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8 septembre 2009 2 08 /09 /septembre /2009 00:29

Par Serge Portejoie


L’appel au référendum contre la privatisation de La Poste est organisé au nom des organisations syndicales et politiques. Rappelons que chez les opposants à Sarkozy qui ne sont plus au gouvernement et qui souhaitent y revenir, ils viennent de redécouvrir l’importance des services publics qu’ils avaient pourtant largement dégradés lors de leurs différents passages au gouvernement. Pour mémoire c’est le gouvernement Jospin (période 1997-2002) qui détient le record avec environ 31 milliards d’euros de recette des privatisations et 145 000 salariés qui changent de statut.

Si le grand débat public s’impose, le référendum, pose, pour le moins, problème puisque celui-ci n’aura aucune valeur juridique et qu’il sera pour le moins réduit à quelques espaces géographiques. Il s’agissait au départ d’obtenir un référendum d’initiative populaire qui peut avoir lieu à l’initiative d’un cinquième des parlementaires (députés et sénateurs), soit 184, s’il est soutenu par un dixième des électeurs inscrits, soit environ 4 millions de françaises et français (pétition). En outre, le scrutin ne peut être organisé que si la proposition de loi n’a pas été examinée dans un délai d’un an par les assemblées. Une procédure inaccessible.


Ce qui rend fortement douteuse la volonté politique des signataires de cet appel que ressemble fort à un leurre c’est qu’en aucun moment ils rappellent que le processus de privatisation de La Poste est le résultat de la transcription des directives européennes en droit français. Le référendum du 29 mai 2005 a déjà répondu à la question posée. La majorité étant contre « la concurrence libre et non faussée ». Hors, c’est bien de cette concurrence dont se réclame le projet de changement de statut de La Poste.


Il s’agit donc aujourd’hui de faire respecter pour La Poste et par La Poste, le référendum de 2005.


Des possibilités d’initiatives existent. Notamment, si les organisations syndicales s’adressaient aux 36 000 maires des communes de France. Les maires ruraux, qui sont le plus nombreux, étant particulièrement touchés par les fermetures des bureaux de poste. Enfin, il faut bien entendu coordonner les luttes et non organiser des grèves séparées à répétition qui découragent les salariés.


Comité Valmy


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Published by le Citoyen Thimèle - dans Services Publics
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