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"Le patriotisme c'est l'amour des siens, le nationalisme c'est la haine  des autres." Romain Gary

"La République n'est pas enfermée dans un texte sacré déposé dans le saint des saints ou au pavillon de Breteuil. Elle est vivante. Elle est mouvement. Elle est devenir. Elle est le miroir des hommes agissants."
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"La République est une idée, la République est un principe, la République est un droit. La République est l'incarnation même du progrès." Victor Hugo
 
"Je n'ai jamais cru qu'aimer sa patrie empêchât d'aimer ses enfants. Je n'aperçois point davantage que l'internationalisme de l'esprit ou de la classe soit irréconciliable avec le culte de la patrie. Ou plutôt, je sens bien, en interrogeant ma propre conscience, que cette antinomie n'existe pas. C'est un pauvre coeur que celui auquel il est interdit de renfermer plus d'une tendresse." Marc Bloch

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Mercredi 14 mai 2008


Par Lucette Jeanpierre


On est bien loin de l’époque où les révolutionnaires de la LCR avaient l’obligation d’avoir des pseudos, des fois que l’état bourgeois ne procède à un coup d’état, et qu’ils ne soient obligés de vivre dans la clandestinité. Ainsi, Julien Dray, c’était Titus, Gérard Filoche, c’était Matti, Alain Krivine, c’était Tinville. Olivier Besancenot est arrivé trop tard pour connaître cela, lui c’est le facteur de Neuilly, tout simplement.

On est bien loin de l’époque où Alain Krivine avait droit à une émission de télévision par an, s’il était bien sage.

On est bien loin de l’époque où la LCR ne pouvait se présenter aux élections présidentielles, faute d’avoir recueilli les 500 signatures de maires, comme cela leur arriva en 1981 ou en 1995. Cela lui donnait l’impression de gêner vraiment le pouvoir.

Aujourd’hui, c’est grâce au PS que le facteur a pu se présenter en 2002 et en 2007.

Depuis 2002, les dirigeants de la section française de la IVe internationale ont eu une inspiration de génie : remplacer l’indéboulonnable Krivine par le jeune facteur de Neuilly, militant talentueux, redoutable bateleur d’estrade, et nouveau chouchou des médias. Talentueux, Olivier Besancenot l’est pour dénoncer les injustices sociales, et mettre en avant les immenses profits des entreprises du Cac 40, avec un sens de la formule et de la répartie qui font un malheur sur les plateaux de télévision. Il sait également être présent quand une entreprise est occupée, et trouver les mots pour encourager les grévistes à continuer leur action. Sa jeunesse et sa fraîcheur séduisent.

Les républicains de gauche n’ont pas su trouver cela en magasin, ils doivent toujours se contenter de Jean-Pierre Chevènement qui, avec tout le respect dû à son engagement et à son oeuvre, commence un peu à dater, et qui s’est vendu pour un plat de lentilles à Ségolène.

Même chose pour Lutte ouvrière, qui vient de faire sa fête annuelle de Presles. C’est terrible, mais Arlette, aussi sympathique et authentique soit-elle, souffre de la comparaison : six candidatures aux présidentielles, c’était la dernière en 2007, et elle est toujours en première ligne.

Idem pour Jospin, et ses cheveux blancs de retraité de la politique, face à Ségolène, comme pour Chirac face à Sarkozy.

L’impression de vieillesse est impitoyable, pour un homme politique, en France, aujourd’hui.

Le facteur de Neuilly est donc, lui, tendance. Il est invité sur tous les plateaux de télévision. Il fait penser à cette réflexion d’un personnage du dessinateur Lauzier. Un patron cynique, après 68, disait à son futur gendre, gauchiste : « C’est très bien ce que vous faites, grâce à vous, nous progressons, nous gagnons de nouvelles immunisations, et nous renforçons le système ».

Car qui dérange-t-il, le facteur de Neuilly ? Certes, il a appelé à voter non au TCE. Mais il déteste l’Etat, la Nation, et la seule chose qui le gêne dans l’Europe des 27, aujourd’hui, c’est qu’elle n’est pas sociale. Il sait qu’elle ne le sera jamais, mais il ne demandera jamais que la France sorte de Bruxelles. Il est pour l’Europe des travailleurs, cela ne mange pas de main, l’essentiel est qu’il soit pour la disparition de la France, que lui est les siens détestent, parce que l’Etat national, c’est forcément l’Etat du capital. Les capitalistes veulent aussi que la France disparaisse.

Ses militants soufflent sur les braises, et attisent les conflits sociaux ? Ils sont sincères, nul n’a le droit de le contester, et ce sont des gens ouverts, luttant contre les dérives sectaires. Mais ils sont presque tous dans la fonction publique, et contribuent à mettre en difficulté les dirigeants qui, comme Thibaut ou Chérèque, cherchent des compromis sociaux acceptables, et n’ont pas envie de la grande confrontation qui, faute de rapport de forces favorable, pourrait tourner à la déroute des mineurs anglais.

Beaucoup sont enseignants, et bien sûr se réclament de la défense de l’école publique et laïque. Mais ils occupent des fonctions importantes à la FSU, et ont participé, depuis trente ans, à la casse de l’Education nationale, à la remise en cause de l’autorité des enseignants, et à tous les délires pédagogistes. Ils n’ont qu’un seul discours : "Des moyens, des moyens", et sont incapables d’analyser les raisons pour lesquelles, pour le plus grand plaisir de Nicolas Sarkozy et de tous les adeptes de l’école privée, de plus en plus de parents peu fortunés, y compris laïques, se tournent aujourd’hui vers le privé, pour donner une chance à leur gamin, parce qu’on ne peut plus étudier dans certaines écoles publiques.

