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15 mai 2010 6 15 /05 /mai /2010 23:10

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La manière dont l’Europe de Bruxelles et les gouvernements des grands pays qui la composent, à commencer par le gouvernement allemand, s’apprêtent à mettre en tutelle le peuple grec est profondément révoltante.

Cette mise en tutelle a pour but de sauver la monnaie unique, l’euro, et, au-delà, toute la machine européenne.

En imposant le traité de Lisbonne sans qu’aucun peuple (à l’exception du peuple irlandais contraint de voter deux fois) ait été consulté, et alors même que certains pays, comme la France, avaient déjà refusé un traité analogue, l’Europe de Bruxelles a montré le peu de cas qu’elle faisait de la démocratie.

Le sort que l’on réserve aujourd’hui au peuple grec – en attendant les peuples espagnol ou portugais – offense gravement sa dignité. Les sacrifices qu’on exige de lui sont terribles pour ses salariés et ses retraités, déjà éprouvés par la crise. Ils vont aggraver encore le chômage et la récession. Ils sont en définitive inutiles car le problème, c’est l’euro lui-même et non le supposé laxisme des Grecs. La seule solution au problème grec est la sortie de l’euro.

Le peuple grec, par des grèves, par des manifestations de rue, montre qu’il refuse le plan de rigueur qu’un pouvoir étranger veut lui imposer.

Nous, citoyens de France et d’autres pays de l’Union européenne tenons à exprimer notre estime, notre solidarité et notre soutien au peuple grec, et à l’encourager dans sa résistance.

Cette démocratie que la machine de Bruxelles voudrait nous confisquer, nous n’oublions pas que c’est la Grèce qui nous l’a apprise.

Nous n’oublions pas que la Grèce fut le berceau de ce qui a fait la grandeur de la civilisation européenne : ce que la Grèce a apporté à l’Europe, l’Europe l’a ensuite apporté au monde.

La Grèce a su jadis, à Marathon, aux Thermopyles, à Salamine, à Platées, défendre sa liberté et celle de l’Europe. Au travers de sa résistance, elle défend une fois encore notre liberté contre une machine idéologique et bureaucratique qui n’a que mépris pour les peuples d’Europe.

Hommes et femmes de Grèce, tenez bon ! Votre combat est aussi le notre. Vous êtes notre avant-garde. Vous avez notre confiance. Nous somme avec vous.

Un Collectif de citoyens de France et d’Europe


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Published by le Citoyen Thimèle - dans Actions & Soutiens
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BA 19/05/2010 20:47



La présidente du groupe CRC-SPG (communistes et parti de gauche) au Sénat, Nicole Cohen-Seat, a estimé mercredi que "le Parlement devait être saisi d'urgence" sur
la demande de la commission européenne d'examiner les budgets nationaux avant leur adoption par les parlements.


Dans un communiqué, Mme Cohn-Seat fait valoir que "malgré les réactions suscitées par la volonté de la Commission de Bruxelles et de la BCE de contrôler les projets de budget des Etats membres
avant qu'ils ne soient présentés aux parlements nationaux, le gouvernement a l'intention de s'y fier d'une façon ou d'une autre !".


Elle estime que "c'est sans doute pour lui faciliter la tâche que le président (PS) de la commission des Finances (Jérôme Cahuzac) et le rapporteur (UMP) du budget (à l'Assemblée, Gilles Carrez)
proposent que ce contrôle se fasse au travers de la loi de programmation pluriannuelle des finances publiques".


Pour elle "quelle que soit la formule, le parlement national sera sous tutelle: c'est d'ailleurs la logique de l'Europe de Lisbonne".


Rappelant que de "par la Constitution (...) notre parlement est souverain pour décider du budget de l'Etat", Mme Cohen-Seat demande que "le Parlement soit saisi d'urgence sur cette question".
"Et, ajoute-t-elle, s'il y a lieu, nos concitoyens doivent être consultés".


 


http://www.boursorama.com/international/detail_actu_intern.phtml?num=6cada9309b362bee65d2100422bec9ea


 


En mai 2010, le clivage gauche / droite n'est plus le clivage important.


 


Comme souvent dans l'histoire de France, le vrai clivage est le suivant :


 


- d'un côté de la barrière : les partisans de la République (en mai 2010 : les communistes, le Parti de Gauche, les gaullistes, et beaucoup d'autres) ;


 


- de l'autre côté de la barrière : les partisans de l'Empire (en mai 2010 : les ouistes).