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8 août 2006 2 08 /08 /août /2006 23:00

Après avoir essayé de nous faire gober le rôle positif de la colonisation, la droite essaie maintenant de nous faire croire au rôle positif de la discrimination, sous le terme ubuesque de « discrimination positive ». Avec l’arrivée de Nicolas Sarkozy au ministère de l’intérieur en 2002, est donc apparue, justifié par l’incontestable exclusion qui touche les Français « issus de l'immigration », une volonté forte d’instaurer cette « discrimination positive », une méthode anglo-saxonne (« affirmative action ») qui consiste à réserver emplois, fonctions, mandats à des citoyens en raison de leurs origines ethniques, culturelles ou religieuses. Cette logique, si elle part d'un constat juste (il faut en effet mettre un terme à la discrimination en raison de la couleur de peau et du patronyme) est mauvaise. Outre le fait qu'elle ne permet de réparer une injustice qu’en apparence, elle est profondément stigmatisante et fait perdurer les discriminations puisque désormais… légalisées ! Elle enferme les individus dans un carcan, celui de leurs origines. Elle les condamne à se définir avant tout de chose comme membre d'un groupe, et non comme un individu libre cherchant à s’intégrer au sein d’une société.

Comme si une discrimination pouvait être positive ! En effet, c’est une atteinte au principe d’égalité, car « nul n’est en principe jugé qu’en vertu de ce qu’il fait et non de ce qu’il est ». Avec la « discrimination positive », l’individu est jugé en fonction de sa couleur de peau, de sa religion, etc. et non son talent. Que vous le vouliez ou pas vous serez donc jugé à  ces étiquettes et non pas à ce que vous savez faire ! Mérite dehors ! Apparence fait loi !

Par exemple,  il faudrait expressément que la télévision montre toute la « diversité » de la société française. Il faut que les « blancs » puissent se voir représenter par des « blancs », les « noirs » par des « noirs » et les « jaunes » par des « jaunes » ! Quelle conclusion à tirer ? Alors qu’on nous apprend, et avec raison, qu’il n’y a qu’une seule race, la race humaine, on persiste à côté à faire régner un apartheid racial ! Les « noirs », les « blancs » et les « jaunes » ne sont pas un ensemble d’individus doué des mêmes facultés de penser et égaux en droit et en respect, non ! Un « noir » est un « noir », un « blanc » est un « blanc » et un « jaune » est « jaune » ! Si c’est comme ça qu’on compte lutter contre le racisme il ne faut pas s’étonner qu’après il ne régresse pas !

De plus, un « blanc » à l’Assemblée Nationale ne pourrait vraiment pas représenter un « noir »? Et un « jaune » au journal télévisé ne pourrait-il vraiment pas représenter un « blanc » ? Qu’est-ce que cette vision extrêmement basse de l’être humain ?!

Tant que l’on continuera, au nom de la lutte contre les discriminations, à faire du racisme à l’envers en s’obstinant à traiter les individus à leur couleur de peau, on n’arrivera à rien. Diviser, classer les gens selon leur couleur de peau (ce que certains appellent « ethnie » ou « race »), leur religion, voire leur sexe et leur orientation sexuelle ne conduira qu’à la persistance de ce communautarisme !

Les « minorités » de France doivent être intégrés à leur juste mérite et non par des politiques qui les enferment dans leurs statuts de « minorités». Le communautarisme n’émancipe pas les hommes, il les replie sur lui-même. Ceux qui composent ces « minorités » doivent être considérés de la même manière que les « autochtones ». Cette égalité de droit et de respect ne pourra que rassembler les individus au-delà de leurs origines au lieu de les y enfermer. Les privilèges des uns font les jalousies des autres. Quand les lois seront les mêmes pour tous, quand la justice règnera, que les chances seront les mêmes pour tous, les racistes et leurs discriminations ne seront plus que des épiphénomènes. Mais en aucun cas lutter contre des discriminations par d’autres discriminations n’apportera de solutions !

En sport, par exemple, on ne fait pas ce genre de racisme : en équipe de France de football, la majorité des joueurs était « noirs », les chauds partisans de la discrimination positive n’en ont pas fait un plat pourtant et les français (en majorité «blancs ») s’y sont sentis tout de même représentés! En sport on choisit tout simplement les meilleurs, on ne pratique pas l’apartheid et l’intégration est là tout comme les résultats ! Pourquoi faudrait-il faire autrement ailleurs ?

Pour conclure nous voyons donc bien que la discrimination positive crée bien plus de problèmes que ceux qu’elle est supposée résoudre. L’égalité acquise par ces politiques n’est que de façade et sans compter un sentiment d’inégalité de la part des personnes non concernés et qui peuvent s’estimer floués par ces mesures. Tout ceci ne conduit qu’à un accroissement des tensions entre « communauté », ce qui réduit à néant tous les bienfaits prévus. Les principes républicains ne doivent jamais être rognés car ils sont les seuls garants de la cohésion sociale. Le meilleur moyen pour intégrer toutes les minorités est tout simplement de les traiter de la même manière que les « autochtones », « sans distinction d’origine, de race ou de religion » comme le proclame l’article premier de la Constitution, que beaucoup de politiques ont oubliés et que nous nous devons de réaffirmer haut et fort !

