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26 juin 2009 5 26 /06 /juin /2009 22:17

Le discours prononcé par Nicolas Sarkozy ce lundi devant les parlementaires se voulait historique et à la hauteur de la crise. Il n’a finalement été qu’une pâle copie de ses discours de campagne : aux accents volontaristes et républicains, à rebours de la pensée unique… mais truffés de contradictions, et en total incohérence avec ses actes.

 

On l’a vu ainsi reprendre une à une la plupart des préceptes émis par Henri Guaino, son conseiller spécial mais surtout l’un des plus vieux tenants de l’« autre politique ».


Ainsi du refus d'une politique de rigueur, qui aggraverait le déficit public.


Ainsi de la distinction entre dépenses de fonctionnement et dépenses d’investissement, les secondes considérées comme acceptables car étant les recettes de demain.


Ainsi de la défense du modèle social républicain issu du programme du Conseil National de la Résistance, de ses services publics et de sa protection sociale. Modèle dont le principal enseignement reste que c'est en protégeant que l’on crée la confiance et donc la croissance.

 

La reprise de ces préceptes étant en profonde contradiction avec l’orthodoxie budgétaire et néolibérale, on aurait donc dû s’attendre à ce que le Président réclame l'abrogration des directives européennes de libéralisation des services publics et dénonce l'ensemble des traités européens, en particulier le traité de Maastricht et le Pacte européen de stabilité et de croissance. Il n’en a rien était.
 

On aurait dû également s’attendre, à la veille d’un remaniement programmée, à ce qu’il change en profondeur son équipe gouvernemental, débarquant le premier d’entre eux, François Fillon, ainsi qu’Eric Woerth et Christine Lagarde, tous trois adeptes d’une politique économique avec lequel il prétend vouloir rompre. 

 

Là aussi, il n’en a rien était. Le remaniement, avec la reconduction des mêmes aux postes-clés, fut incontestablement un reniement entier du discours de la veille.

 

Un remaniement-reniement qui, d’ailleurs, vaut aussi pour la question de la Turquie. En effet, la nomination de l’ineffable Pierre Lellouche aux Affaires européennes, fervent soutien à l’entrée de ce pays dans l’Union européenne, ne peut qu’achever d’enlever toute sincérité à la position élyséenne, précisément inverse, à ce sujet.

 

Quand donc monsieur Sarkozy décidera-t-il de mettre sa politique en cohérence avec son discours ?

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Published by le Citoyen Thimèle - dans Vie politique
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commentaires

nationalistejacobin 04/07/2009 19:50

Attendez, là j'ai un peu de mal à suivre: on parlait du Mossad et des émeutes de banlieue et maintenant on parle de la carrière de Sarkozy et de clearstream. Je ne sais s'il est pertinent de mélanger tous les sujets.J'ai une autre interprétation de la crise de novembre 2005: Sarkozy, dont l'omniprésence est la marque de fabrique, a été contraint de se mettre en retrait, ce qui est un échec pour lui. Villepin et Chirac ont repris les choses en main et réussi à ramener un semblant d'ordre (un semblant seulement). Les émeutes ont mis Villepin en selle pour la présidentielle avant que clearstream et surtout le CPE ne le décrédibilisent. Donc je suis aux antipodes de vos constats.Pour autant, je ne suis pas naïf: manipulations et coups tordus font partie de la politique. Bien malin celui qui connaît tous les tenants et aboutissants. A part quelques agents des renseignements, nul ne saura le fin mot de l'histoire.

nostalgie1789 03/07/2009 10:29

En tout cas, si cette crise n'a été commanditée par personne, elle est arrivée fort à propos pour le candidat pro-US , lequel bien qu'étant ministre de l'intérieur a été d'un silence presque assourdissant, laissant son "rival" premier Ministre " en première ligne pendant toute la crise !!! Du hasard, sans doute !!!Rien de tel que de jouer la partition "sécurité" pour en retirer les bénéfices électoraux.Mais là où le nabot a été très fort, c'est en faisant porter les responsabilités sur De Villepin, alors que c'était du rôle de l'Intérieur, donc du sien! Bien sûr, ce ne peut être du fait d'une manipulation, c'est  donc la "génération spontanée" d'une  succession de faits favorisant la promotion de l'un au détriment de l'autre, comme ça, tout seul, prouf...Ajoutez une affaire clairstream victimisante pour le petit, et voilà le tableau complet de son  succès assûré.Et par le plus pur des hasards, bien entendu !!!

