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31 octobre 2008 5 31 /10 /octobre /2008 20:36

"Depuis plusieurs années, la Mairie de Paris mène une politique active et audacieuse sur la dénomination des lieux publics de la Capitale. Par définition, cette politique suscite débat. La dénomination de ces lieux publics (rues, places, voies etc) est diverse, voire hétérogène.

Rappelons ainsi certains noms :

Le général pacifiste et parachutiste Jacques Pâris de la Bollardière

L’écrivain Romain Gary

L’émir Abd-el-Kader

L’espalanade du « 9 novembre 1989 »

Theodor Herzl, fondateur du sionisme

Célestin Hennion, préfet de police de Paris sous Clémenceau

Jean Paul II

Et bien d’autres. Pour le moins, certaines de ces dénominations ont suscité controverses. Mais, la Mairie de Paris a décidé de dénommer ainsi ces lieux publics. Elle a donc choisi et tranché, sans rechigner à la polémique. Nous ne contestons pas les prérogatives d’un Maire, d’une Mairie, d’une Commune, à partir du moment où les choix s’inscrivent dans les valeurs fondamentales de la République :

« Liberté, égalité, fraternité »

et dans le préambule de la Constitution de 1946, repris en 1958

« La France est une république démocratique, laïque et sociale ».

C’est dans le cadre de ces prérogatives et de ces valeurs que les soussignés demandent à la Mairie de Paris de nommer un lieu public « Robespierre ». Nous ne demandons pas à la Mairie de Paris de partager l’appréciation qui est à la nôtre concernant Maximilien Robespierre. Pour nous, initiateurs de cette demande, Robespierre eut, entre autres mérites, d’être :

Celui qui agit pour que la devise « Liberté, Egalité » soit complétée par « Fraternité », devise qui devint celle de la République, jusqu’à nos jours.

Celui qui combattit pour l’abolition de l’esclavage et l’obtint

Celui qui, le premier comme responsable politique, se prononça pour l’abolition de la peine de mort

Celui qui instaura le « maximum » des prix, ce qui dans les temps que nous connaissons, n’est ni une utopie ni un fantasme.

Celui qui agit pour la Constitution de 1793, première Constitution républicaine de notre pays

Celui qui entra au Comité de salut public en juillet 1793 pour en sortir à sa mort, la Révolution sauvée.

Celui qui resta dans le cour et dans la mémoire des hommes comme « l’Incorruptible », et à ce titre salué par tant de républicains, au nombre desquels nous ne mentionnerons que Jean Jaurès.

Celui qui fut un des fondateurs de la République.

Celui qui définit la République comme « une et indivisible ».

Celui qui se prononça contre la guerre et contre le militarisme.

Répétons-le, ces mérites que nous reconnaissons à Maximilien Robespierre, comme les mérites que nous reconnaissons à d’autres personnages historiques de la Révolution française, également fondateurs de la République et porteurs de ses valeurs, nous ne demandons à personne d’autre qu’à nous mêmes l’honneur de les porter.

Nous demandons, en toute justice, que le nom de Robespierre soit officiellement inscrit dans le patrimoine topographique de la capitale.
"


Pour signer la pétition, complétez les informations ci-dessous et envoyez-les à cette adresse : libre.pensee@wanadoo.fr

Nom :
Prénom :
Qualité :
Adresse électronique :


Premiers signataires :

