En 2002, c'était PESTE ou CHOLERA
En 2007 ce fut CANCER [1] et METASTASES
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[1] Voir définition du Sarkome
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Par Guylain Chevrier
Ceux qui croient rendre service aux immigrés en justifiant qu’à travers des enfants scolarisés, un travail clandestin, ils puissent rester en France en étant régularisés, sont des irresponsables, qui poussent à des déséquilibres suicidaires pour la société française. A suivre le raisonnement de certains, demain la France serait un pays sans frontières, avec les conséquences incalculables que l’on peut imaginer, au nom d’une égalité des droits qui ne tient compte d’aucun principe et surtout pas de la remise en cause, qu’une immigration massive pourrait déclencher, de la liberté de ceux qui accueillent les populations venues d’ailleurs. La question n’est pas d’abord humanitaire pour justifier de supprimer toutes règles en matière d’immigration, mais de savoir si la France va demeurer un pays viable pour que les conditions soient réunies afin que ceux qui y viennent puissent y trouver leur place et non que, par leur nombre exponentiel, les choses deviennent intenables pour tous. Nous sommes d’ors et déjà de ce point de vue, dans certaines régions, arrivés à un seuil des plus inquiétants.
L’immigré est présenté comme le héros moderne, porteur d’émancipation, mais qu’en est-il en général ? En réalité, l’immigré ne respecte, bien malgré lui, mais c’est ainsi, aucune des règles élémentaires qui garantissent la cohérence de la nation, les valeurs de notre république, il ignore les notions de code du travail, le sens même des libertés qui sont les notre, sans parler de la laïcité… Ces libertés telles que nous les avons acquises au cours d’un long processus de luttes ne s’acquiert pas spontanément, bien au contraire, d’autant plus chez des populations marqués par des cultures très différentes, telle que l’immigration malienne qui représente 80 % de l’immigration sub-saharienne, chez laquelle domine la polygamie et le mariage forcé, dont on voit en France une recrudescence réelles, telles que les associations qui accueillent les femmes qui veulent se sortir de ce système le manifestent auprès de celles-ci.
Il faut sortir d’un angélisme de l’égalité sans conditions, qui truque les cartes pour nous faire oublier la complexité de ce que représente l’immigration comme grande question de société, qu’on ne saurait traiter sur un versant uniquement humanitaire, mais comme un enjeu général de la nation. Cet angélisme qui intimide les réactions politiques face à ce phénomène sert finalement les intérêts de ceux qui veulent opposer les immigrés à ceux du cru, pour casser tout ce à quoi le peuple de France tient, pour l’avoir conquis de haute lutte. Mais le peuple n’est pas en mesure de le défendre comme il se devrait, face à la confusion entretenue par trop d’organisations sur le sens de ce qui est en jeu, la lutte contre le capitalisme parasité par cet humanisme bon teint qui ne voit pas plus loin que la bonne conscience qu’il défend à peu de frais, donnant l’absolution à ceux qui vivent du système tout en leur ayant ainsi trouvés leurs pauvres.
Lutter contre la venue d’immigrés clandestins destinés à être surexploités, et y compris une fois régularisés le sont encore sous la pression de ce qu’ils doivent envoyer au pays pour être prêt à accepter n’importe quoi du point de vue de leurs conditions de travail, n’est une solution ni pour ces travailleurs ni pour ceux qui vivent déjà en France. Il faut un discours politique courageux en la matière, qui rejette l’instrumentalisation qu’entend faire de l’immigration la droite et la gauche socialiste libérale, ainsi que l’usage qui en est fait par une gauche pseudo-révolutionnaire ayant perdue tout sens d’une analyse cohérente des enjeux de société et de l’intérêt du peuple, à des fins de bonne conscience humanitaire. D’autant qu’ils se retrouvent ensemble contre la nation et la république, à travers une volonté convergente de lever, peu ou prou, toutes règles relatives à la question du travail concernant la main d’œuvre étrangère.
On voit ici encore comment le gauchisme, par son aveuglement et son manque d’analyse, flatte les choses uniquement par un côté affectif à courte vue et rejoint le capitalisme, mais pire, nourrit l’exaspération et contribue au risque d’un rejet massif des immigrés, voire d’une nouvelle vague de racisme sur laquelle une extrême-droite relookée pourrait surfer et prendre la politique en otage. La seule lutte efficace contre le racisme passe par moins d’immigration et plus d’intégration et donc par le refus de toute régularisation massive ou totale des sans-papiers.
