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"Il n'y a que la force de l'Etat qui fasse la liberté de ses membres." Jean-Jacques Rousseau

 
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Mercredi 21 juin 2006









En vrac, un petit bilan de la politique Chirac-Sarkozy-Villepin-Raffarin depuis 2002:

-Casse des retraites ("réforme" Fillon)

-Casse de l'assurance maladie ("réforme" Douste-Blazy)
-Casse de l'Education ("réforme" Fillon)
-Casse du service public (privatisation d'EDF-GDF, des autoroutes, d'ADP, fermetures d'hopitaux ...)
-Casse du code du travail (multiplication des contrats précaires comme le CNE, le CPE (finalement abandonnée),..)
-Montée de l'insécurité (échec de la politique répressive de Sarkozy)
-Emeutes des banlieues (7 morts, 160 millions d'euros de dégâts)
-Haine de la jeunesse (outre la "réforme" Fillon, la loi de l'Egalité des Chances...)
-L'affaire Gaymard (de son logement à 600 m2)
-Crise du CPE
-Décentralisation,opéré par Raffarin, inégalitaire
-Augmentation (considérable) de la dette

-Affaire Clearstream
-Hausses des salaires des ministres de 70%
-Lois liberticides de Perben
-Augmentation du chômage, augmentation du nombre d'allocataires du RMI
-Accroissement de la pauvreté
-Manipulations médiatiques, politique spectacle, échecs transformés en succès, démagogie (Sarkozy)
-Criminalisation de la pauvreté, de la mendicité et des chômeurs
-Baisses des impôts pour les plus aisées
-Inflation galopante (surtout en ce qui concerne le gaz)
-Déremboursements répétés de centaines de médicaments
-Intermittents du spectacle abandonnées à la misère

-Responsabilité importante de l'Etat dans la mort des 15000 personnes de la canicule
-Baisse du pouvoir d'achat
-Suppression confuse d'un jour férié
-Culpabilisation et mépris permanent du peuple
-Réhabilitation du colonialisme
-40 000 voitures brûlées en 2005
-Déni de la démocratie (résultats des élections et référendums non prises en compte), avec comme conséquence l'illégitimité du pouvoir depuis 2004
-Dérive monarchique du régime
-Laïcité baffouée
(dont les hommages déplacées pour la mort de Jean-Paul II  sont le symbole, sans compter l'Islam intégriste édifié en tant que religion d'Etat (CFCM), financement de plus en plus important des lieux de culte avec nos impôts, retour annoncé au délit de blasphème,...)
-Parti pris pour une Constitution européenne libérale et anti-démocratique

-Accroissement de la précarité
-Homophobie acceptée au sein de l'UMP (Vanneste)
-Conivences avec les dictatures
-Aggravation de la crise morale de notre pays
-Incompétence de l'Etat lors des prises d'otages de Chesnot, Malbrunot, Aubenas et toujours d'actualité, celle d'Ingrid Betancourt
-Soumission à l'impérialisme américain
-Croissance molle
-Mensonges d'Etat
-Justice à deux vitesses
-Constitution d'une immigration-marchandise
-Absence de politique extrérieure

-Campagne électorale permanente de Sarkozy
-Répression féroce des manifestants et syndicalistes
-Toute puissance de la police
-Irresponsabilité du Président de la République malgré ses promesses de revenir là dessus
-Retrait du terme "souveraineté populaire" de la Constitution
-Criminalisation de l'aide aux sans-papiers
-Disparition de la police de proximité
-Mépris du Parlement
-Amnistie de Guy Drut
-Lâcheté des députés UMP lors des motions de censure

-Volonté de prévenir la délinquance dès 3 ans
-Guéguerre permanente Villepin-Sarkozy
-L'ahurissant périple du Clémenceau
-Dictature du MEDEF
-Echecs de Sarkozy transformés en succès
-Arrogance permanente du pouvoir (Villepin qui traite Hollande de "lâche", juste parce qu'il a une opinion contraire à lui, ce mardi même à l'Assemblée, en est une illustration)
-Echec de la candidature parisienne au JO de 2012
-Responsabilité de l'échec porté sur Jospin
-etc. *

Si vous êtes fier de ce bilan, rejoignez tout de suite les rangs de l'UMP et passez sous les ordres de Sarkozy le pétainiste, mais si vous êtes objectif, normal vous devrez en convenir que ce bilan est extrêmement catastrophique et que, parce qu'entraînant la France au bord du gouffre, des élections anticipées sont indispensables!

Marre de ce pouvoir en place, marre de cette opposition socialiste qui, par pur intérêt électoraliste, ne réclame pas d'élections anticipées! Le sort du peuple est bien plus important! Vous voulez quand même pas déguster le dessert?! Non? Eh bien réclamons avec force la démission de Chirac et/ou la dissolution de l'Assemblée nationale!

La parole au peuple, maintenant!


*Bilan non exhaustif (n'hésitez pas à me faire part d'oublis importants)

Par le Citoyen Thimèle
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Jeudi 29 juin 2006

Ségolène Royal est à gauche ce que Nicolas Sarkozy est à droite, c'est-à-dire une véritable iconoclaste. Sarkozy bouscule les chiraquiens, Ségolène, elle, bouscule les "éléphants".

