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22 février 2008 5 22 /02 /février /2008 11:12

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Tribune commune d'André BELLON
, Bruno STREIFF, Caroline FOUREST, Catherine KINTZLER, Henri PEÑA-RUIZ, Jean RIEDINGER, Jean-Claude MILNER et Jean-Paul SCOT


La laïcité est en péril. Ce n’est plus, cette fois, le résultat d’attaques détournées, mais une remise en cause violente et globale. Le président de la République, déjà inspirateur de la commission Machelon, mène l’offensive avec la plus grande brutalité. Nul procès d’intention de notre part, mais de simples constats :

- Proclamer la supériorité de la religion sur les autres types de convictions, c’est détruire la laïcité. On bafoue ainsi l’égalité de traitement des citoyens. Aux uns, la reconnaissance publique de leurs convictions, avec les éventuels privilèges financiers que cela entraîne. Aux autres l’assignation de leurs convictions à la seule sphère privée. Une telle discrimination renie la devise républicaine.

- Affirmer une telle hiérarchie est inacceptable de la part d’un président de la République dans l’exercice de ses fonctions. Nul n’a donné mandat au Président pour fixer une norme en matière de conviction personnelle. La laïcité n’est pas le seul modèle politique dans lequel la liberté de conscience est assurée. Mais elle se distingue des autres Etats de droit par le silence auquel doit se tenir la puissance publique sur les différents types de conviction. Elle seule garantit ainsi un égal respect à tous. En rompant ce silence, le président de la République introduit une inégalité morale entre les citoyens et enfreint la Constitution qui fait de la France une République laïque.

- Prétendre que l’instituteur ne peut éclairer la distinction du bien et du mal comme le fait le pasteur ou le curé, c’est disqualifier l’autonomie de jugement dont l’école laïque assure la promotion. Une telle autonomie a évidemment un sens moral et civique autant qu’intellectuel. Elle est gage de lucidité – et n’a donc rien à envier à la direction de conscience religieuse. Insinuer que la République est muette sur les valeurs est tout aussi inacceptable. Son souci de promouvoir la liberté, l’égalité et la fraternité ne passe certes pas par un catéchisme. Mais elle fait le pari de la conscience éclairée pour développer ces valeurs. Miser sur l’autonomie des personnes en la fondant sur la maîtrise du savoir et s’interdire tout endoctrinement, tel est l’honneur de la république laïque et des enseignants qui la font vivre dans les écoles.

- Brouiller la distinction entre culturel et cultuel afin de rétablir le financement public des religions, c’est détruire la laïcité. Outre ses résonances communautaristes contraires à l’universalisme républicain, l’amalgame entre culture et religion est un prétexte. Il est conçu pour contourner la loi qui réserve le financement public à ce qui est d’intérêt commun. La culture a une portée universelle, le culte une portée particulière. Payé par tous, l’impôt doit être dépensé pour tous. Le détournement des fonds publics ainsi envisagé est d’autant plus inacceptable que dans le même temps les missions de service public de l’Etat sont remises en cause par une privatisation croissante. Va-t-on sacrifier ce qui est d’intérêt universel sur l’autel du particulier ?

Face à une offensive sans précédent depuis longtemps, la plus large mobilisation pour la laïcité est à l’ordre du jour. L’enjeu est de taille : assurer la coexistence sereine de personnes issues des traditions les plus diverses en émancipant la loi commune de tout particularisme. Avant toute chose une parfaite clarté sur les objectifs s’impose. Bien sûr, il faut réaffirmer la liberté de conscience, premier des principes laïques. Mais celle-ci doit aller de pair avec l’égalité de traitement des convictions, second principe rendu possible par la neutralité de la République et la loi qui sépare l’Etat des autorités religieuses. Selon le troisième principe, les institutions publiques ne doivent pas avoir d’autre but que l’intérêt de tous. Le moment est venu de réaffirmer ces trois principes et de les défendre comme un tout face aux empiètements dont la laïcité ne cesse de faire l’objet. Et de rappeler fermement que ces empiètements ne sauraient faire jurisprudence.

Non à toute réécriture de la loi du 9 décembre 1905 ! Non à son contournement insidieux par quelque voie réglementaire que ce soit ! Non au tarissement de l’action publique à finalité universelle ! Non à la généralisation des entorses multiformes à la laïcité !