Depuis le test grandeur nature des présidentielles de 2002 où les Français ont rejeté à plus de 80 % le Front National, il faut prendre la mesure de la chance que nous avons dans notre pays, contrairement à un certain nombre de voix qui désignent le Français comme un raciste, particulièrement l’homme du peuple, de prendre la mesure des valeurs qui y furent défendues : liberté, égalité et fraternité. Il ne peut il y avoir de fraternité avec des immigrés venant en France en dehors de toutes règles sous le prétexte de l’égalité des droits, pour être utilisés par les patrons et les spéculateurs pour casser les lois qui protègent les travailleurs en France, pour casser le modèle social français en l’étouffant à trop lui demander d’assumer à devoir accueillir toute la misère du monde. On en oublierait d’ailleurs, que l’égalité des droits a pour pendant des devoirs communs dont il faut avoir un minimum conscience pour défendre celle-ci.
Il ne peut il y avoir de liberté pour ceux qui viennent en France sans que soient réunies les conditions d’une intégration réussie, qui ne peut se faire, si l’apport de l’immigration n’est pas maîtrisé, pensé, équilibré. Pas plus pour ceux qui les accueillent, il ne peut il y avoir de liberté, face à une immigration en trop grand nombre et donc incapable par là-même de s’intégrer, développant de façon dangereuse un communautarisme déjà en marche, car ce serait aller contre la laïcité qui cimente notre cohésion nationale, notre démocratie républicaine. Ne pas être vigilant ici, ce serait aller dans le sens d’un libéralisme qui rêve d’une Révolution française à l’envers.
Par delà les clivages politiques traditionnels, il est des patriotes républicains de tous horizons qui ont conscience de cet état de fait et qui entendent en défendant la France, la nation et le peuple, défendre une conception autre de celui qui vient d’ailleurs, qui lui donne une place à même de permettre de l’agréger à nos valeurs, à même de ne pas le livrer au racisme par une politique d’immigration qui ne rime pas avec impossibilité de s’intégrer et par là-même avec communautarisme.
Lorsque la société perd de vue ses grandes références collectives, ses valeurs communes, au nom d’un humanitarisme qui n’a pour argument que la souffrance du monde en oubliant toute analyse globale et toute stratégie, elle est livrée pieds et poings liés à ceux qui entendent interdire tout autre projet, à l’horizon de son histoire, que la domination de quelques-uns, des inégalités et des injustices. Il faut combattre sans concession cette tendance politique qui sape tout combat contre les causes réelles de cette situation en faisant diversion vis-à-vis des vrais enjeux et crée les conditions d’un retour en force de l’extrême-droite.
Nous avons besoin d’une nouvelle prise de conscience, d’une nouvelle conscience révolutionnaire ayant pour essence l’importance historique de la portée de ce que nous avons à défendre et à faire valoir, d’une forme de société politique en gestation dans ce modèle unique, d’une nation qui est la notre fondée sur une République aux valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité, dont la cohérence est la sauvegarde. Oui, la France est le ferment d’un monde nouveau à travers ce qu’avance sa République laïque et sociale, malgré les revers de l’histoire et la conjoncture négative actuelle, c’est cela que l’Europe intégrée entend détruire, c’est cette France là parce qu’elle fait obstacle, par les références de progrès qui sont encore les siennes que l’on doit au courage de notre peuple, à la mondialisation.
Nous devrions tous en être fiers au lieu de l’accabler, de l’esclavage qu’elle a aboli au colonialisme avec lequel elle a su rompre, sachant dépasser ses contradictions en reconnaissant à tous les peuples le droit à disposer d’eux-mêmes et à tous les hommes une égalité de principe. On ne saurait lui attribuer ce dont elle n’est pas responsable et qui revient au système économique qui domine depuis plusieurs siècles et qui lui a imposé un rôle, en l’utilisant comme justification parfois de crimes contre des peuples, à l’opposé du sens de ses valeurs. Il faut arrêter de tout laisser confondre et extraire de la gangue mystique de l’amalgame humanitariste, entretenue par une gauche communiste et trotskiste, notre « res publica », en redonnant ainsi au peuple l’initiative qu’il doit avoir sur la société, après avoir été identifié aux pires avatars de l’histoire et méprisé. Il faut rendre ici au peuple la confiance dans sa souveraineté, dans sa capacité à agir, à être agent de l’hsitoire.
