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4 mai 2008 7 04 /05 /mai /2008 12:20

Par Michel Collon

Les multinationales pétrolières et autres n'acceptent d'avoir "perdu" la Bolivie. Les Etats-Unis s'efforcent donc de renverser le président légalement élu, Evo Morales. Après avoir tenté un coup d'Etat militaire contre Chavez en 2002, après avoir saboté l'échange de prisonniers en Colombie et menacé militairement les pays voisins, Washington utilise à présent le séparatisme pour faire éclater la Bolivie. L'ambassadeur US parle de la "République de Santa Cruz" dont les riches propriétaires terriens refusent les réformes sociales et l'émancipation des Indiens. Les multinationales pourraient ainsi récupérer une partie des richesses du pays.

Et d'où provient cet ambassadeur US ? Pendant dix ans, Philip Goldberg a servi en Yougoslavie où il a contribué à provoquer les séparatismes et les guerres civiles servant les intérêts des Etats-Unis. Son expérience ressert. Et rappelons que la CIA déverse des dizaines de millions de dollars en Bolivie à travers ses ONG-paravents : NED, USAID, Freedom House...

Le 4 mai, avec un prétendu « référendum », se prépare une journée de provocations. Et de désinformation internationale. C'est donc la responsabilité de chacun de nous de faire circuler l'info - avant et pendant - pour déjouer ces manoeuvres. Le 4, de jeunes Français émettront en radio en continu depuis Caracas. En français et en anglais.

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Published by le Citoyen Thimèle - dans International
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Instit 05/05/2008 10:05

" La mondialisation heureuse ", c'est en réalité la mise en concurrence des salariés français avec les salariés de la Chine, de l'Inde, etc. Résultat concret : les salaires français sont tirés vers le bas par cette concurrence internationale. Les salaires français sont de plus en plus tirés vers le bas. Exemple : un informaticien est au chômage ; il habite en Charente-Maritime. Il se rend sur le site de l'ANPE. Quelle offre d'emploi trouve-t-il ? "Cherche développeur Java à Pondichéry (Inde). Protection sociale et avantages à négocier." Cette annonce, révélée samedi par Le Parisien, est consultable depuis le 23 avril 2008 sur le site internet de l’ANPE. Le salaire proposé aux candidats ? 10 000 à 20 000 roupies par mois, soit 160 à 320 euros par mois ! Invoquant la confidentialité, l’agence ne souhaite pas divulguer le nom de l’entreprise proposant ce poste. Selon nos informations, il s’agirait d’une société française baptisée Hangar 17. Immatriculée à Jonzac (Charente-Maritime), elle développe des sites web à prix cassés depuis sa base de Pondichéry, pour le compte de clients français. Contacté une première fois, le directeur, Denis Delcroix, nie être l’auteur de l’offre. "Oui, je poste ce type d’annonces, mais sur des sites de recrutement privés, pas sur l’ANPE. J’embauche également mes salariés à un salaire comparable à celui de l’annonce. Mais je suis dans mon droit, je suis une entreprise indienne, j’embauche aux conditions locales." Etonnamment, on trouvait samedi, sur le moteur de recherches Google, des annonces de proposition d’emploi rigoureusement identiques à celle mise en ligne par l’ANPE, renvoyant sur les sites embauche.com et emploi.biz . Or ces annonces, passées par Hangar 17, ont disparu de ces sites. Hier, un internaute au pseudonyme de Mika désignait sur un forum du post.fr Hangar 17 comme l’auteur de l’offre d’emploi. "Je confirme, c’est bien cette société. Où ils ne sont pas 5000 et plus, mais environ une quinzaine. Je le sais, je les ai quittés en décembre dernier." Nolwenn LE BLEVENNEC. http://www.lejdd.fr/cmc/economie/200818/300-euros-le-job-a-pondichery_114787.html