Le mouvement laïque saura s’unir pour empêcher toute régression de la laïcité, qui signerait une régression de la République elle-même.

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Published by le Citoyen Thimèle - dans République & Laïcité
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commentaires

nostalgie1789 12/08/2008 09:09

Eh oui, tout est dit dans l'article ci-dessus : les non croyants constituent le mal absolu...On imagine de suite la thérapie sociale qui doit s'imposer pour éradiquer ce fléau !!!! Et les textes fondamantaux des trois monothéismes contiennent déjà de nombreuses injonctions impératives pour tous les "croyants" vis-à-vis des athées et autres laïques impies selon ces mêmes textes.Et nous voilà revenus au temps de l'Inquisition, de ses anathèmes et de ses persécutions !!! Il reste à l'auteur des lignes ci-dessus à prendre conscience de bien des réalités quant aux religions prétendues révélées, et à se positionner quant à tous les appels aux meurtres et aux exterminations qu'elles recèlent, au nom, bien entendu, de l'amour des Humains !Vaste programme qui nécessite d'autres outils d'investigation que le dogmatisme et le manichéisme !!!!

carole 08/08/2008 20:28

eh bien vous pouvez penser ce que vous voulez de l'Islam ou du voile sous toutes ses formes ....vous trouvez peut etre mieux qu'un homme trompe sa femme (a qui il doit fidélitée dans le mariage) avec la première venue(ou les) en jupe a ras des fesses ! oh oui cela vous va déjà mieux, n'est ce pas ? Ne faites pas d'amalgames s'il vous plait entre des gens qui force et interpretent à leur facon la religion et ceux qui l'applique en toute autonomie et comme elle l'est révélée!!! la France n'est qu'un pays raciste aimant la débauche et le vice.... et c'est cela qui est appelé démocratie et liberté?Quelle horreur!! moi mon REVE est de quitter cette France dans laquelle il fait MAL VIVRE  !  Les gens ont une façon de penser éttriquée dés qu'ils voient un jilbab ils voient le mal ou un extra terrestre ! qu'ils sont betes!! Ne savez -vous pas que c'est interdit en Islam de se faire exploser et de tuer des innocents? Personne ne connait réellement l'Islam et c'est cela qui me rend triste !! tout est en train de se mélanger à cause des ses terroristes !! non l'Islam ce n'est pas la terreur !! si seulement vous en aviez un bon exemple ! l'islam est innocent du terrorisme  ! le voile ne fais refference qu'à la pudeur et au bon comportement ainsi que le respect de l'autre justement ...La mère de Jésus Marie n'était-elle pas voilée d'un grand voile????? n'est ce pas un signe de piètée?  incroyable de renier Dieu le créateur de toute chose  INCROYABLE DE RENIER QU'IL YA UN CREATEUR !!!  C'est plutot ceux qui pronent " ce poison de Laicitée "les fous !!!! complétement fou!!!! l'islam est né étrangé , et repartiera étrangé ....et tant mieux pour les étrangers (étrangé vient ici du sens étrange) oui tant mieux pour les croyants ceux sont eux qui hériteront LE Paradis ......