Ségolène, (
je la nomme par son prénom, pas par familiarité, mais parce que ça lui va mieux) l'a montré récemment lorsqu'elle a (enfin) fait des propositions, et ce dans le domaine de la sécurité. Une de ses propositions, qui n'avait rien d'extrêmement choquant, a pourtant provoqué un véritable tollé à gauche! On a notamment entendu certains "éléphants" hurler comme des ânes! En effet, quand elle proposa, plutôt, que de les jeter en prison, d'envoyer des jeunes délinquants, encadrés par des jeunes militaires, mener des actions humanitaires (par exemple lutter contre la marée noire sur des plages bretonnes) tout en passant son permis de conduire, la gauche s'est insurgé: "oh la lepéniste!", "elle marche sur les pas de Sarkozy!", "elle drague les petits Blancs!" (copyright Jean-Luc Mélenchon)! Alors pour ces gens du Parti Socialiste, Strauss-Kahn, Allègre, Aubry, etc. c'est extrêmement grave d'utiliser l'armée pour ce genre de choses... mais qu'ont-ils fait en 1999? Ces gens ont soutenus la guerre au Kosovo, ont soutenus l'occupation d'un pays étranger, ont soutenus le bombardement de civils et ils traitent aujourd'hui de fasciste cette proposition de Ségolène?! A part les guerres et la remise de l'armée française sous le commandement de l'OTAN qu'ont-ils fait pour rendre l'armée plus humaine, puisque tout ce qui est militaire est forcément sale?!

Ces "éléphants", qui ne sont pas si éloignés d'elle idéologiquement parlant, mais par contre bien des rivales électoralement parlant, cherche en fait à l'attaquer à la moindre proposition hors-norme! Pourtant, il y a bien des raisons de ne pas adhérer à la Ségolomania! Celle qui aujourd'hui apparaît comme la femme du renouveau, celle qui aujourd'hui devient de plus, aux yeux des français, la femme qui va redresser la France, eh bien cette Ségolène a fait campagne pour le OUI au référendum sur la "Constitution" européenne! Oui vous avez bien entendus, elle a fait campagne pour une Europe libérale, anti-démocratique et prisonnière des peuples... On voudrait aujourd'hui dépasser le OUI et le NON, mais entre ces deux possibilités de vote se cache une véritable cassure idéologique au sein de la gauche, entre ceux qui refusent le libéralisme et ceux qui s'y résignent. Ségolène fait donc partie de cette frange majoritaire du Parti Socialiste qui considère qu'il faut vivre avec le libéralisme, parce que par lâcheté (c'est en cela que Hollande est lâche en fait...), par manque de courage, on ne veut pas porter préjudice aux forces de l'argent, si bien installé dans notre pays, sur notre planète et qui gangrène et corrompt l'humanité. Cette frange, qui ne se préoccupe du peuple que lors des campagnes électorales, veut ainsi quelque peu humaniser ce libéralisme, tout en le régulant, ce qui paradoxalement le rend plus légitime et plus fort. Cette frange majoritaire a donc une nouvelle égérie, Ségolène la magnifique, Ségolène, la femme qui va sauver, non pas la France, mais le socialocollaborationnisme et le libéralisme!
Au parti socialiste, Fabius, Emmanuelli, Mélenchon et Montebourg forment ce qu'il reste de "socialiste", les autres étant soit des sociaux-démocrates ou des sociaux-libéraux. Certains vont dire "Fabius, un homme de gauche, mais vous rêvez?". En effet ceux qui connaissent le parcours de Fabius savent bien qu'il a été l'un des premiers au PS à tremper dans le social-libéralisme. Fabius a ainsi décidé de passer à gauche toute, et je ne peux que l'en féliciter, car je ne peux pas croire ici à de la démagogie, tant son parti pris pour le NON l'a marginalisé au sein du PS.... Et je préfère de loin cette attitude à celle d'un Jospin ou d'un Julien Dray (qui soutient Ségolène, une fois n'est pas coutume), qui sont passés du trotskysme au social-libéralisme!

Alors, dans la logique du "tout sauf Sarko", Ségolène apparaît donc comme la seule personnalité de "gauche" à pouvoir écarter le pétainiste de l'Elysée, j'ai nommé Sarkozy. Le peuple n'a pas pour autant à choisir entre du mauvais ou du très mauvais. Le peuple en a marre de choisir ses représentants par défaut... Après le choix entre Chirac et Le Pen, on voudrait qu'on ne choisisse qu'entre Sarkozy et Ségolène! Vive la démocratie...

Et cette femme, qui nous promet un "ordre juste", qui a fustigé le CPE, admire la politique de l'emploi de Tony Blair, alors que sa politique à lui c'est CPE puissance 10! Quelle démagogie! Mais quelle démagogie! Et cette femme, qui fustige l'illégitimité du gouvernement actuel et qui entend remettre sur les rails la "Constitution" européenne (rejeté par les français  il y a an), si elle était élu, en la faisant revoter par le Parlement! Mais quelle démogagie! Mais quelle irrespect du peuple français! Et ne parlons de son envie de rendre obligatoire l'adhésion des salariés à un syndicat, autrement dit la fin du syndicalisme militant... Drôle d'ordre juste!

