été aggravé par la décision du PS de renier ses engagements de campagne. Pour gagner la bataille des 2/5 au Congrès, il faut envisager une piste complémentaire permettant d'appuyer la pression populaire sur nos représentants. Il n'y pas de contradiction entre ces pétitions et cette action, il s'agit de transformer les pétitions en plainte juridique.

Il existe un recours juridique permettant de bloquer la ratification: une plainte collective devant la Cour Européenne des droits de l'Homme. L'idée est simple, plus nous serons nombreux à nous inscrire dans cette plainte, plus nous serons représentatifs. La plainte collective contre la décision de M. N. Sarkozy de ne pas convoquer de référendum sera déposée, le 13 décembre 2007, auprès de la Cour Européenne des Droits de l'Homme, à Strasbourg, pour violation du droit du peuple à des élections libres tel que garanti par l'article 3, protocole n° 1 de la Convention Européenne de Sauvegarde des Droits de l'Homme. Notre meilleur argument juridique est notre nombre.

Pour porter plainte c'est très facile. Porter plainte ne vous coûtera rien de plus que 1 euro, 1 timbre et 10 minutes de votre temps. D'abord il faut vous inscrire sur le site. Début décembre vous recevrez une procuration pour l'avocat qu'il faudra signer et renvoyer rapidement. Pour le moment nous sommes en discussion avec des avocats pour connaître le montant des honoraires.Pour simplement l'introduction de la plainte le montant ne dépassera pas 5000 euros. Plus nous serons nombreux, plus il nous sera facile de réunir la somme nécessaire. Vous paierez directement l'avocat. Aucune somme ne transitera par le site.

En aucun cas cette action ne peut vous nuire.  Si notre plainte est rejetée, vous n'aurez rien de plus à payer.

La suite des opérations :

1- Jusqu'au 5 décembre: s'inscrire et faire circuler l'information afin de rassembler le maximum de personnes, y compris par des réunions locales, tractages que vous pouvez organiser spontanément grâce au forum. Nous sommes entré en contact avec d'autres européens, qui seraient susceptibles d'entamer une procédure équivalente dans leur pays.

2- Début décembre: trouver un avocat qualifié qui accepte de se charger de cette affaire, négocier les honoraires, préparer le dossier en vue de l'introduction de la requête, et faire un référendum parmi les membres du site pour approuver le choix et les conditionsHeureux

3- A partir du 6 décembre et jusqu'au 10 décembre: collecte des documents nécessaires auprès des inscrits pour donner un mandat de représentation à l'avocat.

4- Le 13 décembre: introduction de la requête auprès de la Cour Européenne des Droits de l'Homme 

par le Citoyen Thimèle publié dans : Démocratie et Souveraineté Nationale
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Dimanche 25 novembre 2007

drapeaumonet.jpgPar Guylain Chevrier

Un colloque était coorganisé autour du thème « l’identité nationale et la citoyenneté républicaine Â» par le Comité Laïcité et République et la LICRA, le samedi 17 novembre dernier à l’Assemblée nationale. La séance du matin, sur l’état des lieux en la matière, fut particulièrement intéressante. Y étaient invités à prendre la parole à la tribune : Alain Finkielkraut, philosophe, Daniel Lefeuvre, historien, Dominique Schnapper, sociologue, Antoine Spire, journaliste, Clémence Boulouque, romancière. La discussion était animée par Marc Riglet, journaliste, membre du Comité Laïcité et République. On retrouvait dans les différences d’approches des intervenants les termes du débat qui recouvrent cette question, avec une opposition assez forte et révélatrice entre Antoine Spire et Alain Finkielkraut.

La diversité des cultures opposée à la nation

Selon Antoine Spire, l’articulation entre identité nationale et immigration doit être vue sous le signe d’un enrichissement de la citoyenneté. Cet enrichissement, par l’apport de l’immigration, serait conditionné par une prise en compte de l’altérité. Le retour à l’idée nationale s’opposerait à l’appel à recevoir l’autre, celui-ci recouvrirait, avec une fermeture de nos frontières, une fermeture de nos consciences.

