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11 octobre 2006 3 11 /10 /octobre /2006 17:36
Des spécialistes de santé publique américains et de l'université de Bagdad chiffrent à 655.000 morts, le bilan humain, du côté des civils irakiens, des trois années écoulées depuis l'intervention américaine en Irak en mars 2003, dans un article mis en ligne mercredi 11 octobre par la revue médicale The Lancet.
La précédente estimation, parue dans la même revue médicale britannique en octobre 2004, était d'environ 100.000 morts civils liés à cette intervention, entre mars 2003 et septembre 2004.
Sur ces 655.000 morts environ 601.000 sont dues à des causes violentes, dont 56% à la suite de tirs, souligne l'article. Les morts attribuables aux forces de coalition seraient de 31%, d'après Lancet.

Les auteurs dénoncent l'urgence humanitaire que constitue une pareille progression, le taux de mortalité brut étant passé de 5,5 pour mille habitants, avant l'intervention américaine, à 13,3 pour mille par an pendant la période d'occupation.

De tels taux de mortalité sont peut être courants en temps de guerre, mais la durée de ce conflit associée à l'importance de la population affectée (le pays compte près de 27 millions d'habitants) ont fait de ce conflit international l'un des plus meurtriers du 21e siècle, d'après les auteurs, dont le Dr Les Roberts de Baltimore (Johns Hopkins), déjà signataire de la précédente estimation.
La guerre du Vietnam a fait 3 millions de morts parmi les civils, le conflit en République démocratique du Congo est responsable de 3,8 millions de morts et au Timor oriential, on estime à 200.000 le nombre de morts sur une population totale 800.000 personnes.
Selon des estimations parues le 15 septembre dans la revue américaine Science, 200.000 personnes sont mortes au Darfour sur une période de 31 mois s'achevant en mai 2006, relèvent-ils.


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Published by le Citoyen Thimèle - dans International
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