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21 août 2006 1 21 /08 /août /2006 22:01
Il y a quelques jours, on a pu apprendre avec stupeur que la France n'enverrai pour l'instant que 200 hommes pour renforcer la Finul, cette force onusienne chargée du maintien de la paix au Liban. Après avoir tant fait au niveau diplomatique, après avoir donné tant d'espoir aux libanais, après avoir pourtant promis de prendre la tête d'une Finul renforcée (de 15 000 hommes), comment la France pourrait-elle se comporter telle une girouette, et se mettre soudainement en retrait des affaires libanaises?! C'est bien d'avoir de belles paroles, mais à quoi servent-elles si elles ne sont pas appliquées sur le terrain, qu'elle ne reste que du vent? Douste-Blazy, ministre des affaires étrangères (et quelque fois étranger aux affaires), déclare, et avec raison, que la France ne peut pas tout faire toute seule, que la Finul ne peut pas se composer qu'en grande majorité de soldats français, sous peine d'apparaître comme une force hostile. Certes, le multilatéralisme doit être une norme dans les rapports internationaux, et en particulier dans la résolution de conflits, mais il faut bien que parfois un pays s'implique plus que d'autres. Il faut bien qu'un Etat, le mieux approprié, incarne la volonté de résoudre le problème et prend la tête des opérations. Tout Etat a des droits et des devoirs. Le droit d'exister, à l'autodétermination mais aussi le devoir de respecter les autres et de leur porter assistance quand ils vont mal. Parmi ces Etats, certains sont plus influents que d'autres, et il est de leur devoir de contribuer à la paix et à la cohésion mondiale. La France, de part sa puissance, sa position nettement tranchée pour la paix au Liban, et le lien historique fort qui la lie à lui, ne peut se désister. C'est une obligation humaniste.

La France doit aujourd'hui afficher qu'on peut compter sur elle. Qu'elle décide d'envoyer au moins 1000 à 2000 soldats pour montrer que nous sommes déterminés à oeuvrer pour la paix. Montrons la voie aux autres pays qui souhaitent s'associer à la paix au Liban. Nous ne devons pas avoir de réticence à envoyer nos soldats au Liban (le manque d'effectifs est un faux prétexte), sinon nous briserons le rapide déploiement d'une force de maintien de la paix au Liban (qui en a bien besoin), nous perdrons la confiance du peuple libanais, et toute notre crédibilité à l'échelle internationale.

Mais nous ne devons pas bien sûr blâmer que la France. D'autres pays qui ont des capacités, en particulier les pays européens, sont eux aussi hésitants voire récalcitrants à envoyer des soldats. Pourtant, eux aussi doivent nous rejoindre dans cet effort de paix. Le Liban doit savoir que nous ne la laisserons pas aux mains des guerriers.

Rwanda, Yougoslavie, Darfour,  etc. : l'histoire et l'actualité nous rappellent pourtant bien que la non-intervention de l'ONU est bien plus nuisible que son intervention...

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Published by le Citoyen Thimèle - dans Editoriaux
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commentaires

Patrice Lucquiaud 23/08/2006 18:52

Merci de votre passage sur mon Blog...
La politique m'intéresse non au niveau du passionnel et de l'engagement dans des idées partisanes...
Je pense que tout homme et toute femme ayant fait ,de la politique, son métier et étantengagé dans l'action gouvernementale est certainement animé des meilleurs intentions mais malheureusement tributiares et entravés par les systèmes et les "convenances" liés à ceus-ci.
Je préfère m'intéresser aux fondements m^mes de l'action politicienne et de la réflexion qui en découle comme :
- Qu'est-ce qu'éxercer un pouvoir ?
- Quels sont ses retentissements sur notre nature humaine .
-Pourquoi nous affaibllissons nous à l'exercice du pouvoir ?   etc...
Je suis suvent navré pour le genre humain quand je vois des hommes et des femmes se "dépouiller" en politique et pour accéder au pouvoir ...
C'est affligeant décourageant ...
Et pourtant il y a tellement de bonnes volontés !...
Le farfadet ...