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31 août 2008 7 31 /08 /août /2008 22:03

La République, « un idéal et un combat »

 

Aujourd’hui, tout le monde se dit volontiers « républicain », à tel point que ce qualificatif, à tel point que le terme de « République » ne voudraient plus rien dire. Mais la République n’est pas qu’un mot, ni qu’un simple régime politique. La République est surtout un système de valeurs, un modèle de société, et comme l’a si bien dit Régis Debray, un « idéal et un combat ». Un combat incessant qui exige véritablement une foi de la part de ceux qui se disent républicains.

 

Jusqu’à la Grande Révolution, « République », qui vient du latin « res publica (« la chose commune »), n’était qu’un terme générique désignant tout « Etat régi par des lois ». Ce sont les Jacobins de 1792-93 qui ont changé son sens en commençant à façonner les contours d’un « corpus républicain », où l’héritage des Lumières, où l’exigence de liberté et d’égalité se fit sentir. Un corpus qui s’est enrichi et qui s’est érigé en modèle - la fameuse « exception française - après près de deux siècles de luttes politiques où prirent part tout autant les Révolutionnaires que les Résistants ou des hommes comme Gambetta ou Jaurès.

 

La République, l’idéal républicain, se fonde aujourd’hui sur quelques principes fondamentaux :

 

Liberté, égalité, fraternité, bien sûr.

 

« Liberté » : chacun est libre de penser et d’agir comme bon lui semble, dans la limite de ne pas nuire à autrui et de ne pas enfreindre la loi, expression de la volonté générale. Mais aucun homme n’étant jamais libre a priori, ça ne peut être qu’une histoire de proclamation. Il n’y a pas de liberté si règnent la loi de la jungle et l’ignorance. Seules l’existence d’un groupe, la force d’un Etat sont à même de la garantir. Par le règne absolu de la loi, qui permet à chacun la sûreté physique et sociale, conditions pour vivre dignement et de s’élever selon son mérite. Mais aussi par l’instruction obligatoire, qui entend donner à chacun une autonomie de jugement.

 

« Egalité » : tous les citoyens sont égaux en dignité, en chances et bien sûr devant la loi, en droits comme en devoirs. Les distinctions de naissance, qu’elles soient sociales, ethniques ou religieuses, ne peuvent exister. Pour que l’égalité ne reste pas qu’une affirmation de principe, l’Etat doit s’engager à permettre à ce que chacun puisse exercer effectivement ce droit (et donc celui de s’élever socialement), en complétant les droits politiques par des droits sociaux (le premier étant le droit à l’instruction), en redistribuant les ressources communes, en donnant plus à ceux qui ont moins. Seules les inégalités fondées sur le mérite sont légitimes. « Egalité » ne signifie pas « identique ».

 

« Fraternité » : tous les citoyens ont un devoir de solidarité les uns envers les autres, l’intérêt général, donc de tous, primant sur un égoïste chacun pour soi. La fraternité se fonde ainsi autour d'une communauté unie par un idéal, le bien commun, transcendant les différences et les intérêts de chacun. En pratique, cette fraternité est censée permettre à chacun d’accéder à une existence digne et souveraine, et ainsi de jouir pleinement de ses droits les plus élémentaires (liberté et égalité, en premier lieu). Dans cette optique, l’Etat intervient dans l’économie, s’engage dans une redistribution des richesses, et établit des services publics, qui mettent au service de tous ce qui l’intérêt de tous. 

 

Plus qu’une devise, ce célèbre triptyque est surtout une philosophie cohérente, qui donne ses bases à l’idéal républicain. Pas de liberté sans égalité, pas d’égalité sans liberté, mais surtout pas de liberté et d’égalité sans fraternité, qui lui donne corps.

 

Mais l’idéal républicain renvoie aussi à d’autres principes :

 

- la Laïcité : Elle repose sur deux principes inséparables. En premier lieu, le principe de la liberté de conscience. Chacun est libre de penser selon son jugement, ainsi de croire et de ne pas croire. Ainsi, par extension, de pratiquer le culte de son choix. Ce principe suppose de l’Etat qu’il garantisse l’autonomie de jugement de chacun par l’instruction obligatoire. En second lieu, la laïcité suppose la séparation des Eglises et de l’Etat. La République ne reconnaît aucun culte, et n’en subventionne ni n’en salarie aucun. Ainsi, la croyance et l’exercice du culte relèvent du privé. L’espace public, ainsi préservé, permet de garantir le vivre ensemble et l’égalité de chaque citoyen, au-delà leur appartenance religieuse. Par extension, la notion de laïcité s'entend par la primauté de ce qui est commun à tous sur ce qui divise.

