"Le patriotisme c'est l'amour des siens, le nationalisme c'est la haine des autres."Romain
Gary
"La République n'est pas enfermée dans un texte sacré déposé dans le saint des saints ou au pavillon de Breteuil. Elle est vivante. Elle est mouvement. Elle est devenir. Elle est le miroir des
hommes agissants." Patrick Kessel
"La République est une idée, la République est un principe, la République est un droit. La
République est l'incarnation même du progrès." Victor Hugo
"Je n'ai jamais cru qu'aimer sa patrie empêchât d'aimer ses
enfants. Je n'aperçois point davantage que l'internationalisme de l'esprit ou de la classe soit irréconciliable avec le culte de la patrie. Ou plutôt, je sens bien, en interrogeant ma propre
conscience, que cette antinomie n'existe pas. C'est un pauvre coeur que celui auquel il est interdit de renfermer plus d'une tendresse."Marc
Bloch
Bienvenue sur L’Action Républicaine, le Journal du Combat Républicain et National.
N'hésitez pas à laisser vos réactions. La liberté d'expression n'est ici pas un
vain mot ! ;-)
L'expérience récente a montré que nos merveilleux démocrates «modernes» se souciaient comme d'une guigne de la volonté populaire. Lorsqu'ils demandent, par accident, l'avis du peuple et que, par
extraordinaire, celui-ci ne donne pas la bonne réponse, ils le font revoter ou, mieux, prennent, dans une autre enceinte, la décision contraire.
Il restait néanmoins un petit espace de souveraineté populaire. La Constitution française prévoyait que toute nouvelle adhésion à l'Union européenne devait être avalisée par référendum.
C'était encore trop ! La volonté de supprimer cette disposition est exprimée dans l'avant-projet de loi sur la réforme des institutions, émanant de la Commission Balladur et réformant la
Constitution en dehors de toute expression populaire. Jean-Pierre Jouyet, secrétaire d'Etat aux Affaires européennes de Sarkozy et ancien directeur adjoint du cabinet de Jospin, soutient la
disparition de ce qu'il appelle un «verrou référendaire». Pierre Lellouche, homme influent du régime et habitué des échecs électoraux, explique cyniquement
que cette disposition avait été incluse dans la Constitution par Jacques Chirac en 2005 pour inciter les Français à bien voter sur le Traité constitutionnel.
Sarkozy a tranché : cette disposition sera supprimée car elle lie trop les mains du gouvernement et serait ridicule si on voulait faire adhérer la Suisse. Comme si c'était la question et comme si
les Français étaient hostiles à la Suisse, qui d'ailleurs ne demande rien. En revanche, en manière de botter en touche, et histoire de faire taire dans ses propres rangs une opposition avec
laquelle il est d'ailleurs d'accord, il annonce un référendum sur l'entrée de la Turquie, si la question devait se poser. Bref, on a le droit de dire non, seulement si ce nouveau monarque nous
demande de le dire avec lui.
Merci pour les citoyens ! En bref, pour éviter que les français ne votent «mal», on leur enlève le droit de voter lorsque ça peut déranger.
A vous la parole