Dans ce droit fil, il affirmait en regard de l’identité nationale qu’« aucun de nous n’est de souche Â», justifiant ainsi un monde aux frontières ne reposant plus, en quelque sorte, que sur un mythe. Pour ne pas fermer notre héritage à l’autre, il faudrait mettre celui qui vient d’ailleurs sur le même plan de l’échange que celui qui l’accueille, dont il découle selon lui un double mouvement de métissage culturel entre ce qui est reçu et ce qui est donné.

Il devait mettre en garde contre le risque, perçu par lui, d’une hiérarchie des cultures inacceptable. Une mise en garde induisant par là-même l’idée de toutes les mettre sur le même plan, chaque immigré, sous cette logique, étant censé apporter sa différence pour enrichir notre citoyenneté sous le signe de la diversité des cultures. L’idée de nation elle-même apparaissait alors comme bien inconsistante dans ce bilan d’Antoine Spire, pavé de bonnes intentions à l’adresse d’une France solidaire des migrants de tous les peuples, largement sous l’influence du relativisme culturel.

A ne pas définir plus avant le contenu des choses, de ce qu’il y a à recevoir ou à donner, en en restant à un humanisme d’intention, on pouvait s’interroger de savoir si c’était bien la meilleure des façons de défendre une France républicaine avec ses acquis ne serait-ce que pour les porter au bénéfice de ceux qu’elle accueille.

Le relativisme culturel, un péril pour la citoyenneté et la nation

Alain Finkielkraut revenait sur l’importance de la nation, à travers cette citation de bon sens du philosophe : « Un peuple qui oublie son passé se condamne à le revivre Â». Il y a donc nécessité d’une mémoire commune et d’une langue commune pour la communiquer, la faire vivre, la faire fructifier.

Il insistait ensuite sur l’importance de la langue qui fait unité et sans laquelle il n’y a pas de peuple. Etre citoyen c’est parler français, car le devenir c’est acquérir certaines libertés dont celle de la langue commune qui en permet l’exercice. La langue est alors l’interface de la citoyenneté dans le rapport entre nation et immigré.

S’il y a tout un feuilleté en France d’origines diverses qui marque l’histoire de sa population, nous ne sommes pas dans un pays construit uniquement sur une immigration comme les Etats-Unis, devait-il souligner. L’histoire de la France est ancienne, il la voit comme l’héritage d’une continuité bien réelle, avec ses Français de souche, sans qu’elle ne s’y résume pour autant, mais le nier, c’est nier le temps lui-même qui fait racine.

Il témoigne du fait que, dans l’émission « Ce soir ou jamais Â», une représentante des « Indigènes de la république Â» ait appelé les Français de souche, les « souchiens Â», choqué que personne n’ait alors réagi, comme pour souligner le danger de l’assimilation de l’idée de nation au racisme sous prétexte de défense des cultures. Pour lui, la nation n’est pas une salle des pas perdus, ni une zone internationale d’aéroport.

L’individu est historique parce qu’il s’inscrit dans un processus, parce que, pour que les hommes puissent vivre il leur faut un monde. La France a su dépasser, de son point de vue, ses chauvinismes et c’est ce qui fait d’elle une référence en matière de citoyenneté, de conscience nationale.

La langue qui s’ouvre à tous les métissages se vide de son contenu selon lui. Lorsque par exemple, le langage des cités est promu comme une langue, cherchant ainsi à donner de la reconnaissance aux jeunes qui y vivent par ce biais. Une façon de les empêcher de prendre conscience de l’importance de l’appropriation de la langue française comme vecteur de la citoyenneté.

La nation donne son contenu à la formule, on ne pense pas par soi-même de soi-même. Tout n’est pas que mouvement de l’un vers l’autre, car il faut des repères communs à travers lesquels se définit la nation, valeurs et langue. Le relativisme culturel qui contient l’idée que seule la diversité compte, pourrait de ce point de vue conduire à accepter des cultures anti-humanistes, avec à la clé des solidarités infranationales recréant une société d’ordres. Ainsi, au nom de la démocratie on peut étouffer les lumières derrière la promotion d’une diversité culturelle.

