Dimanche prochain, à l’occasion des élections européennes, nombreux devraient être les Français à s’abstenir, si l’on croit les sondages.
Aucun véritable débat d’organisé, fond des sujets européens jamais abordés, « nonistes » majoritaires de 2005 scrupuleusement ignorés… Force est de constater que tout a été fait pour entretenir et aggraver cet abstentionnisme, tant du côté des « grands » partis que de celui des « grands » médias.
Face à cet énième rapt de la démocratie par la camarilla européiste, je ne serai pas pour autant de ceux qui s’abstiendront, que ce soit par indifférence, par défiance vis-à-vis de l’Europe actuelle ou par refus de participer à une « parodie de démocratie ».
L’abstentionnisme serait justifiée si nous autres, « nonistes », républicains, souverainistes, opposants à cette Europe supranationale et libérale, n’avions pas de liste dans laquelle nous reconnaître. L’abstentionnisme serait justifiée s’il n’y avait que les « oui-ouistes » à pouvoir se présenter à ces élections.
Or, si les « oui-ouistes » européistes, artisans de cette Europe-catastrophe (UMP, PS, Modem, Verts), monopolisent le débat, ils ne sont pourtant pas les seuls à concourir à ces élections. Des listes issues du « Non » sont représentées. Des listes défendant la souveraineté nationale et prônant la rupture avec la construction européenne actuelle sont représentées. Si nous voulons nous faire entendre, il n’y qu’à travers à eux que nous pouvons réellement le faire, et non au travers d’une abstention dans laquelle nous serions forcément amalgamés, bien malgré nous, à la foule majoritaire des « jean-foutistes », et considérés comme tel.
Parmi ces listes, mon choix se portera pour ma part sur celles de Debout la République. Les seules à proposer la rupture à la fois avec le carcan libéral et la camisole supranationale, tout en s’efforçant de proposer les bases de la seule Europe réaliste et utile, celle des nations et des coopérations libres.
Car oui, contrairement à ce que souhaitent les européistes, l’Europe ne doit pas être une fin, mais un moyen. L’Europe ne doit pas être ce projet fou, totalitaire, destiné à créer un peuple européen sur les ruines des nations actuelles, mais au contraire un moyen pour celles-ci d’être plus fortes, d’être plus libres, d’être plus fraternelles entre elles.
Il faut bel et bien en finir avec cette Europe supranationale, par nature antidémocratique, qui cherche, via ses réglementations imposées de tout ordre, à construire une Europe uniforme, où les peuples cessent de disposer d’eux-mêmes, où le modèle républicain, laïque et social français est sommé de disparaître. Une Europe qui impose aux Etats de conduire une seule et même politique, conforme au principe suprême de « concurrence libre et non faussée ». Une politique folle qui ne fait aucun cas de l'humain, de sa qualité de vie, de sa santé, de l'environnement. Une politique aux conséquences sociales et économiques, en France comme ailleurs, désastreuses : liquidation progressive de nos services publics et de nos acquis sociaux, marchandisation petit à petit de tous les aspects de la vie humaine, écrasement des salaires, dumping social, délocalisations massives, chômage de masse…
Il faut bel et bien en finir avec ce totalitarisme qui, au nom d’un idéal européen, piétine allègrement la démocratie. Que ce soit dans sa construction, à laquelle les peuples et citoyens sont mis à l'écart (absence fréquente de consultation référendaire, contournement des volontés populaires quand référendum il y a), ou que ce soit au niveau de son fonctionnement. Ainsi d’une Commission européenne, élue par personne, qui a le monopole d'initiative législative. Ainsi d’une Banque centrale totalement indépendante, insoumis au pouvoir politique.
Face à cette Europe qui ne peut que révulser le citoyen digne de son statut, je fais mienne des principales propositions émises par Debout la République.
Ainsi de la proposition de rédiger un nouveau traité européen, court, soumis à l’ensemble des peuples européens par référendum. Traité européen réaffirmant le strict respect des souverainetés nationales, donc de la démocratie.
Ainsi de la suppression de la Commission européenne, cet organe non élu qui prétend pourtant tout régenter, et qui défend, non pas l’intérêt des peuples européens, mais celui de quelques puissants lobbies. Une commission remplacée par un secrétariat général à fonction purement administrative et par des agences de coopérations thématiques, chargées d’administrer et d’impulser la mise en œuvre des projets concrets auxquels les Etats pourront librement participer.
Ainsi de la réforme de la Banque centrale, en lui sommant d’agir pour la croissance et l’emploi, en lui permettant de prêter aux Etats membres, et la mettant sous le contrôle du Conseil des chefs d’Etat et de gouvernement.
Ainsi de l'instauration d'un protectionnisme à l’échelle européenne, seule manière de protéger efficacement nos industries et nos emplois.
Bref, des propositions fortes et concrètes qui vont dans le sens d'une Europe enfin respectueuse et au service des peuples. D'une Europe qui protège notre économie et nos emplois. D'une Europe qui laisse libre la France de disposer d'un modèle social envié de part le monde.
Le 7 juin, pour faire entendre notre rejet de cette Europe totalitaire,
pour faire entendre notre désir d'une France libre dans une Europe utile,
votons donc Debout la République !
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