

Une commission était chargée d’écrire un Livre blanc sur la Défense et la sécurité nationale. En réalité, Sarkozy avait donné à cette commission un seul objectif : écrire dans le Livre blanc sur la Défense et la sécurité nationale que la France devait absolument rejoindre le commandement intégré de l’OTAN. Deux parlementaires du Parti Socialiste faisaient partie de cette commission bidon. Aujourd’hui, ils viennent de se rendre compte qu’on les prenait pour des cons. Ils ont démissionné.
" Deux parlementaires socialistes ont annoncé mardi 8 avril leur démission de la commission du Livre blanc sur la défense, devenue selon eux une "chambre d’enregistrement des décisions" de Nicolas Sarkozy, démission "vivement regrettée" par le président de la commission Jean-Claude Mallet.
La députée Patricia Adam et le sénateur Didier Boulaud ont annoncé leur démission le jour même où l’Assemblée nationale débattait d’une motion de censure présentée par le PS pour dénoncer la "rupture atlantiste" de Nicolas Sarkozy.
"En sept mois de travaux, nous avons constaté que cette commission ne servait que de chambre d’enregistrement des décisions du président de la République", ont-ils dénoncé dans un communiqué commun. Les deux parlementaires citent "le retour dans le commandement intégré de l’Otan" et "l’envoi de renforts en Afghanistan". Mais ils évoquent aussi "la création d’une base navale française permanente à Abou Dhabi", "la réforme des services de renseignement", "le rattachement de la gendarmerie au ministère de l’Intérieur" et "la modification des implantations territoriales des unités sans concertation avec les élus et les personnels".
La commission du Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale doit rédiger d’ici à l’été ce document qui engagera la politique de la France en la matière pour les 15 années à venir.
Selon le groupe socialiste à l’Assemblée, elle est devenue "une coquille vide", un "simulacre de consultation et de démocratie".
H. Gaymard
Doit-on faire parler de Gaulle aujourd'hui pour commenter l'actualité nationale et internationale ?
Ceux qui ont accompagné un moment l'aventure gaullienne, celle de la guerre 39-45 ou celle, plus politique, des débuts de la Vème république, ceux qui s'en réclament bien souvent honteusement pour des raisons purement électorales usent et abusent du même stratagème : personne ne peut dire ce que le Général dirait aujourd'hui !
Bien entendu ! Mais que cette litanie sonne faux. Le propos est fort simpliste et trop facile. Il est fait pour les fragiles et les dociles.
Ne faisons pas parler de Gaulle ! Mais nous savons (il suffit pour cela d'une peu de mémoire) ce que le Général n'accepterait pas aujourd'hui :
Ø une Europe supranationale privant la France de la maîtrise de son destin,
Ø une démarche politicienne de nos élites s'apparentant de plus en plus "aux délices" de la 4ème république,
Ø une déliquescence de l'Etat, donc un affaiblissement notoire de la Nation,
Ø l'abandon de la politique d'indépendance et l'alignement systématique sur les thèses anglo-saxonnes (réintégration dans toutes les structures de l'Otan),
Ø l'absence d'une réelle politique économique, industrielle et sociale œuvrant pour l'établissement d'une société participative de tous les acteurs,
La position d'Edouard Balladur est évidemment une fuite en avant face aux exigences du gaullisme authentique.
Que les Gaymard, de Villepin, Dupont-Aignan, Lefranc … trouvent le chemin de l'union et de l'entente. C'est à ce prix que le gaullisme permettra à la France de recouvrer son indépendance et sa grandeur.




A vous la parole