 

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Published by le Citoyen Thimèle - dans Combat Républicain
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Isa 10/08/2006 22:11

C'est encore moi.
C'est juste que je viens de voir que dans ma précipitation, j'ai fait des fautes en écrivant le commentaire.
Désolé ;)
Ca m'apprendra à pas me relire!

Isa 10/08/2006 22:06

Citoyen Thimèle, excuse mes lorsque j'ai vu que tu as parlé de la loi sur l'interdiction des mandats je n'ai pas pu m'empêcher de réagir.
Non que la loi soit mauvaise, bien au contraire je suis contre le cumul des mandats.
Mais prenons l'exemple d'un homme politique. Allez au hasard... Nicolas Sarkozy, notre cher (ironie) ministre de l'interieur.
Donc premier mandat --> ministre
Ensuite ---> maire de neuilly (qui prefere payez une amende plutot que de faire son quota de logements sociaux)
Aussi --> Depute des Hauts-de-Seine (élu en 2005)
Mais il est vrai qu'il a renoncé à son siège européen. Ce qui est une grande victoire contre le cumul des madats!!!!
Mais dans ce cas qui à bien pu reprendre sa place? Y a t-il eu d'autre élection?
Eh bien non. Sarko a démissioné de son mandat de député européen et de ce fait la nomination de sa bras droit Brice Hortefeux.
 
Ah oui j'oubliai, Sarko est aussi le chef de l'UMP, même si ce n'est pas un madat à proprement parler.

le Citoyen ThimÚle 11/08/2006 20:04

C'est pas grave :)Je tiens à faire quelques précisions sur Sarkozy : il est tout d'abord ministre bien sûr, mais après juste "simple" conseiller municipal de Neuilly, puis en effet député et également président du conseil général des Hauts-de-Seine (sans donc compter la présidence de l'UMP). Mais il n'est plus député européen et ce depuis 2002 déjà (remplacé par Hortefeux). Mais ça ne change pas vraiment le problème.... Sarkozy cumule donc 4 mandats. Pourtant au regard de la loi sur le cumul des mandats il n'est pas en faute! Cette loi est en fait très limitée: on ne peut juste pas être maire et ministre à la fois, tout comme ministre et député européen. La loi ne concerne vraiment que ces 2 situations en fait.Un véritable non-cumul des mandats supposerait que l'on est qu'un seul et unique mandat ("petit" ou "grand") à la fois (j'y 'ajouterais aussi qu'on ne puisse pas s'y représenter directement). Sarkozy, s'il tenait à conserver son poste de ministre, ne pourrait même plus alors être un simple conseiller municipal ou général. Comme la fonction de ministre est une fonction instable (et un mandat à part), on pourrait toutefois concéder qu'il puisse rester suppléant du mandat qu'il effectuait au moment de sa nomination, pour qu'il puisse retrouver son poste dans le cas d'un départ forcé par exemple.Etre un homme ou une femme politique suppose d'être au service du peuple et non au service de soi-même. Pour moi ça ne doit pas être un métier.

Née sous X 09/08/2006 14:50

Trop bien ton blog!

Isa 09/08/2006 14:47

Je suis tout à fait d'accord.
 
Mais il ne faut pas oublier de parler de la discrimination des femmes.
 
En effet, la loi sur la parité est une loi discriminatoire, grâce il semblerait que les femmes peuvent apparaitre sur les listes des partis pour être élus.
Alors deja, être sur la liste nes siignifie pas que l'on soit élu.
Ensuite, bien sûr une femme en est incapable seule et que les partis politiques sont trop machistes mettre des femmes sur liste, même enore maintenant il vaut mieux payé une amende que d'inscrire une femme.
Pour finir, les listes seront-elles vraiment composées de femmes qui veulent faire de la politique ou de femmes maitresse, épouse, fille... que l'ont pourra tenir tranquil et qui ne diront rien?

le Citoyen ThimÚle 09/08/2006 20:36

C'est bien ça le problème avec les politiques dites de "discrimination positive": on veut faire des quotas et le mérite des personnes passe forcément après. Donc la crainte que tu as sur la nature des femmes qui seront sélectionnés est bien fondé. On voit d'ailleurs déjà bien lorsque les partis préfèrent payer une amende plutôt que d'inscrire une femme que cette politique est un véritable échec. On voit bien aussi que le machisme ne peut pas tout contre l'entrée des femmes en politique, qui sont ainsi de plus en plus nombreuses. Il faut aussi prendre en compte le fait que les élus s'accrochent au pouvoir, ce qui empêche les jeunes générations, avec une part très importante de femmes, d'émerger. L'obligation de non-cumul des mandats, dans l'espace et dans la durée, fera davantage le bonheur des femmes que cette loi sur la parité. Les moeurs changent (tout doucement certes) et il faut laisser les femmes s'intégraient par elles-mêmes, ce qui les stigmatisera beaucoup moins que si elles avaient bénéficiés d'une discrimination positive.