Quant au respect de la laïcité et de la liberté d'expression, Ségolène a du chemin à faire.... On l'apprend dans un article du Monde (du 17 juin 2006) sur le couple Hollande-Royal dont voici un extrait: « Un dimanche de février, à l’occasion d’une promenade dans un jardin public parisien, Jean-Pierre Mignard, parrain de deux de leurs enfants, lance la discussion sur l’affaire des caricatures de Mahomet. Ségolène Royal, qui se dit "croyante", trouve inadmissible qu’on insulte l’image sacrée du Prophète musulman. François Hollande, lui, est beaucoup plus Charlie Hebdo. On ne touche pas à la liberté de penser et d’écrire. Leur ami commun, catholique de gauche, penche plutôt - une fois n’est pas coutume - pour elle. "N’aie pas peur, Jean-Pierre ! Je ne laisserai pas insulter Dieu !", lance, bravache, la présidente de la région Poitou-Charentes. » On ne peut pas donc exclure en plus qu'elle rétablisse le délit de blasphème!

Ségolène est une iconoclaste de la gauche... surtout dans la méthode et le style! Elle est en effet la reine de la politique-communication et participe elle aussi à la pipolisation des politiques. Comme Sarkozy on la voit partout: à télé, dans Paris-Match... Ségolène soigne son image...et ses propositions pour 2007 pendant tout ce temps? Rien du tout! Ségolène attend que les visiteurs de son blog le fasse pour elle! Voilà donc le contenu de son programme: un ragout de pseudo-convictions et de propositions de blogueurs... et qui sera remélangé au projet socialiste, qui n'est pour elle qu'un "socle". Pour l'imagination on attendra...

Alors oui, Ségolène nous parle d'"ordre juste" et ca peut paraître paradisiaque, mais de la part d'une adepte du social-libéralisme nous n'avons rien à espérer! Par féminisme on serai tenté de l'élire, mais c'est à des idées et non à une image qu'on adhère! La Ségolomania est un effet de mode... rien de plus! Pensons à notre avenir avant tout!
Par le Citoyen Thimèle
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Samedi 1 juillet 2006

par François Taillandier


Dans la controverse provoquée par les récentes déclarations de Mme Ségolène Royal, il y a un mot que j'ai trouvé extrêmement choquant. Il a été prononcé par M. Jean-Luc Mélenchon, lequel a jugé que la candidate potentielle du PS cherchait à séduire l'électorat des « petits Blancs ».
Je trouve que l'on ne devrait pas se permettre, surtout quand on est un élu politique de gauche, d'employer de tels mots.

Le « petit Blanc », en somme, c'est qui ? C'est le peuple. Ce qu'on appelait autrefois le peuple, un mot qu'on a à peu près laissé à M. Le Pen. Et le peuple, en effet, ne pense pas toujours bien. Le peuple n'a pas toujours les idées et les opinions éclairées d'un homme évolué et moderne tel que M. Mélenchon. Le peuple (ou le petit Blanc) n'aime pas tellement qu'on saccage sa bagnole ou les biens publics payés « avec nos impôts », comme il dit, le petit Blanc. Eh oui. Et le petit Blanc, aussi, s'est détourné de la gauche, en particulier de la gauche socialiste. Et il lui est arrivé (hélas, mille fois hélas) de se laisser charmer par les sirènes du Front national. Toutes les statistiques le prouvent. C'est un grave problème. Car enfin, quand il est né, le petit Blanc, il n'y avait pas écrit sur son front fasciste, xénophobe, raciste. Il y a trente ans, M. Le Pen réunissait 0,5 % des suffrages.
Aujourd'hui, il est au-dessus des 15 %. Ce n'est pas en traitant les gens de petits Blancs que l'on y changera quelque chose. Au contraire.

Critiquer des idées ou des thèses telles que celles de Mme Royal, c'est légitime. Parler du petit Blanc, c'est employer le langage du mépris.
C'est contribuer à faire croire que notre pays serait constitué de tribus mi-sociales, mi-ethniques. Des Blacks. Des musulmans. Des petits Blancs. Et puis des cailleras, et puis des bolos, et des Gaulois, et j'en passe. Parler du petit Blanc, c'est renoncer d'avance à s'adresser de façon digne et raisonnable à celui que l'on désigne ainsi.

Mais au fond il manque peut-être un mot à notre vocabulaire politique.
Parler des Français ou des citoyens, c'est logique ; cependant, on doit bien réaliser que ce pays n'est pas exclusivement peuplé de Français ou de personnes ayant la citoyenneté. Or il faudrait pouvoir s'adresser à tous ceux qui vivent là, pour les convier à trouver les moyens d'y vivre en bonne intelligence. Les mots d'« êtres humains », qui viennent à l'esprit, paraissent malheureusement un peu vagues. Et puis, rapportés au niveau de pensée moyen de nos élites politiques, il est à craindre, hélas, qu'ils ne soient quelque peu surdimensionnés...