Il n’y a de citoyenneté que dans une conscience de la nation

La conscience de la nation passe par l’intériorisation d’un héritage, selon Daniel Lefeuvre. On ne peut être citoyens de la République sans partager ses valeurs, sans la reconnaissance et la pratique d’une identité, d’institutions communes, qui se sont affermies au cours des siècles. Il est question de la mémoire nationale comme sens de ce qui a été acquis.

Il considère la Révolution française comme un moment essentiel dans ce mouvement de construction de l’identité nationale, autour de ce qui se joue à travers le passage du privilège de la naissance à l’égalité, c’est-à-dire, la souveraineté du peuple. L’identité nationale a alors à voir avec une unité de la France et une conscience républicaine nouvelles. Des aspects de l’identité nationale qui doivent être défendus et enseignés.

Plusieurs intervenants soulignaient que la République n’ose plus enseigner ses propres principes, sa culture, son héritage, sous les intimidations du relativisme culturel. Le mot assimilation correspondant au langage de la IIIe République coloniale, il est immédiatement perçu comme un néo-colonialisme.

On voit ici combien les mots peuvent être chargés d’émotion derrière les relectures idéologiques de l’histoire. On tente par contamination à identifier république d’aujourd’hui et crime coloniaux, assimilation du temps des colonies avec intégration, acculturation avec renoncement à son origine.

Un état des lieux inachevé et prometteur

Alain Finkielkraut porte ses espoirs dans une république européenne qui semble bien improbable. D’ailleurs, le rapport de la nation avec une construction européenne qui porte la région comme première entité territoriale de référence au détriment de la nation, changeant en profondeur le rapport entre espace politique, mémoire, culture, aurait pu être un sujet important dans l’actualité de ce débat. Ceci, d’autant que le Parlement est pressenti pour adopter en décembre le fameux mini-traité de Lisbonne qui converge à donner encore plus de pouvoir à l’Union Européenne contre les indépendances nationales et la souveraineté des peuples.

Lorsque l’on défend la portée universelle des valeurs républicaines, comme socle jusqu’à plus ample informé, du meilleur régime possible, on rencontre l’accusation de vouloir procéder à une hiérarchie des cultures, induisant la suspicion de racisme. A un problème mal posé on ne peut obtenir de réponse satisfaisante.

En réalité, s’il y a une hiérarchie dans le domaine de la définition du meilleur régime possible, c’est celle des expériences humaines, et celle de la France comme nation et comme république ne connaît pas d’équivalent dans le monde. Il n’y a donc, dans la défense de ce qui représente un acquis pour l’humanité aucune arrogance ni litige vis-à-vis des autres peuples. Il y a en tout cas, un vrai motif à ne pas laisser se diluer cet apport de l’histoire de France à l’expérience des peuples, un apport à leur histoire commune, et donc à la disposition sinon à l’usage de tous les hommes.

C’est un état des lieux à la fois inachevé et prometteur qui nous a été proposé, mettant en perspective la question du comment faire de l’autre, celui qui vient d’ailleurs avec sa culture, un citoyen d’ici, citoyen de la nation. Faire un Français, selon les termes de ce débat, passe par l’intériorisation d’un passé de la nation qui fait identité jusqu’à la continuité de ses acquis, préalable à la capacité d’écrire ensemble, avec ceux de tous horizons, l’avenir d’une histoire commune. L’identité nationale est bien dans ce sens, on le voit combien, enjeu primordial de la citoyenneté républicaine.

par le Citoyen Thimèle publié dans : Identité et Cohésion Nationale
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Dimanche 25 novembre 2007

logo_corse.jpg Par Marie-Dominique Roustan-Lanfranchi, de l'Association de défense des droits des Corses dans la République.

Avec le procès Colonna, les nationalistes monopolisent les médias, ce qui donne l'impression que le discours indépendantiste domine sur l'île.

Après les dernières visites de Nicolas Sarkozy, et la tenue, dans l'Ile du Conseil des Ministres, la Corse continue de faire la une de l'actualité avec le procès Colonna, et chaque évènement devient une caisse de résonance pour les nationalistes, dont les émissions et journaux télévisées recueillent quasi-exclusivement les propos.

