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27 juillet 2008 7 27 /07 /juillet /2008 00:55

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Le peuple. Les citoyens. Les étrangers. Les nationaux. La laïcité. Les droits de l'Homme. L'universel... Que signifient au fond ces mots trop usés, sans cesse invoqués et rarement définis ? La République, répétons-nous, à tout bout de champ. Bien sûr, mais encore ? De quoi parle-t-on, en fait ? Questions élémentaires, donc fondamentales. Une jeune fille qui va bientôt voter est en droit de s'interroger. Un ancêtre attentif peut tenter de lui répondre, en termes simples et accessibles à tous. Cela s'appelait jadis l'instruction civique.
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Régis Debray, La République expliquée à ma fille, Editions du Seuil, 1998

Tous les hommes politiques, ou presque, se réclament de la République. A tel point que le mot ne voudrait plus rien dire. A tel point que le citoyen le moins averti n'en reconnaît plus ses vrais défenseurs des imposteurs.
Face à cela, Régis Debray s'est lancé, il y a de cela dix ans, dans l'écriture d'un petit mais très instructif manuel pédagogique, qui n'a absolument pas perdu en actualité - et en pertinence. Sous la forme d'un dialogue entre lui et sa propre fille, dans un langage clair et accessible à tous, il répond en effet à quelques questions élémentaires et fondamentales sur cette République et ses valeurs que chaque citoyen et citoyen en devenir est susceptible de se poser.
Manuel d'émancipation, véritable plaidoyer pour la République, cet ouvrage est plus que jamais à mettre entre toutes les mains !

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Published by le Citoyen Thimèle - dans Livres à lire
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27/07/2008 22:39

Union Européenne / Traité : 71 % des Irlandais opposés à un nouveau référendum (sondage).
 
Près de trois-quarts des Irlandais sont opposés à la tenue d'un nouveau référendum portant sur le traité de Lisbonne, selon un sondage publié dimanche 27 juillet.
 
71 % des Irlandais rejettent l'hypothèse d'une nouvelle consultation populaire, après la victoire du "non" à 53 % au référendum du 12 juin, selon ce sondage réalisé pour le cercle de réflexion eurosceptique Open Europe, basé à Londres.




 




Seulement 24 % des personnes interrogées sont favorables à la tenue d'un second référendum.
 
Parmi les personnes ayant exprimé une opinion, 62 % disent qu'elles voteraient "non" en cas de nouvelle consultation, 34 % penchant pour le "oui".
 
Ces chiffres signifient que l'avance du "non" serait portée à 24 points dans l'éventualité où les Irlandais seraient appelés à voter à nouveau, a assuré Open Europe.
 
Ce sondage montre également que 17 % des personnes ayant voté "oui" en juin seraient désormais prêtes à dire "non", contre 6% de celles ayant voté "non" qui seraient maintenant décidées à approuver le traité.
 
Autre fait significatif, parmi les personnes s'étant abstenues en juin, 57 % disent être prêtes à voter "non", contre seulement 26 % "oui".
 
Ils sont 67 % à approuver le jugement que "les hommes politiques européens ne respectent pas le non irlandais", et 61 % à être en désaccord avec l'idée que "si les 26 autres membres de l'UE ratifient le traité dans leur parlement, alors l'Irlande doit changer d'avis et soutenir le traité".
 
53 % des Irlandais se disent moins susceptibles de voter en faveur du Premier ministre Brian Cowen aux prochaines élections législatives, s'il convoque un nouveau référendum.
 
"Les dirigeants européens qui tentent de forcer l'Irlande à voter à nouveau jouent un jeu très dangereux, et il semble que Brian Cowen pourrait mettre son avenir politique en jeu s'il demande un nouveau vote", a commenté le directeur d'Open Europe, Neil O'Brien.
 
"En paraissant forcer la main des électeurs, les hommes politiques européens conduisent en fait beaucoup de gens dans le camp du non ", a-t-il estimé.
 
Ce sondage a porté sur 1 006 personnes interrogées entre le 21 et le 23 juillet, dès la fin de la visite à Dublin du président français Nicolas Sarkozy.
 
M. Sarkozy, dont le pays assure la présidence tournante de l'UE, avait dû démentir lors de ce déplacement avoir dit que les Irlandais devraient "revoter" sur le traité de Lisbonne, et avait assuré qu'aucune solution ne leur serait imposée.
 
L'Irlande est le seul pays obligé, par sa Constitution, à soumettre le traité européen à référendum.
 
Les 26 autres pays de l'UE le soumettent à une ratification parlementaire.
 
Le gouvernement irlandais a commandé ses propres enquêtes d'opinion sur le résultat du référendum.
 
http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-36337644,0.html