ReSPUBLICA

Par le Citoyen Thimèle
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Vendredi 7 juillet 2006
En 2007 aura lieue une présidentielle dont le peuple doit sortir vainqueur. On ne peut pas se permettre de perdre à nouveau cinq ans à cause de l'éparpillement des votes! En 2002, le peuple n'a pas mérité de n'avoir à choisir qu'entre Le Pen et Chirac au second tour. En 2007 je ne veux pas qu'un tel scénario se reproduise... Je ne veux pas d'un second tour entre du mauvais et du très mauvais, tel Sarkozy-Le Pen, Royal-Le Pen et plus probable Royal-Sarkozy. La multiplication des candidatures idéologiquements proches est purement suicidaire: elle ne va pas dans le sens du peuple! Les luttes de personnes et électoralistes n'ont jamais servi la démocratie et le peuple. Ce dernier a alors l'impression de voter pour un concours de beauté, plutôt que pour des idées et surtout pour leur avenir! Il faut cesser avec cette politique politicienne et remettre le peuple au coeur des préoccupations politiques. Aucun homme politique, sauf exception rarissime, ne peut se déclarer être l'homme providentiel de ce peuple. Les hommes politiques doivent alors jouer collectif et se réunir afin de le réunir, ce peuple.

Les partis politiques enrichissent le débat démocratique mais en aucun cas ne doivent se prétendre parler au nom du peuple. Ce dernier est bien trop diverse pour cela! L'union, il n'y a que l'union qui doit prévaloir. Tous les progressistes républicains doivent se réunir autour d'un seul projet, autour d'une seule candidature. La gauche de la gauche, républicaine et antilibérale, doit se réunir autour de ce seul projet, de cette seule candidature. Il faut notamment et surtout pour cela que les "comités du 29 mai", comités unitaires et citoyens, se développent davantage et participent pleinement au projet commun. Il faut aussi organiser des primaires pour départager les candidatures à la candidature unique.

Il y a urgence sociale et ce ne sont pas les candidatures autoproclamées de Besancenot (estimations de vote à 5%), Laguiller (à 5%), de Voynet ou Cochet (4%) et Buffet (4%) qui vont empêcher le trio Le Pen-Royal-Sarkozy de s'envoler vers le second tour et de se partager le sort du peuple!

Par le Citoyen Thimèle
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Dimanche 16 juillet 2006
Arnaud Montebourg, qui a fait savoir qu'il ne serait pas candidat à l'investiture pour 2007, exprime sa préférence pour Ségolène Royal.

Le député socialiste Arnaud Montebourg se tourne vers Ségolène Royal. Alors qu'il avait fait savoir jeudi, qu'il ne se présenterait pas à l'investiture socialiste pour 2007, le député de la Bresse a exprimé vendredi 14 juillet sa préférence pour la présidente de la région Poitou en faisant de la candidate "l'invitée d'honneur" de la 34e Fête de la Rose, le 20 août à Frangy-en-Bresse.
"Je crois que Ségolène Royal incarne une part de la rénovation que nous portons", a déclaré Arnaud Montebourg, "et qu'il est utile pour la victoire de nos idées, et celles de toute la gauche en 2007, de se préparer, dans le respect de ce qui nous tient à cœur, à travailler ensemble".

Arnaud Montebourg, qui dirige le courant Rénover maintenant, marque ainsi clairement une "ouverture" vers Ségolène Royal, en tête de tous les sondages auprès des sympathisants socialistes.
"C'est d'abord une invitation et ensuite une ouverture", a tenu à préciser le bouillant député de Saône-et-Loire en refusant de parler, à ce jour, de "ralliement", que certains dans son entourage annoncent comme imminent. (http://permanent.nouvelobs.com/)

Lui qui entend lutter contre la mondialisation capitaliste, contre le libéralisme, lui qui a appelé à voter NON à la "constitution" en 2005, lui qui refusa de voter la synthèse du PS, lui qui souhaite de tout coeur une VIe République, eh bien celui là va soutenir Ségolène Royal la social-libérale! Sa vision de la "rénovation" est franchement consternante!
Par le Citoyen Thimèle
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Mardi 25 juillet 2006


Un jour il demande la constitution d'un "corridor humanitaire" voire un cessez-le-feu au Liban et un autre, sans honte aucune, il signe des accords militaires avec un Etat islamique, l'Arabie Saoudite, où la moyen-ageuse charia prend la place des droits de l'homme (et de la femmes surtout), où la gloire d'Allah vaut bien plus que le besoin de justice et de liberté. Ses actes trahissent comme d'habitude ses belles paroles: il s'agit bien sûr de Chirac.

En effet vendredi, la France et l'Arabie Saoudite ont signé deux accords de coopération dans le domaine de la défense qui pourraient déboucher à terme sur la vente à Ryad de matériel militaire français, dont des avions de combat Rafale. Les accords ont été signés à l'Elysée par le ministre de la Défense saoudien, le prince héritier Sultan Bin Abdulaziz Al Saoud, et notre bien-aimé président Jacques Chirac.

"Les programmes associés seront finalisés, pour certains d'entre eux très rapidement, comme les hélicoptères et les avions ravitailleurs Airbus, et d'autres plus tard, en fonction de l'avancement des discussions bilatérales, notamment en ce qui concerne les projets sur l'avion de combat Rafale, les bâtiments de surface, les sous-marins et les chars Leclerc", a-t-on souligné de source diplomatique française.

En revanche, la visite du prince Sultan a permis de "pratiquement boucler" deux commandes, a-t-on appris de même source. D'une part, Ryad s'apprêterait à acheter "plus d'une centaine" d'hélicoptères produits par Eurocopter, des NH-90 dans leurs versions navale et terrestre, des Fennec, des Cougar et des Superpuma. La vente de "deux ou trois" avions ravitailleurs Airbus est également en bonne voie. "C'est un succès important pour Airbus qui, il y a deux ans, n'existait pas sur ce marché", souligne-t-on de source militaire.

