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Samedi 10 mai 2008

 Les «souchiens», c'est le nom que les Indigènes de la République donnent aux français de souche. Lors de son défilé du 8 mai, ce mouvement communautariste a appelé à la création d'un parti politique. Histoire de lutter contre la «suprématie blanche et chrétienne» (sic) !


A part le Ku Klux Klan, qui ose encore parler de « suprématie blanche et chrétienne » ? Les Indigènes de la République (MIR). C'est à l'appel de ce mouvement qu'a eu lieu, hier à Paris, la manifestation prétendument destinée à commémorer les massacres de Sétif le 8 mai 1945. Prétendument, car lorsqu'on lit le texte des Indigènes, on constate que Sétif y occupe une place très modeste. De fait, le MIR appelle avant tout à la création d'un parti politique, une formation « autonome, antiracialiste et décoloniale » pour « tous ceux qui sont aujourd'hui traités comme des indigènes ». Et de désigner l'ennemi : l'Etat français, qui « entretient la continuité coloniale à la française : le racisme républicain ». Le ministère de Brice Hortefeux est ainsi accusé de préserver la fameuse « suprématie blanche et chrétienne », l'état met en œuvre une « politique sécuritaire, racialiste », le plan de Fadela Amara est un « plan anti-banlieues ». Et la France a ouvertement une politique de « préférence raciale » (sans parler du « soutien sans faille » à l'inévitable « colonialisme sioniste d'Israël »). C'est tout ? Non. Car le complot est vaste : tout le « système politique, économique et culturel » œuvre, selon les Indigènes, pour le racisme !

Un discours fondé sur la rancoeur et la haine, ça ne vous rappelle rien?

Mais qui sont ces paranos ? Les Indigènes de la République sont nés en janvier 2005 avec leur appel « Nous sommes les indigènes de la République – Appel pour des Assises de l'anti-colonialisme post-colonial». Un texte volontairement provocateur et d'une incroyable mauvaise foi, puisque ses auteurs y défendaient le communautarisme au nom même des valeurs républicaines. Parmi les signataires, des associations qui prônaient des principes aussi républicains que le port du foulard à l'école, et divers sociologues et intellectuels pro-Ramadan. Après le tollé soulevé par leur appel, les Indigènes étaient retombés dans un oubli bien mérité. A quelques exceptions près, à commencer par les violentes interventions dans les médias de leur porte-parole Houria Bouteldja. Une jeune femme dont la beauté physique n'a d'égale que sa hargne envers les Français « blancs », qu'elle appelle les « souchiens » (on appréciera l'aimable jeu de mots entre « souche » et « chiens »).
Mais voilà que les Indigènes ont trouvé, bien malgré eux il est vrai, un allié de poids en la personne de Jean-Marie Le Pen. Le président du Front national a en effet offert au MIR l'occasion de revenir dans l'actualité en demandant il y a quelques jours l'interdiction de la marche du 8 mai ! Ce n'est d'ailleurs pas le seul parallèle qu'on peut faire entre le FN et le MIR - qu'on peut difficilement soupçonner d'être proche de Le Pen. Car même si les Indigènes exècrent le Front National, le parti qu'ils appellent à créer est lui aussi fondé sur la rancoeur et la haine. Vous en doutez ? Faisons une petit test : qui a dit, au sujet des ministres issues de l'immigration : « Mr Sarkozy exhibe ses marionnettes noires, arabes et/ou musulmanes ! ». Jean-Marie Le Pen ou Les Indigènes de la République ? (Réponse : les Indigènes)

Bénédicte Charles, Marianne2.fr

______________________


Les Indigènes de la République :
Qui sont-ils ? Que veulent-ils ?


Par Denis Gorteau


En janvier 2005 : un collectif nommé " les Indigènes de la République " voyait le jour à la suite d'un appel signé par plusieurs milliers de personnes au nom de la défense des " droits " des populations d'origine immigrée vivant en France. Le texte de cet appel surprend car il mêle des revendications justifiées à des prétentions identitaires malsaines. Phraséologie gauchiste, attaques contre la France " coloniale ", exigences aux contours mal définis, " les Indigènes de la République ", en outre, usent et abusent de la victimologie pour susciter l'intérêt. Colère sincère ou basse opération de lobbying ?

 
L'obsession coloniale

Si l'appel des " Indigènes " associe des arguments disparates, il en est un, cardinal dans l'esprit de ses auteurs, qui consiste à présenter la France comme un pays dominé par un état d'esprit colonial dans sa gestion de la population d'origine immigrée.

