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"Il n'y a que la force de l'Etat qui fasse la liberté de ses membres." Jean-Jacques Rousseau

 
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Liberté de la presse

Samedi 17 juin 2006 6 17 06 2006 01:40
Attachés au pluralisme de la presse, attachés au journal fondé par Jean Jaurès, nous lançons aujourd’hui un cri d’alarme. L’existence de l’Humanité est menacée ! Il faut qu’elle vive !

Un journal qui meurt, c’est la démocratie qui s’étiole. Pour exercer sa souveraineté, chaque citoyen a besoin d’avoir accès à une information diversifiée, au débat contradictoire, au partage des savoirs. C’est dans la confrontation d’idées que l’individu se forge sa propre opinion.Le pluralisme de la presse d’information et d’opinions permet l’expression de la diversité des courants de pensée de notre société. Là où le débat tend à s’éteindre ou devient purement formel, on assiste généralement à des dérives populistes, à la montée des fanatismes et des obscurantismes, au recul des libertés. L’Humanité participe pleinement à la vitalité de la démocratie dans notre pays. Par son ouverture et son apport aux débats, par ses choix éditoriaux souvent inédits, par son souci constant de favoriser la confrontation d'idées, l’Humanité, comme les autres journaux, est un outil pour faire société ensemble. Elle est utile à notre pays. Elle participe de sa richesse culturelle. Son originalité est reconnue et appréciée. Malgré ses efforts pour rénover et diversifier son offre éditoriale, malgré l’augmentation continue de sa diffusion depuis cinq ans, malgré le soutien sans faille de ses lecteurs, l’Humanité se trouve dans une impasse financière. Quotidien à faibles ressources publicitaires, indépendant des grands groupes, elle n’a pas bénéficié de recapitalisations contrairement à d’autres médias ces dernières années. Elle est particulièrement touchée par la hausse constante des frais de fabrication et de distribution qui asphyxie l’ensemble de la presse écrite. Nous avons tous en mémoire les disparitions du Matin, du  Quotidien de Paris, de la République, d’Info Matin... France Soir est en souffrance. Et aujourd’hui l’existence de l’Humanité est menacée. Il y a urgence. Au nom de la démocratie nous en appelons à l’État, au monde économique, à tous ceux qui sont attachés aux valeurs fondamentales de la République. Une mobilisation exceptionnelle doit créer les conditions pour que vive l’Humanité. Au-delà, un débat doit avoir lieu sur les moyens de garantir le pluralisme de la presse. En signant cet appel, par-delà nos opinions, par-delà nos fonctions, nous voulons réaffirmer haut et clair notre attachement au pluralisme et à l’existence de l’Humanité
.

Vous pouvez signer cet appel sur le site de l'Humanité ou en envoyant votre signature à "l'Humanité", 32, rue Jean-Jaurès 93528 SAINT-DENIS CEDEX.


L'appel de Patrick Le Hyaric, Directeur de "L'Humanité"


On ne peut pas oublier l'apport de l'Humanité dans le mouvement antilibéral, et lors du référendum sur la Constitution européenne de l'année dernière, il était le seul quotidien à militer pour le NON. Sans l'Humanité que va-t-il nous rester? Le Figaro au main de Dassault, Libération au main de Rotschild, Le Monde sous influence sarkozyenne, tout comme nos grands médias audiovisuels, bonjour le pluralisme! Il est donc capital dans la lutte que nous menons de soutenir l'Humanité.
Il faut sauver l'Humanité, il faut aussi sauver son nouvel hebdomadaire, l'Humanité Dimanche, qui, malgré de bons résultats, souffre lui aussi et appelle aussi à l'aide financière!
C'est aussi bien sûr à l'Etat de faire quelque chose! Aujourd'hui, tout journal qui n'a pas l'appui d'un grand groupe a de grande chance de disparaître... est-ce normal que des opinions politiques ne peuvent plus se faire entendre tout simplement parce que des grands groupes capitalistes en ont décidé ainsi! L'Etat doit garantir ce droit au pluralisme, le décréter n'est plus suffisant aujourd'hui...