Antonini Bruno, professeur de philosophie
Aurigny Michel, Président de l’Association des Amis de Gracchus Babeuf
Bellon André, ancien député
Bianchi Serge, Professeur émérite des Universités
Blondel Marc, Président de la Fédération Nationale de la Libre Pensée
Brunel Françoise, maître de conférences d’histoire, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Cazals Rémy, Professeur émérite d’Histoire, Univ, Toulouse le Mirail
Chavinier Pierre, Maire-adjoint de Boissy Saint-Léger (94)
Delpont Hubert, Docteur en histoire
Dubois Claude, syndicaliste (75)
Eliard Michel, professeur émérite, sociologie Univ, Toulouse-le Mirail
Eyschen Christain, secrétaire général de Fédération Nationale de la Libre Pensée
Foucault Didier, Maître de conférences d’histoire, Univ, Toulouse Le Mirail
Gainot Bernard, Maître de Conférences Paris I
Gavois Marc Olivier, historien
Goussot Dominique, libre-penseur
Grandazzi François, libre-penseur, syndicaliste
Iafelice Michel, historien
Lacroix-Riz Annie, Professeur Université Paris VII
Lafouge Jacques, franc-maçon et libre penseur
Landron Michel, syndicaliste enseignant
Le Fur Catherine, Libre-Pensée (75)
Marie Jean-Jacques, historien
Marie-Schwartzenberg Nadine, attachée de recherches au CNRS
Marsot Bruno, libre-penseur, fédération de la Côte d’Or
Mazauric Claude, Professeur émérite des Universités
Pena-Ruiz Henri, universitaire
Perron-Bossut Nicole, historienne, libre-penseuse
Picquier Marcel, président de l’Association lyonnaise des amis d ‘Etienne Dolet
Roy Pierre, historien, responsable d’association pacifiste Salamero Evelyne, Libre-Pensée (75)
Schiappa Jean-Marc, Président de l’IRELP (Institut de Recherches et d’Etudes de la Libre Pensée)
Scot Jean-Paul, Universitaire
Singer Claude, syndicaliste, directeur de /L’Idée Libre
Violet Paul, Ancien Maire-Adjoint de Paris (1983-1995)
Yon André, Maire-adjoint de Boissy Saint-Léger (94)


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Published by le Citoyen Thimèle - dans Combat Républicain
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commentaires

Antoine DA SYLVA 05/02/2009 00:18

Au bon temps de Robespierre, c'est la première fois qu'on a massacré en masse tant d'hommes extraordinaires: jeunesse, beauté, génie, vertus talents. Une année d'horreurs inconnues jusqu'alors au monde. Madame Roland disait:"Le brigand qui persécute, l'homme exalté qui injurie, le peuple trompé qui assassine, suivent leur instinct et font leur métier; mais l'homme en place qui les tolère, sous quelque prétexte que ce soit, est à jamais déshonoré, même si vous faîtes de beaux écrits et explquez en philosophe le cours des évènements, les passions, les crimes qui les ont accompagnés, la postérité dira un jour: Robespierre fortifia le parti qui avilit la représentation nationale; il invita la Convention à plier devant une poignée d'anarchistes; il prêta secours et appui à une commune usurpatrice, qui méconnut l'autorité législative." 

le Citoyen Thimèle 07/02/2009 02:09


Robespierre n'était pas présent à la Convention le 4 février 1794, c'est vrai. Mais qu'est-ce que cela peut-il bien prouver ? Cela remet-il en cause son combat pour l'abolition ?  N'a-t-il pas
cherché à appliquer ce décret de ce 4 février 1794 ?

Ca et comme pour le reste de vos commentaires et soupçons, ça reste essentiellement dans le droit fil de l'histoire thermidorienne : un portrait biaisée et idéologiquement orienté qui se prétend
être une vérité officielle.


Antoine DA SYLVA 04/02/2009 19:22

Fraternité ou la mort (la fraternité était virtuelle il a fait égorger bon nombre de ses amisRobespierre n'était pas présent lors du vote à la Convention sur l'abolition de l'esclavage en février 1794, il n'a jamais était membre de la société des amis des noirs et c'est Sonthonax un ami de Brissot (guillotiné par Robespierre) qui l'a appliqué le premier à St Domingue en 1793Robespierre n'a pas soutenu Vergniaud (autre Girondin guillotiné par ses soins) qui proposait d'abolir la peine de mort au lendemain de la mort du roi. etc.... Si Robespierre n'était pas tombé il aurait fini dictateur (St Just préparé l'opinion avant thermidor témoignage de Marceau) 

ezzedine el kassem 23/01/2009 07:01

Ben ils sont beaux les supporters du coupeur de têtes hypocrites et historiquement schyzophrènes lolLes Islamistes à côte de votre Robespierre c'est des bisounourset c'est les premiers que vous fustigez.LOL

le Citoyen Thimèle 25/01/2009 21:27


Ah bon ? Vous pouvez argumenter monsieur l'historien?