Selon cette théorie, les descendants de peuples colonisés vivant en France seraient victimes de discriminations, voire dans certains cas de violences, en raison du statut de colonisés dans lequel la République les enfermerait. D'où le nom " d'Indigènes de la République " dont s'affublent les tenants de cette étrange interprétation de la réalité.

Cela nous vaut de belles tirades, dignes de la meilleure littérature gauchiste, comme : " L'idéologie coloniale perdure, transversale aux grands courants d'idées qui composent le champ politique français ". Vive le grand Soir !

Compte tenu de l'empathie de l'appel pour les descendants des populations colonisées, on aurait pu attendre une analyse plus fine, permettant de faire la différence entre des citoyens ou des résidents ordinaires, fussent-ils d'origine immigrée, et la minorité de voyous occupée à terroriser la population et à saccager le mobilier urbain.

Cette obsession de la référence coloniale comme grille de lecture de la réalité, se retrouve dans l'assimilation des DOM-TOM à des colonies. Comme si les habitants de ces territoires ne jouissaient pas en tous points des mêmes droits que les métropolitains !

Mais les " Indigènes " vont encore plus loin. Pour eux, la " gangrène " coloniale toucherait non seulement la France dans son ensemble mais aussi le reste du monde. L'appel enchaîne sur une dénonciation de la politique étrangère américaine, méritée, mais en porte-à-faux, car les entreprises de Bush, en Irak ou en Afghanistan, s'inscrivent dans une logique différente du colonialisme au sens strict du terme.

Islamo-gauchisme ?

Pas facile de se retrouver dans ce texte qui amalgame passé et présent, colonialisme et République, France et racisme…
De plus, les " Indigènes " rendent un bien mauvais service à ceux qu'ils disent défendre en dénonçant aussi l'assimilation et l'intégration. On va jusqu'à lire sur leur site Internet les mots " va te faire intégrer ", subtile allusion à une pratique généralement réprouvée dont la connotation méprisante n'aura échappé à personne.

On est en droit de se demander pourquoi ils condamnent les discriminations, puisqu'ils vilipendent à la fois le mal et son antidote. Il faut encore se retenir de sourire quand nos bons " Indigènes " s'en prennent à la loi interdisant le voile dans les enceintes scolaires, car celle-ci, protégeant l'intimité spirituelle de chacun, apparaît comme un facteur d'intégration et fait autant pour les musulmans que pour les chrétiens ou les athées.

En clair, l'appel des " Indigènes " repose sur une idéologie communautariste et il lance une guérilla identitaire pour exercer des pressions sur la République. Une méthode couramment utilisée par certaines minorités aux Etats-Unis. En France, néanmoins, les traditions sont différentes et nos " Indigènes " auront du mal à embrigader les prétendus colonisés, parce que ces derniers ne se perçoivent pas comme tels. Les immigrés et leurs descendants, pour la plupart, n'aspirent qu'à devenir des citoyens ordinaires, prospérant à l'ombre des acquis de la République une et indivisible.

Reste à faire remarquer une chose aux auteurs de l'appel : les indigènes sont, en langue française, les individus nés sur un territoire, d'une population anciennement installée. Dans l'Hexagone, sont indigènes les Français par le sang, descendants depuis des siècles des primo occupants. Cohérents avec leur théorie, ce sont ces indigènes là, dont les " Indigènes " devraient s'efforcer de respecter l'identité et les coutumes.

Surgeon des lobbies communautaristes anglo-saxons, les " Indigènes de la République " semblent avoir pour modèle inavoué le CRIF qui donne périodiquement des leçons aux élus au nom d'une communauté spécifique. Néanmoins, pour le moment, leur chantage victimaire n'a pas ébranlé les institutions. Espérons les choses demeurant ainsi, dans un pays où les élites cèdent si facilement au vertige de la repentance.

par le Citoyen Thimèle publié dans : Combat Républicain communauté : Les blogs républicains
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Commentaires

Un nouvel ennemi. Detruisons le à la racine avant que la France s'enflamme dans des guerres ethniques odieuse.
commentaire n° : 1 posté par : matt le: 13/05/2008 03:35:06

Les délocalisations ne font que commencer.

 

Les optimistes ont voulu voir dans les revendications salariales des usines Dacia en Roumanie un signe annonciateur de la fin des délocalisations. Le rattrapage salarial en cours allait bientôt mettre fin à l’Eldorado des pays à bas coûts. Les plus irréductibles de ces optimistes ont même été jusqu’à annoncer un mouvement de relocalisation des activités industrielles.