Ce samedi 17 juin est organisée une "journée de résistance" au siège de l'Humanité. Je ne peux que m'associer à cette journée et je vous invite, vous qui lisez cet article, à aller découvrir l'Humanité et l'Humanité Dimanche si ce n'est déjà le cas. Ils sont en vente chez tous les marchands de journaux comme on dit... c'est pas cher, ça ouvre l'esprit et cela vous permettra de connaître et d'aider un journal de salut public!

Par le Citoyen Thimèle - Publié dans : Liberté de la presse
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Lundi 24 juillet 2006 1 24 07 2006 16:36
Et ça continue!

Ils ont osés braver la conformité, ils ont osés instaurer des débats contradictoires, ils ont osés éveiller l'esprit critique de leur public, ils ont osés critiquer Sarkozy et son libéralisme? Tant pis pour eux la Pravda sarkozyste a sévi:


"Le Vrai Journal" de Karl Zero sur Canal + ? SUPPRIME!

"Tout le Monde en Parle" de Thierry Ardisson sur France 2? SUPPRIME!

"Là-bas si j'y suis" de Daniel Mermet sur France Inter? SUPPRIME!

"Premier Pouvoir" d'Elisabeth Levy sur France Culture? SUPPRIME!

"90 minutes" sur Canal +? SUPPRIME!

"L'Humanité" ? ON LAISSE CREVER!

"Libération", "Paris Match"? AU KÄRCHER!

Les blogs? AU KÄRCHER... bientôt?!


Et tout cela vous indiffère, non quand même pas?!
Par le Citoyen Thimèle - Publié dans : Liberté de la presse
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Mardi 5 septembre 2006 2 05 09 2006 14:53

La planche était bien savonnée, les peaux de bananes bien disposées, tout nous poussait vers l’île de Ré … mais, désolés amis fossoyeurs, « Là-bas » continue !

Parce que vous êtes 215 972 à avoir répondu à l’appel du 18 juin « Sauvons Là-Bas... ! ».

Parce que cette pétition en ligne a reçu 10 000 signatures par jour pendant 20 jours, entre le 16 juin et le 09 juillet 2006, sans compter des milliers de soutiens par courrier.

Parce que le 29 juin, au gymnase Japy à Paris, vous avez fait salle comble, pour acclamer à la fois, Alain Rey, Serge Halimi, Louis Bozon, Florence Aubenas et… « Là-bas», sur la question « Où va France inter ? »

Parce que cette question reste posée.

Parce que l’équipe de Là-bas est plus remontée que jamais et parce qu’il y a déjà pas mal de monde à l’ANPE.

            Parce que c’est une année à ne pas aller à la pêche à la ligne.

            Parce que Là-bas, comme une certaine sociologie est un sport de combat.

Parce qu’il se passe des choses encore plus importantes dans le monde et que nous avons encore envie de les raconter.

--------------------------------------

Refusant tout dialogue et toute proposition, la nouvelle direction de F.I a imposé le déplacement de LBSJS de 17 heures à 15 heures, ce qui revient à amputer cette émission de plus de la moitié de ses auditeurs, la tranche de15 heures étant traditionnellement beaucoup moins écoutée quelle que soit la radio considérée.

Bien sûr nous ne sommes pas opposés à tout changement. Nous avons fait diverses propositions de déplacements, d’aménagements et de compromis, tout a été rejeté. Alors que l’audience de France Inter est en déclin, il nous semblait important qu’à travers cette forte mobilisation, le message des auditeurs reçoive un écho, il n’en a rien été.

Là-Bas n’est pas une émission neutre et cette relégation n’est pas neutre surtout au seuil d’une importante échéance électorale . La nouvelle direction de France Inter est offusquée par une telle calomnie . Innocente comme l’agneau qui naît, elle n’a pas l’ombre du début de la moindre arrière pensée de nature politique ou idéologique. Des élections ? Quelles élections ? Des pressions ? Quelles pressions ? La seule et unique mission de nos nouveaux maîtres est de redresser les chiffres d’audience, jurent-ils. Soit. Mais alors pourquoi est-il si urgent de reléguer une équipe qui gagne ?


