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1 août 2007 3 01 /08 /août /2007 21:48

Ceux qui n’ont jamais vu la trilogie de science-fiction Matrix devraient la voir, surtout le premier épisode. Dans celui-ci, on apprend que les machines ont pris le pouvoir, et qu’elles utilisent les humains comme source d’énergie. Afin qu’ils restent dociles, ils sont maintenus dans un monde virtuel (la Matrice, c’est-à-dire le monde tel qu’on le connaît).

Dans le deuxième volet, « l’Architecte », un programme d’apparence humaine qui contrôle la Matrice, nous explique que les humains se rendent bien compte, même seulement inconsciemment, qu’il y a quelque chose qui ne va pas dans ce monde, mais qu’ils préfèrent fermer les yeux, et choisissent de continuer à vivre leur vie fausse aux plaisirs simples plutôt que de se réveiller et de reprendre le vrai contrôle de leur existence. On nous dit que seule une minorité se révolte, et que c’est donc cette minorité que les machines doivent repérer et éliminer afin qu’elle ne contamine pas le reste de la population.

Ce film, vous l’aurez compris, est une métaphore du monde dans lequel nous vivons. Dans notre monde, une poignée de dirigeants puissants nous maintient dans une existence aux plaisirs simples (télévision, football, journaux à scandales, etc.), afin qu’on ne se révolte pas et qu’on ne découvre pas que nous ne sommes pour ces gens-là qu’une source d’énergie : on nous pousse à faire des enfants pour créer des consommateurs, on nous fait travailler plus non pas pour nous mais pour l’entreprise, on nous utilise pour régler des conflits le plus souvent économiques. Et pour mieux nous contrôler, on cherche à la fois à nous remettre en tête la religion dont des générations ont combattu les fumées lénifiantes, et à privatiser, individualiser la société afin que toute révolte collective soit impossible.

Il faut que les humains se réveillent. Qu’ils ouvrent les yeux sur la réalité d’un pouvoir qui s’arroge tous les droits, tous les fruits du travail et tout le capital.

Mais la bataille n’est-elle pas perdue, quand les Français votent pour celui qui offre des milliards aux plus riches et qui met en place des franchises pour les soins ? La bataille n’est-elle pas perdue quand l’opposition n’en est plus une et se précipite à la cour du nouveau roi, montrant bien à tous l’absence de choix réel qu’il y avait au second tour de l’élection présidentielle ?

Tout espoir est-il perdu ? La guerre n’est pas finie.


Stéphane ARLEN, candidat à l’élection présidentielle de 2012

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Published by le Citoyen Thimèle - dans Economie & Social
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