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Laïcité, Religions & Intégrismes

Lundi 6 février 2006 1 06 02 2006 01:01

Voici ci-dessus quelques extraits du Coran qui explicitent bien la nature guerrière et intolérante de l'Islam. Tous parlent d'eux-mêmes!

-Sourate XLVII (47) :
 - verset 4 :
Quand vous rencontrez les infidèles, tuez-les jusqu'a en faire un grand carnage, et serrez les entraves des captifs que vous aurez faits.
 - verset 9[8] :
Pour les incrédules, puissent-ils périr, et puisse Dieu rendre nulles leurs œuvres !
 - verset 37[35] :
n'appelez point les infidèles à la paix quand vous leur êtes supérieurs, et que Dieu est avec vous.

-Sourate XLVIII (48), verset 29 :
Muhammad est l'envoyé de Dieu ; ses compagnons sont terribles aux infidèles et tendres entre eux-mêmes.

-Sourate LXIII (63), verset 4 :
Ce sont tes ennemis. Evite-les. Que Dieu les extermine.

-Sourate LXVI (66), verset 9 :
0 Prophète ! fais la guerre aux infidèles et aux hypocrites, sois sévère à leur égard. La géhenne sera leur demeure. Quel détestable séjour !

-Sourate XCVIII (98), verset 5[6] :
Les infidèles, parmi ceux qui ont reçu les Ecritures [les juifs et les chrétiens], et les idolâtres, resteront éternellement dans le feu de la géhenne. Ils [les non-musulmans] sont les plus pervers de tous les êtres créés.

-Sourate V (5), verset 56[57] :
O croyants! ne prenez point pour amis les juifs et les chrétiens ; ils sont amis les uns des autres. Celui qui les prendra pour ami finira par leur ressembler, et Dieu ne sera point le guide des pervers.

Par le Citoyen Thimèle - Publié dans : Laïcité, Religions & Intégrismes
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Lundi 6 février 2006 1 06 02 2006 02:12


Voici un nouvel article consacré à cette dangereuse religion qu'est l'islam. Le texte n'est pas de moi mais il est très intéressant à lire et très instructif.


-Nature de l’Islam :


 Il convient avant tout de rappeler que le Coran n’est pas, comme la Bible ou les Evangiles, un récit humain, mais serait la parole parfaite d’Allah transmise par l’archange Djibril à Mahomet. Le Coran ne pourrait donc être critiqué ni adapté : il est immuable et intemporel. Bien mieux, en proclamant Mahomet le dernier (ou le « sceau ») des prophètes, l’islam interdit toute évolution ultérieure.

Autre point important, l’islam n’est pas une religion spirituelle, mais une religion rituelle et formelle : ce qui compte n’est pas ce qui se passe dans le cœur (ou l’esprit) du musulman, mais si des rites ou les actes de la vie quotidienne ont été ou non accomplis dans les formes prescrites. L’islam définit très précisément ce qui est « licite » et « illicite »1. La conscience et le raisonnement humain n’y trouvent aucune place : il faut s’y soumettre parce qu’Allah le veut et les voies d’Allah sont impénétrables. L’obéissance est exigée à la lettre mais non dans l’esprit : de nombreux artifices permettent de tourner2 les règles de manière fort hypocrite. Certes, il existe de la spiritualité en islam, mais il s’agit alors d’ « innovations » (formellement interdit) ou de « sectes » comme le soufisme.

Enfin, le prophète Mahomet est le modèle que doit tenter d’imiter tout musulman. Et si Mahomet était un chef religieux et un prédicateur, il a été surtout le chef pervers3 d’une bande de pillards qui pratiquaient la razzia sur les caravanes des incroyants, avant de devenir un chef de guerre et un conquérant usant de la ruse, du mensonge, de l’assassinat politique et appliquant largement les leçons de Machiavel neuf cents ans avant le maître italien. Vraiment rien de commun avec le Christ ou Bouddha ! Le fait que Mahomet soit le modèle ultime à suivre par tout musulman devrait déjà suffire à convaincre que l’islam est non seulement incompatible avec nos valeurs, mais veut détruire notre civilisation.

Ce n’est pas parce que l’islam est une religion monothéiste et qu’elle se rattache à une certaine tradition juive et chrétienne que le Dieu des chrétiens est le même dieu qu’Allah. Avec un tel raisonnement, les sectes satanistes adoreraient un dieu de bonté et de tolérance !

 

-Une religion intrinsèquement Inégalitaire :

 La Charia (loi d’Allah) institue explicitement l’inégalité entre les êtres humains4. D’abord, il y a des hommes libres et des esclaves : c’est Allah qui le veut et l’a précisé dans le Coran. «Abolir l’esclavage relevait quasiment de l’inconcevable. Interdire ce que Dieu permet est un crime presque aussi grand que de permettre ce qu’Il interdit»5. Si l’esclavage n’existe plus du point de vue du droit international, il n’est toujours pas aboli dans les faits : il subsiste encore en Mauritanie et dans d’autres régions musulmanes.

Une seconde discrimination est instituée entre musulmans et « gens du livre »6, polythéistes ou athées : ces derniers n’ont même pas le droit de vivre. Un non musulman ne peut par exemple jamais témoigner contre un musulman : en l’absence de témoin musulman, un musulman peut voler en toute impunité un non-musulman. En terre musulmane, l’athée n’a aucun droit, sinon celui de se convertir ou d’être exécuté.

 « La discrimination que rejette l'Islam, c'est celle qui se fonde sur la couleur de la peau, sur la nationalité... Quant à la discrimination entre hommes et femmes, c'est une chose normale, naturelle qu'il n' y a pas lieu de rejeter, elle fait partie de l'Islam »7. Mais comment peut-il en être autrement dès lors que le Coran, c’est-à-dire Allah lui-même, impose des discriminations sur base du sexe8. Par exemple, une femme peut être battue ou unilatéralement répudiée par son mari. Une musulmane ne peut en aucun cas épouser un non musulman. Le Coran et la Sunna regorgent de prescriptions défavorables ou méprisantes à l’égard des femmes. Il faut être d’une parfaite mauvaise foi pour oser soutenir le contraire !

 

 -L’islam refuse la notion de citoyenneté :

 « Dans l’islam, la notion de citoyenneté n’existe pas, mais celle de communauté est très importante »9. Par delà les frontières, l’islam ne connaît que l’Oumma, la communauté des croyants : l’ensemble de ceux qui sont soumis inconditionnellement à la volonté d’Allah. L’islam ne conçoit pas que des citoyens responsables puissent prendre en main leur destin en agissant sur la politique, sinon pour propager la parole d’Allah et instaurer sur le monde l’ordre islamique. L’Islam n’est qu’abandon à la volonté d’Allah.

L’appartenance à l’Oumma non seulement prime l’appartenance à toute autre communauté, mais le plus souvent s’y oppose. Il est par ailleurs significatif que pour obtenir la nationalité dans la plupart des pays musulmans, la première condition est d’être musulman !

-L’Islam religion sectaire :

 L’islam interdit à un musulman de se convertir à une autre religion et tout musulman apostat doit être condamné à mort. Ceci explique notamment que les pays musulmans colonisés n’ont jamais été convertis au christianisme. Le fait d’empêcher un croyant de quitter une communauté religieuse est le principal argument pour condamner les sectes. Pourquoi ne considère-t-on pas l’islam comme une secte nuisible ? Parmi les 17 péchés capitaux de l’islam, le plus grave est l’incroyance, largement avant le meurtre et le vol.