Jusque là, les explications médiamétriques de la direction n’ont pas entièrement convaincu les professionnels de la radio, ni les observateurs des médias qui, du Nouvel Observateur au Canard enchaîné, du Monde Diplomatique à Marianne dénoncent normalisation, climat de reprise en main et atteinte au pluralisme. (voir extraits de presse sur le site www.la-bas.org) .


Pas dupes non plus les 215 972 auditeurs qui ont signé la pétition. Jamais nous n’avions imaginé une telle mobilisation surtout dans cette période de coupe du monde. Par comparaison, la pétition lancée le 25 juin suite au départ de Serge July, directeur de Libération avait au 1 septembre, recueilli 1 762 signatures.


Mais, face à cette réaction de fond, la direction, droite dans ses bottes, a pris la responsabilité de ne pas entendre ces auditeurs intempestifs. Ce mépris ne manque pas de surprendre au moment où cette même direction affirme n’avoir aucune autre mission sur cette terre que la reconquête des auditeurs perdus.


Pourtant il s’agit tout simplement d’auditeurs vigilants et actifs qui sont la fierté de ceux qui chaque jour font France Inter, des citoyens et non pas des clients.


A travers les messages reçus s’exprime la crise de confiance qui s’est développée entre France Inter et ses auditeurs, suite notamment au flagrant manque d’équité dans le traitement de la campagne pour le referendum de mai 2005. Depuis un an, 600 000 auditeurs ont quitté la tranche 7-9.


Plus généralement, dans un paysage médiatique de plus en plus contrôlé par les puissances d’argent, ils attendent que la radio publique affirme son indépendance envers tout pouvoir, économique , politique ou médiatique, en faisant entendre sa différence et non pas sa ressemblance.


Prendre le chiffre d’audience pour seul but c’est aligner France inter sur le système commercial des radios privées et c’est préparer sa privatisation. La dérive n’est pas nouvelle, voilà des années que France Inter est une « marque » et nos émissions des « produits ».

Aucun autre horizon n’est évoqué, aucun projet, aucun souffle à la hauteur d’un tel Bien public, tout restant confiné dans les eaux glacées des calculs médiatiques comme si l’audiovisuel public n’était pas par nature, un terrain et un enjeu politique majeur.


L’ exigence de ces auditeurs n’est ni de gauche ni de droite, elle appelle à une vraie information et à un vrai débat sur le contrôle des médias publics, sur les garanties de leur indépendance, notamment dans la campagne électorale qui s’ouvre. Nous en ferons un de nos thèmes de travail cette année. Il y a du pain sur la planche et nous comptons sur vous !

Ce grand souffle de soutien nous a redonné des ailes.

Nous concoctons projets et complots. Que partout les AMG * restent en alerte !

Attendez-vous à des messages en provenance de Londres ou du maquis…



L’équipe de Là-bas , 3 septembre 2006 .


* Auditeurs Modestes et Géniaux


Là-bas continue à 17 heures sur www.franceinter.com.

Et aussi sur www.la-bas.org

Et aussi sur France Inter à 15 heures, eh oui...

Par le Citoyen Thimèle - Publié dans : Liberté de la presse
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Lundi 9 octobre 2006 1 09 10 2006 12:36

Depuis plusieurs mois, Politis travaillait à un plan de reprise. Celui-ci prévoyait une nouvelle formule du journal, et le développement du site web. Ce plan existe. Il est prêt à être mis en œuvre. Il s’agit de mettre un terme à une longue période d’inertie.

Pour des raisons qui lui sont personnelles, l’actionnaire pressenti qui s’était engagé à nos côtés dans l’élaboration de ce projet d’entreprise s’est désisté.

Nous ne pouvons que prendre acte de sa décision, mais nous en regrettons la brutalité, 24 heures avant l’échéance fixée pour le dépôt des offres. Avec son accord, le personnel de Politis a décidé de reprendre à son compte le projet élaboré en commun.