J'en suis révoltée, mais aussi profondément attristée. Car beaucoup, qui ne savent rien de la Corse et de ses habitants, ne s'en font une opinion qu'à travers les déclarations de nationalistes insulaires, et s‘imaginent - bien à tort - que tous les Corses auraient les mêmes points de vue que MM. Talamoni, Siméoni et leurs amis, qui ne représentent qu'un courant minoritaire au sein de la population de l‘île.
Comme beaucoup d'autres insulaires, je ne supporte plus que la véritable image de la Corse soit en permanence déformée ! J'en ai assez de tous les clichés obligeamment relayés :

- Assez que M. Siméoni nous joue le couplet de la Corse hospitalière, où chacun aurait toujours table ouverte pour qui fuit la justice. Serait-il prêt à ouvrir sa porte à des continentaux fuyant la violence des clandestins ? Les plastiquages visant de braves gens dont le seul tort est de ne pas être nés sur l'île, le lâche assassinat de Claude Erignac , du seul fait qu'il était préfet et représentait la République, sont-ils des actes qui pourraient s'accorder avec la notion de l'hospitalité que nous ont enseignée nos aînés ? En Corse y aurait-il désormais deux classes de citoyens : ceux qui, protégés par un label décerné par les nationalistes, auraient droit à tous les égards et le reste de la population ?

- Assez que M. Talamoni s'arroge le droit de parler au nom du « peuple corse » lorsqu'il considère par exemple que la France serait un état étranger. Pourquoi ne se limite-t-il pas à s'exprimer en son nom propre, ou au nom de la mouvance qu'il représente plutôt que d'associer la population de l'île à ces conceptions surréalistes et archaïques qu'elle ne partage pas ? Pourquoi feint-il d'ignorer que les Corses aiment, dans leur grand majorité, autant leur pays que leur île ?

- Assez qu'eux et quelques autres massacrent nos valeurs ancestrales en trouvant une justification à l'assassinat du préfet Erignac. Assez de cette violence et de ces destructions perpétrées « au nom et pour le bien du peuple corse », qui ne veut surtout pas de ce « bonheur » là !

- Assez que l'attitude ambiguë des gouvernements successifs. La complaisance coupable dont ils ont fait preuve à l'égard de certains groupuscules terroristes a permis à cette violence de devenir un moyen d'expression, de pression et de négociation.

- Assez que l'on s'appesantisse davantage sur le sort et les états d'âme des poseurs de bombes que sur les souffrances et le désarroi de leurs victimes.

- Assez que l'on prétende qu'en Corse la majorité serait « silencieuse ». Il y a dans l'île des représentants de partis traditionnels, d'organisations syndicales, d'associations, ou même des simples citoyens, qui ne craindraient pas de s'exprimer, et cela sans langue de bois, pour peu qu'on leur en donne l'occasion.

- Assez que tant de journalistes ne se rendent pas compte qu'en recherchant systématiquement l'info spectacle, ils passent à côté de la vérité et creusent un fossé d'incompréhension (et pour cause ! ils n'ont droit qu'à un seul « son de cloche » !) entre les Français du continent et les Français de Corse.

Les Corses sont des Français comme les autres. Ils n'ont rien de « différent » dans les difficultés qu'ils traversent au quotidien. Ils ne s'estiment pas « particuliers » lorsqu'ils ont pour souci de trouver un emploi et d'assurer l'éducation et l'avenir de leurs enfants. Ils ne pensent pas que leurs aspirations soient « spécifiques » lorsqu'ils demandent enfin à vivre en sécurité, loin des feux déformants des caméras de télévision.

par le Citoyen Thimèle publié dans : Identité et Cohésion Nationale
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Jeudi 22 novembre 2007

Attention, changement de programme !


Il était initialement prévu qu'un grand meeting ait lieu le 2 décembre 2007 salle Olympe de Gouges à Paris à l'initiative du site "non, non et non" et où devait participer une multitude de personnalités qui avaient animé la campagne du Non en 2005.

Il a été remplacé par deux meetings :

L'un se déroulant le 2 décembre à 15h, à l'initiative commune de Jean-Pierre Chevènement et Nicolas Dupont-Aignan, à la Maison de la Chimie (28 bis rue Saint Dominique Paris 7e - Métro INVALIDES lignes 8 et 13, RER C).