 

- la Démocratie et la Souveraineté Populaire : Elles supposent avant tout, selon la formule bien connue, « un gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple ». « Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la Nation » rajoute la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789. Elle est inaliénable et indivisible. Parce qu’elle nécessite un minimum de liens et de valeurs communes entre les citoyens d’un corps souverain, la Nation est son cadre national. Pour exister pleinement, la démocratie exige aussi une séparation des pouvoirs, une pluralité d’expression et de représentation garantie, l’existence de débats libres et contradictoires. Elle exige aussi et surtout une vertu. Vertu des représentants tout comme des citoyens. Pas de démocratie sans des citoyens actifs et impliqués (censés être permis par une instruction civique à l’école).

 

- l’Indivisibilité de la République et Unicité du Peuple français : Le caractère « indivisible » de la République pose comme principe que la loi est la même pour tous les citoyens, sans la moindre distinction (qu’elle soit sociale, ethnique ou religieuse), et qu’elle s’impose sur l’ensemble du territoire, sans exception. La loi ne peut émaner que d’une seule source, la souveraineté nationale. La République connaît mais ne reconnaît pas tout ce qui tend à la morceler la communauté civique. Elle ne reconnaît que des citoyens français libres et égaux en droits. L’indivisibilité implique également l’unicité du Peuple français, ainsi que l’emploi exclusif du français dans la vie publique.

 

Pour conclure, la République est un idéal qui entend concourir au bien commun, bien commun qui permet alors le bien personnel de chacun. Une République où l’école tient un rôle central, chargé de former des citoyens libres et égaux, avec des droits mais aussi des devoirs, impliqué les uns et avec les autres et unis autour de valeurs. Une République où l’intérêt général prime sur les intérêts particuliers. Où prime la politique sur l’économique. Ce qui nous unit sur ce qui nous divise. La solidarité sur le chacun pour soi. La loi expression de la volonté générale sur la loi de la jungle. Le droit sur la force.

 

Cette République, nous ne la séparons pas de la Nation. Elles sont intimement liées en France depuis la Révolution et Valmy. Attaquer l’un et l’autre revient à attaquer les deux. La Nation, c’est le lieu d’épanouissement de la République. Et cette République, c’est elle qui donne à la Nation française son caractère original de par le monde. Parce que la Nation française ne se fonde pas sur une géographie ou sur race mais sur une histoire et des valeurs. La Nation, telle que nous la définissons, n’est pas un groupe ethnique replié sur lui-même. C’est une communauté civique, fondée sur l’adhésion libre et consentie des citoyens, quelque soit leurs origines, leur couleur de peau, leur religion.

 

Etre patriote, c’est non seulement aimer son pays, mais c’est aussi être attaché à la préservation de ce cadre national, lieu que nous jugeons nécessaire au vivre ensemble, à l’émancipation individuelle et collective et à l’exercice de la démocratie. Nécessaire aussi et surtout à l’équilibre d’un monde qui mourrait de vivre sous une seule et même loi.

 

L’idéal républicain, si nous l’associons à la France, n’en demeure évidemment pas son exclusive. Nous considérons que la République a une vocation universelle. La preuve en est l’existence de républicains de par le monde.

 

 


Qu’en est-il de la République aujourd’hui ?

 

L’établissement en France d’une République digne de ce nom a toujours été un processus inachevé. Mais force est de constater que de l’après 1880 aux années 1970-80, on pouvait se dire en République – au point que l’on puisse parler de « modèle républicain » français. Il devient au contraire de plus en plus difficile de se le dire aujourd’hui. Depuis trente ans, les dirigeants de notre pays, à quelques rares exceptions près, qu’ils soient de « droite » ou de gauche », ont déclenché le démantèlement de la République, sous couvert de « mondialisation », d’« Europe », en un mot de « modernité ».

