Il fallait s'en douter. Nos députés se sont aujourd'hui clairement et officiellement positionnés contre tout référendum sur le Traité de Lisbonne, légitimant ainsi le coup d'Etat initiée par le
président de la République. Nous savons désormais à quoi nous en tenir : c'est la fin de la démocratie dans notre pays, remplacée par une dictature européenne qui ne dit pas son nom... Une
journée tragique que nous raconte notre ami Instit :
Première mi-temps : mardi 15 janvier 2008, 9h30, Assemblée Nationale.
Le député communiste Patrick Braouezec a déposé une proposition de loi constitutionnelle. Elle dit :
« L’article 11 de la Constitution est complété par un alinéa ainsi rédigé :
« Lorsque le référendum a conclu au rejet d’un projet de loi, tout nouveau projet de loi contenant des dispositions analogues ou autorisant la ratification d’un traité contenant des dispositions
similaires à celles du traité ayant fait l’objet de la consultation, doit être soumis au référendum ».
316 députés sont présents.
176 députés votent contre cette proposition de loi constitutionnelle : tous les députés UMP présents, rejoints par trois députés socialistes : Tony Dreyfus, Alain Rodet et Manuel Valls. 140 députés votent pour : les communistes, les socialistes, les Verts, rejoints par le non-inscrit Abdoulatifou Aly, et les deux députés gaullistes Nicolas Dupont-Aignan et François-Xavier
Villain.
La proposition de loi constitutionnelle n’est pas adoptée.
Anti-démocratie : 1.
Démocratie : 0.
Seconde mi-temps : mardi 15 janvier 2008, toujours à l’Assemblée Nationale.
Les députés socialistes se réunissent. Ils votent pour choisir ce qu’ils feront le 4 février, jour du Congrès.
Résultat du vote : les parlementaires socialistes iront à Versailles le 4 février. Au moment du vote, ils s’abstiendront. Conséquence : il n’y aura pas de référendum sur le traité de
Lisbonne.
68 députés socialistes se sont prononcés pour l'abstention. 30 députés socialistes ont sauvé l’honneur et se sont prononcés pour le non.
8 se sont abstenus.
Anti-démocratie : 2.
Démocratie : 0.
A vous la parole