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15 octobre 2007 1 15 /10 /octobre /2007 20:11

couv_cnr.gifDenis Kessler, l’ancien n° 2 et idéologue en chef du MEDEF au côté d’Ernest-Antoine Seillières de 1994 à 1998, apôtre du projet de "refondation sociale", signe un effarant éditorial dans le journal Challenge du 4 octobre 2007

Il éclaire avec le plus grand cynisme la cohérence globale du projet : liquider le modèle social issu du programme du Conseil National de la Résistance :


"ADIEU 1945, RACCROCHONS NOTRE PAYS AU MONDE !

Les annonces successives des différentes réformes par le gouvernement peuvent donner une impression de patchwork, tant elles paraissent variées, d'importance inégale, et de portées diverses : statut de la fonction publique, régimes spéciaux de retraite, refonte de la Sécurité sociale, paritarisme...
A y regarder de plus près, on constate qu'il y a une profonde unité à ce programme ambitieux. La liste des réformes ? C'est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception. Elle est là. Il s'agit aujourd'hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance !
A l'époque se forge un pacte politique entre les gaullistes et les communistes. Ce programme est un compromis qui a permis aux premiers que la France ne devienne pas une démocratie populaire, et aux seconds d'obtenir des avancées - toujours qualifiées d'«historiques» - et de cristalliser dans des codes ou des statuts des positions politiques acquises.
Ce compromis, forgé aune période très chaude et particulière de notre histoire contemporaine (où les chars russes étaient à deux étapes du Tour de France, comme aurait dit le Général), se traduit par la création des caisses de Sécurité sociale, le statut de la fonction publique, l'importance du secteur public productif et la consécration des grandes entreprises françaises qui viennent d'être nationalisées, le conventionnement du marché du travail, la représentativité syndicale, les régimes complémentaires de retraite, etc.
Cette «architecture» singulière a tenu tant bien que mal pendant plus d'un demi-siècle. Elle a même été renforcée en 1981, à contresens de l'histoire, par le programme commun. Pourtant, elle est à l'évidence complètement dépassée, inefficace, datée. Elle ne permet plus à notre pays de s'adapter aux nouvelles exigences économiques, sociales, internationales. Elle se traduit par un décrochage de notre nation par rapport à pratiquement tous ses partenaires.
Le problème de notre pays est qu'il sanctifie ses institutions, qu'il leur donne une vocation éternelle, qu'il les «tabouise» en quelque sorte. Si bien que lorsqu'elles existent, quiconque essaie de les réformer apparaît comme animé d'une intention diabolique. Et nombreux sont ceux qui s'érigent en gardien des temples sacrés, qui en tirent leur légitimité et leur position économique, sociale et politique. Et ceux qui s'attaquent à ces institutions d'après guerre apparaissent sacrilèges.
Il aura fallu attendre la chute du mur de Berlin, la quasi-disparition du parti communiste, la relégation de la CGT dans quelques places fortes, l'essoufflement asthmatique du Parti socialiste comme conditions nécessaires pour que l'on puisse envisager l'aggiornamento qui s'annonce. Mais cela ne suffisait pas. Il fallait aussi que le débat interne au sein du monde gaulliste soit tranché, et que ceux qui croyaient pouvoir continuer à rafistoler sans cesse un modèle usé, devenu inadapté, laissent place à une nouvelle génération d'entrepreneurs politiques et sociaux. Désavouer les pères fondateurs n'est pas un problème qu'en psychanalyse."


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Published by le Citoyen Thimèle - dans Economie & Social
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commentaires

arno 21/10/2007 16:29

Je vous invite à signer cette pétition en masse, faites la passer autour de vous svp Pétitions sur le lien suivant: http://buxerolles-avec-segolene.over-blog.fr/ Arnaud du blog http://segoleneroyal2012.over-blog.fr/

Instit 19/10/2007 16:48

63 % des Français souhaitent un référendum sur le traité simplifié.Sondage UE : Les Européens veulent un référendum sur le nouveau traité simplifié. Une très grande majorité des électeurs sondés de cinq grands pays de l'Union européenne sont en faveur d'un référendum sur le nouveau projet de traité constitutionnel simplifié, d'après le sondage Harris publié par le «Financial Times» jeudi 18 octobre.76% des Allemands, 75% des Britanniques, 72% des Italiens, 65% des Espagnols et 63% des Français sondés souhaitent un référendum sur le nouveau traité constitutionnel censé remplacer la Constitution européenne rejetée par les Français et les Néerlandais en 2005. http://www.lepeupleadejaditnon.com/article-13188230.html