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4 octobre 2009 7 04 /10 /octobre /2009 13:38


Par Kelly-Eric Guillon


Françaises, Français,

 

Le Peuple a accepté de perdre sa souveraineté, docilement, parce que telle était sa volonté !

Et ne vous abritez pas derrière le fait que vous aviez dit non au référendum relatif à la constitution européenne et que ce sont les parlementaires qui ont dit OUI au traité de Lisbonne, à votre place !

 

Vous n’auriez jamais du laisser le congrès se réunir, le 04/02/2008 pour décider d’accepter ce que vous aviez refusé en 2005

Vous n’auriez jamais du laisser les parlementaires décider en Congrès le 04/02/20008, ce que vous aviez refusé en 2005.

Vous n’auriez jamais dû laisser les chambres voter, séparément, la ratification du traité de Lisbonne que vous aviez refusé en 2005

 

C’est, ou plutôt c’était, entre autres, cela le principe de la souveraineté du Peuple :

 

Art 2 du titre Ier – des libertés - de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1946 :

«  Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans le Peuple. Nul corps, nul individu ne peut exercer d’autorité qui n’en émane expressément.

La loi est la volonté de l’expression nationale. Elle est la même pour tous, soit qu’elle protège, soit qu’elle punit, soit qu’elle oblige.

Cette volonté s ‘exprime par des représentants élus du Peuple »

Art 3 du titre 1er de la Constitution :

« La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum »

 

En acceptant cela sans broncher, vous avez accepté de perdre cette souveraineté qui a coûté tant de sang parmi vos familles.

En acceptant de perdre cette souveraineté, vous vous êtes condamnés à oublier l’Histoire passée de vos familles et à la gommer d’un seul coup du champ de vos mémoires individuelle et collective.

En acceptant cela, vous condamnez vos enfants et petits enfants, ainsi que les générations futures à ne plus avoir d’origine…..

Vous acceptez sans broncher et sans vous révolter, de perdre ce qui ne vous sera plus jamais rendu, votre libre choix obtenu après plus de 2000 ans d’esclavage et « servage » et qu’au bout de 200 ans d’utilisation vous n’avez su et pu préserver.

Vous vous plaigniez auparavant d’être un anonyme parmi 60 millions de Français et vous avez accepté d’être un anonyme parmi quelques 500 millions d’européens.

Vous jugiez que le Pouvoir était inaccessible et loin de vous et de vos préoccupations, malgré le fait que ce soit vous qui le désigniez et vous avez accepté qu’il devienne insaisissable car non élu (en effet les commissaires de Bruxelles ne sont pas élus pour occuper le siège qui est le leur : décideurs du devenir des Européens).


 

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commentaires

BA 05/10/2009 10:15



Christian Saint Etienne publie " LA FIN DE L'EURO " en avril 2009. Christian Saint Etienne écrit que l'euro va exploser
parce que la zone euro n'est pas une zone monétaire optimale. L'Union Européenne va mourir parce que les 27 pays ont des intérêts économiques complètement opposés.


 


Deux mois plus tard, comme pour lui donner raison, l'Allemagne signe l'arrêt de mort de l'Union Européenne ! En juin
2009, l'Allemagne inscrit dans la constitution allemande l'interdiction des déficits budgétaires !


 


Fin septembre 2009, la France fait le contraire de l'Allemagne : fin septembre 2009, la France annonce que ses déficits
budgétaires vont littéralement EXPLOSER dans les cinq années qui viennent !


 
Adieu, l'Union
Européenne.


BA 04/10/2009 22:12



De plus en plus de ouistes comprennent que l’Union Européenne va exploser dans quelques années. Le ouiste Jean-Louis Bourlanges vient
de publier cet article :


 


« L'échappée solitaire de l'Allemagne.


 


Par Jean-Louis Bourlanges, professeur à l'IEP de Paris -  01/09/2009. 


 


 


Lisbonne ou pas Lisbonne ? Un nouveau référendum irlandais devrait à l'automne en finir avec ce faux débat sur un traité qui ne dit
rien et qui cache l'essentiel : la réticence croissante des Etats fondateurs, Allemagne en tête, à identifier leur avenir à la construction d'une Europe économique et politique authentiquement
unie.


 


C'est ainsi que deux décisions allemandes d'ordre constitutionnel promettent à l'Union des temps difficiles. Le 29 juin, la Cour
constitutionnelle de Karlsruhe, saisie d'un recours contre le traité de Lisbonne, en a certes débouté les auteurs, mais s'est livrée dans ses attendus à une attaque en règle contre le système
communautaire.


 


Dans sa décision sur Maastricht, elle s'était déjà inquiétée d'un déficit démocratique qu'elle imputait aux insuffisances du contrôle
parlementaire européen. Aujourd'hui, elle va beaucoup plus loin en déniant par principe au Parlement de Strasbourg toute capacité à réduire le déficit démocratique dans la mesure où il n'est pas
l'émanation d'un peuple déterminé. Conclusion implicite : le Parlement allemand est fondé à exercer un droit de censure sur les décisions communautaires, car c'est à lui qu'il appartient de «
garantir l'efficacité du droit de vote du citoyen allemand ».


 


Du coup, la boucle souverainiste est bouclée : pas de décision légitime sans contrôle parlementaire, pas de contrôle parlementaire
hors du cadre national. Ce n'est rien de moins que le retour à l'Europe d'avant le 9 mai 1950, la condamnation explicite du fédéralisme communautaire par l'Etat qui en avait fait sa bannière et
son principe rédempteur.


 


La seconde décision est d'une toxicité plus directe. Il s'agit de l'introduction dans la loi fondamentale allemande d'une disposition
limitant le déficit budgétaire à 0,35 % du PIB à partir de 2016 et imposant sa suppression à partir de 2020. Porté par le souvenir de l'inflation des années 20, cet hypervolontarisme est à la
fois admirable et redoutable. Admirable parce que les Allemands sont à ce jour les seuls à regarder en face les risques de bouleversement induits par le surendettement généralisé. Redoutable par
la double rupture antikeynésienne et anticoopérative emportée par ce choix.


 


La nouvelle disposition revient en effet à priver la politique économique européenne de tout instrument de régulation conjoncturelle
et de maîtrise du cycle économique. Après la politique monétaire, c'est la politique budgétaire qui tombe en enfer, contraignant l'Allemagne à un effort de rigueur démesuré qui risque de plonger
le continent tout entier dans une décennie de stagnation à la japonaise.


 


L'unilatéralisme flamboyant de la décision est aussi préoccupant : il sonne le glas de l'espérance maastrichtienne d'un policy mix
européen et dessine une politique allemande résolument colbertiste de creusement du différentiel de compétitivité entre l'Allemagne et ses partenaires, une politique efficace à la seule condition
d'être compensée par le laxisme des autres. Aucune crainte à cet égard : l'allergie française à la rigueur est une valeur sûre !


La dislocation de la zone euro et la remise en cause de la monnaie unique sont les termes logiques de ce chemin du diable.


 


La décennie qui s'achève a été pour l'Europe celle de tous les blocages. La prochaine sera celle de tous les dangers.


 


http://www.lexpansion.com/economie/actualite-economique/l-echappee-solitaire-de-l-allemagne_195634.html#commentaire