Olivier Besancenot réclame depuis toujours le droit de vote des étrangers, et maintenant, toute la gauche est d’accord avec cela. Cela, c’est tendance, coco, cela fait couler une larme sur les plateaux de télévision, cela contribue à faire croire qu’on est raciste si on est contre cette revendication, et puis, cela aide à défaire un peu plus la Nation, et, pour le capitalisme mondialisé, c’est tout bon.

En plus, il défend la libre circulation des travailleurs, et la régularisation des sans-papiers ! Alors là, pour le système, c’est l’aubaine ! A une époque où ces salauds de salariés, du public comme du privé, se plaignent de ne pas gagner assez, et disent que la hausse des prix doit être compensée par la hausse des salaires, quelle bonne idée que de leur mettre dans les pattes des résidents européens, et extra-européens, forcément enfants de colonisés (c’est bon de culpabiliser les Français), qui vont faire pression sur leurs salaires et leurs emplois.

Finalement, les gauchistes remplacent les curés, dans le compassionnel. En plus, ce que ces gens ne précisent pas, c’est que ce sont les seuls salariés du privé, les plus vulnérables, qui subissent les conséquences de cette revendication, puisque les salariés du public (dans lequel évoluent la majorité des militants politiques professionnels de la gôche) sont protégés par la nationalité française, exigée pour devenir fonctionnaire. A moins qu’ils ne nous expliquent qu’après le droit de vote des étrangers, ils sont favorables à la levée de cette espèce de « préférence nationale », forcément porteuse de discrimination. Mais que fait la Halde ?

Et puis, Olivier, c’est le chouchou des artistes tendance, sensibles, eux aussi, à la régularisation des sans-papiers. Surtout qu’eux, les artistes, ils sont pour le protectionnisme et pour les quotas, mais seulement pour eux. Ils sont contre la concurrence non régulée des œuvres américaines, pour sauver la production française (ils ont raison), mais se moquent que le capitalisme utilise les sans-papiers contre les travailleurs français et étrangers en situation régulière (rappelons que plus de 15% de ces derniers sont au chômage).

Sur la laïcité, que Sarkozy entend brader, là encore, Olivier et les siens sont une aubaine : ils défendent le voile à l’école, et sont contre la persécution de la religion des pauvres, l’islam. La laïcité, c’est le Vatican, mais pas touche à Ramadan ou au Hezbollah ! Parfait pour la laïcité positive de Sarkozy et le financement des mosquées. En plus, ils manifestent avec les islamistes, à la première occasion, pour défendre la Palestine ou le Liban de l’agression sioniste. Quand l’internationalisme prolétarien s’allie avec l’internationalisme islamiste, le système frétille de plaisir, c’est que la Révolution socialiste est bien loin.

Donc, Olivier chez Drucker, c’est une consécration méritée, ce sont plutôt les beaux quartiers qui votent pour le facteur, pas les classes populaires. Tant pis si toute une partie de la gauche et l’extrême gauche racontent qu’on est en dictature sarkoziste, certains parlent même du président de la République comme d’un pétainiste, rien de moins. Heureusement, le ridicule ne tue pas.

Toute cette bobocratie qui se croit en "résistance" contre la dictature sarkozienne, et dont les dirigeants pérorent sur les plateaux de télévision, ferait bien de s’interroger sur la différence de traitement médiatique, sous la Sarkozie, entre le chouchou des médias, Olivier Besancenot, et un républicain comme Nicolas Dupont-Aignan, voire, dans un autre reglistre, les représentants du Parti des Travailleurs, qui paraissent les derniers à ennuyer encore un peu le système, en ne se montrant pas des européistes béats, et en parlant encore République sociale, Nation, et laïcité.

Riposte Laïque

par le Citoyen Thimèle publié dans : Vie politique communauté : Les blogs républicains
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Dimanche 27 avril 2008
Le journal  Le Parisien - Aujourd'hui en France vient d’interviewer François Bayrou pour lui demander de commenter le premier anniversaire de l’élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République.


Interrogé sur la chute dans les sondages du chef de l'Etat, François Bayrou a doctement expliqué que « le problème est à l'origine dans sa campagne, et aussi en lui, dans ses goûts et ses choix. Or, la France est la France : un peuple de citoyens qui veulent de la profondeur, pas de l'apparence ». . Avant de conclure avec le coup de pied de l’âne : « Un homme peut-il changer en profondeur ? Franchement je n'y crois guère ».

Pour donner dans la vacherie avec des airs de Sainte Nitouche, le président du MoDem est décidément très fort. Reconnaissons d’ailleurs que sa critique féroce est hélas fondée.

Mais le problème de François Bayrou est de croire qu’il lui suffit de prendre la pose de l’intellectuel anxieux devant les micros, et d’afficher une mine préoccupée devant les caméras, pour acquérir aux yeux du public cette « profondeur » dont il dénonce la carence chez Nicolas Sarkozy.

Or il ne s’agit que de poudre aux yeux. La « profondeur » est aussi factice chez Bayrou qu’elle est inexistante chez Sarkozy. D’une certaine façon, l’attitude de donneur de leçons de Bayrou est même pire car elle porte un nom : l’hypocrisie.

Car que ferait donc de si différent le président du MoDem s'il parvenait au pouvoir ?

Sur l’euro par exemple, dont le taux de change détruit notre industrie de l’aveu même de très nombreux chefs d’entreprise français ? Eh bien la réponse est très simple : M. Bayrou ne ferait R-I-E-N.

On n’a en effet jamais rien entendu d’autre chez lui que ses habituels soupirs de Tartuffe sur le thème que l’euro est un dossier très compliqué et qu’il faudrait, selon la formule habituelle qui ne veut rien dire, «améliorer la gouvernance de la zone euro» .
   
