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22 août 2007 3 22 /08 /août /2007 23:04
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« Pour enchaîner les peuples, on commence par les endormir. »
Jean-Paul Marat

 

Le 29 mai 2005, les français ont rejeté à plus de 55 % des suffrages le projet de Constitution européenne. Alors que le devoir de nos gouvernants aurait dû naturellement être de prendre en compte la volonté du peuple, c’est tout le contraire qui s’est depuis produit.

Depuis ce soir de mai 2005 en effet, les tenants du OUI n’ont eu de cesse de mépriser ce vote, allant jusqu’à parler de « panne » de l’Europe pour culpabiliser les électeurs « nonistes », comme si, évidemment, une seule vision de l’Europe pouvait exister, la leur, supranationale et libérale.

Le 23 juin 2007, la revanche était prise. Un projet de « traité simplifié », censé concilier les Etats ayant approuvés la Constitution et ceux l’ayant rejetés, était adopté par l’ensemble des chefs d’Etats et de gouvernement de l’Union européenne.

Les différences entre ce traité et la Constitution sont pour le moins superficielles. Le terme de « Constitution » est abandonné, les symboles de l’Union ont disparu, mais l’essentiel est conservé. Valéry Giscard d’Estaing ne cache pas son enthousiasme : 90 % des termes sont identiques à « sa » Constitution !

Tout l’esprit de la Constitution y est : sacralisation du libéralisme économique, création d’une présidence stable, élargissement des compétences exclusives de l’Union européenne, élargissement des décisions prises à la majorité qualifiée, création d’un haut représentant pour la politique étrangère, etc.

La mise en place de ces dispositifs marquera la fin du droit du peuple français à disposer de lui-même. Celui-ci sera sommé d’obéir à toutes les décisions du super-Etat européen, même s’il est contre, primauté du droit européen oblige. Le modèle social, laïque et républicain français, minoritaire dans l’Union, pourra ainsi être jeté aux oubliettes. La conduite d’une politique étrangère indépendante sera de plus en plus compromise.

Et le peuple trompé n’aura – évidemment ! - pas le droit de se prononcer sur ce « nouveau » traité. Telles sont les habiles et scandaleuses manœuvres du nouveau Président que les français ont élus, Sarkozy, qui avaient pourtant promis, alors qu’il était candidat, que la Constitution était « morte » !

On peut aussi constater, avec rage et avec peine, que nombre de politiques, ministres, députés ou sénateurs, qui avaient défendu le OUI il y a deux ans, ferment lâchement les yeux sur cet infâme escroquerie. PS, UDF-Modem, UMP. Pas un haut responsable « oui-ouiste » pour s’indigner d’un tel déni de démocratie. Au contraire, ça semble les arranger.

Trompé, trahi, le peuple français l’est en tout point de vue. On lui promet le changement, le redressement. Mais en même temps on cherche à lui imposer un traité qui ne donne plus aucune marge de manœuvre aux gouvernants français. Nos gouvernements ainsi sommés - dans la plupart des domaines - d'appliquer les décisions de Bruxelles, à quoi cela servira-t-il encore de voter ?


Il est aujourd’hui indispensable que cette supercherie soit divulguée. Les français doivent savoir ce qu’il en est de ce traité simplifié, sa réalité, ses conséquences ! Chaque français ayant connaissance de cela se doit d'informer ses compatriotes, même par la manière la plus modeste qui soit, celle du bouche à oreille. Il est hors de question que de véreux gouvernants puissent aujourd’hui décider dans le dos du peuple de ce qu’il lui conviendrait le mieux !

Surtout quand il s’agit de biens sombres objectifs :

- la livraison du peuple français à la servitude, la mort de la République et de la France en tant que nation libre
- l'avènement d'un empire européen sous domination germano-américaine.

Tous ceux qui sont attachés à la République et à la France, d'où qu'ils viennent, se doivent aujourd’hui d’agir. La tragédie doit être révélée aux yeux de tous, et le pouvoir sommé de se plier aux exigences du peuple.

Il faut exiger avec force un référendum sur cette question. Il faut mettre la pression sur chacun des députés et sénateurs qui seront appelés - pour l'instant - à se prononcer sur la ratification de ce traité simplifié, dont la trame définitive sera adoptée lors d’un nouveau sommet européen en octobre.

L’heure est à la résistance. Toutes les actions possibles et imaginables, pourvu qu'elles soient légales et concertées, doivent être menées. Il n’est pas question d’accepter un tel viol !

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Published by le Citoyen Thimèle - dans Editoriaux
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commentaires

Galeopsis31 16/10/2007 12:24

Pour info sur le sujet, il existe un site de "référence" : www.traite-simplifie.org", si vous voulez en savoir plus sur le traité (lire son texte), et sur les réactions qu'il suscite (lire des textes de réflexion)...