 -L’islam est incompatible avec la démocratie :

L’islam est comme les autres grandes religions monothéistes une révélation : le message divin a été révélé aux hommes et il n’est pas question de le modifier par un vote humain ou par la négociation. Mais contrairement au christianisme qui prévoit la séparation de l’Eglise et de l’Etat « rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu », l’islam interdit toute séparation entre la religion et les autres aspects de la vie sociale. «L’idée qu’il puisse exister des êtres, des activités ou des aspects de l’existence humaine qui échappent à l’emprise de la religion et de la loi divine est étrangère à la pensée musulmane.»10 L’islam est donc une doctrine totalitaire qui englobe tous les aspects de la vie sociale et de la sphère privée. Bien plus, le Coran fixe de manière précise nombre de règles de droit. Celles-ci sont complétées par des Hadiths (paroles du prophète Mahomet PSL) et constituent la Charia, la loi divine. La Charia veut « contrôler dans leurs moindres détails les activités politiques et sociales des individus, sans aucune restriction la vie des fidèles, et s’assurer que les autres religions ne puissent pas gêner l’islam »11. La Charia prime le droit des hommes et ne peut être adaptée par un quelconque parlement ou par la volonté du peuple12. «Selon la doctrine musulmane, l’homme n’a pas le pouvoir de légiférer; pour les croyants, il n’existe qu’une seule loi: la sainte loi révélée par Dieu.»13. La loi des hommes ne peut aller à l’encontre de la loi d’Allah, qui est infaillible. L’islam impose donc un régime théocratique, totalitaire et donc incompatible avec toute démocratie.

 

-Le djihâd (guerre sainte) :

 « Les relations entre l'Islam et le monde non musulman sont, par définition, conçues sous un angle fondamentalement conflictuel dans la doctrine islamique classique. […] L'obligation de soumettre les populations qui refusent l'Islam se trouve encore affirmée sans ambiguïté dans le hadith (récit de la vie du Prophète, consigné dans la Sunna) suivant: "J'ai reçu l'ordre de combattre les gens jusqu’à ce qu'ils disent: "Il n'y a d'autre divinité que Dieu" […] Le devoir assigné à la communauté musulmane par la révélation et les paroles du Prophète est clairement énoncé: elle a pour mission de propager la parole de Dieu afin d'établir sur le monde l'ordre voulu par Lui. Et l'instrument par excellence de cette propagation sera le djihâd »14. Ce texte de l’ULB est clair : pas besoin d’autre commentaire !

-L’islam est incompatible avec les droits de l’homme :

 Les quelques éléments ci-dessus devraient suffire pour nous convaincre de l’incompatibilité de l’islam avec les droits de l’homme. Mais le sujet mériterait un livre à lui seul. Nous espérons traiter ce sujet, point par point, dans un prochain article. Mais il suffit pour s’en convaincre de savoir que les musulmans ne peuvent accepter la déclaration universelle des droits de l’homme. Une déclaration islamique universelle15 des droits de l’homme, conforme aux prescrits du Coran et de la Sunna a été élaborée à Londres par le Conseil musulman, et proclamée à Paris en 1981.

 
Conclusion :

 Pour un Occidental, reconnaître la véritable nature de l’islam imposerait une série de conclusions et de conséquences impossibles à admettre. La logique qui en découlerait sort tellement des limites acceptables du champ culturel et idéologique politiquement correct, que nos intellectuels conformistes préfèrent ne pas savoir. Encore faudrait-il que du haut de leur suffisance, de leur paresse intellectuelle et de leur ethnocentrisme, ils puissent accepter que d’autres civilisations se fondent, non seulement sur un système de valeurs différent, mais aussi sur des conceptions absolument antagonistes. Il n’y a pas d’islam modéré et il n’y a pas d’islam compatible avec nos valeurs, et si c’était le cas, l’islam n’existerait plus. La conclusion qui s’imposerait clairement serait l’interdiction pure et simple de l’idéologie islamique sur notre sol et de se préparer à un conflit inéluctable de civilisations.

Ce n’est pas parce que nous connaissons de braves musulmans – il y a partout de braves gens – que la nature de l’islam s’en trouve modifiée en quoi que ce soit. Pour les mêmes raisons, dans les années trente, beaucoup de démocrates n’ont pu accepter de reconnaître la nature véritable de l’idéologie hitlérienne, et cela s’est payé par plus de 50 millions de morts. On peut donc craindre le pire pour notre avenir…

 
 
Nicolas Bagration
 

1.Tous les rapports et actes humains sont classés dans une des catégories suivantes : obligatoire, conseillé, neutre, déconseillé, interdit.

 

2. Par exemple pour le prêt à intérêt qui est formellement interdit, mais largement pratiqué par des voies détournées. Ou encore, si le meurtre est interdit, il est autorisé de rémunérer les services d’un tueur !

 

3. Après sa première épouse, la riche Khâdidja, 15 ans plus âgée que lui, Mahomet épousa notamment Aïcha, fille de son conseiller Abou Bakr, qui était âgée de 6 (six) ans, et la déflora alors qu’elle avait 9 (neuf) ans !

 

4. Pour l’anecdote, le Coran traite également du statut des Djinns (sic !) et des hermaphrodites ! On croit rêver.

 

5. Bernard Lewis. Que s’est-il passé? L’Islam, l’Occident et la modernité Ed. Gallimard

 

6. Les « gens du Livre » sont essentiellement les Juifs et Chrétiens, êtres inférieurs car ils persistent dans l’erreur, mais qui bénéficient malgré tout de certains droits (statut de dhimmi), car ils croient aux écritures antérieures au Coran.

 

7. Cheikh Karadhaoui, « spécialiste » en Charia et en fatwas islamiques, interrogé sur la discrimination en Islam entre hommes et femmes par la chaîne Al Jazira, en date du 9 septembre 2001, émission « la Charia et la vie »

 

8. Le Coran, sourate IV verset 38 « Les hommes sont supérieurs aux femmes… Les femmes vertueuses sont obéissantes et soumises…» . Le témoignage d’une femme ne vaut que la moitié de celui d’un homme (Coran, S 2 v 282) et il en est de même pour de nombreux autres droits.

 

9. Amar Lasfar, imam de la mosquée de Lille-Sud et président de la Ligue islamique du Nord

 
10.Bernard Lewis, Id.
 

11. Hurgronje Snouck. Islamologue de renom. La Charia réglemente absolument tout, depuis l’usage du cure-dents jusqu’à la manière de satisfaire ses besoins naturels !

 

12. Pour les musulmans, seul le mariage musulman est valable. Les femmes mariées civilement ou dans une autre religion ne sont donc pas mariées et vivent en état de concubinage : ce seraient donc des putains, elles peuvent être traitées comme telles.

 
13. Bernard Lewis, Id.
 

14. Robert Anciaux, "Questions approfondies d’institutions musulmanes" ULB, (P.U.B. Cours – Librairie 3e édition 1991-1992/1)

 

15. Si elle est universelle, elle s’impose à tous et s’oppose donc à son homonyme non islamique qui a même vocation.

 

Source : FNB

 

« Il y a peut-être des musulmans modérés mais l’Islam, par lui-même, n’est pas modéré »

Talisma Nasreen, écrivain, ex-musulmane

Par le Citoyen Thimèle (d'après Nicolas Bagration) - Publié dans : Laïcité, Religions & Intégrismes
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Lundi 20 février 2006 1 20 02 2006 13:44

coran.JPG Le Coran est un avertissement pour l'univers (Sourate LXXXI, 27).

