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3 janvier 2007 3 03 /01 /janvier /2007 23:35


Nous ne sommes plus dans une démocratie. Nous sommes dans une médiacratie. Il a encore fallu une action médiatique d'envergure pour qu'un gouvernement s'attaque de plein pied à un problème grave: la pénurie de logement. Les sans-coeurs s'en prendront bien entendu à ceux qui font ces "coups" médiatiques au lieu de s'en prendre aux politiques qui n'ont dans leur très grande majorité rien fait pendant toutes ces années...

Ainsi donc le gouvernement a promis sous 15 jours le vote d'une loi sur le droit au logement opposable. Il sera alors permit à chaque individu de forcer la collectivité à lui trouver un logement. Jusque là les deux seuls droits opposables étaient ceux de l'éducation et de la santé. N'ayons pas peur des mots, ça s'appelle un progrès social.

Bien sûr, c'est loin d'être suffisant. Dans l'immédiat la loi ne règle absolument rien et seuls des mesures salutaires comme l'ouverture des centres d'hébergement, humanisés, toute l'année et l'application stricte de la loi de réquisition peuvent permettre du mieux. La loi en elle-même, qui ne s'appliquerai pas avant l'année prochaine, ne règle pas tout non plus: il faut aussi absolument que les collectivités mettent en place un vaste mouvement de constructions de logements sociaux, qui doivent bien entendu être accessibles à tous. Il faudra aussi faire de la propriété un véritable droit, et non un privilège comme aujourd'hui. Le féodalisme immobilier et rentier doit cesser !
En matière de logement, on le voit bien, il n'y a pas 36 000 solutions, il faut surtout beaucoup de volontarisme politique.


D'ailleurs, les intégristes du droit à la propriété s'insurgeront une nouvelle fois contre ces occupations et toutes ces mesures de réquisition. Ils oublient que tant qu'il y aura toujours autant de gens qui ne posséderont jamais rien, les grands propriétaires rentiers seront toujours traités comme ce qu'ils sont, des profiteurs, des privilégiés.

"La propriété c'est le vol" affirmait Proudhon. C'est vrai quand c'est un privilège, c'est faux quand c'est un droit.

Un droit pour l'homme est forcément un devoir pour la collectivité. A quoi bon par exemple avoir la liberté de conscience si l'Etat est incapable de nous en offrir une de conscience à l'école ? A quoi bon avoir avoir la liberté d'expression si les médias dominants nous censurent ? A quoi bon avoir le droit d'éligibilité si on a pas les moyens d'exposer ses idées ?

Une vraie République se donne le devoir de faire respecter ces droits à tous, et de déposséder de leur pouvoir tous les seigneurs de l'aristocratie financière qui entendent régner en maître.

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Published by le Citoyen Thimèle - dans Editoriaux
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commentaires

JPS 04/01/2007 17:54

blog intéressant et revendicateur... j'y reviendrai
sincèrement
bienvenue sur http://poly-tics.over-blog.com/