L'autre le 27 novembre à 19h30, au gymnase JAPY (Paris XIe), à l'initiative du CNR (Comité National pour un Référendum).
par le Citoyen Thimèle publié dans : Démocratie et Souveraineté Nationale
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Jeudi 22 novembre 2007

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Un nouveau traité –dit traité de Lisbonne- vient d'être approuvé par les dirigeants européens suite au rejet du projet de traité constitutionnel refusé majoritairement par les Français et les Néerlandais lors des référendums de mai et juin 2005.

C'est donc à nouveau le suffrage universel qui doit trancher par référendum.

Sur un sujet qui a tant d'influence sur la vie de chacun et l'avenir de la France, l'organisation d'un nouveau référendum est une exigence démocratique majeure pour notre pays. C'est aussi une nécessité pour la construction européenne qui doit être fondée sur l'adhésion des peuples et la souveraineté populaire.

Le président de la République doit organiser ce référendum. Il y sera contraint s'il n'obtient pas, début 2008, 3/5 des suffrages exprimés des parlementaires pour la modification préalable de la Constitution française, nécessaire à la ratification du nouveau traité européen. Ainsi les députés et les sénateurs ont le pouvoir d'imposer le référendum, en votant contre cette révision de notre Constitution.

Seule une mobilisation sans précédent des citoyens pourra nous permettre de prendre la parole sur ce nouveau traité. C'est pourquoi des personnalités diverses, les signataires de différents appels déjà lancés sur ce sujet, ont décidé de rassembler leurs efforts au sein d'un Comité National pour un Référendum.

Nous appelons en urgence toutes celles et tous ceux qui sont attachés à la démocratie et à une Europe fondée sur l'adhésion des peuples, qu'ils soient pour ou contre ce nouveau traité, à nous rejoindre pour empêcher un déni de démocratie et exiger la tenue d'un référendum.

par le Citoyen Thimèle publié dans : Démocratie et Souveraineté Nationale
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Mercredi 21 novembre 2007

securite-sociale.gif Par Jacques Etchéhéguy, sociologue.

Les mouvements sociaux qui s'organisent sont la preuve qu'il faut lutter contre les archaïsmes sociaux et réactiver pleinement le modèle social français.

Les différents mouvements sociaux qui s'enchaînent depuis la rentrée ne sont, aux yeux de la droite française, que crispations d' « assistés », de « nantis » accrochés à leurs « privilèges », ou, au mieux, la réaction de catégories sociales qui n'ont pas encore compris l'urgence et la nécessité des réformes sociales engagées contre les archaïsmes.
Des esprits un peu plus éclairés observeront, eux, que la plupart de ces mouvements, en apparence dispersés, et qui défendent souvent des avantages catégoriels, convergent, en fait, vers un enjeu de société essentiel : préserver notre « modèle social français » fortement sapé depuis une décennie.
Ce modèle social est la façon dont se manifeste, s'exerce dans la vie quotidienne, notre « pacte social républicain » ; c'est un assemblage singulier de règles autant tacites que contractuelles, un compromis sociétal, qui répartit droits et devoirs, avantages et sacrifices à chacun, selon son rôle économique et son appartenance sociale. Ainsi les très grandes inégalités de revenus constatées au bénéfice de minorités, sont-elles en partie compensées par une protection sociale efficace assurée pour le plus grand nombre, pour faire face aux aléas de la vie et par un accès aisé pour tous à des services publics de qualité.

D'un côté donc des fortunes colossales pour les actionnaires et leurs alliés, les hauts dirigeants d'entreprise, de l'autre un certain bien-être pour la majorité de la population, à travers des revenus différés, des sécurités et une relative qualité de vie. C'est cet équilibre fragile, compromis toujours précaire, fruit de luttes historiques, qui fait que la majorité des Français, parce qu'ils se sentent partie prenante de ce pacte, en acceptent les disciplines et contraintes ; et que notre pays connaît une relative paix sociale et un fonctionnement normal de la démocratie et des Institutions. Ce pacte est donc bien un enjeu politique en ce qu'il touche à la cohésion sociale et qu'il est au cœur de notre « identité nationale »