L'islam (le Coran) ne connaît pas des notions comme tolérance, pluralisme, démocratie, droits de l'homme, etc., il n'admet que l'existence des seuls musulmans, et tous les autres doivent le devenir sous peine d'être exterminés. Mahomet a comme spécialité d'injurier, de vilipender tous les infidèles, d'inciter à leur extermination sur terre pour ensuite les envoyer brûler éternellement en enfer. On cherche en vain la moindre tolérance à l'égard de ceux qui ne sont pas musulmans, et les textes ne varient pas sur ce point du début à la fin du livre dit saint.

Pour bien diviser le monde en deux camps ennemis, le Coran ne manque pas d'être clair :

Les infidèles sont vos ennemis déclarés (Sourate IV,102). Et on n'a pas le choix quant à la religion parce que le Coran dit que "La religion de Dieu est l'islam" (Sourate II, 17), et il ne saurait donc y avoir une autre religion, ce qui est confirmé par les sourates qui suivent : Nous vous appellerons à marcher contre les nations puissantes, vous les combattrez jusqu'à ce qu'elles embrassent l'islamisme (Sourate XLVIII, 16). Faites la guerre à ceux qui ne croient point en Dieu ni aux jour dernier, qui ne regardent point comme défendu ce que Dieu et son apôtre ont défendu, et à ceux d'entre les hommes des Ecritures qui ne professent pas la vraie religion. Faites-leur la guerre jusqu'à ce qu'ils payent le tribu de leurs propres mains et qu'ils se soient soumis (Sourate IX, 29).

Les insultes, multiples et variées, contre les mécréants, les impies, les incrédules, apparaissent partout dans le Coran :

Les infidèles sont des méchants (Sourate II, 25, 26, 255, sourate VIII,38, sourate LII,47, Sourate LXXI,29) des perfides (II,26), des imposteurs (Sourate III,54), des impies (Sourate III,144) des pervers (Sourate V,75) les plus pervers de tous les êtres créés (Sourate XCVIII,5) des menteurs (Sourate VI, 28, Sourate LI,10) des réprouvés (Sourate VII, 44) pas animaux plus vils, sourds et muets (Sourate VIII, 22 ? 57), des idolâtres (Sourate IX, 5) des criminels (Sourate X,14, Sourate LV,43 ? Sourate LXXVII, 46) des injustes (Sourate IX, et Sourate X, 53)) des hypocrites (IX, 69) des maudits (Sourate IX, 69) des prévaricateurs (sourate XLVI, 19) des fourbes (Sourate LII, 46).

Comme vous l'aurez remarqué, Mahomet n'attaque pas simplement des croyances ou les religions autres que la sienne, il attaque l'individu (l'infidèle) qui croit autrement que lui et qu'il considère comme un impie, un mécréant , un ennemi qu'il peut insulter à sa guise sans limites.

Mais Mahomet ne se limite pas à des injures contre les personnes mécréantes, il multiplie les sourates criminogènes dans lesquelles il fait de la discrimination raciale, de l'incitation au meurtre, etc. En voici quelques exemples parmi tant d'autres que je pourrais vous citer : O croyants ! ne prenez pas pour amis les juifs et les chrétiens, ils sont amis les uns des autres. Celui qui les prendra pour amis finira par leur ressembler, et Dieu ne sera point le guide des pervers (Sourate V, 56.) Les mains de Dieu sont liées, disent les Juifs. Que leurs mains soient liées à leur cou, qu'ils soient maudits pour le prix de leurs blasphèmes (Sourate V, 69). La plupart d'entre eux (juifs) ne sont que des pervers (Sourate V,84). Juifs, ne craignez point les hommes, craignez-moi et ne vendez point mes signes pour un prix infime. Ceux qui ne jugeront pas conformément à la vérité que Dieu a fait descendre d'en haut (Coran) sont infidèles (Sourate V, 48-49).

Non seulement Mahomet est polygame et le Coran autorise la polygamie, mais aussi raciste, c'est pourquoi il dit : Dieu vous a choisi des épouses dans votre race (Sourate XVI, 75). Vous devez aussi savoir qu'une femme musulmane ne peut qu'épouser un musulman. Imaginez qu'on interdirait en Europe qu'un Musulman ne peut pas épouser une Européenne ? Est-ce que le racisme ne serait donc pas évident partout dans le Coran ?

Mahomet prône aussi l'esclavagisme : Dieu vous propose pour exemple un homme esclave qui ne dispose de rien et un autre homme à qui nous avons accordé une subsistance ample. Ces deux hommes sont-ils égaux ? Non, grâce à Dieu (Sourate XVI, 78). Heureux les croyants qui bornent leur jouissance à leurs femmes et aux esclaves que leur a procurées la main droite, dans ce cas ils n'encourent aucun blâme (Sourate XXIII,6). Il vous est défendu d'épouser des femmes mariées, exceptées celles qui seraient tombées entre vos mains comme esclaves. Il vous est permis du reste de vous procurer avec de l'argent des épouses que vous maintiendrez dans les bonnes mœurs et en évitant la débauche. Celui qui ne sera pas assez riche pour se marier à des femmes honnêtes et croyantes prendra des esclaves croyantes. N'épousez les esclaves qu'avec l'accord de leurs maîtres (Sourate IV, 28 à 30).

Enfin quelques sourates criminogènes parmi des dizaines d'autres incitant a exterminer tous ceux qui ne sont pas musulmans ou qui refusent de le devenir :

Les infidèles : Quand vous rencontrerez ceux qui sont infidèles, frappez les au col jusqu'à ce que vous réduisiez à merci Alors serrez les liens (Sourate XLVII, 4). Incroyants : Ce sont vos ennemis. Evite-les. Que Dieu les extermine. Qu'ils sont faux !. (Sourate LXIII, 4). Tuez-les partout où vous les trouverez et chassez-les d'où ils vous auront chassés. La tentation de l'idolâtrie est pire que le carnage à la guerre (Sourate II, verset 189). Extermine les méchants (Sourate LXXI, 29). Croyants ! ne formez de liaisons intimes qu'entre vous : les infidèles ne manqueraient pas de vous corrompre, ils désirent votre perte. Leur haine perce dans leurs paroles ; mais ce que leurs cœurs recèlent est pire encore (Sourate III, 11). Afin d'éprouver les croyants et de détruire les infidèles (Sourate III, 135). Les infidèles sont vos ennemis déclarés (Sourate IV,102). S'ils retournent à l'infidélité, saisissez-les et mettez-les à mort partout où vous les trouverez. Ne cherchez parmi eux ni protecteur ni ami (Sourate IV, 91). Moi je jetterai la terreur dans le cœur des infidèles. Abattez leurs têtes et frappez les extrémités de leurs doigts (Sourate VIII, 12). Quel spectacle, lorsque les anges ôtent la vie aux infidèles ? Ils frappent leur visage et leurs reins, et leur crient : Allez goûter la peine du feu (Sourate VIII, 52). Moi je jetterai la terreur dans le cœur des infidèles. Abattez leurs têtes et frappez les extrémités de leurs doigts (Sourate VIII, 12). Ce n'est pas vous qui les tuez (les infidèles), c'est Dieu. Quand tu lançais (un trait), ce n'est pas toi qui le lançais, c'était Dieu, pour éprouver les fidèles par une belle épreuve, car Dieu entend et sait tout (Sourate VIII, 17). O croyants ! Combattez les infidèles qui vous avoisinent, qu'ils vous trouvent toujours sévères à leur égard (Sourate IX, 124). Enfin une seule sourate concernant les femmes parmi d'autres : Le Coran dit : Les hommes sont supérieurs aux femmes à cause des qualités par lesquelles Dieu a élevé ceux-là au-dessus de celles-ci. Les femmes vertueuses sont obéissantes et soumises. (Le voile doit le confirmer). Vous réprimanderez celles dont vous aurez à craindre la désobéissance, Vous les reléguerez dans des lits à part, Vous les battrez mais aussitôt qu'elles vous obéissent, ne leur cherchez point querelle (Sourate IV, 38). Excite les croyants au combat. Vingt braves d'entre eux terrasseront deux cents infidèles. Cent en mettront mille en fuite, parce que les infidèles n'ont point de sagesse (Sourate VIII, 66).