Les discussions franco-saoudiennes de ces deux derniers jours ont également porté sur le renforcement de la coopération navale (programme Sawari III et frégates). Les accords signés à l'Elysée "au plus haut niveau des deux Etats fixent le cadre de notre coopération en matière d'équipement militaire. C'est donc un engagement politique de concrétiser dans des projets notre partenariat de défense", a souligné le porte-parole de la présidence française, Jérôme Bonnafont.

Par ces deux protocoles, "la concertation franco-saoudienne dans le domaine de la défense et de la sécurité va être renforcée", a-t-il aussi souligné. "Des coopérations nouvelles dans le domaine des équipements militaires vont être engagées."

Il est vraiment bien temps d'en finir avec Chirac et sa politique étrangère guidé par le fric et non par l'humanisme...

Par le Citoyen Thimèle
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Mercredi 2 août 2006

      Dans un pays aussi républicain que le nôtre, les royalistes, certes très peu nombreux, ont toujours fière allure. Ils n’en démordent toujours pas : pour eux la monarchie est la seule voie possible pour le redressement de la France. Parce que la royauté serai moderne, il était donc nécessaire que les royalistes, comme les autres, se mettent à Internet et en particulier aux blogs. La blogosphère royaliste ne semble pas imposante mais elle recèle bien des surprises : en effet, vous pourrez y croiser le squelette toujours vivant de l’Action Française (à travers l’Action Française Etudiante : http://afe.new.fr/) mouvement nationaliste, traditionaliste, xénophobe, catholique, antisémite et bien sûr royaliste créée par Maurras il y a plus d’un siècle. Officiellement l’Action Française a renoncée à ses principes haineux mais a toujours comme ennemi la République, qui serai responsable de la décadence de la nation française. La rhétorique de « la France est décadente depuis 1789 » est toujours bien présente.

 

 

 Il est impossible de dresser une liste exhaustive de tous les blogs royalistes (à ne pas confondre avec les blogs « royalistes » adepte de la Ségolomania), mais au vue des blogs visités, on admet que l’essentiel de ces royalistes sont tournés vers Front National, ce qui logique pour des contre-révolutionnaires. Des blogs royalistes se cachent d’ailleurs derrière des blogs frontistes (comme celui-ci : http://thibaultfn.over-blog.com/). Curieusement (?), on ne trouve aucun blog royaliste de soutien au « vicomte » de Villiers, pourtant volontiers monarchiste. Peu semble avoir un faible pour l’Alliance Royale, mouvement créé récemment dans le but de réconcilier les français avec la monarchie. On ne trouve enfin aucun blog se référençant à la Nouvelle Action Royaliste, un mouvement royaliste de gauche, qui soutenu jadis aux élections présidentielles Mitterrand et Chevènement, membre alors du Pôle… Républicain !

 

Ces blogs, qu’ils soient modérés ou extrémistes, trouvent tous les maux de la terre en la République. La République (assimilée à la démocratie) est le règne de la division, de l’opinion, de l’individualisme, de l’anarchie, de l’affairisme, de l’électoralisme et j’en passe… La France a donc besoin de plus d’autorité et de cohésion nationale et d’après eux seule la Royauté peut le permettre. Le « Royalisme doit apparaître comme un mot qui fédère » cite d’ailleurs en première page le blog de l’Union Royaliste Bretagne Vendée Militaire (http://33.royaliste.com.over-blog.com/ ).

 

Pour ce qui est de l’identité du Roi à faire monter sur le trône, les blogs sont assez timides. Jamais de parti pris argumenté pour un prétendant, au mieux une photo en bas de page, ce qui est encore rare. Pour des gens qui vante la Royauté comme un système de rassemblant et d’unité nationale, il ne serait pas bon en effet de créer un débat sur la dynastie qui serait amené à monter sur le trône, tout comme rappeler les guerres de successions qui ont quand même fait couler plus de sang que des élections ! On connaît aussi combien les divisions des royalistes ont causé leur perte dans les années 1870 !

 

Redorer le blason des rois de France est récurrent chez ces blogs royalistes. Dans un de ces  blogs (http://arlv.over-blog.com/ ) un article tient à signaler tous les bienfaits du règne de Louis XVI, ce Louis XVI qui reste un roi martyr, un roi injustement condamné à la guillotine ! Ces blogs mélangent avec plus ou moins de virtuosité les bienfaits de la royauté à travers des articles historiques (comme celui-ci : http://rdv-royalistes.skyblog.com/ )  mais aussi d’actualité. La plupart de ces blogs évoque également et inlassablement le « génocide » oublié de Vendée de 1793-1794 (comme celui-ci : http://unionroyalistebvm.over-blog.com/ ) dont est seule responsable la République, mais ils  ne parleront jamais des crimes de la royauté, oh non jamais ! Un blog royaliste se veut un blog comme les autres et n’hésite donc pas, à travers la crise du CPE, de Clearstream ou autres faits de ce genre, de mettre en évidence les vices intrinsèques de la République, d’où la nécessité de l’abolir. Le blog royaliste est aussi un blog ultra-catholique. Il exalte la religion, Dieu, le pape et toutes les pratiques ancestrales.  Un de ces blogs (http://tratratra.skyblog.com/) résume assez bien le sentiment que l’on a après avoir visité ce genre de blogs : on veut faire passer des idées vieillottes au travers de la modernité, mais tous les déchets ne sont pas recyclables… et heureusement !