nationalistejacobin 02/07/2009 09:21

J'ai lu les documents que vous avez indiqués. Je n'ai trouvé que du conditionnel, aucune preuve, aucun fait tangible, sinon des rumeurs dont le fondement est contestable. Alors que, dans votre commentaire, vous présentez le rôle du Mossad comme une certitude.Franchement, il faudrait que les chefs du Mossad soient des imbéciles pour engager quelqu'un comme Pierre Lellouche qui ne fait ni dans la discrétion, ni dans la délicatesse. Les affaires d'espionnage réclament trop d'habileté pour un individu de ce type. Maintenant, on voit bien d'où provient cette rumeur: oui, Sarkozy et son entourage sont sionistes et atlantistes (le président a un grand-père juif de Thessalonique si je ne m'abuse); oui, certains sont proches des néoconservateurs US et rêvent de faire de la France le valet des USA; oui, les Français de confession juive suivent la détestable pente du communautarisme (et pas qu'à droite, voir sur le blog "Périclès" ce qui se passe à Sarcelles). Un tel passif ne peut qu'être un terreau fertile à la calomnie.Ensuite, répondez-moi franchement: les jeunes d'origine maghrébine et subsaharienne (car il faut les nommer ainsi au lieu de dire toujours "les jeunes") ont-ils vraiment besoin du Mossad pour se déchaîner? Finalement, vous leur offrez une excuse commode: "Bon il y a des violences, mais tout cela est attisé par le Mossad". Même s'il est possible que certains sionistes français se soient réjouis de ces affrontements (et Israël aussi, pourquoi pas?). C'est le même type de rhétorique qu'utilise la mouvance anti-raciste de gauche: "Oui, mais les pauvres, ils sont discriminés, ils vivent dans des HLM miteux...". Basta! On est en République, oui ou non? Un peu de responsabilité, que diable! Qu'on arrête de dire: "c'est pas moi, c'est la société; c'est pas moi, c'est le racisme des Français; c'est pas moi, c'est le Mossad" ou que sais-je encore...Enfin, je vous signale que le réseau Voltaire est connu pour un traitement... particulier des informations et des méthodes journalistiques pas toujours très rigoureuses. Donc prudence, même si je n'accorde qu'un crédit limité à la presse officielle.Cordialement.

nostalgie1789 01/07/2009 19:19

tout d'abord taper sur google "role du mossad dans la crise des banlieues de France de novembre et décembre 2005"aller sur http://villepin.over-blog.com/article-7222778-html.voir aussi le site du réseau voltaire sur ce sujet ainsi que sur l'entourage de Mr Sarkozy.Il ne s'agit pas pour moi de mettre partout des complots sionistes  (voire islamistes, anarchistes, trotskystes ou autres)  , mais d'éviter de  faire l'autruche en refusant systématiquement d'en envisager  la possiblité , l'éventualité, puis la probabilité à partir de présomptions ou d'analyses provenant d'hypothèses similaires émises par d'autres et dont l'avis ne peut être systématiquement rejeté du fait qu'il heurterait des convictions personnelles, ce qui conduirait à une forme de totalitarisme que je refuse par hérédité cartésienne...Le doute...force ou impuissance de l'esprit? sujet de philo au bac math élem de 1966.

nationalistejacobin 30/06/2009 19:27

Le mossad à l'origine de la crise des banlieues?! C'est quoi cette histoire? Je voudrais des preuves tangibles, parce que la vieille rengaine du "complot sioniste", ça commence à être lassant...