Pendant la campagne présidentielle de 2007, on a même entendu M. Bayrou expliquer sur les antennes que l’euro n’était pour rien dans le marasme économique français.

 Il a cru intelligent et « profond » de reprendre à son compte le couplet orchestré par les médias sur le prétendu contre-exemple de « l’Allemagne dont le commerce extérieur se porte très bien malgré l’euro » . Preuve que M. Bayrou, d’une part ignore tout de la mauvaise situation économique et sociale allemande, d’autre part qu'il semble également ignorer que le commerce extérieur français souffre de handicaps de compétitivité structurels par rapport au commerce extérieur allemand qui le rend beaucoup plus sensible au taux de change que celui de l’Allemagne, et que c'est en vain que l’on ressasse cette rengaine éculée depuis plus d’une centaine d’années.

· Et sur les OGM, que ferait donc d’original M. Bayrou ? R-I-E-N puisque les mesures prises par Nicolas Sarkozy et son gouvernement ne sont que l’application du lobbying exercé par la société américaine Monsanto, transformé en directives de la Commission européenne que M. Bayrou approuve par ailleurs. Notre politicien béarnais a d’ailleurs voté la récente loi sur les OGM.

· Et sur les coupes sombres dans tous les budgets de l’Etat, que déciderait de novateur M. Bayrou ? R-I-E-N puisque les mesures prises par Nicolas Sarkozy et son gouvernement ne sont que l’application des exigences de la Commission européenne, de la Banque centrale européenne et du Pacte de Stabilité inclus dans le traité de Maastricht, toutes choses que M. Bayrou approuve totalement.

· Et sur les déremboursements médicaux, la privatisation rampante de la Sécurité Sociale et la scandaleuse apparition d’une médecine à plusieurs vitesses, quel coup d’arrêt apporterait M. Bayrou ? A-U-C-U-N puisque les mesures prises par Nicolas Sarkozy et son gouvernement ne sont que l’application mécanique des exigences précises formulées dans le rapport « Recommandations spécifiques à la France » faites par la Commission européenne dans son Rapport COM (2003) du 8 avril 2003 concernant les Grandes orientations des politiques économiques des Etats-membres, document et procédure que M. Bayrou approuve totalement.

· Et sur les démantèlements de toutes nos protections douanières décidées à l’OMC qui provoquent la destruction accélérée de pans entiers de notre industrie, en quoi M. Bayrou renverserait-il la situation ? EN RIEN puisque la France a accepté de se dessaisir de tout pouvoir dans ces domaines, qui sont entièrement décidés par la Commission européenne, stratégie complètement suicidaire que M. Bayrou soutient mordicus par ailleurs

· Et sur les délocalisations accélérées vers les pays de l’est ? Et sur l’absence d’harmonisation fiscale et sociale européenne ? Quel tournant majeur M. Bayrou apporterait-il ? A-U-C-U-N puisque, là comme toujours, il approuve le bien-fondé d’avoir remis ces choix stratégiques dans une structure où la France est totalement marginalisée par rapport à 26 autres Etats-membres dont l’écrasante majorité a des intérêts radicalement contraires aux nôtres.

· Et sur l’engagement militaire de plus en plus atlantiste de la France sous commandement américain, que ferait donc M. Bayrou de si différent de M. Sarkozy ? R-I-E-N car il a soutenu ardemment la ratification de la Constitution européenne, puis celle du traité d’Amsterdam, qui veille explicitement à harmoniser la prétendue « défense européenne » avec les objectifs de l’Alliance atlantique et qui crée une fonction de ministre des affaires étrangères européen, laquelle se trouve être dévolue à l’ancien Secrétaire général de l’OTAN. Du reste, entre deux simagrées qui se voulaient vaguement « gaulliennes » , le président du MoDem a voté en faveur de l’envoi massif de nouveaux soldats français en Afghanistan.

· Et sur les atteintes portées en France contre la démocratie, la liberté d’opinion et la République , grand sujet sur lequel M. Bayrou ne cesse de jouer les martyrs alors que son parti croule littéralement sous l’argent public, en quoi redresserait-il la tendance ? EN RIEN puisque ce prétendu démocrate sourcilleux a trouvé parfaitement normal de ratifier le traité de Lisbonne dans le dos des Français alors que ceux-ci avaient rejeté la Constitution européenne par référendum.

CONCLUSION

François Bayrou reprochant à Nicolas Sarkozy son manque de « profondeur », c'est très exactement l’hôpital qui se moque de la charité. Car il n'a strictement rien à dire de novateur et rien à proposer de concret qui puisse, si peu que ce soit, changer la politique décidée dans tous les domaines par la Commission européenne et la Banque Centrale Européenne sur la base des traités européens, dont il est par ailleurs l'un des partisans les plus acharnés.

Comme d’autres politiciens de moindre pointure, M. Bayrou joue ainsi le rôle de l’opposant factice. Celui qui fronce le sourcil et prend la pose du moraliste en attendant que le Système ait besoin de lui.

Si les choses devaient tourner mal, les médias présenteraient alors ce Tartuffe comme « l’alternative » que souhaitent les Français. Une alternative qui ferait pschitttt à son tour. Le président du MoDem a, en somme, la « profondeur » d’une roue de secours.


par le Citoyen Thimèle publié dans : Vie politique communauté : Les blogs républicains
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Mercredi 27 février 2008
i82831sarko.jpgPour le directeur adjoint d’El País, le président français “se vautre dans l’exhibitionnisme” et “rabaisse la République au niveau de Monaco”. Une charge violente contre un Sarkozy atteint d’une “incurable hypertrophie de l’ego”.