Tous ceux qui ont lu le Coran, les hadiths et la Charia, savent que ces livres sont contraires à la Déclaration Universelle des Droits de L'homme, à la Convention Européenne de Sauvegarde des Droits de l'Homme et des Libertés Fondamentales, au Pacte relatif aux Droits civils et politiques, à la Constitution de tous les pays européens, au Droit pénal national des pays européens, et au droit international. On parle tant de tolérance, il faut croire que cette notion ne doit pas être appliquée à la religion et aux religieux (intégristes catholiques, protestants, islamistes, etc).

Toute personne éprise d'équité, de justice, d'humanité, et respectueuse des conventions précitées, ne peut qu'exiger qu'on interdise la publication de textes religieux aussi contraires à tous les droits humains, à la dignité de l'homme et de la femme spécialement bafouée et infériorisée. Avez-vous jamais vu les Imams soi-disant modérés dirent que ces textes coraniques sont inacceptables dans une société civilisée ? Peut-on laisser apprendre dans les écoles des textes aussi dangereux pour l'éducation d'un enfant qui y trouve tous les ingrédients pour la violence, le meurtre, le terrorisme ? (Ce n'est pas lui qui tue c'est Dieu). N'est-ce pas un devoir de chaque européen de combattre des textes aussi barbares et que certains pays islamistes appliquent à la lettre dans des pays comme l'Afghanistan, le Soudan, l'Iran, l'Arabie Saoudite, etc. ?

Dans ces pays où la loi islamique (la charia) est d'application, la vie humaine ne vaut rien pour les chefs religieux musulmans. On assassine des êtres humains dans ces pays sous prétexte de blasphème, d'adultère, d'apostasie. On tue des femmes par lapidation, on coupe les mains des voleurs (Sourate V, 42). Les imams vivant en Europe ne s'opposent jusqu'à présent à aucune sourate du Coran qui prescrit ces peines barbares et on apprend à toute la communauté musulmane à considérer toutes les autres communautés comme des ennemis : les athées, les agnostiques, les chrétiens, les bouddhistes, et toutes les autres sectes qui pullulent, autrement dit tous ceux qui ne se soumettent pas à Allah et son prophète.

Alors la Sourate II, 256, (Pas de contrainte en religion) est un mensonge, contredit par toutes les autres sourates qui interdisent de quitter l'islam. L'apostat est passible de la peine de mort, le blasphémateur est condamné à mort, la femme adultère est lapidée, etc. Tout dans l'islam est violence, incitation à la haine et la vie humaine de l'infidèle ne vaut rien et le Coran le proclame : la vie de ce monde n'est qu'un jeu et une frivolité, la vie future vaut mieux pour ceux qui craignent, ne le comprenez-vous pas ? (Sourate VI, 32)

Toute personne qui publierait un texte comparable au Coran aujourd'hui serait considérée comme portant atteinte aux droits humains, comme incitateur à des crimes contre l'humanité. Lorsque la religion prône le racisme, la haine entre les peuples, l'incitation au meurtre de tous les infidèles, aucune autorité publique ne proteste et on fait semblant de ne rien savoir. Qui ne dit mot consent, mais personne ne peut se taire devant une idéologie conquérante, agressive, et dangereuse qui essaie de supprimer partout les démocraties pour instaurer une dictature théocratique dans laquelle les imans sont les maîtres absolus, les dieux sur terre.

Il faut lire le texte du Conseil Européen pour la Fatwa et la Recherche et vous comprendrez que l'islamisation de l'Europe est bien en train de se réaliser. Le Conseil doit essayer de réaliser les buts et les objectifs suivants :

Emettre des fatwas collectives qui répondent aux besoins des Musulmans en Europe, qui résolvent leurs problèmes, conformément aux règles et aux objectifs de la charia.

Publier des études et des recherches juridiques qui résolvent les problèmes qui se présentent aux Musulmans en Europe, d'une manière qui rejoigne les objectifs de la charia et les intérêts des Musulmans.

Faire des efforts continus afin que les autorités officielles dans les pays européens reconnaissent officiellement le Conseil et qu'ils se réfèrent au Conseil pour les jugements islamiques. Organiser des cours de la Charia afin de former et spécialiser les savants et ceux qui travaillent pour la da'wa islamique.

Les buts et les objectifs de la Charia doivent être pris en considération tandis que les tromperies et les solutions déviées qui contredisent les buts de la Charia doivent être évitées dans tous les cas.

Guillaume, 2003, Faire le jour


Note : le Coran utilisé est Le Coran, traduit de l'arabe par Kasimirski, chronologie et préface par Mohammed Arkoun ; édité par GARNIER-FLAMMARION, Paris 1970.



Par le Citoyen Thimèle - Publié dans : Laïcité, Religions & Intégrismes
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Samedi 8 avril 2006 6 08 04 2006 21:07
Une équipe de neurologues suisses et israéliens propose une explication inédite pour les révélations divines reçues par Moïse, Jésus et Mahomet. Nous savons que tous les trois se trouvaient au sommet d'une montagne quand ils ont senti une présence, vu des lumières et éprouvé une grande angoisse. La déduction qui en est faite est beaucoup plus rationnelle que dans celles des livres saints: "l'hypoxie (ndlr: le manque d'oxygène) due à l'altitude entraîne des perturbations dans le cerveau", écrivent-ils dans le journal scientifique Medical Hyphoteses. Et "cela peut causer des altérations des perceptions corporelles et des expériences mystiques". CQFD

Une hypothèse que messieurs Mouloud Aounit, Eric Raoult et Jean-Marc Roubaud ne manqueront surement pas de qualifier de "blasphématoire", de "provocatrice" ou encore d'"islamophobe"!
Par le Citoyen Thimèle (d'après un article de Marianne) - Publié dans : Laïcité, Religions & Intégrismes
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Dimanche 23 avril 2006 7 23 04 2006 02:08

>LE MANIFESTE DES DOUZE : "ENSEMBLE CONTRE LE NOUVEAU TOTALITARISME"


Après avoir vaincu le fascisme, le nazisme, et le stalinisme, le monde fait face à une nouvelle menace globale de type totalitaire : l’islamisme.

Nous, écrivains, journalistes, intellectuels, appelons à la résistance au totalitarisme religieux et à la promotion de la liberté, de l’égalité des chances et de la laïcité pour tous.

Les évènements récents, survenus suite à la publication de dessins sur Mahomet dans des journaux européens, ont mis en évidence la nécessité de la lutte pour ces valeurs universelles. Cette lutte ne se gagnera pas par les armes, mais sur le terrain des idées. Il ne s’agit pas d’un choc des civilisations ou d’un antagonisme Occident – Orient, mais d’une lutte globale qui oppose les démocrates aux théocrates.

Comme tous les totalitarismes, l’islamisme se nourrit de la peur et de la frustration. Les prédicateurs de haine misent sur ces sentiments pour former les bataillons grâce auxquels ils imposeront un monde liberticide et inégalitaire. Mais nous le disons haut et fort : rien, pas même le désespoir, ne justifie de choisir l’obscurantisme, le totalitarisme et la haine. L’islamisme est une idéologie réactionnaire qui tue l’égalité, la liberté et la laïcité partout où il passe. Son succès ne peut aboutir qu’à un monde d’injustices et de domination : celle des hommes sur les femmes et celles des intégristes sur les autres. Nous devons au contraire assurer l’accès aux droits universels aux populations opprimées ou discriminées.