Enfants du Mai 68 « étudiant », adeptes de la contre-révolution libérale des années 70, ils se sont alliés autour d’idéaux communs : rejet de l’autorité et de l’Etat, haine de la République, de la Nation, de toute frontière ; promotion d’un individualisme total, promotion d’un libéralisme économique totalement débridé, promotion d'un libre-échangisme intégral, promotion des communautarismes.

Ces « libéraux-libertaires », puisqu’il faut leur donner un nom, ont finit par prendre le pouvoir dans la société française :

Au nom d'une nécessaire « adaptation » à un monde qui bouge, un monde qui en réalité, par le fait et la lâcheté de leurs homologues d'ailleurs, est en voie de n'être plus qu'un vaste marché où l'homme et les nations n'ont plus leur place.

Au prix d’un désastre pour notre pays, qu’ils refusent évidemment de reconnaître.

C’est ainsi que la recherche du bien commun est laminée au profit d'un individualisme forcené. C’est ainsi que l'autorité et la morale républicaines sont sans cesse pourfendues au nom d’une prétendue « liberté » qui devrait s’exercer « sans entraves » et au profit d'un laxisme dévastateur qui mène à la ruine de la société. C’est ainsi que la course à l’argent prime sur l'humain, le devoir de fraternité. Que la course au « toujours plus » finit par dégrader l’environnement. Que les injustices et les inégalités se creusent. Qu’une minorité se gave d’argent pendant que d’autres galèrent pour se nourrir à leur faim. Que l'ouverture des frontières ne sourit qu'aux multinationales, mais surtout pas aux salariés. Que le chômage et l'exclusion montent. Que la force prime sur le droit. Que la démocratie se meurt. Que l’Europe libérale est préférée à la France républicaine. Que les communautarismes et féodalismes de tout ordre prennent le dessus sur le vivre ensemble. Que la violence sociale se systématise. Que les intégrismes religieux repartent à l’offensive, alors que la laïcité est sérieusement malmenée.

Paradoxe hallucinant, ces soit-disants défenseurs de la liberté, entendent interdire aux citoyens français de penser autrement qu'eux. Démocratie mutilée, lois liberticides, novlangue, abrutissements des esprits, terrorisme intellectuel, censure, désinformation, etc. Tout y passe pour museler les nombreux dissidents - il faut avouer que leur idéologie n'est pas partagé par l'ensemble des Français, loin de là -, et faire régner ce qu'il faut bien appeler un « totalitarisme » libéral-libertaire. 

Qui plus est, les « progrès », qu’ils entendaient provoquer par la promotion d’une prétendue véritable « liberté », ne sont nulle part. Les régressions, partout.

L’arrivée de Nicolas Sarkozy à la Présidence en 2007 a accéléré ce processus. L’ensemble du modèle républicain, social et laïque français – ou plutôt ce qu’il en reste encore -, unique au monde, résultat de plus de deux siècles de lutte philosophique, politique et politique, est promis à destruction pure et simple, sans discours ni trompettes.

Portant en complète admiration le modèle de société américain, Nicolas Sarkozy est aujourd'hui en train de réaliser le rêve de tous ceux qui veulent irrémédiablement mettre fin en tout point à cette fameuse « exception française », et faire de notre pays une province dévouée de l'hypermarché mondial.

« Normaliser » la France, en faire un pays « moderne » où les « libertés » sont respectés, tel est leur but. Tel est le but de ceux qui nous gouvernent, à la lumière ou dans l’ombre.

Parce qu’ils refusaient leur système, malgré la propagande, on s’est décidé à mettre des chaînes aux Français. Traité de Maastricht, d’Amsterdam, de Lisbonne. Autant de traités qui ont tué la démocratie en donnant l’essentiel de notre pouvoir à des dirigeants non élus, installés à Bruxelles. Autant de traités qui, par leurs caractères profondément libérales et oligarchiques, portent eux l’acte de décès de la République.

Alors, progressivement, l’alliance des anti-républicains européistes de Paris et de Bruxelles a porté ses fruits.

La démocratie, bien sûr, n’est plus que de façade. Déjà, on savait que l’Assemblée Nationale n’était plus qu’une chambre d’enregistrement. Déjà, on savait que les citoyens n’avaient plus le choix aux élections qu’entre blancs bonnets et bonnets blancs. Depuis, on fait mieux : on piétine la volonté populaire. Ainsi, quand les Français votent en 2005 contre la Constitution Européenne, on s’entend quand même pour la mettre en application autrement, en l’appelant « Traité de Lisbonne » et en la faisant passer par le Parlement.