Les Français ont un problème. Ils croyaient avoir un superprésident, un hyper­dirigeant capable de les sortir de la dépression et de la décadence, et voilà qu’ils ont écopé d’un président comme ils en ont déjà connu beaucoup d’autres : à savoir malade, limité, qu’il faut dorloter et protéger tout en s’organisant pour que la France tourne et que le gouvernement et les institutions fassent leur devoir. La situation n’a rien d’inédit : Pompidou et Mitterrand étaient déjà des présidents malades et diminués. Le premier est même mort avant la fin de son mandat. Quant à Chirac, il fut un obstacle paralysant pendant une bonne partie de sa présidence. La maladie dont souffre Sarkozy n’a pas la gravité du cancer de la prostate de Mitterrand, mais elle touche un organe vital s’il en est : l’ego. Celui du président est d’évidence atteint d’une hypertrophie probablement incurable.
Plus on s’approche du 9 mars, date du premier tour des élections municipales, plus la nervosité des candidats du parti présidentiel augmente et plus on redoute les interventions de Sarkozy, susceptibles de faire perdre des voix à l’UMP. Le parti du chef de l’Etat est divisé à cause de tensions qu’il a lui-même créées. Le traitement qu’il a infligé en public aux uns et aux autres, y compris à certains de ses collaborateurs les plus proches, est digne du comportement d’un monarque bilieux et capricieux avec ses laquais. Même son actuelle impopularité est extravagante : elle ne s’explique pas par un train de réformes puisque ces dernières sont encore largement inappliquées. Elle s’explique uniquement par son comportement public.

Un triomphe de sultan, seigneur en son sérail


Le trône qu’occupe Nicolas Sarkozy a été imaginé par de Gaulle pour lui permettre d’être le troisième larron d’un monde bipolaire. Le président français voulait être un fier contrepoids occidental dans l’affrontement entre Washington et Moscou. Or Sarkozy, arrière-petit-fils libéral et proaméricain de De Gaulle (après le petit-fils, Chirac, et le fils, Pompidou), s’est installé sur le trône élyséen porté par son ambition personnelle et sa conception égotique de la présidence : il a par le fait encore accru les pouvoirs de la présidence. Et, une fois parvenu à ses fins, il s’est consacré à lui-même, comme un ado narcissique obnubilé par ses sentiments et ses plaisirs. Certes, le pouvoir peut en apporter beaucoup, mais la prudence conseille de ne pas trop en faire étalage. Sarkozy le téméraire fait tout le contraire et se vautre dans l’exhibitionnisme.
C’est sur trois points précis qu’est venu se briser le personnage : l’économie, qui n’a pas enregistré la moindre amélioration depuis son arrivée ; son idéologie plus néocons, voire “théocons”, que gaulliste – en témoignent des prises de position sur la laïcité contraires à la culture de la République ; et sa vie privée, étalée dans les médias. En monarque thaumaturge qui par une simple imposition des mains devait augmenter le pouvoir d’achat, il a échoué au point de prononcer la formule maudite qui rompt les sortilèges : “Qu’est-ce que vous attendez de moi ? Que je vide des caisses qui sont déjà vides ?” En monarque philosophe, il a manifesté les plus fortes réserves vis-à-vis des traditions républicaines, en exprimant avec désinvolture son affinité intellectuelle avec le pape. Il n’a pleinement triomphé que dans le rôle de sultan, seigneur en son sérail, paré des atours qui passionnent un certain public – et manifestement aussi ses pairs. Le voilà fasciné par son propre pouvoir de séduction, son goût exquis et sa désinvolture. Mais ce triomphe-là a le don de déprimer beaucoup de Français car il rabaisse la République au niveau de la principauté de Monaco.

Lluís Bassets
El País
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Lundi 3 décembre 2007

medium-hp-scanDS-672016244150.jpgIl fut un temps où la violence, dans le mouvement social, était essentiellement le fait de certains militants du Parti communiste. Ceux-ci partaient du principe que le seul parti qui défendait réellement les intérêts de la classe ouvrière était le leur. A partir de là, tout ce qui, socialiste ou trotskiste, osait défendre une autre conception du socialisme, était renvoyé dans le camp de l’ennemi de classe. « Social-traître » ou « hitléro-trotskiste », sans oublier le célèbre « vipère lubrique » étaient les anathèmes les plus couramment employés. Cela pouvait se traduire, physiquement, par quelques agressions bien senties, lors de certaines manifestations.

Aujourd’hui, le Parti communiste a changé, il s’est ouvert, débat démocratiquement et fraternellement avec toutes les composantes de la gauche. Chacun ne peut que se féliciter de cette évolution.

Cela signifie-t-il pour autant que, dans des manifestations, dans des débats, dans des pratiques militantes, les pratiques staliniennes d’hier aient totalement disparu ?

Hélas, il n’en est rien, et force est de constater que, près de vingt ans après la chute du Mur, il demeure encore quelques vestiges qui nous permettent de dire que le stalinien nouveau est arrivé, et a encore de beaux jours devant lui.

Premier specimen, les gauchos-staliniens qui, lors de la manifestation du mardi 20 octobre, ont insulté le leader de la CFDT, François Chérèque, et l’ont contraint à quitter précipitamment la manifestation. Certains diront que la direction de la CFDT n’a eu que ce qu’elle mérite, et rappelleront la trahison de 2003, voire d’autres faits qui ne sont pas forcément à son avantage. Mais rappelons que la CGT a invité le leader de la CFDT à son congrès, après 2003, et que, dans les faits, sur le terrain, l’unité d’action entre syndicalistes est préférable à la division et à la violence. Surtout, quel mandat ont ces groupuscules pour s’autoriser le droit de décider qui a sa place ou pas dans une manifestation unitaire ? Ils auraient d’ailleurs volontiers fait subir le même sort à Bernard Thibault, coupable à leurs yeux d’avoir voulu empêcher une épreuve de forces prolongée avec le gouvernement. Mais le service d’ordre de la CGT n’est pas celui de la CFDT. Ces gauchos-staliniens sont-ils les derniers avatars de pratiques totalitaires aujourd’hui disparues ? Hélas non !