Nous refusons le « relativisme culturel » consistant à accepter que les hommes et les femmes de culture musulmane soient privés du droit à l’égalité, à la liberté et à la laïcité au nom du respect des cultures et des traditions.

Nous refusons de renoncer à l’esprit critique par peur d’encourager l’ « islamophobie », concept malheureux qui confond critique de l’islam en tant que religion et stigmatisation des croyants.

Nous plaidons pour l’universalisation de la liberté d’expression, afin que l’esprit critique puisse s’exercer sur tous les continents, envers tous les abus et tous les dogmes.

Nous lançons un appel aux démocrates et aux esprits libres de tous les pays pour que notre siècle soit celui de la lumière et non de l’obscurantisme.


Signatures
Ayaan Hirsi Ali
Chahla Chafiq
Caroline Fourest
Bernard-Henri Lévy
Irshad Manji
Mehdi Mozaffari
Maryam Namazie
Taslima Nasreen
Salman Rushdie
Antoine Sfeir
Philippe Val
Ibn Warraq



>TEXTE DE SOUTIEN


Samedi 11 mars, un site islamiste britannique, ummah.net, a diffusé un message menaçant de mort les 12 signataires du Manifeste "Ensemble contre le nouveau totalitarisme" : " Excellent, tuer les kafir sera plus facile (...) maintenant nous avons la liste, le Who's who des personnes à descendre. Prenez votre temps, mais soyez sûrs qu'ils seront partis bientôt. Oh, n'attendez pas une Fatwa, elle n'est vraiment pas nécessaire ici."

Ce message n'est pas anodin quand on sait que les consignes sur internet remplacent effectivement aujourd'hui les fatwas dans ce domaine. Et que plusieurs messages du même type ont circulé sur internet contre Théo Van Gogh avant son assassinat…

Nous tenons à exprimer notre soutien et notre solidarité aux douze signataires de ce manifeste et notre indignation suite à cette attaque des islamistes. Nous soutenons les douze signataires contre ce mouvement réactionnaire et nous joignons à leur appel à la résistance. Contre le totalitarisme religieux. Pour la promotion de la liberté, de l'égalité et de la laïcité pour tous.

 

Si vous désirez signer le texte de soutien, envoyez votre nom ainsi que la manière dont vous voulez être présentés entre parenthèses à manifesto@prochoix.org

Par le Citoyen Thimèle (d'après ProChoix.org) - Publié dans : Laïcité, Religions & Intégrismes
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Jeudi 1 juin 2006 4 01 06 2006 15:54
Messaoud Bouras, 41 ans. Issu d'une famille musulmane de Roubaix, il a renié sa religion et divorcé pour cause d'intolérance. Il dénonce aujourd'hui l'Islam et son lobbyisme. Et tout cela lui vaut une vie infernale, jusqu'aux menaces de mort! Je ne peux que soutenir cet homme, qui milite pour la liberté, pour la République.

Les barbus le rasent

par Judith Perrignon


Par les temps qui courent, il serait presque soulagé. Qu'enfin ça pète, que la figure du Prophète dessine le visage intolérant de l'islam, que les Arabes et les juifs se haïssent à découvert, que la République française n'ait d'autres choix que de reconnaître son échec. Ainsi, il se sent moins seul, avec son histoire et ses désillusions. La preuve, après enquête et recoupements, le voilà dans le journal.

Messaoud Bouras a apostasié l'islam, le Prophète, et le temps passant, tous ses adeptes. Il n'a pas vu ses enfants depuis deux ans. Ils vivent à Roubaix, là où il naquit, grandit et milita. Il n'y met plus les pieds. Mon divorce a pour origine l'intolérance religieuse. Il est au chômage. Il a les joues creuses, les yeux brillants chapeautés d'épais sourcils, des mots gonflés par la douleur, parfois tentés par la provocation. Il respire les combats perdus. Et s'il écrit un jour son histoire, il l'appellera : les Musulmans m'ont tué.

Chapitre I. Messaoud naît à Roubaix, de parents kabyles venus en France au début des années 60. Il est l'aîné de neuf enfants. Le père est ouvrier teinturier du textile, chez Caullier et Delaoutre, musulman classique qui fait la prière et le ramadan, la mère est pieuse et (alors) sans foulard. La famille, installée dans le quartier populaire de l'Alma, prêche le sérieux et le respect à ses enfants. Messaoud est fragile, il fait des bronchites à répétition, il est régulièrement hospitalisé. A 6 ans, il est donc mis dans une école spécialisée, pas à l'Alma. Le jour, il grandit loin du quartier, ici comme ailleurs chaudron communautaire. Il y revient, toujours malingre, à l'âge ordinaire des premiers prurits virils, collège Anne-Franck. J'étais chétif, je n'appartenais à aucune bande, je n'avais pas de grand frère, je me faisais racketter, frapper, on me disait : "Tu parles comme un Français." Tout me prédisposait à une attitude de recul vis-à-vis du communautarisme. Le prof de français a repéré la graine d'affranchi, il l'encourage à lire.

Chapitre II. Tandis que le textile s'effondre, met au chômage technique le père et au chômage tout court oncles et cousins, Messaoud passe brillamment son bac au lycée Maxence-Van ... Meer, et participe à la marche des beurs. Il s'éveille politiquement, lance une association de jeunes issus de l'immigration, fait de l'animation de quartier, affronte son père pour protéger les frangines, suit les cours d'économie à la fac d'éco de Lille. En 1988, Messaoud est responsable du suivi scolaire du quartier de l'Alma. Muni d'une licence, il se lance dans la vie professionnelle, au coeur de l'action sociale, chargé auprès de mairies ou d'offices HLM, de la jeunesse, de logement, de développement social de quartier. En 1995, alors que la violence grimpe les escaliers des cités, il est chargé de mission de sécurité par l'Opac du Pas-de-Calais. J'ai fait plus de 200 procédures, concernant les agressions, le vandalisme, commis dans une immense majorité par des jeunes issus de l'immigration. Au tribunal, je demandais une sanction exemplaire, la fin de la loi du silence. Mais ça me valait d'être poursuivi, insulté, traité de "sale Blanc", de "pauvre harki". Il retombait sur les costauds et les caïds des cours de récré. Il était alors sympathisant des Verts. Pensait et pense encore : Une grande partie de la gauche a sombré dans l'idéologie victimaire, c'est une vision postcoloniale.

Chapitre III. Il raconte un mariage qui très vite tourne mal, deux enfants naissent, Syriane puis Gybril. La mésentente s'installe, la religion s'en empare, à moins que ce ne soit l'inverse. L'épouse a fait du droit, ne porte pas le voile, mais invoque la loi divine, appelle frères et imam à la rescousse, pour contrer son mari si peu pratiquant, même les jours de ramadan. Tous l'appellent le mécréant. Les insultes ont changé, celles de l'enfance étaient empreintes de guerre coloniale, celle d'aujourd'hui emprunte à la religion revenue en force avec les années 90. En 2002, après onze années de vie conjugale, Messaoud Bouras ramasse quelques affaires, s'enfuit et engage une procédure de divorce. Le juge aux affaires familiales ne lui accorde qu'un droit de visite à l'amiable. Mais l'accord est introuvable. Il raconte la brutalité des frères, des mains courantes après ses plaintes à la police. Elle se plaint du harcèlement par SMS. Il n'a plus revu ses enfants, aujourd'hui 11 et 8 ans. Un troisième est né, d'une mère française. Ils l'ont appelé Benjamin, il a 2 ans : C'est un prénom juif, j'ai beaucoup combattu la judéophobie de ma communauté, c'est aussi une référence à un film que j'ai vu à 14 ans, l'Oncle Benjamin, avec Jacques Brel, histoire d'un médecin libre-penseur et épicurien.