Nous disposons de 25 jours pour en assurer le financement.

Nous avons évalué à UN MILLION D’EUROS la somme nécessaire pour la réalisation pleine et entière du projet. Pour un développement qui rompe avec une situation de survie et lui assure une indépendance que Politis ne saurait sacrifier.

Politis en appelle à ses lecteurs, mais aussi à tous ceux qui jugent indispensable d’assurer la pluralité de la presse en France, à tous ceux qui estiment que Politis occupe une place originale dans le paysage médiatique.

Ils trouveront sur le site de l’association Pour Politis le moyen de nous aider.

Par le Citoyen Thimèle - Publié dans : Liberté de la presse
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Mardi 7 novembre 2006 2 07 11 2006 19:30

Créer une page sur Internet, publier des informations en ligne ou poster un commentaire sur un blog est a priori à la portée de tous. Il n’en est rien dans les treize pays épinglés par Reporters sans frontières à l’occasion de l’opération : 24 heures contre la censure sur Internet.

Soixante et une personnes sont emprisonnées dans le monde pour avoir publié des textes "subversifs" sur un blog ou un site Web. Reporters sans frontières dresse une liste de 13 pays “ennemis d’Internet” qui censurent abusivement la Toile en bloquant les contenus qui critiquent leur autorité. L’Internet fait peur. Les censeurs de tous horizons en exploitent les failles et s’attaquent de front à ceux qui y avaient placé leurs espoirs. Des multinationales, Yahoo ! en tête, collaborent avec le gouvernement chinois pour filtrer le Réseau et traquer les cyberdissidents.

La défense de la liberté d’expression sur Internet et le sort des bloggers dans les pays répressifs est l’affaire de tous. Durant 24h, l’organisation propose aux internautes une CYBERMANIF INTERNATIONALE et des outils pour se mobiliser contre les prédateurs d’Internet.

Entre le mardi 7 novembre 2006, 11h00, (heure de Paris) et le mercredi 8 novembre 11h00, chacun est invité à soutenir ce combat en se connectant sur www.rsf.org. Chaque clic fera évoluer la carte des “Trous noirs du web” et reculer la censure. Pour peser sur les gouvernements qui musellent ce qui devrait être un espace de liberté, et faire de cette opération un succès, la participation du plus grand nombre est nécessaire.

Des actions militantes seront par ailleurs mises en place par les bureaux des Reporters sans frontières à travers le monde pour dénoncer les dérives éthiques des géants de l’Internet lorsqu’ils opèrent dans l’un de ces pays.

Reporters sans frontières publiera la liste des treize ennemis du Net le 7 novembre et lancera, à cette occasion, sa plate-forme de blog, rsfblog, ainsi qu’une version en arabe de son site Internet, dédié à la liberté de la presse.

L’agence Saatchi & Saatchi a créé une campagne presse qui sera déclinée pour le Web, appelant toute la communauté des Internautes à se mobiliser au cours de ces 24 heures. Tous les médias, les sites et les blogs qui souhaitent s’associer à cette opération d’envergure sont invités à prendre contact avec Cédric Gervet : 00 33 1 44 83 84 74.

La liberté d’expression n’est pas un luxe. C’est un droit pour tous !

Par le Citoyen Thimèle - Publié dans : Liberté de la presse
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Samedi 11 novembre 2006 6 11 11 2006 00:06

Interdiction professionnelle de Raphaëlle Picard : Communiqué du SYNDICAT AUTONOME DES JOURNALISTES



Notre consœur Raphaëlle Picard, pigiste permanente de l’AFP dans le département des Yvelines, est frappée depuis trois semaines d’ « interdiction professionnelle » par la police et la justice du département, après la diffusion de son reportage sur l’opération de police, le 4 octobre, dans le quartier des Musiciens aux Mureaux. Dans cette dépêche, Raphaëlle, jeune journaliste de l’AFP depuis 2004, a décrit - en se conformant avec la plus parfaite rigueur et honnêteté aux règles déontologiques de la profession - « La colère des "perquisitionnés par erreur" dans une cité des Mureaux ». Ce reportage a valu à l’AFP de très importantes reprises dans la presse nationale et régionale, écrite et audiovisuelle. Ce témoignage rigoureux, parfaitement sourcé et ponctué de nombreuses citations incontestables, est évidemment exempt de tout commentaire de l’auteure, comme l’exigent les règles rédactionnelles de l’AFP. Il a jeté un éclairage nécessaire sur les coulisses des opérations de police à grand spectacle, mises en scène par le locataire de la place Beauvau, par ailleurs candidat à la présidence de la République.