Instit 23/02/2008 09:23

Le 18 septembre 1794 (2ème jour complémentaire de l’an II), la Convention thermidorienne vote la séparation de l’Eglise et de l’Etat ! « Les nouveaux gouvernants se trouvent aux prises avec une Eglise constitutionnelle qu’ils subventionnent tout en s’efforçant de l’anéantir et un clergé réfractaire qui a montré sa force de résistance, notamment dans l’Ouest où la guerre civile continue. Leur raisonnement est simple : c’est l’argent de l’Etat qui a permis aux prêtres constitutionnels de se maintenir. Le 18 septembre 1794, sur rapport de Cambon, le budget des cultes est supprimé sans débats. « La République ne paie ni ne salarie aucun culte. » (Jean Tulard, Les Thermidoriens, Fayard, p.340) Cinq mois plus tard, la Convention thermidorienne complète cette séparation de l’Eglise et de l’Etat par un décret encore d’actualité ! Le 21 février 1795 (3 ventôse an III), elle vote un décret que j’aimerais voir appliqué aujourd’hui ! Je le cite en entier ! Il le mérite !« Article premier. Conformément à l’article 7 de la Déclaration des droits de l’homme et l’article 122 de la Constitution, l’exercice d’aucun culte ne peut être troublé.Article 2. La République n’en salarie aucun.Article 3. Elle ne fournit aucun local ni pour l’exercice du culte ni pour le logement des ministres.Article 4. Les cérémonies de tout culte sont interdites hors de l’enceinte choisie pour leur exercice.Article 5. La loi ne reconnaît aucun ministre du culte. Nul ne peut paraître en public avec les habits, ornements ou costumes affectés à des cérémonies religieuses.Article 6. Tout rassemblement de citoyens pour l’exercice d’un culte quelconque est soumis à la surveillance des autorités constituées. Cette surveillance se renferme dans les mesures de police et de sûreté publique.Article 7. Aucun signe particulier à un culte ne peut être placé dans un lieu public ni extérieurement de quelque manière que ce soit. Aucune inscription ne peut désigner le lieu qui lui est affecté. Aucune proclamation ni convocation publique ne peut donc être faite pour y inviter les citoyens.Article 8. Les communes ou sections de commune, en nom collectif, ne pourront acquérir ni louer de local pour l’exercice des cultes.Article 9. Il ne peut être formé aucune dotation perpétuelle ou viagère, ni établi aucune taxe pour en acquitter les dépenses.Article 10. Quiconque troublerait par violence les cérémonies d’un culte quelconque ou en outragerait les objets, sera puni suivant la loi du 19-22 juillet 1791 sur la police correctionnelle. » (Jean Tulard, Les Thermidoriens, Fayard, p.341) Je cite Nicolas, Paul, Stéphane Sarközy de Nagy-Bocsa, chanoine d'honneur de la basilique de Saint Jean de Latran :« Toutes les intelligences, toutes les spiritualités qui existent dans notre pays doivent y prendre part. Nous serons plus sages si nous conjuguons la richesse de nos différentes traditions. C’est pourquoi j’appelle de mes vœux l’avènement d’une laïcité positive, c’est-à-dire d’une laïcité qui, tout en veillant à la liberté de penser, à celle de croire et de ne pas croire, ne considère pas que les religions sont un danger, mais plutôt un atout. Il ne s’agit pas de modifier les grands équilibres de la loi de 1905. Les Français ne le souhaitent pas et les religions ne le demandent pas. Il s’agit en revanche de rechercher le dialogue avec les grandes religions de France et d’avoir pour principe de faciliter la vie quotidienne des grands courants spirituels plutôt que de chercher à la leur compliquer. »Discours du Palais de Latran, 20 décembre 2007, page 4.http://www.elysee.fr/documents/index.php?mode=cview&press_id=819&cat_id=7&lang=frL'Etat ne doit pas avoir pour principe de faciliter la vie quotidienne des grands courants spirituels.L'Etat ne doit pas faciliter la vie quotidienne des grands courants spirituels.Ce n'est pas son rôle.Nous sommes en train de régresser.Nous sommes en train de revenir en arrière.Nous sommes en train de revenir avant les lois du 21 février 1795.Nicolas, Paul, Stéphane Sarközy de Nagy-Bocsa, chanoine d'honneur de la basilique de Saint Jean de Latran, est un contre-révolutionnaire.