Chapitre IV. Il part en guerre. Et tout s'imbrique, déchirure familiale et combat politique. L'année où il fuit sa femme, il quitte aussi les Verts, devenu selon lui l'instrument du lobbying politique des islamistes. Il y a effectivement parmi les responsables écologistes des représentants de mouvances musulmanes, aux interfaces religieuses proches de Tariq Ramadan. Bouras dénonce publiquement, via la presse locale, un cercle de réflexion subventionné par la mairie, parfois tribune antisémite. L'association porte plainte en diffamation, défendue par Me Jean-Louis Brochen (M. Martine Aubry). Messaoud gagne le procès. Mais il est définitivement persona non grata, mort politiquement et socialement à Roubaix, dit-il. Il ne donne à personne sa nouvelle adresse. Il est menacé par une avalanche de mails. Il les garde tous. Il inonde à son tour élus et journalistes.

Il a relu tout le Coran. Je n'y ai pas trouvé une seule fois le mot "amour". Jésus dit à la foule qui veut lapider la femme infidèle qu'il faut pardonner, le Coran ordonne de la tuer. Il est intarissable, explique que la tolérance a généré l'intolérable, assure que s'il existe des musulmans modérés, il n'y aura jamais d'islam des Lumières. Les versets sont incompatibles avec les droits de l'homme. En fait, l'islamisme n'est pas né de la misère, mais de la frustration de la puissance perdue et du besoin de pouvoir. L'islam a raté la modernité. Il n'a rien créé : ni la démocratie, ni la croissance économique.

Il prend des risques à parler ainsi. On le traitera de dingue tendance parano, mais bien des connaisseurs du bocal de Roubaix confirment ce qu'il raconte de la construction politique locale. D'autres le diront lepénisé par la rancoeur. Il a rejoint le discret mouvement des musulmans laïques de France, il craint Sarkozy : C'est un libéral qui veut remplacer les mécanismes de solidarité par la charité communautaire. Et en veut à la gauche. Par choix électoraliste, Lille et Roubaix sont devenus les capitales françaises de l'islamogauchisme. Villes qui tentent écoles islamiques et piscines municipales avec jour des hommes et jour des femmes.

Il est trop tôt pour dire la fin de l'histoire. Messaoud Bouras promène sa silhouette de soldat amoché du côté de Lille, avec dans son cartable un livre, la Schizophrénie de l'islam, et des coupures de presse où il est question de lui. Il connaît le frisson de la liberté conquise. La culture musulmane prédispose à l'immaturité sexuelle, affective et psychologique. Moi, j'ai fait beaucoup de progrès. Il peut aussi sombrer. Il a des douleurs violentes à la tête, autour des yeux, dans la mâchoire. Il était un enfant chétif. Mais cette fois, c'est lié à la pression et au bruit des sirènes identitaires.


Libération, 1er mars 2006

Le blog de Messaoud Bourras

Par le Citoyen Thimèle - Publié dans : Laïcité, Religions & Intégrismes
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Jeudi 3 août 2006 4 03 08 2006 14:36


On l'a appris récemment: les strings, le monokini et le naturisme sont désormais interdits par un arrêté municipal à Paris-Plage, sous peine d’une amende de 38 euros.  Ainsi, au nom de la "décence" les strings sont interdits sur Paris-Plage, mais les voiles islamiques, quant à eux, ne le sont pas du tout et pullulent d’ailleurs largement. Cela reflète bien la mise en place discrète mais efficace d’un mode de pensée, d'un choix de société où la femme est soumise, préfigurant l’application de la charia dans notre République. Il est bien plus urgent de lutter contre le voile que contre le string!

Je vous retranscrit l'article de Brigitte Bré Bayle, militante féministe, paru dans ReSPUBLICA  (daté du 20 juin):


 

Lutter contre le voile dans l'espace public doit être un combat féministe porté par la gauche

par Brigitte Bré Bayle


Chaleur étouffante ce mardi 13 juin à Thoiry. Les 80 enfants de mon école maternelle, sac à dos et chapeau sur la tête descendent des cars après la visite de l'espace animalier de Thoiry. Direction le parc du château. Une trentaine de cars stationnent déjà sur le parking.

Il y a beaucoup d'élèves. Parmi les adultes qui encadrent les groupes, les enseignants, plus directifs, sont facilement identifiables. Comme, les adultes qui accompagnent les classes, ce sont d'ailleurs majoritairement des femmes. Certaines ont une tenue décontractée de circonstance (short ou pantalon léger, etc.) mais ce qui est frappant c'est qu'un bon nombre de ces accompagnatrices sont couvertes des pieds à la tête et qu'elles portent le voile. Cela me choque et me consterne mais je reste discrète et ne dis mot.

Une mère d'élève de ma classe ne tarde pas à exprimer ouvertement son étonnement : « pourquoi voit on tant de femmes voilées dans les sorties scolaires ? ». L'aide maternelle, avec laquelle je travaille et qui n'a pas peur de dire tout haut ce que beaucoup pensent tout bas, s'énerve un peu : « Les enfants savent bien que les mamans s'habillent comme ça parce qu'elles sont musulmanes, ils comprennent bien qu'elles sont différentes et que c'est pas drôle pour elle quand il fait aussi chaud ! ». Je ne peux m'empêcher de penser (comme elle sans doute) qu'en acceptant les mères voilées dans les sorties scolaires, l'école contribue à véhiculer une certaine image de la femme, image de la femme soumise, celle qui cache sa féminité, celle qui souffre en silence. Un malaise partagé s'installe. Vivement intéressée par notre conversation qui se voulait discrète, une autre mère d'élève me demande ce qu'il en est de l'application de la loi contre les signes religieux à l'école publique arrogeant qu'il est quand même peut probable que toutes ces écoles en visite à Thoiry ce 13 juin soient (sauf la nôtre) des école privées. Je n'ai pas de réponse. Il n'y en a pas d'officiel. Aucun texte ne stipule que la loi du 15 mars s'applique aussi dans le cadre des sorties scolaires. Il est simplement dit, dans la circulaire d'application de cette loi, que « les directeurs d'écoles ont le devoir de s'assurer des qualités morales et laïques des intervenants ». Que peuvent faire les enseignants et les chefs d'établissements avec de telles directives ? Laisser les voilées investir l'école publique de peur d'être traités de racistes comme cela a eu lieu à Montreuil par les communautaristes d' « Une école pour tous » ? Monsieur Brard, député maire de Montreuil avait, en effet, eu l'audace d'envoyer aux directeurs d'école de sa ville, une lettre précisant que « les accompagnateurs des sorties scolaires ne devaient pas afficher leurs croyances » étant considérés, dans ce cadre précis, comme des « agents bénévoles de l'Education Nationale ». En décembre 2004 déjà, plusieurs directeurs d'établissements scolaires de Nanterre avaient été conspués par les mères voilées du Collectif pour la Dignité des Mères Parents d'Elèves (CDMPE) qui prétendaient être les victimes d'une discrimination raciste car non admises dans les sorties scolaires.