Publié initialement pour Libertés

Par le Citoyen Thimèle
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Lundi 14 août 2006


par Alain Kerhervé


Il se prend pour Dieu. On lui pardonne !
Il se dit gaulliste. Là, il va trop loin !


Dans son dernier ouvrage « Témoignage », Nicolas Sarkozy se contente d’empiler ce qu’il a déjà, et très largement, évoqué ces derniers mois. Rien de nouveau, mais une confirmation : sa détermination à surfer sur la vague people qui le porte, comme Ségolène Royal, dans cette pré-campagne Élyséenne.
Ce discours de Sarkozy, puisque c’en est un, est axé sur quelques mots clé qu’il veut présenter comme un programme : effort, travail, mérite et aussi oser, tenter, entreprendre. Car lui a un projet, contrairement aux Chirac, Balladur et Jospin en 2002, affirme-t-il.


L’élection présidentielle


Pour mettre tous les atouts de son côté, Nicolas Sarkozy quitte le Gouvernement (Ministère des finances…), choisissant l’UMP plutôt que l’action gouvernementale. Pourquoi ? Réponse sans ambiguïté : « Il fallait conquérir l’organisation qui serait décisive dans la prochaine élection présidentielle ». Cela a au moins le mérite d’être clair. Il va bientôt annoncer son départ du gouvernement dont il est le vice-Premier ministre pour s’occuper de son destin. La France ne vaut plus une messe !


Sarkozy et le peuple souverain


Pour Sarkozy le peuple doit rester souverain. « La politique a sur tout autre forme d’action et d’engagement cet avantage immense, cet intérêt unique et tellement exigeant de se faire avec le peuple, pas contre lui, ni sans lui ».
Qu’il serait agréable de le croire ! Mais l’Europe le rattrape, et il change de ton[1] : « La seule solution consiste à négocier un traité institutionnel plus court, limité aux stipulations essentielles permettant aux institutions communautaires de fonctionner ; ces stipulations n’ont été contestées par personne durant la campagne référendaire. Ce traité serait ratifié par voie parlementaire ». Ainsi, ce qu’a décidé le peuple souverain le 29 mai 2005 peut être effacé par la seule volonté de nos élites politiques. Bizarre conception de la démocratie ! Quant au processus d’adhésion de la Turquie à l’Union européenne[2], il convient de rappeler avec force que Nicolas Sarkozy doit en assumer la mise en œuvre en tant que numéro deux du gouvernement.


Sarkozy et l’Europe


Cela s’appelle la solidarité gouvernementale et c’est une vertu, pour peu qu’elle soit respectée, de la constitution mise en place par le général de Gaulle auquel il se réfère en affirmant que l’Union européenne « n’avait pas vraiment les faveurs du Général », contre-vérité qu’il faut dénoncer avec force. Certes, le Général rejetait la structure fédérale, mais il préconisait, afin que les États gardent leur souveraineté, une structure confédérale[3].
Depuis quelques semaines, le discours de Sarkozy sur l’Europe change.
« … il est exact que la construction européenne, et plus globalement l’ensemble de nos obligations internationales, limitent les marges de manœuvre au pouvoir national. Certaines réformes sont impossibles si nous n’avons pas l’accord de nos partenaires ou des institutions communautaires. »
N’est-ce pas ce qui a motivé, pour une part non négligeable, l’expression majoritaire du « non » lors du référendum du 29 mai 2005 ?
Quant à la monnaie unique : « Depuis le passage à l’Euro, nos indices d’inflation sous-estiment l’augmentation des prix » avoue-t-il tardivement. « Les Français ne s’y sont pas trompés ».
Il justifie ainsi son action en faveur d’une baisse des prix qu’il dit avoir quasiment imposée, contre vents et marées, aux grandes enseignes de la distribution. Une nouvelle fois il distribue ses cartons rouges : « Aucune entreprise de l’agroalimentaire n’a fait faillite et la loi stupide votée en 1996[4], qui avait rendu possible cette dérive inflationniste... » précise-t-il en guise de sentence.