C'est ce modèle social et à travers lui le pacte sur lequel il repose que, depuis une décennie, les gouvernements successifs vident de leur contenu et de leurs finalités de justice, protection, solidarité, dignité … Ceci pendant que croît de façon insolente et dans des proportions jamais connues dans notre Histoire récente, la richesse des actionnaires. Et laisser croire que « travailler plus pour gagner plus » ou que le modèle social importé des USA pourrait être la clé de voûte d'un nouveau pacte social est illusoire. Ce n'est pas en affaiblissant nos protections sociales et en limitant l'accès et la qualité des services publics que l'on va dynamiser notre économie et mobiliser les forces du pays ; on ne fera jamais qu'élargir la fracture sociale et accroître les divisions.
Croire aujourd'hui que c'est en réduisant les acquis sociaux que notre pays retrouvera sa compétitivité face aux pays émergents est proprement réactionnaire ; c'est nous engager dans une spirale de baisse, une fuite en avant exigeant toujours plus de réduction des coûts sociaux.

L'idée en revanche qu'il faille adapter notre modèle social aux données nouvelles : démographie, mondialisation de l'économie, Europe ; ainsi qu'aux mœurs du temps et à la nécessité de responsabiliser davantage les bénéficiaires, est certainement fondée ; en outre, l'usage de notre modèle actuel a révélé des dérives justement critiquées : lourdeur, protection excessive des statuts au détriment des plus démunis...
Pour mener à bien cette adaptation, il faudra veiller à ce que :
- le débat s'engage sur un diagnostic partagé, de bonne foi, excluant les positions par trop idéologiques ; notamment celles qui ne veulent pas reconnaître que les systèmes de protection sociale et les services publics sont la plupart du temps plus efficaces et coûtent moins cher à la collectivité lorsqu'ils sont gérés par les partenaires sociaux et/ou l'Etat que lorsque leur gestion est assurée par des opérateurs privés ;
- si les stratégies par lesquelles s'exerce notre pacte social peuvent être réévaluées et modifiées, les besoins sociaux auxquels il doit répondre restent, eux, assez pérennes : sécurité, solidarité, dignité … mais aussi équité : efforts et renoncements attendus de la majorité des travailleurs doivent être équitablement répartis et les sacrifices des uns ne pas conduire à enrichir toujours plus une minorité ; sinon le pacte devient illégitime et le pays perd sa cohésion sociale.

Aujourd'hui existe un consensus du public et des organisations syndicales sur la nécessité d'améliorer le pouvoir d'achat des Français. Cette revendication, justifiée par le retour de l'inflation, ne doit pas faire oublier que la priorité reste la restauration de notre modèle social ; outre que seul, il garantit des protections et un bien-être durables, il conditionne largement la cohésion et la paix sociales ; les augmentations de salaire seront, elles, vite absorbées par l'inflation.

Point n'est besoin d'être grand clerc pour prévoir que faute d'une réactivation de notre modèle social dans un réel souci d'équité et de solidarité, notre pays va connaître tensions, violences, rancœurs, aggravation des inégalités, défiance pour la chose publique ….
Nul n'a intérêt à l'affrontement qui s'annonce, qui ne profitera qu'aux extrêmes ; et les partis politiques de Gauche, mieux que les Organisations syndicales dont ce n'est pas la mission, seraient bien avisés d'animer la mise en convergence de tous les mouvements sociaux actuels autour de la restauration du pacte social républicain. Ils trouveraient certainement là l'occasion de jouer leur rôle sur un thème largement fédérateur.

par le Citoyen Thimèle publié dans : Economie et Cohésion Sociale
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Mercredi 21 novembre 2007
20060428.www000000347_1.jpg
Appel à pétition de l’intersyndicale CFDT interco, CGT services judiciaires, Syndicat de la magistrature et USAJ

La Ministre de la Justice annonce la suppression brutale de plus de 200 tribunaux d’instance sur les 473 existants.

Ces suppressions massives tiennent lieu de réforme de la carte judiciaire.

Nous entendons nous opposer avec force à un tel projet qui nous apparaît contraire à l’idée d’une justice moderne. Les tribunaux d’instance incarnent dans notre pays le service public de la Justice de proximité.

Proche de vous et de vos préoccupations, cette juridiction traite des « petites affaires Â» du quotidien.