Instit 22/02/2008 23:41

Le site internet de l'hebdomadaire Le Point nous raconte la comédie des courtisans ! C'est hilarant ! On se croirait dans le film Ridicule ! De tous ces courtisans qui gravitent autour de Louis XVI, le plus faux-cul est Bernard Kouchner ! Le courtisan Kouchner mérite le César du meilleur acteur ! Cet article est incroyable ! " L'histoire commence à la fin de l'année dernière par une scène digne d'un Feydeau. Christine Albanel, ministre de la Culture, a rendez-vous au Quai d'Orsay avec Bernard Kouchner. Nous sommes le 3 décembre 2007, en fin de matinée. La réunion prend un peu de retard car Bernard Kouchner, par une maladresse quelconque, a réussi à s'enfermer lui-même dans son bureau. Quand Christine Albanel se présente devant la porte, elle entend le ministre des Affaires étrangères pester furieusement contre la poignée. Affolement général d'une dizaine d'huissiers pour libérer l'ancien "french doctor". On court dans tous les sens afin de trouver la clef. Au bout de quelques minutes, un gendarme se présente mais Kouchner est tellement furibard qu'il pousse de toutes ses forces. Le gendarme ne peut viser le trou de la serrure et lâche cette phrase impérissable : "Arrêtez de la secouer ! Arrêtez de la secouer monsieur le ministre !" On retient son fou rire avec les moyens du bord... Aussitôt libéré, Kouchner redevient l'homme charmant et charmeur que l'on connaît. L'assemblée des conseillers prend place autour d'une grande table. Et la discussion peut commencer : qui pour diriger France Monde ? Christine Albanel suggère qu'il faudrait sans doute un architecte des chantiers sociaux (puisqu'il s'agit de réunir trois sociétés - TV5, France 24 et RFI - aux cultures très différentes), mais qu'il ne faudrait pas négliger le fait que ce sont trois entreprises de presse. Il faudrait donc, suggère la ministre, un numéro deux qui soit un homme de l'art. Autrement dit, un journaliste. Kouchner saute sur l'idée à la manière de Julio Iglesias : "Excellente idée ! Vous, les femmes, vous avez toujours raison !" Et d'envoyer de pleines pelletées de fleurs à Christine Albanel. Charmeur, charmeur, ce Bernard. Soudain, il s'arrête. Son visage se fige dans un rictus peiné et, comme à lui-même, il dit : "Oui, mais je ne peux pas. Ce n'est pas possible." Une phrase énigmatique qui laisse place à un grand silence. Les conseillers se regardent. Kouchner se lève brusquement de sa chaise et, très théâtral, à la manière d'un grand tragédien, poursuit son idée : "Je ne peux pas lui demander ça... Ce serait parfait mais... Vraiment, elle serait parfaite, vu son expérience mais, vraiment, je ne peux pas lui demander ça." Les conseillers ont compris que Kouchner parlait sans la nommer de... Christine Ockrent. Ceux du Quai d'Orsay piquent du nez vers le bout de leurs chaussures, gênés. Interloquée, Christine Albanel, du bout des lèvres, demande : "Tu veux parler de... Christine ? - Mais oui, Christine ! Mais elle ne voudra jamais, je la connais ! Si je le lui demande, elle ne voudra jamais. Et pourtant, elle serait parfaite, parfaite, parfaite..." Un grand mélodrame shakespearien se joue au Quai d'Orsay. Titre de la pièce : Être ou ne pas être... femme de ministre. Soudain, l'artiste Kouchner, qui avait tourné le dos à son public, fait brusquement volte-face et désigne du doigt Christine Albanel : "Mais toi, toi... toi, tu peux lui demander." Quelqu'un dans l'assistance se risque à son tour : "C'est une excellente idée." Christine Albanel accepte, un peu gênée. Elle ne tient pas à se fâcher avec Bernard Kouchner. Elle, dont la presse ne cesse de dire que son fauteuil ministériel est éjectable, a besoin d'alliés au sein du gouvernement. Et puis, elle a compris son intérêt : avec Christine Ockrent dans le panier garni, France Monde ne pourra pas dépendre du Quai d'Orsay de Bernard Kouchner. Christine Albanel se dit que c'est une manière de récupérer tout l'audiovisuel extérieur sous son ombrelle. À l'heure où ces lignes sont écrites, France Monde devrait être sous la tutelle de la direction des médias (DDM), dépendante de Matignon . Mais, dans le cadre de la RGPP (Révision générale des politiques publiques), il est question que la DDM soit rattachée au ministère de la Culture. Et le tour est joué ! L'idée va continuer à faire son chemin pendant plusieurs semaines. L'important est de ne pas trop l'ébruiter. Le 11 décembre, Christine Albanel organise un dîner dans les salons du ministère, rue de Valois. À sa table, le placement est subtil. Et l'on retrouve Christine Ockrent placée juste entre Pierre Louette et... Alain de Pouzilhac. Louette et "Poupou" sont tous deux candidats à la présidence de France Monde. Quel que soit le vainqueur du sprint final, Christine Ockrent est, quoi qu'il arrive, à la bonne place. Les semaines défilent. Christine Ockrent rejoint Bernard Kouchner en Égypte pour les vacances de Noël où séjourne également Nicolas Sarkozy. On retrouve le couple à l'anniversaire surprise du Président, chez Carla Bruni, le 30 janvier. Enfin, le vendredi 15 février, Christine Albanel et Bernard Kouchner ont rendez-vous à l'Élysée avec Nicolas Sarkozy. Cette fois, la réunion doit aboutir à nommer un dirigeant pour France Monde. Albanel, qui poussait Pouzilhac, a obtenu le soutien de Kouchner. Le Président valide, sans ciller. Puis, Albanel propose de nommer un directeur général et lance le nom de Christine Ockrent. "Christine ? Mais c'est une excellente idée ! En plus je l'adore !" s'exclame Sarko qui ne voit aucune malice dans le fait de nommer la compagne de Bernard Kouchner, ici présent et qui s'abstient de tout commentaire. Mais son large sourire en dit long sur sa satisfaction. Tout le monde est content. La colère des syndicats ? Le malaise de la presse ? Le mélange des genres ? On verra ça plus tard. Chez France Télévisions, un mot de la présidence résume le sentiment général : "À partir de maintenant, Christine Ockrent n'est plus notre problème !" Allusion aux nombreux "ménages" de la future directrice générale. " Emmanuel Berretta. http://www.lepoint.fr/actualites-medias/l-histoire-secrete-de-la-nomination-de-christine-ockrent-a-france/1253/0/224823

