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8 mars 2008 6 08 /03 /mars /2008 14:16

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Dimanche, les français seront appelés aux urnes pour élire leurs conseillers municipaux et, dans certains cas, leurs conseillers généraux. Si ces élections revêtent une indiénable dimension locale, leur dimension nationale est tout autant pertinente. A travers le maire que nous élisons, ce n'est pas qu'un simple choix local que nous faisons, c'est aussi et avant tout sur une vision de la société que nous nous prononçons. A travers le maire que nous élisons, se joue aussi la vitalité des valeurs républicaines dans notre pays. De la capitale à la plus petite commune, tous les élus sont agents et acteurs de la République. 

Au-delà de ces considérations générales, ces élections auront un incontestable enjeu politique national. Sarkozy l’a lui-même reconnu : le résultat des élections municipales et cantonales des 9 et 16 mars prochain constituera le premier verdict des Français sur sa politique.

Ce premier verdict risque et se doit d'être très sévère. Plébiscité il y a encore six mois, voilà aujourd'hui Sarkozy face à la colère des Français qui peu à peu se rendent compte de la réalité de sa personne et de sa politique, totalement opposée à ce qu'il leur avait laissé croire pendant la campagne présidentielle. Il promettait de régler le problème du "pouvoir d'achat" des Français. Il a complètement ignoré la question, hormis pour les plus aisés. Il promettait une politique volontariste, rompant avec l'immobilisme d'alors. Il a tout fait pour ratifier dans le dos du peuple le Traité de Lisbonne, qui lie les mains des dirigeants français. Il promettait une "République irréprochable", "fraternelle". Il a démantelé la sécurité sociale, poursuivi la casse du service public, et porte atteinte à notre laïcité républicaine et à notre politique étrangère indépendante de celle des Etats-Unis.

Face à ce déferlement de dangereuses et illégitimes "ruptures", les Français ont l'occasion avec ces élections d'envoyer un signal fort à Sarkozy et à la majorité en place. Un succès des listes UMP et affiliés encouragerait  ces derniers à poursuivre et aggraver cette politique perfide. Un camouflet ne réglerait pas tout, mais casserait à coup sûr la dynamique construite pendant la présidentielle, obligeant la majorité à faire des concessions.

Cela étant dit, la sanction à infliger à la majorité en place actuellement ne doit pas faire oublier la complicité d'une très grande partie du Parti Socialiste et du Modem, partis qui osent prétendre au statut d'"opposant" au pouvoir, dans le passage en force du Traité de Lisbonne, véritable atteinte à la démocratie et à la République. Les municipales et les cantonales doivent être l'occasion de sanctionner durement tous les acteurs de cette forfaiture, des parlementaires-traîtres de Versailles aux partis et personnalités complices, qui forment véritablement un seul et même camp politique, celui de l'européisme totalitaire.

Dimanche, que l'honneur, le bon sens et la fermeté guide donc votre vote !

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Published by le Citoyen Thimèle - dans Editoriaux
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Instit 08/03/2008 11:38