Vous pouvez y accéder gratuitement et sans avocat. Vous pouvez saisir le juge par simple déclaration au greffe et obtenir un rendez-vous facilement pour évoquer votre situation.

Les tribunaux supprimés le seront sur la base de critères uniquement quantitatifs sans égard pour les populations, les territoires concernés et l’activité réelle de ces juridictions. Cette approche exclusivement mécanique aboutit à démanteler le maillage judiciaire national et révèle une absence totale de considération pour un service public de la justice de qualité.

Dans certaines zones rurales, c’est la totalité des tribunaux d’instance ou presque qui va disparaître, renforçant encore la désertification des services publics. Vous ne pourrez plus avoir accès au juge et à son greffe sauf à engager des dépenses importantes pour effectuer les dizaines de kilomètres vous permettant de rejoindre le tribunal le plus proche.

C’est donc votre justice de proximité qui est en danger.

Si vous souhaitez vous opposer avec nous à ce projet, nous vous proposons de signer cette pétition.

PETITION à RETOURNER à USAJ (Pétition carte judiciaire USAJ-CFDT-CGT-Syndicat de la magistrature)

13, place Vendôme 75042 PARIS CEDEX 01

NOM Prénom Signature

ou par mail à l’adresse suivante :

usaj.justice@free.fr


par le Citoyen Thimèle publié dans : Libertés, Justice et Droits de l'Homme
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Mardi 20 novembre 2007

europe-stateless-nations.gif
A l'occasion de la mise en cause du caractère artificiel des frontières nationales, Roland Hureaux rappelle qu'aucun Etat moderne ne coïncide avec des réalités ethniques.

La menace bien réelle qui pèse sur la survie de la Belgique, dépourvue de gouvernement depuis bientôt six mois en raison de la mésentente des Flamands et des Wallons amène certains à remettre en cause les Etats dits artificiels.
Des menaces non moins sérieuses pèsent sur l'Espagne où la revendication des «autonomies» va aujourd'hui de plus en plus loin.
Le thème des Etats artificiels avait un temps fait florès en Afrique où de bonnes âmes dénonçaient le caractère arbitraire des frontières héritées de la colonisation, qui ne tenaient pas compte des réalités tribales.
Il existe aujourd'hui en Europe des mouvements, bien vus en Allemagne mais aussi à Bruxelles qui, au nom de la défense des cultures et des langues régionales, ou au nom de l'«Europe des régions», promeuvent sournoisement un redécoupage de l'Europe sur une base ethnique, ce qui aurait pour effet, selon une recette expérimentée en d'autres temps, de grossir l'Allemagne et d'amoindrir à peu près tous les autres Etats !

Des revendications qui contredisent la réalité
Ces discours récurrents ne tiennent pas compte d'une donnée fondamentale : dans aucun continent, les Etats modernes – et même ceux qui ont une histoire déjà longue -, ne coïncident avec des réalités ethniques. Partout dans le monde, et pas seulement en Afrique, des frontières coupent des tribus, des peuples, des civilisations homogènes. Le recensement de ces situations serait long : les Thaïs se trouvent non seulement en Thaïlande mais aussi au Vietnam, les Malais en Malaisie et en Indonésie, les Patchounes au Pakistan et en Afghanistan, les Kirghiz en Afghanistan et au Kirghizstan, les Ouzbeks en Afghanistan et en Ouzbékistan. Il y a des Azéris en Azerbaïdjan et en Iran et, des Russes au Kazakhstan etc.

Le cas le plus problématique et sans doute celui qui mérite aujourd'hui d'être le plus pris au sérieux est celui des Kurdes, dépourvus d'Etat et répartis entre l'Iran, l'Irak, la Turquie et même la Syrie.
On sait que la même situation est de règle en Afrique, avec par exemple les Masaïs éclatés entre les le Kenya et la Tanzanie, les Tswanas entre l'Afrique du Sud, le Botswana et le Zimbabwe, les Ovimbundus entre l'Angola et la Namibie, ou encore les Sarakolés entre le Mali et le Sénégal. Curieusement un des pays les plus désordonnés de ce continent est la Somalie, ethniquement homogène, celui qui a connu les massacres les plus horribles, le Rwanda dont les frontières, loin d'être artificielles, sont bien antérieures à la colonisation.
Le problème se pose différemment en Amérique où l'immigration européenne, la traite des Noirs, le métissage ont largement estompé les clivages ethniques antérieurs à la découverte. Au contraire, on chercherait en vain les différences ethniques entre des pays comme l'Argentine, le Chili ou l'Uruguay, voire les Etats-Unis et le Canada anglophone. Ce dernier s'inscrit au contraire dans un ensemble biculturel, contesté mais qui subsiste toujours.