L’anarcho-stalinien, avec les drapeaux rouges et noirs, faisait dans l’anti-socialiste primaire, avec les mêmes méthodes. Aux cris de « et P comme pourri, et S comme salauds, à bas, à bas, le Parti socialiste », ils agressaient systématiquement les militants de ce parti. Là encore, au-delà du refus de la violence, l’attitude était d’autant plus stupide que la plupart du temps, les militants qui se faisaient agresser étaient ceux de l’aile gauche, qui menaient, en interne, un combat juste contre l’aile social-libérale de leur parti.

L’alter-stalinien, dans le Larzac, se permettait, avec ses amis, toujours contre le Parti socialiste, de démonter leur stand. Là encore, ces petits commissaires du peuple auto-proclamés se croyaient investis d’une mission purificatrice des rangs de l’altermondialisme, que personne ne leur avait donnée. Dans d’autres circonstances, on les aurait bien vus envoyer en camp de rééducation tous ces réformistes qui n’avaient pas compris les nécessités révolutionnaires de l’époque, et étaient donc objectivement, en dernière analyse, des traîtres au prolétariat ! Le pire est que les mêmes qui chassaient le PS du Larzac accueillaient Tarik Ramadan en grandes pompes à Saint-Denis !

Le sudo-stalinien, souvent un mélange de trotskistes et d’anarchistes, se faisait régulièrement les dents, lui, sur les chevènementistes, quand le ministre de l’Intérieur de l’époque avait l’outrecuidance de s’opposer à la régularisation de tous les sans-papiers, mot d’ordre révolutionnaire s’il en est. Il décrètera alors que le MDC est interdit de manif, et usera de la violence physique pour virer ses militants, dès qu’ils avaient l’outrecuidance de se joindre à une manifestation, même s’il s’agissait de lutter contre la mondialisation libérale. Il sera difficile à ces gens de leur faire admettre la présence des chevènementistes lors du mouvement unitaire pour le « non au TCE », en 2005.

Le bruxello-stalinien a un vocabulaire simple : l’Europe, l’Europe, l’Europe ! Il est pour la paix, contre la guerre, donc il faut l’Europe ! Il est pour l’emploi, contre le chômage, donc il est pour l’Europe ! Gare à vous si vous émettez la moindre objection à son discours plein d’enthousiasme : vous serez alors accusé, au mieux d’être un nostalgique du modèle soviétique, au pire d’être un horrible nationaliste complice de Le Pen. Se recrute essentiellement au PS et chez les Verts. Il ne veut surtout pas demander l’avis du peuple par référendum, car les électeurs sont suffisamment stupides pour voter non ! http://www.youtube.com/watch ?v=l09j6aF_UBk&eurl=http://bruxelles.blogs.liberation.fr/

L’islamo-stalinien, président d’association antiraciste, se distingue, non par la violence physique, qu’il n’a pas les moyens militaires d’exercer, mais par la violence verbale. Son discours, en interne et en externe, est assez simple : tous ceux qui sont contre l’offensive des islamistes sont forcément des racistes. Confondant race et religion, il se caractérise par une difficulté à garder son calme, et par des explosions colériques destinées à impressionner ses adversaires. Idiot utile préféré des islamistes.

Le trotsko-stalinien est bien évidemment le meilleur défenseur du front unique ouvrier, mais seulement avec lui-même, et les satellites qu’il manipule. Il combat sans concession le gauchisme ont il affuble les autres organisations trotskistes. Il ne recule pas devant la violence physique, s’appuyant sur un service d’ordre redouté pour l’efficacité de ses charges. Il est sans doute l’un des courants militants le plus détesté, mais cela le renforce dans sa conviction d’avoir raison, seul contre le reste du monde.

Le laïco-stalinien a plusieurs visages. Partisan de la laïcité ouverte, il peut se montrer intransigeant avec le Vatican, et étonnamment complaisant avec l’offensive du voile à l’école, ou la construction de mosquées financées par les contribuables. Il verra dans les vrais laïques des islamophobes, et les suspectera de racisme. Mais il peut être un adversaire résolu de la laïcité ouverte, vraiment laïque dans les textes et les discours, et se montrer d’une violence verbale peu compatible avec les principes laïques avec le groupe rival. Ce dernier le lui rend bien, et ils s’alimentent ainsi l’un l’autre, depuis des années, dans une division qui fait le jeu de tous les cléricaux, et de tous les anti-laïques.

Le pédago-stalinien, non content de son bilan depuis trente ans qu’il a contribué à casser l’école publique, se montre toujours très violent envers quiconque ose parler de revenir aux fondamentaux de l’école, comme la discipline, l’apprentissage des savoirs et, horreur suprême, une bonne orthographe. Par ailleurs, il préfère former les futurs enseignants (avec le résultat que l’on constate) que de confronter la réalité de ses théories face aux élèves.

La fémino-stalinienne est convaincue que le mâle est forcément l’ennemi à combattre, bien avant l’ennemi de classe. Bien qu’en voie de disparition, elle se reconnaît par une agressivité incontrôlable dès qu’un homme prend la parole, cherchant alors à trouver le mot qui confondra le macho et le violeur qui sommeillent forcément chez son interlocuteur.

Le macho-stalinien, dans un registre similaire, lèvera les yeux au ciel, se mettra à parler à haute voix, et cherchera à ridiculiser le propos d’une militante, cherchant systématiquement à abréger son discours, et à lui faire perdre sa confiance. La parité a été pour lui une catastrophe dont il a encore du mal à se remettre.