L’unité de la République est atteinte, bien sûr. On préfère déjà le pouvoir des tribus et des féodalités. On préfère déjà considérer les citoyens par rapport à leur « communauté » d’appartenance, ethnies et religions. On préfère déjà les langues régionales et l’anglais aux français. Et il n’est plus qu’une question de temps pour que la France applique la fameuse « Charte européenne des langues régionales et minoritaires », qui la fera retourner 300 ans en arrière, au temps de l’Ancien Régime.

 

La laïcité est dans le couloir de la mort. On se montre laxiste envers les intégrismes. On incite les clercs à réaffirmer un pouvoir perdu et à occuper la sphère publique et sociale. On préfère l’école privée confessionnelle à l’école publique laïque. On plaide pour une laïcité « positive », considérant que la laïcité - tout court - est intolérante. On piétine la loi de 1905… En attendant de pouvoir la rayer du champ juridique.

 

La liberté, l’égalité et la fraternité ne sont plus que des folklores. A la liberté on préfère le libéralisme, autrement dit la loi de la jungle. A l’égalité, on préfère les privilèges de quelques-uns. A la fraternité, à la République sociale, on préfère le règne sans partage du marché, où ce sont les puissants qui décident, et où ce sont les plus faibles qui trinquent. Les services publics sont peu à peu démantelés. La protection sociale rognée. Le droit du travail laminé.


Afin d’achever cette destruction de la France libre et républicaine, Nicolas Sarkozy entend aujourd’hui réintégrer la France dans l’OTAN, subordonnant ainsi notre politique étrangère et de défense à celles des Etats-Unis. 

 


Notre combat : pour une France libre et républicaine

 

 

Face à ce funeste travail de sape, déjà très bien entamée, nous entendons ici mener un effort à la fois de résistance et d’offensive idéologique. Si nos moyens sont modestes – une plume comme seul outil de combat -, notre détermination est immense.

 

Réveiller, alerter, sensibiliser, promouvoir, soutenir, tels sont nos objectifs. Réveiller les citoyens du sommeil dans laquelle l’intelligentsia bien-pensante entend les fixer pour de bon. Les alerter de ce qu’ils les attendent si rien ne se passe. Les sensibiliser à la nécessaire et dure résistance qui s’organise. Promouvoir les principes républicains sur lesquelles doivent s’appuyer, selon nous, tout projet alternatif à cette société libérale actuelle. Soutenir tous les mouvements, toutes les actions qui oeuvrent à la cause républicaine.

 

Notre combat pour une France libre et républicaine, dont nous vous avons énuméré les grands principes fondateurs, mérite quelques précisions.

 

Vouloir une France républicaine, vouloir triompher le bien commun, cela signifie évidemment l’exigence  pour nous d’un « développement durable », où les préoccupations environnementales sont tout aussi importantes que les préoccupations politiques, sociales et économiques.

 

Vouloir une France libre signifie, pour nous, rompre avec l’Europe telle qu’elle est construite aujourd’hui. Nous n’en demeurons pas moins convaincu de l’importance dans le monde actuelle que les pays européens s’unissent. Nous plaidons ainsi pour une Europe des Nations, pour une Europe des projets, pour une Europe protectionniste. En somme, une Europe qui respecte les souverainetés nationales. Une Europe de type confédéral.

 

Vouloir une France libre signifie aussi rompre avec l’OTAN, qui n’est non un outil de maintien de la paix mondiale mais un outil de domination américaine.

 

Patriotes, nous sommes loin de tout nationalisme agressif et de toute tentation néo-colonialiste. Nous sommes internationalistes, dans le sens où nous militons pour le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. En somme, nous voulons une France libre dans un monde de Nations libres et sœurs.

Ainsi, être soucieux de la grandeur de la France, c’est la vouloir indépendante et rayonnante par son exemplarité. Mais c’est aussi la vouloir adopter un rôle international majeur. Nous la voulons remplir avec force sa « mission universelle », en défendant les droits de l’homme et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, en promouvant ses valeurs républicaines et en plaidant la constitution d’un monde multipolaire. La France ne doit s’aligner sur personne et doit être un contrepoids à l’hégémonie états-unienne. 

