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12 janvier 2008 6 12 /01 /janvier /2008 14:10
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Nicolas Sarkozy présentait ce vendredi à Lille ses voeux  "aux fonctionnaires et aux corps constitués". Drôles de voeux d'ailleurs puisqu'il n'a rien su annoncer de mieux que la réduction du nombre de fonctionnaires... Pour l'occasion, toute l'"élite administrative" était là, y compris quasiment tous les ministres. Pour l'occasion également, étaient mobilisés près d'un millier de policiers et de gendarmes, noyau dur d'un périmètre de sécurité délirant, mettant la ville en état de siège : les alentours de la préfecture entièrement bouclés, plus d'une vingtaine de rues et places interdites à la circulation ou au stationnement, deux stations de métro fermés, sans compter le quasi-bouclage de la circulation le long du convoi présidentiel entre l'aéroport de Lesquin et Lille, sa majesté le président ayant préféré prendre l'avion. De surcroît, le déroulement de la visite du président a été tenu secret jusqu'à la dernière minute.

Alors même que Nicolas Sarkozy est le premier à dénoncer les cheminots grévistes qui prendraient les usagers "en otage" - alors qu'ils ne font qu'user d'un droit légitime pour des revendications légitimes -, le voilà qu'il se permet d'en faire autant, mais là par simple caprice, par sa peur manifeste du moindre contact avec la population, qui pourrait, grand malheur, gêner un tant soit peu sa royale visite.
Non content d'occuper en permanence l'espace médiatique, le président méprise et gêne aussi les français dans leur propre quotidien. Les désagréments pour les habitants de la métropole lilloise ont été ainsi nombreux (bouchons, retards au travail, etc.), n'ayant rien à envier aux "galères" provoqués par les grèves tant décriés.

L'impressionnante - et démesurée - mobilisation des forces de l'ordre avait aussi pour but de museler la moindre contestation qui viendrait de la rue :
la seule et maigre manifestation autorisée - celle de fonctionnaires - a dû rester cantonné à la grande place, tandis qu'une petite cinquantaine de manifestants, bravant leur injuste interdiction de manifester, et parfaitement inoffensifs, ont été arrêtés.

Cette visite mouvementée est purement anecdotique. Pourtant, elle est ô combien révélatrice - tout comme le refus d'organiser un référendum sur le Traité de Lisbonne - de l'état de défiance de Sarkozy envers le peuple français, et en particulier envers ceux, de plus en plus nombreux, à se rendre compte qu'ils se sont fait berner. 

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Published by le Citoyen Thimèle - dans Editoriaux
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commentaires

le chafouin 14/01/2008 19:48

Je confirme...J'ai écrit la même chose ici : http://penseespolitiques.over-blog.com/article-15525084.html

Instit 12/01/2008 20:56

Encore une video qui dit tout ! Cette video juxtapose deux discours : 1- D'abord, Sarkozy parle du pouvoir d'achat pendant la campagne électorale de 2007. 2- Ensuite, Sarkozy parle du pouvoir d'achat après avoir été élu président de la République . http://www.dailymotion.com/video/x3zsi7_jai-change_politics Ce qu'il faudrait, c'est demander aux gens de notre entourage qui ont voté Sarkozy ce qu'ils pensent de toutes ses trahisons.