Quel est le rôle des religions et des clergés en 2008 ? Jean-Michel Quatrepoint nous donne sa réponse dans un article passionnant. Cet article a été mis en ligne sur le site La lettre A. Le site Marianne2.fr l'a repris samedi 8 mars 2008 : « Nicolas Sarkozy posait de bonnes questions. Il apporte désormais de mauvaises réponses. Ou plutôt, il n'a pas de réponse. Durant la campagne présidentielle, il a mis le doigt sur la baisse du pouvoir d'achat, la croissance insuffisante, une Europe trop ouverte et qui ne fait pas suffisamment valoir ses intérêts. A-t-il péché par naïveté ? A-t-il cru qu'il pourrait inverser par son seul volontarisme des mouvements qui nous dépassent ? Peut-être. Reste que les Français ont pris au pied de la lettre son constat. D'autant que les faits sont venus confirmer bien vite les propos du candidat. Oui, le pouvoir d'achat est en berne. Oui, la croissance est en panne. Les effets du libre-échange à outrance. Il y a quelques jours, Michel Barnier a eu ce cri du cœur à propos des négociations à l'OMC : nous ne pouvons pas ouvrir librement nos marchés aux technologies américaines, à la viande argentine, à l'éthanol et au soja brésiliens, aux produits manufacturés d'une Chine devenue l'usine du monde et aux services indiens. Le tout sans contrepartie. Et Michel Barnier de nous expliquer que l'Europe ne peut pas être la variable d'ajustement des déséquilibres mondiaux. Pourtant, c'est bien ce qui est à l'œuvre depuis une quinzaine d'années. Dès lors que les Européens ont privilégié une vision purement libre-échangiste de la construction européenne, la messe était dite. La globalisation, dont on a nous a expliqué qu'elle ne faisait que des gagnants, aboutit, en réalité, à de vastes transferts de richesses. Ces phénomènes ont été longtemps masqués au bon peuple. Des vérités inavouables. Comment lui avouer que la mondialisation est le moyen que les multinationales ont trouvé pour décupler leurs profits ? Comment lui expliquer que c'est là un moyen de récupérer les avantages acquis par les classes moyennes occidentales sous le fordisme et pendant les Trente Glorieuses ? Comment dire l'indicible ? A savoir que le capitalisme a été vertueux, performant et redistributif, parce qu'il avait en face de lui des régimes concurrents et qu'il s'agissait d'éviter que ses clients (c'est-à-dire ses salariés électeurs) ne passent chez l'adversaire. Comment nos dirigeants avoueraient-ils que le monde est régi par des rapports de force, alors qu'ils ont refusé de faire de l'Europe une puissance, pour ne pas dire une forteresse ? Après quinze ans de globalisation, nos emplois à valeur ajoutée se sont évaporés. Les déficits commerciaux deviennent abyssaux. L'envolée des prix immobiliers est devenue un facteur d'exclusion. Et voilà que les prix au détail flambent à leur tour. La ponction sur le pouvoir d'achat devient bien réelle. Pas seulement en France. Elle touche pratiquement tout le monde. Invoquer Dieu pour faire diversion. Nos dirigeants étant impuissants à agir, on lâche donc « aux chiens » quelques boucs émissaires : des centaines de fraudeurs par-ci, un trader par-là, une brochette de patrons ailleurs. Une chasse à l'homme, qui évite de se poser les questions de fond d'une mondialisation débridée, d'analyser les circuits, ô combien complexes et opaques, de la facturation d'un produit entre son départ de Chine et son arrivée dans les gondoles des pays occidentaux. Et comme les boucs émissaires ne suffiront pas à apaiser la colère du bon peuple, rien de tel qu'un bon retour vers le religieux pour faire accepter la dureté des temps. Voilà pourquoi Nicolas Sarkozy nous parle de Dieu. Il n'est pas le seul. Les parlementaires allemands de la CDU-CSU étaient réunis, jeudi dernier, pour débattre autour d'un thème: « L'Europe peut-elle s'en sortir sans Dieu ? » http://www.marianne2.fr/Dieu-sauvera-t-il-l-Europe-_a84621.html

Instit 07/03/2008 22:18

Sur ce forum, je sais bien la question qui vous angoisse.Je sais bien la question qui vous empêche de dormir.C'est celle-ci : est-ce que l'aristocratie européenne a des problèmes de pouvoir d'achat ? !Alors, je vous rassure : la réponse est NON !Je recopie un passage du blog de Jean Quatremer, qui est lui-même un membre éminent de l'aristocratie européenne :http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2008/03/combien-cote-un.html" Ainsi, le "traitement de base" du Président du directoire de la Banque Centrale Européene, Jean-Claude Trichet, est de 345 252 euros par an, celle du vice-Président, Lucas Papademos, de 295 920 euros, et celle des quatre autres membres du directoire, de 246 588 euros chacun. Ils se sont augmenté de 2% entre 2006 et 2007. Ce traitement est soumis à l'impôt communautaire.A ces sommes s'ajoutent "une indemnité de résidence et une indemnité pour frais de représentation. Pour ce qui concerne le président, un logement de fonction appartenant à la BCE est mis à sa disposition, à la place de l’indemnité de résidence. Conformément aux conditions d’emploi du personnel de la Banque centrale européenne, les membres du Directoire ont droit à des allocations scolaires, de foyer et pour enfant à charge, en fonction de leur situation individuelle". Ces indemnités supplémentaires ainsi que "les prestations qu’ils ont perçues au titre des cotisations de la BCE aux régimes d’assurance maladie et accidents se sont élevées au total à 579 842 euros (557 421 en 2006), portant le montant total des émoluments à 2 207 366 euros (2 153 013 en 2006)".En comparaison, le président de la Commission Jose Manuel Barroso ne gagne que 280 608 euros par an auxquels s'ajoutent une indemnité de résidence de 42 091 euros et 16 800 euros d'indemnité de représentation. Un traitement similaire à celui du Président de la Cour de justice européenne. "Je rappelle que tous ces aristocrates ne sont pas élus au suffrage universel.Je rappelle que ces millions d'euros ... ce sont nos impôts !