 

Défendant ardemment sa langue chez elle, nous voulons également une France soucieuse de renforcer ses liens avec les pays francophones, dont l’objectif à moyen terme doit être de créer avec eux une confédération.

 

 


Notre positionnement sur l’échiquier politique

 

 

Nous nous définissons avant tout comme « patriote républicain ». Où cela peut-il bien nous placer aujourd’hui sur l’échiquier politique ? Des thèmes que nous défendons peuvent nous placer volontiers très à « gauche ». D’autres peuvent au contraire nous placer très à « droite ». Que croire ? La vérité est que le clivage droite / gauche n’est plus aujourd’hui le clivage le plus pertinent. Il est plutôt entre les « nationaux républicains », dont nous nous revendiquons, et les « libéraux libertaires » (ou « libéraux mondialistes ») que nous combattons. Entre ceux qui défendent les valeurs de la République et ceux qui les méprisent.

 

Les premiers sont représentés aujourd’hui par des mouvements et partis tels que le « Mouvement Républicain et Citoyen » de Chevènement, « Debout La République » de Dupont-Aignan, le « Parti de Gauche » de Mélenchon ou encore l’« Union du Peuple Français ». On en trouve aussi au sein de tous les « grands partis ».

 

Les seconds sont ceux qui exercent continuellement le pouvoir depuis trente ans (représentés par l’UMP, le PS et les ex-UDF, Nouveau Centre et le Modem). Nous ne mettons pas tous leurs dirigeants, militants et sympathisants dans le même moule, mais force est de constater que ceux qui en ont eu la tête ont œuvré, par passion ou lâcheté, au démantèlement progressif de la République. Si l’UMP et le PS, les deux « grand partis » passent leur temps à se déchirer – bien souvent des disputes de façade, ils sont d’accord sur l’essentiel : l’acceptation de la construction européenne actuelle, qui porte en elle l’acte de décès de la République.

 

Face à cette hydre à deux têtes, l’« UMPS », qui empêche toute alternative au système, nous plaidons ardemment pour la constitution d’un vaste rassemblement, réunissant tous les républicains de « droite » comme de « gauche », qu’ils soient socialistes, communistes, gaullistes ou radicaux. Seul ce rassemblement permettra aux républicains de se faire entendre et d’entraîner une dynamique capable de renverser le « pareil au même » et de reprendre enfin le chemin de la République.

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Published by le Citoyen Thimèle - dans L'Esprit Républicain
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commentaires

citoyen Pique-Bœuf 08/12/2010 09:00



Très très très modestement j'ai pris ma minuscule place au fin fond de la Charente Maritime, en 2008. Ayant pris connaissance de ce que tu nous dit, citoyen Thimèle, je suis en grande partie
d'accord, les divergences possibles restant mineures et relevant justement du principe qu'égalité n'est pas identité. Rattrapé par une maladie imprévue j'ai levé le pied ces derniers mois, mais
la lecture de ton blog me conforte. Mon petit site se voulait fédérateur de la vie associative, en indépendance par rapport aux potentats locaux. C'est raté. Mais le Pique-Bœuf n'en est pas moins
devenu un personnage local, amusant ou agaçant selon sa place sur la place publique. Il renaît ces jours-ci... Merci Thimèle. Je vais assumer mon blog "impertinent et sans doute inutile"... Ah !
J'allais oublier mon métier : je travaille à ce que les plus paumés, les plus malmenés par la vie, aient un accès normal à l'instruction, et puisse avoir leur place digne en dépit de leurs
insuffisances. Ça s'appelait psychologue scolaire, mais moi, et beaucoup d'autres, on préfère s'appeler psychologue de l'éducation. C'est pas forcément "libéral-libertaire", tu sais, ni
néo-soixante-huitard. Allez ! Salutations piquebouviennes et républicaines !



arnaud 14/10/2009 12:52


Je ne comprend pas comment vous voulez une France indépendante et en même temps vouloir faire une confédération des pays francophone. Vous voulez que la France soit un QU2BEC COMME dans la
confédération canadienne?


le Citoyen Thimèle 19/10/2009 03:15


Ce n'est pas contradictoire. Une confédération n'est pas une fédération, elle laisse à chacun des Etats qui la composent une pleine souveraineté. Mais j'aurai sans doute dû parler d'"association"
d'Etats plutôt que de confédération, il n'est pas mon idée de vouloir créer une structure étatique supranationale.