Instit 22/02/2008 17:16

Sur le site de Marianne2.fr, Philippe Cohen écrit un article à propos du dernier scandale provenant de la cour du roi Louis XVI : la nomination de la compagne du ministre des Affaires étrangères comme directrice générale de l'audiovisuel extérieur public ! ! ! Christine Ockrent devient directrice générale du groupe France-Monde (RFI, France 24, TV5) ! ! ! Je recopie l'article de Philippe Cohen :« Christine Ockrent est compétente», peu importe de qui elle est l'épouse. Tel est, ce matin, le message délivré par les émissaires sarkoziens, comme le ministre de l'Agriculture Michel Barnier. Bien sûr, les syndicalistes de RFI ou de France 24 dénoncent le conflit d'intérêt : imagine-t-on le mari de Condoleezza Rice promu à la tête de Voice of America ? La nomination d'Ockrent décrédibilise d'emblée la création du groupe France-Monde… Mais laissons cet aspect des choses, évident. «Nul ne doute des qualités professionnelles de Christine Ockrent», écrit Laurent Joffrin dans Libération. Justement, examinons de plus près ses qualités. Quel est le bilan professionnel de Christine Ockent ? L'échec de L'Européen, un hebdomadaire pourtant lancé avec de gros moyens – en partenariat avec Le Monde - en 1998. L'échec de L'Express, entre 1994 et 1996, jusqu'à ce que l'actionnaire décide d'appeler Denis Jeambar à la rescousse pour sauver le titre. Diriger un journal ne lui a pas réussi. Elle est davantage performante, semble-t-il, dans l'exécution de «ménages». Certes, objectera-t-on, la reine Christine, comme son surnom l'indique, est avant tout une femme de télévision. Mais, depuis son départ du JT d'Antenne 2, en 1985, ses efforts pour maintenir une audience décente à son émission politique se sont soldés par autant d'échecs patents, ce qui a conduit les stratèges de France 3 à reculer toujours davantage au cœur de la nuit la diffusion du magazine qu'elle présente avec son même sourire inoxydable. Évidemment, Christine Ockrent a toujours considéré que la faible audience de son magazine traduisait le désintérêt des Français pour la politique (et pour l'Europe) – quand bien même ces derniers battent tous les records de civisme avec des taux d'abstention les plus faibles de l'histoire de la République. Le secret de son insuccès est éventé depuis longtemps : Christine Ockrent est la plus conformiste et la plus convenue de tous les journalistes français, strictement incapable d'une idée ou d'un angle journalistique original. Le plus étonnant dans cette affaire est l'étrange impunité dont elle a toujours bénéficié. La reine Christine est devenue une intouchable dans un système qui n'hésite pas, par ailleurs à zapper n'importe quel journaliste ou animateur dès qu'une légère érosion se fait jour. On peut dire d'elle tout ce que l'on veut, sauf qu'elle est compétente. Cela n'empêche les confrères de lui souhaiter bonne chance à la tête du groupe France-Monde. "http://www.marianne2.fr/Christine-Ockrent,-femme-de,-mais-surtout-incompetente-!_a84139.html?PHPSESSID=cccfd91503f7a14421b1fd394cfed72e