L’indigéno-stalinien, a lui un discours très simple : les blancs sont des enfants de racistes et de colonialistes, qui ont une dette face aux enfants issues de l’immigration, même quand ceux-ci sont nés en France. Ces derniers sont forcément des victimes, et au nom du passé de leurs arrière-grand-parents, ils ne doivent surtout pas s’intégrer, sinon, ils seront qualifiés de harkis. Comme l’islamo-stalinien, il est profondément communautariste, et hait le jacobinisme, la République et la laïcité, coupables de tous les maux.

Souvent proche de cette mouvance, l’angelo-stalinien, souvent journaliste ou sociologue, se distingue par son discours sur la violence dans les quartiers populaires. Forcément, à ses yeux, la police et les institutions de la République sont des provocateurs racistes, dont la seule présence est responsable des troubles occasionnés. Féroce gardien de l’orthodoxie du discours de gôche bien-pensante, il n’hésitera pas à traiter de sécuritaire et de fasciste quiconque, dans son camp, osera pointer du doigt la gravité de la dérive de certains jeunes, voire, comme Ségolène Royal, osera parler d’encadrement militaire pour les délinquants mineurs récidivistes. Idiot utile préféré de l’extrême droite, et fossoyeur de la gauche.

L’écolo-stalinien a, lui, tout compris. A force d’annoncer depuis trente ans, en France, une catastrophe nucléaire qui n’arrive pas, il a trouvé un nouveau cheval de bataille : les salauds de pauvres qui osent prendre leur voiture pour aller travailler. Souvent issu des couches supérieures de la société, surdiplômé, il a du mal à cacher son mépris du peuple, et des travailleurs, qu’il souhaite le plus éloignés possible de son centre-ville. Il se caractérise par une morgue et une prétention à donner des leçons à la terre entière qui lui vaut de plus des déboires électoraux qu’il attribue, bien sûr, à la stupidité d’un peuple qui ne le mérite pas.

L’internationalo-stalinien, lui, a un problème avec la France, le bleu-blanc-rouge et La Marseillaise. La France, pour lui, c’est surtout Vichy et la colonisation, et pas 1789, 1848, la Commune, 36 et 68. Le bleu-blanc-rouge, c’est bien évidemment Le Pen, et pas la Révolution française. Quant à La Marseillaise, il estime que c’est un chant raciste, n’ayant pas appris que l’expression « un sang impur » parle du sang de la noblesse. Cracher sur La Marseillaise, dont il estime qu’il ne représente plus les idéeaux de 1789, ne l’empêche par ailleurs pas de chanter l’Internationale, qui était tout de même l’hymne des dictatures dites socialistes.

Dans un registre victimaire assez proche, le régionalo-stalinien, dont quelques rares spécimens sévissent essentiellement en Bretagne, au Pays Basque, en Corse ou en Occitanie, considère que son pays est occupé par les envahisseurs français, et continue de revendiquer le bilinguisme, qui permettrait à l’Etat français de payer des militants régionalistes dans la fonction publique, comme pour les écoles Diwan. Il peut se montrer violent, voire raciste, contre les autochtones. Farouche défenseur de l’Europe des Régions, qui permettraient d’en finir avec l’Etat-Nation exécré, et ferait de lui un petit féodal local. Bien qu’opposé à la préférence nationale de Le Pen, il réclame la préférence régionale.

Bien sûr, je ne mets pas tous les militants anarchistes, trotskistes, altermondialistes, laïques, féministes, écologistes, etc. dans le même moule. J’ai voulu simplement montré, par ce texte qui se voulait humoristique et quelque peu provocateur, que quelques travers staliniens demeuraient chez certains membres de ces organisations.

Bien que se combattant parfois entre eux, ces quelques stalino-spécimen ont en commun l’usage de la violence, verbale ou physique, la multiplication d’anathèmes brutaux, l’incapacité d’assumer la tenue d’un débat fraternellement, un grand sectarisme et une conception totalitaire de la société.

Pourvu qu’ils n’arrivent jamais au pouvoir !

Lucette Jeanpierre, Riposte Laïque
par le Citoyen Thimèle publié dans : Vie politique
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Samedi 10 novembre 2007
ALeqM5j0ijaNfNubJrE2AlrAUBzRvZWVRA.jpgRentrant tout juste de son 3ème voyage aux Etats-Unis en l'espace de 6 mois durant lequel il a prêté serment, la main sur le coeur, de fidélité devant le Parlement américain, Nicolas Sarkozy s'est permis d'aller en personne déposer une gerbe sur la tombe du général de Gaulle en ce 9 novembre, anniversaire de sa mort.

Qu'était-il venu faire, lui qui a retrouvé le chemin de Colombey après l'avoir boycotté en 2006 pour cause de trop forte présence de chiraquiens au m² ? Expliquer au chef de la France libre et au fondateur de la Vème République qu'il avait lancé les processus qui visent à dissoudre, à la fois la France, le peuple français et les institutions gaulliennes ?

Cette cérémonie a été dans la droite ligne des sorties du nouveau président de la République : une trentaine de seconde devant la tombe du général, le temps de poser pour la photo en déposant la gerbe et demi-tour toute...

Pour le reste, nous aurions pu nous croire à la montée des marches du festival de Cannes. Entouré de groupies qui venaient spécialement le voir, le photographier et l'acclamer et non se recueillir sur l'une des figures les plus marquantes de l'Histoire de France, Nicolas Sarkozy a fait sa traditionnelle parade avec serrage de mains à la clé. Nous pouvions lire toute la joie sur les visages de ces personnes qui resteront sans doute quelques jours sans se laver les mains.