Mais « l’arroseur arrosé », qui ne tolère, semble-t-il, qu’une presse aux ordres et à sa bottine, a violemment réagi par l’intermédiaire de ses services départementaux : Ce fut d’abord le directeur adjoint de la police départementale qui à la sortie d’une conférence de presse, a étrillé notre consœur, l’accusant de « malhonnêteté intellectuelle ». Ce fut ensuite le directeur de la sécurité publique, à qui Raphaëlle avait demandé un entretien, qui l’a accusée d’avoir « produit des faux témoignages qu’elle n’avait pas pris soin de vérifier... auprès de la police » (sic). « Notre collaboration va s’arrêter là », lui a-t-il signifié. Ce fut encore (côté Justice), le procureur adjoint du parquet de Versailles qui lui a également signifié que sa porte était désormais fermée et qu’il « ne voulait plus jamais collaborer » avec elle. « On a toute la direction sur le dos... », a-t-il avoué. Enfin, last but not least, le directeur de la police judiciaire des Yvelines est monté d’un cran : « On va porter plainte... ». Menace gratuite, fanfaronne et vide de sens, puisque, à ce jour, aucune espèce de plainte n’a été déposée devant une quelconque juridiction.

Raphaëlle et par voie de conséquence l’AFP, se trouve désormais coupée de toutes les sources « officielles et institutionnelles », indispensables pour couvrir de façon rigoureuse, honnête et complète, l’actualité dans ce département. Le but poursuivi par le ministère de l’Intérieur est limpide : interdire à Raphaëlle Picard de faire son travail de journaliste et pousser la direction de l’AFP, au pire, à mettre fin à sa collaboration, au mieux, à procéder à sa mutation. L’AFP avait obtenu il y a une quinzaine de jours, du procureur adjoint du parquet de Versailles, un rendez-vous à déjeuner, prévu le mercredi 25 octobre. Mais au dernier moment, le mercredi matin, d’une façon pour le moins cavalière et méprisante, le magistrat a signifié à l’Agence, par la voix de son assistante ou secrétaire, que le rendez-vous était annulé « pour raisons d’agenda ».

Cette affaire est très grave et ne doit pas en rester là. La carrière professionnelle de Raphaëlle est objectivement menacée par un tenant de l’exécutif qui bafoue, avec le plus intolérable aplomb, les règles élémentaires de la République et de la démocratie et piétine la liberté de la presse. Ce chantage pèse aussi sur l’ensemble des journalistes de l’Agence dans l’exercice de leur activité professionnelle et plus particulièrement dans les domaines police-justice et politique, en cette période très sensible d’échéances électorales et alors que la situation dans les banlieues est de plus en plus instable. Le SAJ-UNSA demande avec instance à la Direction Générale, d’affirmer publiquement sa défense de notre consœur et de condamner fermement les menaces et l’ostracisme dont elle est injustement victime. Il lui demande également de saisir le Premier ministre -voire plus haut si nécessaire- de cette affaire qui constitue une grave entorse à la liberté de la presse, l’un des piliers de notre démocratie républicaine.

Le SAJ-UNSA appelle l’ensemble des syndicats et le personnel de l’AFP à soutenir Raphaëlle Picard et à envisager toutes modalités d’action - et elles sont nombreuses - pour faire cesser cette invraisemblable atteinte au droit d’informer. Ce communiqué d’information, tant sur le fond que dans sa forme, et notamment en ce qui concerne les sources qui ont permis sa rédaction, est de l’entière et unique responsabilité du Syndicat Autonome des Journalistes de l’Agence France-Presse.