Sarkozy et la Vème République


Et puisque tout est mauvais, il condamne nos pratiques constitutionnelles
Sarkozy déplore l’instabilité politique que nous subissons depuis 25 ans.
« Depuis 1981, les Français n’ont jamais reconduit un seul gouvernement[5]en place, une situation ignorée de la plupart de nos partenaires européens…
…En vingt sept ans, la Grande-Bretagne a eu 3 Premiers ministres, la France 12 ».
Quel mensonge !
Si le Chef du gouvernement britannique est désigné par les électeurs (élections législatives), ce n’est pas le cas en France. Par contre, dans la comparaison, il convient de prendre en compte l’élection du Président de la république française au suffrage universel qui octroie au Chef de l’État une légitimité indiscutable lui permettant d’assurer la continuité de l’État et la sauvegarde des intérêts majeurs de la Nation. Le gouvernement qu’il désigne a pour mission de mettre en œuvre les orientations présidentielles.
Oserait-il insinuer que du temps du général de Gaulle, il y a eu 3 gouvernements différents, donc trois politiques distinctes ?
En réalité, l’instabilité politique française qu’il fabule pour justifier sa rupture avec la Vème république n’existe pas. De Gaulle : 10 ans, Giscard d’Estaing : 7 ans, Mitterrand : 14 ans, Chirac : au moins 12 ans.
Bien entendu, la cohabitation est une première verrue aux fondements constitutionnels de la Vème république, la seconde étant, l’instauration du quinquennat. Mais Nicolas Sarkozy ne peut blâmer ces deux verrues ; Il est, au même titre que beaucoup d’autres, responsable et coupable. Il condamne la cohabitation. Ignore-t-il qu’il l’a déjà pratiquée du 29 mai 93 au 11 mai 95 dans le gouvernement Balladur ?
Quant à la constitution, Sarkozy la qualifie d’excellente … en 1958. « Elle a permis au général de Gaulle d’entreprendre de très nombreuses réformes, au premier rang desquelles la décolonisation ». On ne peut être plus laconique !
Et pour justifier les réformes constitutionnelles qu’il préconise par ailleurs, il regrette « la concentration par la constitution de 1958 révisée en 62[6] de tant de pouvoirs entre les mains d’un seul homme, le Président » ainsi que le quinquennat qui a « aggravé l’ascendant du Président de la République sur le Premier ministre ». Je ne me souviens pourtant pas de son engagement contre cette réforme proposée par Valéry Giscard d’Estaing, défendue par Jacques Chirac, votée par le parlement[7], et ratifiée par référendum le 24 septembre 2000[8].


Sarkozy le ministre exemplaire


Sarkozy ne laisse le soin à personne de le juger en tant que ministre. Il s’identifie comme le meilleur. Il n’y en a pas d’autres pense-t-il !.
« Quitter un endroit ou une réunion en fixant tout de suite la date de la prochaine échéance est une méthode que j’utilise très souvent pour forcer mes équipes à rester mobilisées dans la culture du résultat » annonce, très sérieux, Sarkozy dans son dernier ouvrage « Témoignage ».
Réforme essentielle du prochain quinquennat ? Que croit-il avoir inventé ? C’est le B.A.-Ba de toute organisation, qu'elle soit professionnelle, politique, syndicale, associative…
Mais pour le candidat à la magistrature suprême, le temps est compté. « Chaque fois que j’ai exercé une responsabilité, quelle soit nationale, départementale ou locale, je me suis mis à la tâche à la première minute de la première heure du premier jour et je n’ai relâché mon effort qu’à la dernière…
… j’en ai trop connu, là encore, qui, à l’heure de partir en étaient encore à réfléchir sur ce qu’il convenait de faire ! » Merci pour eux.


Sarkozy et la France


Nicolas fait un rêve pour la France : un exemple de démocratie moderne et responsable.
« Le débat au sein d’un même parti n’y sera pas vécu comme une division, mais au contraire comme une richesse ».
Mais qu’attend-il ? Il tient l’UMP par les deux bouts ! Et les courants[9] internes permettant le réel débat, dont l’existence est toujours inscrite dans les statuts, mais jamais autorisés par le seul fait du prince ? Et les votes des militants sur les points importants : promesse non tenue, même sur la position du mouvement relatif au référendum européen. Avant de vouloir « gouverner la France démocratiquement », pourquoi n’instaure-t-il pas une réelle vie démocratique au sein du mouvement qu’il préside ?
Vaste programme !


[1] Même proposition que Ségolène Royal.
[2] Le gouvernement français a autorisé l’ouverture du processus d’adhésion en octobre 2005.
[3] Politique européenne du général de Gaulle et plan fouchet. (www.gaullisme.fr/politique_europ_cdg.htm)
[4] Ndlr : Loi du 1er juillet 1996 signée de J. Chirac, Chef de l’État, du Premier ministre Alain Juppé, des ministres Toubon, Arthuis, Raffarin, Galland.
[5] Ndlr- Rappelons quand même que le gouvernement n’est pas élu. C’est le Président de la République qui arrêt la composition du gouvernement après proposition du Premier ministre désigné par le Chef de l’État.
[6] Ndlr - Référendum sur l’élection du Président de la République au suffrage universel.
[7] Ndlr : dont Nicolas Sarkozy.
[8] Ndlr : 69,3% d’abstention.
[9] Art. 15 : « Les Mouvements expriment la diversité des sensibilités politiques, historiques, philosophiques, sociales qui animent la vie politique française et composent l’Union ».


Gaullisme.fr

Par le Citoyen Thimèle
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Jeudi 17 août 2006

Chaque année, le SWP de Grande Bretagne organise une université d'été qui attire du monde en rapport avec la surface de cette organisation. On connait l'orientation stratégique poursuivie par le SWP en direction de l'islamisme, considérée comme une forme acceptable et déformée d'anti-impérialisme. En GB, cela se traduit par la construction de Respect, qui n'est nullement une alternative socialiste et ouvrière au blairisme, mais plutot un "front unique" (en langage vieux trotsk' on dirait plus précisément un Front Populaire, sans les virugules car c'est bien de cela qu'il s'agit...) avec des forces communautaristes islamistes. Respect a pour figure de proue le politicien aventurier Georges Galloway, un homme bien introduit auprès du défunt régime baasiste de Saddam Hussein. Un homme pour les beaux yeux de qui, le SWP a repoussé le mot d'ordre "un salaire moyen de salarié pour les députés" lors de sa discussion à la conférence de feu la Socialist Alliance, liquidée depuis au profit de Respect. Un homme qui porte haut ses convictions religieuses et se proclame adversaire de l'avortement. Un homme qui déclare que "Respect est le parti des musulmans". Un politicien qui spécule maintenant sur l'éclatement du SSP (Scottish Socialist Party), proposant à Tommy Sheridan de laisser tomber le SSP pour une variante écossaise de Respect ..

