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9 juin 2006 5 09 /06 /juin /2006 23:59


Je vous avais déjà parler dimanche du soulèvement des étudiants grecs contre un projet de leur gouvernement libéral qui vise tout simplement à "libéraliser" l'enseignement supérieur, autrement dit à le détruire. Ce soulèvement vient de connaître depuis un tournant dramatique, qui illustre bien toute l'humanité de ce libéralisme.

Le pouvoir grec, déjà accusé de complicité de torture et de violations graves des droits de l’homme, vient une nouvelle fois de s’illustrer, jeudi, dans la répression extrêmement violente d’une manifestation dans laquelle un manifestant a été tué. Les étudiants, en lutte contre le libéralisme d’un pouvoir corrompu, ont été victimes de la rage de l’Etat et de sa classe dirgeante. Les étudiants, dont le prix versé pour le rétablissement de la démocratie en 1973 contre la junte militaire pro-américaine est connu et reconnu et qui donne lieu à une journée de commémoration le 17 novembre, semblent à nouveau en butte à un pouvoir qui les hait et ne dialogue que par ses hordes policières.

La solidarité semble essentielle, de même que toutes les pressions possibles sur l’UE et les gouvernements afin que la violence de l’état grec soit dénoncée et arrêtée. Cette Europe de la violence d’Etat contre sa jeunesse, cette Europe qui joue de tout pour contraindre ses populations à courber l’échine face au libéralisme, cette Europe qui nous vient de la contre-réforme, anti-démocratique dans son essence, dont sa "Constitution" européenne prévoyait déjà ce droit des Etats à tuer et réprimer* (une bien belle constitution en somme vous voyez...), cette Europe qui se tait dans les grands médias sur ce qui soulève les jeunes et les travailleurs en Europe (il est temps de les obliger à en parler!), cette Europe là n’est pas la nôtre!


Solidarité avec la jeunesse grecque!


Le libéralisme assassin ne fera pas la loi!

* L’article II.62. indique que « Toute personne a droit à la vie » (inspiré d’ailleurs directement par les lobbies anti-avortement pour leurs combats futurs) et que « Nul ne peut être condamné à la peine de mort, ni exécuté » mais les explications du Praesidium indiquent que « La mort n’est pas infligée en violation de cet article dans les cas où elle résulterait d’un recours à la force rendu nécessaire :

a) Pour assurer la défense de toute personne contre la violence illégale,

b) Pour effectuer une arrestation régulière.,

c) Pour réprimer conformément à la loi, une émeute ou une insurrection » « Un État peut prévoir dans sa législation la peine de mort pour des actes commis en temps de guerre ou de danger imminent de guerre ; une telle peine ne sera appliquée que dans les cas prévus par cette législation et conformément à ses dispositions... ». (bellaciao.org/fr)

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Published by le Citoyen Thimèle - dans International
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commentaires

luther 10/06/2006 12:11

merci pour cette balade !!
beaucou de choses tres interressante
je reviendrai, j'ai pas tout lu !!
luther