Moi je dis bravo à ceux qui ont le courage d'intervenir par le pouvoir de leur fonction, qu'ils soient élus, directeurs d'écoles ou simples enseignants, pour empêcher la prolifération du voile dans l'espace public. L'absence de directive précise au sujet de l'accompagnement scolaire, renforcée par la position de la FCPE et des syndicat d'enseignants comme le SNUipp qui se sont opposés à la loi contre les signes religieux, laissent les enseignants démunis et en proie aux pressions des islamistes qui cherchent à investir l'espace de l'école publique dans certains quartiers en faisant admettre que le voile n'est rien d'autre qu'un élément de la diversité culturelle française.

Il est question de bien autre chose que du droit au respect des différences ou de l'aide à l'intégration que les enseignantes pensent apporter aux mères voilées en les faisant sortir de chez elles. Les femmes musulmanes qui ont acquis leur liberté par un combat quotidien contre les traditions et les croyances d'un islam radical qui opprime et asservit ne peuvent comprendre ces discours véhiculés par une gauche communautariste qui fait le jeu des intégristes de tout poil. Et que dire de l'Education Nationale impuissante à faire face aux demandes de soutien formulées par les profs et chefs d'établissements qui subissent intimidations, chantage et lettre d'accusation pour discrimination raciste ? Que de lâcheté ! En tant que femme, en tant que mère et en tant qu'enseignante, je dis qu'il est inadmissible que les choses continuent ainsi. L'école n'est qu'un aspect de la réalité. Je ne supporte plus de voir des femmes, dans la rue, transformées en Belphégor. Je ne supporte plus ces images qui, à l'époque de l'Afghanistan des talibans, avaient ému la France entière. Aujourd'hui, dans trop de quartiers, elles sont devenues une réalité. Je ne supporte plus de voir des gamines de plus en plus jeunes voilées, et je ne supporte plus l'absence de réactions de la société toute entière, devant ce que je considère une agression contre mon histoire, mes combats, mes valeurs. Est-ce être sévère et injuste d'affirmer que l'islam radical avance en même temps que diminue la surface visible du corps des femmes musulmanes? Des hommes et des femmes ont lutté depuis des siècles pour que l'égalité entre les sexes soient admise comme un progrès universel. Nous n'avons pas le droit, aujourd'hui en France, de laisser, au nom de ces luttes historiques, au nom de toutes celles qui souffrent et luttent en Iran et ailleurs, l'intégrisme religieux prendre le pouvoir sur les femmes. Il faut protéger les femmes musulmanes du port de cet uniforme réactionnaire, et celles qui veulent le porter le font chez elles ou à la mosquée.

Il ne me convient pas que cela soit le seul Myard, député de la droite catholique, qui pose cette question. Je n'ai pas d'illusion sur le maire de Maisons-Laffitte, je connais ses pratiques et sa complaisance avec les écoles privées dans sa ville, et sa conception de la laïcité est celle de Villiers, qui combat l'islam au nom de la guerre des civilisations. Mais qui osera, à gauche, proposer une loi pour limiter le port du voile, l'interdire aux mineurs et prohiber la burka partout en France ? Au nom de la défense et de la dignité de la moitié de l'humanité ? Certains amis me disent que cela serait une laïcité à la turque, et qu'il ne faut pas aller sur ce terrain. Moi, j'amalgame le voile à l'iranienne et les burkas à des tenues militantes et prosélytes, j'en ai marre d'en voir de plus en plus, je ne veux plus être agressée par cela, et j'en ai assez qu'il ne se passe rien autour de ces tenues insultantes pour les femmes.


Bientôt une norme en France?

Par le Citoyen Thimèle - Publié dans : Laïcité, Religions & Intégrismes
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Vendredi 11 août 2006 5 11 08 2006 20:12
Par René Pommier


M'étant absenté quelque temps, je viens seulement de prendre connaissance de l'article de M. Xavier Ternisien, « Du racisme anti-arabe à l'islamophobie », paru dans Le Monde du 10 octobre 2003. Dans cet article, M. Ternisien s'évertue à expliquer l'islamophobie sans tenir le moindre compte de ce qui en est, me semble-t-il, la cause première, la cause, profonde, la cause principale, à savoir l'islam lui-même. Selon M. Ternisien, l'islamophobie s'expliquerait essentiellement par un racisme anti-arabe qui s'expliquerait lui-même en grande partie par le passé colonial français. On ne saurait certes nier qu'un certain nombre de Français, un nombre assurément trop grand, n'aiment pas l'islam parce qu'ils n'aiment pas les arabes à cause de la guerre d'Algérie et surtout de l'immigration. Mais il y a sans doute un nombre encore plus grand de Français, qui sont islamophobes sans être le moins du monde anti-arabes.

C'est mon cas. Je me sens profondément islamophobe. Or, bien que j'aie été envoyé en Algérie pour participer aux opérations dites de maintien de l'ordre, comme la plupart des gens de ma génération, mon aversion pour l'islam ne se nourrit aucunement d'un ressentiment anti-arabe. Loin d'avoir été un partisan de l'Algérie française, avec quelques-uns de mes camarades de l'E.N.S. de la promotion 1955, j'ai milité pour soutenir les efforts de Pierre Mendès-France en faveur de la paix. Mon islamophobie ne se nourrit que de mon aversion pour l'islam qui n'est elle-même qu'une des facettes d'une aversion générale qui englobe toutes les religions, tous les mouvements sectaires, et, bien sûr, l'astrologie et toutes les formes d'obscurantisme. Pour être islamophobe il n'est nul besoin d'être raciste, il suffit d'être rationaliste.

Si un chrétien, un juif ou un musulman ont le droit, et personne ne songe à le leur contester, de dire tout le bien qu'ils pensent de leurs religions respectives et notamment de prétendre qu'elles ont été instituées par Dieu, les incrédules doivent avoir le droit de dire tout le mal qu'ils en pensent, eux, et notamment d'affirmer qu'elles sont une insulte à l'intelligence humaine. Les croyances que les premiers ont le droit de présenter comme des vérités éternelles et divines, les seconds doivent avoir le droit de les regarder comme un tissu de stupidités anachroniques et de le dire sans ménagement. On ne pourrait leur demander de se taire ou, du moins d'avoir recours à la litote, que si les croyants en faisaient autant. Or, s'il est vrai que les chrétiens d'aujourd'hui tendent à être de moins en moins dogmatiques, au point que les incrédules sont de plus en plus souvent obligés de leur rappeler à quoi ils sont censés croire, il n'en est pas de même des musulmans. Et c'est sans doute ce qui fait qu'à la différence de la religion chrétienne, maintenant trop peu sûre d'elle-même pour être encore oppressive, la religion musulmane reste profondément néfaste et tyrannique. Et c'est aussi pourquoi l'islamophobie reste pleinement justifiée.

Athéisme.org
(octobre 2003)
Par le Citoyen Thimèle - Publié dans : Laïcité, Religions & Intégrismes
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Vendredi 1 septembre 2006 5 01 09 2006 01:05
Du 1er au 3 septembre prochain, dans la résidence d'été du pape Benoît XVI, un séminaire rassemblera une quarantaine de philosophes, d'intellectuels, de théologiens et de scientifiques appartenant au "cercle des élèves de Ratzinger" pour débattre sur le thème de la création et de l'évolution des espèces.

Dans le sillage des Etats-Unis, où la bataille fait rage entre les tenants du créationnisme, qui, prenant à la lettre le texte de la Bible, croient en la création du monde par Dieu, et ceux qui défendent la théorie darwinienne de l'évolution, le Vatican ouvre à son tour le débat. De nombreux signes précurseurs indiquent en effet que le pape cherche à rapprocher l'Eglise catholique de la théorie du "dessein intelligent" de Dieu. Le dernier en date est le séminaire que Benoît XVI organise dans sa résidence d'été, à Castel Gandolfo, où il rassemblera autour de lui, à huis clos, une quarantaine de penseurs qui ont été pour la plupart ses élèves du temps où il enseignait à Munich. "Le pape Benoît XVI prend ainsi à contre-pied les positions de son prédécesseur Jean-Paul II qui, en 1996, avait estimé que les théories de Darwin étaient plus qu'une hypothèse", remarque le quotidien britannique The Guardian.