Ne reculant devant aucun sacrifice pour attirer un public pieux et pratiquant, cette année, à l'édition 2006 de Marxism, il y avait 2 salles de prière pour les croyants de confession musulmane : une pour les hommes et une pour les femmes !

Faut-il rajouter de longs commentaires sur ce fait et sa portée politique ?

Précision pour éviter tout faux débat :
- que des croyants, de quelque obédience religieuse, fassent leurs prières est une affaire qui relève de la stricte sphère privée et doit donc se dérouler dans la sphère privée.
- qu'un groupe se prétendant marxiste, révolutionnaire, déroule les tapis de prière pour un exercice publique d'une foi religieuse, qui plus est, en acceptant la ségrégation sexiste propagée par une religion particulière ...là ce n'est pas de la subversion de l'ordre ancien, c'est de la défense rapprochée d'une des forces réactionnaires contemporaines les plus sournoises !

ReSPUBLICA

Par le Citoyen Thimèle
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Jeudi 17 août 2006
par Jeanne Bourdillon

L’organisation de jeunesses de la Ligue Communiste Révolutionnaire tient comme à la prunelle de ses yeux à son indépendance vis-à-vis de la « maison-mère ». Cela n’a jamais empêché la direction de la LCR de tout faire pour essayer de la contrôler, quitte à tolérer parfois des divergences jugées acceptables par la majorité.
Aujourd’hui, au sein de la LCR, une tendance sympathisante du Socialism Workers Party (SWP) britannique, qui se signale par sa connivence avec les islamistes (voir FSE de Londres en 2005), est minoritaire à la LCR, mais majoritaire à la JCR.
Sans surprise, on a donc vu ces prétendus trotskystes soutenir l’offensive des islamistes pour défendre le voile à l’école, notamment lors de l’affaire d’Aubervilliers, où les sœurs Levy trouvèrent dans les JCR (et chez des militants confirmés de la LCR, comme Catherine Samary) des soutiens aussi déterminés que leurs habituels avocats du Mrap Levy-Aounit.
On se souvient encore de ce spectacle effarant de la manifestation féministe du 6 mars 2004, qui vit le service d’ordre des JCR protéger, avec les barbus islamistes, les militantes voilées qui, par leur présence, insultaient la cause des femmes que cette journée incarne, dans le monde entier.
Aujourd’hui, trente militants des JCR, dont deux membres du bureau national, vont être exclus de l’UNEF au mois de septembre.
Outre une attitude fractionniste constante, il leur est reproché un ensemble d’agressions physiques contre d’autres militants, notamment ceux de la majorité de l’Unef et des proches de Bruno Julliard, son président, par ailleurs membre du Parti socialiste, proche de Henri Emmanuelli.
Il fut un temps où les violences physiques, au sein du mouvement social, étaient le fait des staliniens, et du Parti des Travailleurs. Elles étaient alors fortement, et justement, dénoncées par la LCR et les JCR.
Le Premier mai, quand, avec d’autres militants d’organisations gauchistes, les JCR ont agressé brutalement, de longues minutes, en les ciblant, des militants de l’UNEF jugés coupables d’être trop proches du PS, on n’a pas entendu de protestations de la maison mère, dont certains militants se vantent d’avoir organisé des agressions contre les stands du Parti socialiste, lors de quelques forums sociaux, notamment à Annecy et dans le Larzac.
Les républicains n’ont pas de mots trop durs pour dénoncer la politique social-libérale de la direction du Parti socialiste. Mais ils respectent les militants socialistes qui, souvent de l’aile gauche de ce parti, ont choisi ce parti pour y mener des batailles contre le libéralisme et les injustices.
Les JCR, en défendant les voilées hier aux côtés des islamistes, et en reproduisant les pires fonctionnements staliniens dans les organisations de jeunesse, s’enfoncent dans une dérive sectaire et violente que les observateurs avertis avaient remarqué depuis plusieurs années.
Le silence de la direction de la LCR est assourdissant. Quand les JCR étaient sur le point, dans les années 1990, de passer sous le contrôle du courant animé par Gérard Filoche (aujourd’hui au PS), elle n’avait pas hésité à casser son organisation de jeunesse pour éviter une telle catastrophe (pour elle).
Manifestement, la direction de la LCR est moins dérangée aujourd’hui par les comportements cléricaux et les exactions physiques de sa direction de jeunesse.
Faisons malgré tout confiance aux vrais laïques et démocrates qui militent dans cette organisation pour interpeller leur direction sur les dégâts de son organisation de jeunesse, qu’on retrouve naturellement aux premiers rangs des manifestations pour la Paix au Liban, en compagnie des islamistes du Hezbollah et du Hamas.
Au moins, eux, ils sont rodés depuis longtemps à ce type de fréquentations !

Par le Citoyen Thimèle
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