Les véritables gaullistes n'ont pu se rendre sur la tombe de de Gaulle qu'une fois les festivités terminées et l'anti de Gaulle parti, bloquant ainsi durant toute la matinée de ceux qui venaient uniquement pour se recueillir.

Le bal "des faux culs" prenant toute son ampleur, je ne me suis pas éternisé afin de ne pas être mêlé plus longtemps à un tel cinéma.

Cette semaine, l'exception française en politique étrangère, existante depuis la fondation de la Vème République et respectée par tout ceux qui ont succédé au général de Gaulle, a été mise aux oubliettes ; le renoncement au gaullisme a même atteint ceux qui feignaient de s'en réclamer encore du coté d'une ville nommée Yerres : "tout vrai gaulliste ne devrait plus d’ailleurs se nommer tel"...

La volonté d'enterrer le gaullisme est totale !

Et bien s’il ne reste plus qu’un mouvement à être fier du gaullisme et à le revendiquer, l'UPF sera celui-là !

Cet héritage, nous le ferons vivre car il reste infiniment précieux pour la France d’aujourd’hui !

"Puisque tout recommence toujours, ce que j'ai fait sera, tôt ou tard, une source d'ardeur nouvelle après que j'aurai disparu" C. de Gaulle

par le Citoyen Thimèle publié dans : Vie politique
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Jeudi 1 novembre 2007
«Elève Rachida, au piquet !» L’injonction est du Canard Enchaîné, qui publie aujourd’hui l’extrait du curriculum vitae qui figure au dossier administratif de Rachida Dati. Un CV qui indique, pour l’année 1993, «M.B.A. du groupe H.E.C.» avec la mention «ancienne élève de l’Institut supérieur des affaires». En réalité, comme L’Express l’a révélé, la Garde Sceaux n’a jamais obtenu le diplôme. Rachida Dati l’a d’ailleurs confirmé, tout en soulignant qu’elle n’a jamais prétendu l’avoir…

Le «Canard» écrit que «le document (…) a provoqué un véritable branle-bas de combat (…) au ministère de la Justice», provoquant le coup de fil du porte-parole du ministère. Il a expliqué au journal que «la formule “ancien élève de l’Institut supérieur des affaires” signifiait clairement qu’elle n’avait pas obtenu le diplôme final». Le Canard Enchaîné se demande alors pourquoi mentionner «M.B.A du groupe H.E.C.», soulignant «l’ambiguïté» cultivée par la ministre.

Une ministre qui s’est elle-même fendue d’un coup de fil au «Canard» pour lui reprocher de s’intéresser à son parcours en raison de ses origines. Et le journal de répondre «refrain connu. Seule solution, ne parler de la ministre qu’en termes élogieux et pratiquer la discrimination ministérielle positive.»

La question de ce «faux diplôme» n’est pas anodine. Il aurait facilité l’entrée en 1996 de Rachida Dati à l’Ecole nationale de la magistrature, qu’elle a intégrée par la voie parallèle ouverte aux personnes ayant déjà connu une expérience professionnelle.

Rachida Dati, qui nie les accusations, compte bien donner sa vérité dans le livre Je vous fais juge, qu’elle doit publier prochainement. «Je corrige quelques rumeurs ou des choses qui sont fausses. Je corrige des incorrections. Quand on parle de faux diplômes, il faut une matérialité», s’est elle défendue mardi sur Europe 1. C’était avant la publication de son CV.

F.V.,  Libération
par le Citoyen Thimèle publié dans : Vie politique
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Vendredi 12 octobre 2007
vsd11.pngPar Olivier Bonnet

Trois semaines que Cécilia Sarkozy aurait quitté son président de mari, à en croire la presse suisse ! La Tribune de Genève et 24 heures ont publié cette nuit le même article, à une phrase près. Le premier journal ajoute une information du Canard enchaîné d'hier : que le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, «a fait chercher dans les annales quels sont les présidents français ou étrangers qui ont divorcé» en cours de mandat. Pour le reste, le texte est identique, qui démarre en boulet de canon : "La presse hexagonale est prête à officialiser la séparation du couple présidentiel. Les rédactions sont dans les starting-blocks. Les journalistes attendent un communiqué de l’Elysée ou une déclaration de Cécilia Sarkozy pour faire leurs gros titres. «Les pages sont déjà montées», confirme le rédacteur en chef d’un grand magazine." La Tribune est plus explicite encore dans la légende de la photo illustrant le papier : "Cécilia et Nicolas Sarkozy ne vivent plus ensemble. Les journaux attendent la permission de l’Elysée pour annoncer leur séparation." Conclusion identique dans les deux médias : "Les ennuis de couple présidentiel ne sont plus du domaine de la sphère privée. Pourtant, la presse française ne sait toujours pas comment les aborder. Une question d’éthique ? Pas seulement. Les patrons de presse sont tous amis avec le président. Tant que l’info n’est pas officielle, elle n’existe pas. Cécilia et Nicolas Sarkozy ne vivent plus sous le même toit. Est-ce suffisant pour pouvoir parler de séparation ? Quelques journaux commencent à s’y aventurer. Beaucoup attendent une «permission» élyséenne pour pouvoir l’écrire. D’autres spéculent encore sur un nouveau rabibochage de dernière minute."