"La plupart des intellectuels catholiques sont convaincus que la théorie de l'évolution est juste, car ce sont les scientifiques qui l'affirment", explique Dominique Tassot, un scientifique catholique antiévolutionniste invité par le pape à participer au séminaire, cité par The Guardian. Tassot estime que "le pape sait, en organisant cette réunion, où il veut en venir et que cela prendra du temps".

"C'est pour répondre aux questions que se posent de nombreux croyants ou non-croyants sur les origines de la vie que le pape a voulu ce séminaire", reprend le quotidien romain La Repubblica, qui précise que le débat a été relancé par le très conservateur cardinal de Vienne Christoph Schönborn, qui fut l'élève de Ratzinger en 1972 et qui, "il y a un an, rejetait les thèses de Darwin dans les colonnes du
New York Times". Dans son article publié à l'époque par le quotidien new-yorkais, "le cardinal de Vienne apportait son soutien à l'enseignement de la théorie du "dessein intelligent" dans les écoles américaines.

Il s'était alors attiré les critiques du père George Coyne, le directeur de l'Observatoire du Vatican. Or, le 19 août dernier, l'astronome du pape a été remplacé sans explications", rapporte The Guardian. Schönborn, qui a également ouvert la polémique en Italie lors de la conférence dite de Rimini, le 20 août, "sera confronté au professeur Schuster, fervent défenseur de l'évolution et actuel président de l'Académie des sciences autrichienne", note enfin La Repubblica.


Par le Citoyen Thimèle - Publié dans : Laïcité, Religions & Intégrismes
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Mercredi 6 septembre 2006 3 06 09 2006 00:12

Par Aline Pailler


Même si on voulait oublier le poids que prit l’Opus Dei sous le pape Jean-Paul II ainsi que sa bienveillance envers les régimes d’extrême-droite d’Amérique du Sud, comme celui du sinistre Pinochet, la répression des Parisiens venus protester pacifiquement ce dimanche 3 septembre sur le parvis de Notre-Dame contre l’inauguration de la « place Jean Paul II » a rappelé de sinistres époques !

En effet, des Parisiens s’étaient rassemblés à l’appel d’organisations comme : L’UFAL (l'Union des Familles Laïques) Act-Up, Brigade des Clowns, Les Soeurs de la perpétuelle indulgence, les Verts, Panthères Roses...Ils ont été systématiquement chassés des lieux, arrêtés et emmenés dans des bus, molestés, insultés. Certains policiers repéraient au faciès ceux qu’ils allaient arrêter : « Tiens le mec à la chemise rose, c’est un client pour nous, on va le serrer ». Il me semble qu’il s’agit de propos homophobes, à moins que le maire de Paris ait donné des ordres pour interdire la couleur rose en-dehors du Parti Socialiste ! Porteurs de chemise rose, parapluie couleur arc en ciel et autres signes que les policiers interprétaient comme signes manifeste de l’ homosexualité de la personne, étaient repoussés loin du parvis et arrêtés s’ils protestaient.

Un clown professionnel, qui travaille habituellement dans ce quartier hautement touristique, a même été arrêté car pris pour un militant de la « Brigade des Clowns » !

Pour ma part, alors que, pendant les applaudissements qui accueillaient le début du discours de Bertrand Delanoé, maire de Paris, je protestais en huant (car je ne sais pas siffler), je me suis fait ceinturer, ballonner par la main puissante d’un « supplétif » de la police et traîner par deux autres hors du parvis. N’écoutant pas mon épaule droite, ni mes côtes meurtries, je tentai de protester contre ces brutalités. J’ai été alors à nouveau « prise en main » et menacée d’être embarquée dans le bus surchargé où la présidente de l’UFAL venait d’être brutalement conduite au motif qu’elle avait un badge sur la poitrine. Il faut dire que tout badge, tout tract même dans un sac ou t.shirt suspect (le Che par exemple) empêchait d’approcher du parvis !

Une heure avant mon arrestation musclée et totalement disproportionnée, j’ai été contrôlée sur le parvis au motif que je parlais (sans doute depuis trop longtemps) avec trois autres personnes qui se trouvaient être journalistes à « La Vie » et au « Parisien ». J’ai alors demandé la carte de police à l’homme en civil qui nous demandait d’ouvrir nos sacs et de nous disperser (sic !). En guise de réponse à ma question légitime, l’homme ouvrit le côté gauche de sa veste coquille d’œuf pour me montrer son arme. J’ai pris cela comme une menace et j’ai protesté en redemandant sa carte. Il m’a alors montré un talkie-walkie et j’ai encore protesté. Alors seulement, un autre homme en civil a sorti sa carte puis un second et un troisième qui venaient nous encercler. Je précise qu’à ce moment-là nous ne faisions que discuter, la journaliste de « La vie », prenait quelques notes et la cérémonie n’était pas encore commencée. Nous venions pourtant d’être fouillés comme tous les gens qui avaient passé le barrage. Il s’agissait bien de nous empêcher de parler et de nous impressionner alors que nous disions que nous étions journalistes !

Ces hommes en civil, pour certains armés, d’autres porteurs de talkie-walkie, n’étaient visiblement pas des policiers car incapables de sortir leur carte contrairement à leurs collègues.

Nous les avons vus arriver en renfort : une colonne d’une quarantaine d’hommes particulièrement costauds aux allures de caïds, avançant en rangs pour prendre les talkie-walkie et les consignes données par des gradés de la police, avant de se disperser dans la foule par groupe de deux ou trois. Le recours à ces « supplétifs » pose un sérieux problème de démocratie et de sécurité pour les citoyens.

La menace précise que j’ai eue comme réponse à ma demande de carte pour « accepter » d’être fouillée et tenue par le bras montre bien à quel point ils peuvent être imprévisibles, car aucun des policiers à qui j’ai fait la même demande n’a eu cette réaction d’une grande violence psychologique.

Je vais donc saisir la commission de déontologie pour qu’une enquête soit menée et que la lumière soit faite sur ces pratiques et ces recrutements sauvages ! Seul point positif pour ceux qui se reconnaissent dans les principes laïques, les partisans de ce baptême du parvis de Notre Dame n’étaient pas si nombreux que prévus. Quelques religieux en tenue, quelques familles brandissant des drapeaux que l’on retrouve dans les manifestations intégristes ou d’extrême-droite, des touristes italiens, polonais, des curieux et des croyants inquiets de « voir un pays catholique menacé par l’islam qui tenait à rester catholique » (sic !). Tout ce monde était bien protégé (de quoi, de qui?) par un déploiement impressionnant de CRS, de policiers en civil , le tout parqué derrière des barrières.

Il est évident que les catholiques n’avaient pas fait le déplacement, ce qui est assez logique quand on sait combien ce pape était contesté de son vivant pour ses positions réactionnaires notamment sur les mœurs. Peut-être même, les catholiques progressistes, attachés à la laïcité, ont-ils pris cette décision rapide du maire de Paris comme un coup de poignard dans le dos, une manoeuvre électoraliste. Grand regret aussi, le manque de mobilisation des partis politiques opposés à cette OPA religieuse ainsi que des grandes associations ou mouvements laïques qui feraient bien de ne pas désarmer face à la montée des revendications religieuses de plus en plus précises en Europe !

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