Accepter la part d'arbitraire des frontières nationales
Pourquoi donc s'offusquer qu'il y ait des Flamands en Belgique, en France et des cousins très proches aux Pays-Bas ? Des Flamands et des francophones en Belgique, que l'ethnie basque se trouve répartie entre la France et l'Espagne (9/10 en Espagne, 1/10 en France), la culture catalane également entre la France et l'Espagne, qu'il y ait des francophones en France, en Belgique, en Suisse et en Italie, que les Corses français soient culturellement proches de l'Italie, les Alsaciens de l'Allemagne. Rappelons qu'il y a des Hongrois en Slovaquie et en Roumanie, des Bulgares et des Albanais en Macédoine.
Les seules tentatives de créer au XXe siècle des Etats ethniques furent le fait de régimes totalitaires : le régime nazi, bien sûr, le régime soviétique (quoique le découpage des républiques soviétiques selon le critère ethnique : Ouzbékistan, Tadjikistan, Turkménistan etc.) n'ait pas été partout parfait, et l'Afrique du Sud qui créa lui aussi des Etats artificiels sur une base ethnique, les bantoustans. Peu glorieuses références.

Les opérations de « purification ethnique » visant à créer des Etats homogènes qui ont eu lieu, au détriment des Allemands en 1945 et (principalement) des Serbes en 1995 furent des tragédies qui ne sauraient non plus être érigées en exemples.
C'est dire qu'on aurait tort de regarder avec un a priori systématiquement bienveillant toutes les revendications autonomistes, voire indépendantistes qui se déchaînent aujourd'hui à travers l'Europe – pas seulement en Belgique - et le monde. Certaines de ces revendications (nous avons évoqué le cas des Kurdes) sont compréhensibles du fait de la dimension du peuple concerné et de sa spécificité, beaucoup d'autres portent avec elles le risque d'une régression ethniciste, laquelle, si elle devait être généralisée replongerait le monde – et pas seulement l'Afrique – dans le chaos.
L'Afrique après la colonisation s'est, avec sagesse, fixée comme règle l'intangibilité des frontières tracées à l'indépendance; ce principe fut longtemps un des fondements de l'ONU, et en Europe un des piliers des accords d'Helsinki. Il est regrettable que l'on ait fait une exception avec la Yougoslavie et la Tchécoslovaquie, aujourd'hui éclatées. Il est encore plus risqué que les Américains et les Européens, avec une invraisemblable légèreté, encouragent l'indépendance au Kosovo qui a la taille de deux départements français ! Une décision qui serait lourde de conséquences, sans doute funestes, à commencer par l'éclatement de la fragile Bosnie multiethnique.
Si l'on considère ce qui se passe à travers le monde, il y a au total le niveau de l'ethnie – qu'elle soit conçue comme une entité raciale ou seulement culturelle -, il y a ou il y a eu dans certains cas celui de l'Empire, fédérant des entités diverses et hétérogènes (Empire romain, Empire britannique, Empire français) ; il y a entre les deux l'Etat national doté généralement d'une certaine homogénéité mais pas de manière systématique, loin s'en faut. Ce dernier n'est pas, comme la tribu, un produit de la nature, ni comme l'Empire de la conquête et de la contrainte, il résulte de l'histoire et de la civilisation. Il est à prendre comme tel.

Roland Hureaux,
Marianne2.fr
par le Citoyen Thimèle publié dans : Identité et Cohésion Nationale
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Mardi 20 novembre 2007

 


A écouter cette intéressante et très pertinente interview de François Asselineau, président de l'UPR (Union Populaire Républicaine), donnée sur Radio Notre Dame.
par le Citoyen Thimèle publié dans : Vidéothèque
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