Il pourrait s’agir d’une bonne nouvelle, si l’on oubliait que ce sont souvent les mêmes qui nous expliquaient ces dernières années que les délocalisations n’avaient qu’un impact insignifiant sur les destructions d’emplois en France. Une étude de conjoncture de l’INSEE réalisée auprès des chefs d’entreprises industrielles vient, en tout état de cause, d’apporter un cinglant démenti à ces thèses un peu trop optimistes.

 

On y apprend qu’entre 2002 et 2007, 12  % des entreprises industrielles représentant 16 % du chiffre d’affaires de l’industrie ont transféré des activités à l’étranger. Très curieusement, les chefs d’entreprises ne semblent pas être sensibles à l’attrait du nouveau climat économique qui règne en France depuis les dernières élections, au rattrapage salarial en cours dans les pays émergents, à la pénurie de main-d’œuvre qualifiée qui frapperait ces pays, ou à l’envolée du prix du pétrole. Car ils sont désormais 16 % à envisager de délocaliser leur activité dans les années à venir. Dans tous les secteurs, à l’exception des biens de consommation, la tentation de la délocalisation progresse.

 

La tendance à la désindustrialisation est d’ailleurs certainement sous-estimée par l’étude car elle rend compte de l’opinion des chefs d’entreprises de plus de 20 salariés et non, comme on aurait pu le souhaiter, des emplois industriels concernés ou de la valeur ajoutée produite. Il semble bien que ce soit les entreprises de la « grande industrie » qui sont les plus pressées de délocaliser leur production.

 

Le taux des entreprises qui ont un projet de « développement à l’international » atteint près de 37 % pour l’industrie automobile et 29  % pour celle des biens d’équipement ! L’affaire Peugeot Motocycles a probablement inauguré une longue série de conflits qui mettront en scène un recul des droits sociaux sous menace de fermeture d’usine…

 

Les optimistes considèreront qu’il ne s’agit pas là de délocalisations, mais d’un transfert d’activité qui pourrait être vecteur de développement en France. Il est normal que les entreprises se développent la où les marchés sont en croissance… Nouveau démenti : le facteur principal qui pousse au développement international reste l’espoir d’avoir accès à des salaires plus faibles. Le facteur est jugé très important pour 60 à 70 % des chefs d’entreprises ayant des projets en ce sens.

 

http://www.insee.fr/fr/ffc/ipweb/ip1188/graphiques.html#graphique5

 

Pour les chefs d’entreprise, le facteur le plus important est l’accès à des salaires plus faibles.

 

60 % des chefs d’entreprise de plus de 250 salariés considèrent « très important » l’accès à des salaires plus faibles.

 

65 % des chefs d’entreprise de plus de 101 à 250 salariés considèrent « très important » l’accès à des salaires plus faibles.

 

70 % des chefs d’entreprise de plus de 20 à 100 salariés considèrent « très important » l’accès à des salaires plus faibles.

 

L’attrait des chefs d’entreprises industrielles pour ce qu’on pourrait qualifier de « modèle chinois » ressort clairement des éléments jugés pénalisant pour le bon développement de leurs entreprises. Sans surprise, ce sont le coût du travail non qualifié (77 %) et la fiscalité (86 % pour la taxe professionnelle et 71 % pour l’impôt sur les sociétés) qui ressortent comme les principaux handicaps.

 

Cette étude devrait être méditée par les derniers tenants de la mondialisation heureuse.

 

On ne saurait mieux illustrer les pressions que fait subir le libre-échange sur nos économies : érosion de la base productive, transfert de la fiscalité des entreprises vers les ménages, subvention massive du travail faiblement qualifié et, au bout du compte, des déficits de toutes sortes, publics, sociaux et commerciaux.


Qui a parlé de développement durable ?

 

(article écrit par Malakine)

 

http://horizons.typepad.fr/accueil/2008/05/les-dlocalisati.html

commentaire n° : 2 posté par : Instit le: 14/05/2008 15:06:41
Tout cela est nauséabond et lève le coeur. Ou comment s'attaquer à un prétendu racisme en en créant un autre ... Heureusement les Indigènes ne sont pas majoritaires en France, mais ils sont relayés par un certain nombre de bien pensants de gauche, qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez,hélas !
commentaire n° : 3 posté par : C.Tasin (site web) le: 14/05/2008 18:57:29

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