PARIS, 27 octobre 2006 SYNDICAT AUTONOME DES JOURNALISTES (SAJ-UNSA)


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Dimanche 12 novembre 2006 7 12 11 2006 00:00

Nous avons tous été choqués par l’annonce de l’assassinat d’Anna Politkovskaïa. Son engagement à dénoncer les dérives autoritaires de la Russie de Vladimir Poutine, la « sale guerre en Tchétchénie », en avait fait une figure de la conscience démocratique en Russie et en Occident.

Aujourd’hui, nous exigeons des autorités compétentes - Organisation des Nations Unies et Conseil de l’Europe - la création d’une commission d’enquête internationale pour établir la vérité sur l’assassinat d’Anna Politkovskaïa, le 7 octobre 2006 à Moscou.

Vingt-et-un journalistes ont déjà été assassinés en Russie depuis l’arrivée de Vladimir Poutine à la présidence de la Fédération russe en mars 2000. La majorité de ces crimes n’ont pas été élucidés. Avec l’assassinat d’Anna Politkovskaïa, l’une des rares journalistes à avoir couvert en permanence la situation en Tchétchénie depuis 1999, récompensée de nombreux prix internationaux pour son travail, c’est une nouvelle étape dans l’horreur qui a été franchie.

Signez la pétition appelant à l’ouverture d’une Commission d’enquête internationale.

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Jeudi 17 mai 2007 4 17 05 2007 12:43

 Dans une lettre ouverte à Arnaud Lagardère, la rédaction du Journal du dimanche s'insurge contre les pressions exercées par Nicolas Sarkozy qui ont abouti, dimanche dernier, à la censure d'un article sur Cécilia Sarkozy, où il était affirmé qu'elle n'avait voté au second tour de la présidentielle.


"Monsieur,

Dimanche 13 mai, le JDD est paru privé d'un article révélant que Cécilia Sarkozy n'avait pas voté pour le second tour de l'élection présidentielle. Ce court article, purement factuel, était le fruit d'une enquête auprès de la préfecture des Hauts-de-Seine. Cette information ne relevait pas de la sphère privée, pas plus qu'elle ne devait être une affaire d'Etat.

Vous êtes intervenu samedi auprès de la direction de la rédaction pour que cet article ne soit pas publié. Nous estimons qu'il s'agit là; d'une censure inacceptable, contraire à la liberté de la presse. L'ensemble des journalistes du JDD s'indigne de cette pratique d'un autre âge, d'ailleurs largement dénoncées par l'ensemble de notre profession, en France comme à l'étranger.

En l'espace d'un week-end, cette intervention a donné du crédit aux graves accusations portées contre les titres du groupe, soupçonnés d'avoir favorisé la campagne de Nicolas Sarkozy. Ces derniers mois, le Journal du Dimanche s'était pourtant attaché à respecter son devoir d'impartialité. Depuis dimanche, son image est gravement mise en cause.

Notre site Internet et le standard du groupe sont submergés de messages de lecteurs indignés. Au final, c'est la crédibilité du titre et de ses journalistes qui est mise à mal. Vos relations privilégiées avec Nicolas Sarkozy ne sauraient nous contraindre à renoncer une nouvelle fois aux exigences de notre métier. La rédaction du JDD, indépendante, revendique le droit de refuser toute subordination qui voudrait la priver de son devoir d'informer. Conformément aux engagements définis en 2000 dans la Charte de déontologie du groupe, et réitérés par Didier Quillot, le 3 décembre 2006, devant les représentants de plusieurs sociétés de journalistes du groupe. Nous vous demandons à votre tour de nous garantir cette indépendance.