En France, Laurent Joffrin, directeur de la rédaction de Libération, s'offusquait lundi dans les colonnes de son journal, dans un éditorial titré Cécilia, la rumeur et l'Internet. Sa thèse : les journaux sont sérieux, donc ils ne parlent pas d'une rumeur, au contraire des blogueurs, qui devraient avoir honte de la colporter. Un peu court : s'il n'est pas avéré que la rupture soit définitive, est-il interdit d'en faire état ? On peut objecter que l'information serait sans importance - c'est évidemment ce que prétendent les sarkozistes, sur l'air indigné du "c'est leur vie privée, ne fouillez pas dans les poubelles". Mauvaise foi : qui a constamment mis en scène sa famille, s'étalant en sa compagnie dans la presse people ? Qui met sans cesse en avant sa femme, allant même jusqu'à la dépêcher en mission officielle en Lybie, s'extasiant ensuite à plusieurs reprises de son travail "remarquable" ? De cela, on aurait le droit de parler, et l'on en est d'ailleurs abreuvé dans tous les médias, mais silenzio stampa dès que le couple ne correspond plus à l'image idyllique que Sarkozy veut en donner? De qui se moque-t-on ? Et si les protestations de Joffrin, mettant la déontologie journalistique en avant, n'étaient qu'une pitoyable tentative de cacher la vérité : que les médias français tremblent de froisser le colérique locataire de l'Elysée et s'autocensurent tant que celui-ci ne leur donne pas le feu vert ? Est-ce ainsi que doit se concevoir une information libre ?


par le Citoyen Thimèle publié dans : Vie politique
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Vendredi 28 septembre 2007
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Tel un monarque, tel un petit père des peuples autoproclamé, telle une grande figure de l'Histoire, Nicolas Sarkozy, lui aussi, a le droit à une pièce à son effigie. Plus de 100 000 exemplaires en Or 18 carats, en argent massif et en métaux communs sont ainsi disponible à la vente depuis peu.
On peut même trouver des bons de commandes dans tout "bon" magazine télé pour se la procurer gratuitement.

Nul doute que tous les adorateurs et hypnotisés du "chef" doivent être ravis.

Fait anecdotique, mais révélateur d'un peuple qui se laisse entraîner, peu à peu et sans grande résistance, dans le ravin de l'idolâtrie, signe alarmant d'un état de déliquescence démocratique et républicaine.

Quoiqu'il en soit, rassurons-nous, il n'y aura nul besoin de timbre à son effigie, on lui lèche assez le derrière comme ça...
par le Citoyen Thimèle publié dans : Vie politique
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Mardi 25 septembre 2007

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Pour chaque député non réélu, les Français devront payer 417 120 euros! C’est la nouvelle indemnité chômage des députés!


C’est l’information reprise ce matin sur RMC par J. J. Bourdin qui souligne que les élus de la gauche à la droite sont tous d’accord !

La plupart des médias n’en parlent pas !

A l’issue des cinq ans d’indemnités, les députés non réélus percevront « à vie » 20 % de ce traitement : soit 1 390 euros par mois.

Alors, faites des efforts, travaillez pour payer des impôts qui serviront à payer les "golden parachutes" de nos députés.

Mais pourquoi cinq ans ? C’est précisément le temps d’une alternance législative.

Ce vote intervient au moment où les candidats nous parlent des efforts que devront consentir les Français pour réduire la dette et dénoncent le train de vie dispendieux de l’Etat !

L’information sur la nouvelle indemnité « chômage » des députés a été révélée par Le Canard enchaîné le 7 février 2007. Puis reprise et précisée par le Midi Libre, le 1er mars 2007. Curieusement, ce sont les seuls médias à en avoir parlé. Silence total du côté des télés, radios ou des autres journaux, habituellement pressés de dénoncer les parachutes en or de certains grands patrons (certes avec raison...).

Pourquoi se taisent-ils sur cette affaire ? Sans doute parce que cette loi a été votée en douce, par tous les groupes politiques, UMP, PS, UDF et PCF, qui savent parfaitement s’entendre lorsqu’il s’agit de s’octroyer des avantages sur le dos des Français.

Avant de quitter son perchoir, Jean-Louis Debré a fait voter à l’unanimité et dans le silence complet, une loi pour que désormais, un député non réélu touche pendant soixante mois au lieu de six mois son indemnité mensuelle nette qui est à ce jour (selon info sur site Assemblée nationale) de 5 178 euros, soit 6 952 euros brut. Chaque député non réélu coûte donc aux Français 417 120 euros sur cinq ans !

Sans parler ce qu’il leur coûtera « à vie » ! Ces indemnités ont été attribuées aux députés et définies par l’ordonnance n° 58-1210 du 13 décembre 1958. L’indemnité de base est calculée « par référence au traitement des fonctionnaires occupant des emplois de l’État classés dans la catégorie présentement dite hors échelle. Elle est égale à la moyenne du traitement le plus bas et du traitement le plus élevé de cette catégorie », ce qui correspond au traitement d’un conseiller d’État ayant moins d’une année d’ancienneté dans son grade. S’y ajoute l’indemnité de résidence, comme pour les fonctionnaires, au taux de 3 %. Selon l’article 2 de l’ordonnance précitée : "L’indemnité parlementaire est complétée par une indemnité dite de fonction ».

Le montant de cette indemnité est égal au quart du montant de l’indemnité parlementaire (indemnité parlementaire proprement dite majorée de l’indemnité de résidence).

 

Depuis le 1er février 2007, les indemnités mensuelles brutes sont les suivantes

Indemnité de base : 5 400,32 euros

Indemnité de résidence (3 %) : 162, 01 euros

Indemnité de fonction (25 % du total) : 1 390,58 euros

Soit brut mensuel 6 952,91 euros.

Retenues obligatoires devant être déduites du brut mensuel diverses retenues :

Cotisation à la caisse des pensions pendant les 15 premières années de mandat : 1 153,08 euros

Contribution exceptionnelle de solidarité : 55,62 euros

Contribution sociale généralisée et contribution au remboursement de la dette sociale : 539,55 euros

Cotisation au fonds de garantie de ressources : 27,00 euros