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28 juillet 2006 5 28 /07 /juillet /2006 22:34

Le projet de fusion GDF-Suez est, hélas, un bel exemple de l'étrange vision de la démocratie qui règne chez Chirac et ses irrédutibles partisans. Je ne reviendrais pas sur la non-prise en compte du résultat des élections cantonales, régionales et européennes de 2004, ni sur celui du référendum du 29 mai 2005. Chirac s'en moque bel et bien. Chirac se moque aussi du peuple quand il manifeste: on le sait avec le CPE.

Cette fois le gouvernement, sous la pression de Chirac, veut coûte que coûte, vaille que vaille, imposer la fusion GDF-Suez au Parlement. "Cette fusion est nécessaire" a dit Chirac et elle doit être absolument voté par le Parlement, qui selon lui, doit être aux ordres. Seulement ça coince! La majorité des députés, et surtout ceux de l'UMP, sont contre cette fusion et ça met la Chiraquie dans un sale état, celle là même qui se croit en monarchie absolue! Eh oui chers amis il y a encore la séparation des pouvoirs (bien minime qu'elle peut être), maudite démocratie hein?!

Ainsi, alors que l'opposition a déjà annoncé son intention de déposer en septembre plusieurs dizaines de milliers d'amendements contre le projet de loi sur GDF-Suez, Jean-Louis Debré, Président et cheval de Troie chiraquien à l'Assemblée Nationale, s'inquiète de "la menace de paralysie de l'institution parlementaire", autrement dit que le Parlement exerce son rôle en pleine souveraineté!

Mais que voulez-vous, vous chers démocrates du dimanche, vous ne l'écoutez jamais le Parlement, vous le méprisez, vous le considérez comme une simple chambre d'enrengistrement, comment s'étonner qu'il se rebiffe?! Comment s'étonner qu'il utilise les seules armes qu'il peut utiliser contre vous?!

C'est au Parlement de voter les lois et de soutenir oui ou non la politique du gouvernement, ce n'est pas à l'exécutif de faire la loi! Certes les institutions sont à changer d'urgence, mais les comportements monarchiques aussi!

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Published by le Citoyen Thimèle - dans Editoriaux
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gilles 30/07/2006 18:05

                                           LE LIBAN ET MAINTENANT ?
 


 


 


 

            Nous en sommes à la quatrième semaine de conflit. L’échec (relatif) de la conférence de ROME verra dès lundi prochain une nouvelle confrontation des points de vues sur la conduite de cette crise au sein du  conseil de sécurité.
 


 


 

            L’EUROPE, ce « VIEUX » continent, formé de « VIEUX » Pays, a délibérément pris le parti de la sagesse et du droit international. Cette position est non seulement respectable aux yeux du monde civilisé mais tellement confortable dès lors que seuls les Etats Unis assument notre protection voir notre existence.
 


 


 

            Cette sagesse dont se réclament nombre de nos dirigeants s’apparente peut être à une certaine forme de lâcheté. Il est toujours plus aisé quand, protégés par ceux qui assument les risques en première ligne, de critiquer le bien fondé de l’utilisation de la force.
 


 


 

            Il est évident aujourd’hui que cette opération n’a pas été provoquée par l’enlèvement de deux ou trois soldats Israéliens, ce prétexte  justifie une opération d’envergure planifiée de longue date, non pas par ISRAËL seul  mais par les Etats-Unis eux-mêmes.
 


 


 

            Sans entrer dans les détails d’une planification militaire qui nécessite des mois et des mois de préparation nous pouvons imager cette approche en disant que ce type de travail correspondrait à une grande parti d’échecs dans la quelle tous les coups seraient envisagés ainsi que les ripostes.
 


 

            L’étude du terrain, déjà intégrée dans tous les logiciels militaires US, permettant d’anticiper toutes les réactions possibles de l’adversaire, ces réactions seraient analysées ainsi que tous les moyens et les ordres à donner pour l’ensemble des forces présentes sur le terrain. (Ordres eux-mêmes intégrés dans des logiciels de conduite.)
 


 

            L’aspect connaissance due aux renseignements militaires qui crédibilisent les actions engagées repose en fait sur un travail qui remonte à plusieurs années en amont.
 


 

            Il est évident de dire que toutes le positions actuelles du Hezbollah sont connues des états-majors israéliens et US. Le résultat de cette connaissance repose d’une part sur l’observation permanente des satellites US  ainsi que sur les renseignements (humains) validés sur le terrain lui-même.
 


 

            A titre d’exemple lors de la guerre du KIPPOUR, l’état major ISRAËLIEN connaissait l’identité de tous les officiers jusqu’au niveau des commandants de compagnies (capitaines) qui se trouvaient face à eux. Connaissance qui remontaient jusqu’à leur période passée dans les différentes académies militaires, leurs caractères, leurs notations, leurs manière de réagir dans toutes les circonstances aux quelles ils avaient pu être confrontées même en manœuvre.
 

            Il est évident que comme aux échecs lorsque vous pouvez anticiper les réactions de toute la chaîne de commandement qui se trouve face à vous en connaissant d’avance tous les points faibles voir les faiblesses de l’adversaire, l’issue de la confrontation n’est pas truquée mais prévisible.
 


 

            La réaction de nombreux Officiers généraux Américains au cours des derniers jours pose problème.
 


 


 

            Quelles sont les véritables intentions de l’administration Américaine, quels sont les véritables objectifs et pourquoi ?
 


 


 

            L’éradication des moyens militaires du Hezbollah devient évident, mais cette phase qui nécessitera encore plusieurs semaines pour être conduite à son terme ne masque t elle pas d’autres objectifs dans une stratégie plus globale ?
 


 

            L’amorce d’une réponse nous sera donnée dès la semaine prochaine,
 


 

-Soit le conflit prend fin et une force d’interposition est déployée
 


 

-Soit les conditions du déploiement de cette force font obstacle et le nettoyage
 

Continuera les semaines nécessaires aux forces engagées sur le terrain avec le risque de plus en plus visible d’entraîner (d’abord) la SYRIE dans cette épreuve et après ?
 


 

            Comme dans l’Empire ROMAIN, les nouveaux Césars appliquent ce vieil adage 
 


 

                    « Ta main gauche doit toujours  ignorer ce que fait ta main droite »