Levallois, le 15 mai 2007
 
La rédaction du Journal du Dimanche"
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Dimanche 3 juin 2007 7 03 06 2007 00:17

Bolloré trappe un article gênant pour la police dans Matin Plus

Après Lagardère, au tour de Bolloré de jouer les censeurs. Le propriétaire du quotidien gratuit Matin Plus a refusé de publier un article issu de Courrier International relatant les déboires de musiciens hongrois avec la police à l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle. Motif: "On ne peut pas parler de la sorte de la police française!" Une injonction qu'aurait intimée Vincent Bolloré en personne, à lire le blog d'Alexandre Lévy, chef du service Europe de l’Est de l’hebdomadaire.

Jointe vendredi par Rue89, la direction de la rédaction de Matin Plus a d’abord fait semblant de ne pas être au courant de l’affaire, avant de promettre de rappeler plus tard. Son coup de téléphone se fait toujours attendre... Les responsables du Monde (auquel appartient Courrier International) en charge des relations entre le quotidien du soir et le gratuit n'ont pas non plus retourné nos multiples appels.

Les syndicats de Courrier International, eux, se sont fendus d'un communiqué pour faire part de leur indignation après "la censure par le gratuit Matin Plus d'un article fourni, en application d'un accord entre les publications, par la rédaction de Courrier International pour parution dans l'édition du vendredi 25 mai du quotidien Matin Plus". L'intersyndicale demande à la direction de l'hebdomadaire et à celle du groupe Le Monde de "faire respecter la liberté d'expression et l'indépendance éditoriale, correspondant aux principes de la profession, du groupe et du titre."

L'article en question a été rédigé par un ancien consul hongrois à Paris, dans les colonnes du quotidien hongrois Magyar Hírlap. Traduit et édité par la rédaction de Courrier International, il a ensuite été publié sur le site de l’hebdomadaire, avant d’être envoyé pour publication à Matin Plus. Or, vendredi 25 mai, jour de parution prévu, une publicité paraît en lieu et place de l’article. Les discussions reprennent entre les responsables de Courrier International et de Matin Plus, et une nouvelle date de parution est fixée: mardi 29 mai. En vain: l’article ne sort toujours pas.

"D’après ce que m’ont dit mes sources à l’intérieur du gratuit, il ne sera pas publié, précise Alexandre Lévy à Rue89. C’est Vincent Bolloré lui-même qui aurait pris cette décision. Les responsables du Monde et de Courrier International sont visiblement très gênés." Puis de se désoler: "Je suis vraiment très étonné, j’avais beaucoup de mal à imaginer cela."

Pour le journaliste de l'hebdomadaire, l'intérêt de ce papier est qu'on pose rarement des problèmes à ceux qui repartent dans leur pays. La mésaventure du groupe Romengo -vainqueur de la Star Ac' hongroise-, commence au retour d’un concert à Sablé-sur-Sarthe, peu avant d’embarquer pour Budapest. "Les policiers trouvent l'un des étuis de guitare suspect, retiennent les musiciens, font attendre pendant des heures les autres passagers de l'avion. La fouille s'éternise, on passe à des interrogatoires laborieux, puis subitement les policiers disparaissent, sans donner plus d'explications. Lorsque les musiciens montent enfin dans l'avion, c'est le commandant de bord qui, d'autorité, leur interdit de prendre son vol. Les Roms passent la nuit à l'aéroport et ne repartent que le lendemain sur un autre vol vers Budapest, où ils ne manquent pas de raconter leurs péripéties à la presse", raconte sur son blog Alexandre Lévy, qui a recueilli depuis de nouveaux témoignages des musiciens allant dans le même sens. Musiciens qui entendraient déposer plainte.


Julien Martin, Rue89

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Jeudi 21 juin 2007 4 21 06 2007 03:10



Pétition Arrêt sur Images

Pour préserver la diversité du paysage audiovisuel français

Arrêt sur Images va disparaitre du paysage audiovisuel français.

Cette décision "sans réelle explication" n'a pas lieu d'être sur une chaine publique qui se présente comme une chaine pédagogique.

Arrêt sur Images est une des rares émissions ( si ce n'est la seule ) qui exerce un regard critique sur la télévision et sur l'image en général.

Nous demandons que cette émission soit maintenue.

Signer la pétition

Par le Citoyen Thimèle - Publié dans : Liberté de la presse
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