Une pensée politique nouvelle doit voir le jour qui unisse immigrés et Français dans un même combat, celui de la défense d’une France laïque et républicaine prometteuse, parce qu’elle élève la cohérence de ses valeurs à la hauteur des possibilités de l’homme sans se brader à la conjoncture. Il en va sans doute de la capacité à créer un nouvel espace politique qui ne peut avoir d’avenir, sans avoir préalablement défini son projet dans le prolongement d’un modèle démocratique et républicain français qui est une chance pour nous même et pour le monde. C’est tout le combat d’avant-garde des nouveaux patriotes laïques et républicains qui est devant nous.



Par Guylain Chevrier
Riposte laïque occupe, dans le paysage politique actuel une place originale, qui a pour particularité de ne pas hésiter à sortir des idées reçues et à transgresser les clivages politiques traditionnels. Entre un politiquement correct de droite et un politiquement correct de gauche, et tout particulièrement d’extrême-gauche, étouffant pour la pensée critique, il existe un espace essentiel à investir, où nous avons établi notre camp. De quoi s’agit-il ? De défendre sans concession les valeurs de notre République, liberté-égalité et fraternité, et comme principe premier la laïcité, de refuser l’idéologie de la tolérance et de la compassion qui les minent, d’accommodements en accommodements, de concessions en renoncements. Le champ que nous tentons d’occuper sous cette volonté ne vient pas de nulle part, mais découle d’une situation historique qu’il faut situer pour en voir les enjeux essentiels.
Depuis la victoire de la gauche de mai 1981, portée par l’immense espoir d’un changement de société trahi par une politique lui tournant le dos une fois conquis le pouvoir, la gauche institutionnelle n’a cessé de dériver de renoncements en renoncements, vers l’abandon de tout projet de société remettant en cause les fondements du système capitaliste. Le PS a continué son glissement à droite à travers la défense sans vergogne du libéralisme sous le projet d’une Europe fédérale, superstructure de la mondialisation capitaliste (comme s’en réclamait il y a quelques jours encore un certain Bertrand Delanoë ou comme peut le représenter un DSK président du FMI) Le PC quant à lui dévissait, de sa participation à des gouvernements de gauche mettant en pratique une politique de plus en plus libérale, jusqu’à l’abandon de toute analyse de classe de la société laissant pour compte l’ouvrier et la nation, pour rejoindre finalement une extrême-gauche boboïsante compassionnelle, communautariste et antinationale.
La droite et le PS se positionnent à présent comme concurrents dans la course au meilleur élève de la mondialisation libérale, chacun avec sa méthode de vente, le PC et l’extrême-gauche servant dans ce jeu d’alibi démocratique, derrière un dogmatisme centré sur la défense du multiculturalisme et du culte des droits d’un individu où la liberté à disposer de lui-même a remplacé toute idée d’horizon commun. Le résultat en est pour ces révolutionnaires d’être rendus incapable de produire la cohérence d’un projet politique tangible à opposer à la domination de l’argent-roi. Les grands patrons et les princes de l’actionnariat s’en frottent les mains.
Dans tout cela, aucune perspective, mais un désenchantement de la chose publique qui fragilise notre démocratie et la prive de sa capacité primordiale à jouer son rôle d’instrument de correction de la trajectoire collective, par la promotion d’une alternative politique portant les intérêts populaires.
Le capitalisme est en crise mais s’adapte en faisant reculer les sociétés développées sur leurs acquis, il ne peut avancer qu’en divisant et en reprenant des droits. Les individus face à l’absence de perspective, d’alternative, ont tendance à se replier sur eux-mêmes, dans tout ce qui peut constituer une identité refuge à l’aune d’une société qui n’a plus de projet commun, alors que le capitalisme se présente comme la fin de l’histoire.
Le gauchisme qui a toujours été animé par un dogmatisme antinational se traduisant par un soutien inconditionnel aux minorités de toutes sortes, favorisant les communautarismes, mais aussi une conception de l’individu de droit en dehors de toute idée de devoir envers la nation, récupère ici cette situation de délitement pour s’appuyer sur tout ce qui fait sécession, croyant ainsi résister au libéralisme à travers une valorisation des particularismes de toutes sorte. L’altermondialisme rejoignant cette tendance à travers une dérive de l’idée qui en fonde la démarche, de penser global/agir local, à l’idée de résister à la mondialisation par la valorisation des identités culturelles et religieuses, servant ainsi la logique de « diviser pour régner ».
Une tendance de l’écologie politique institutionnelle accompagne ce mouvement en jouant sur un thème concordant, « régresser pour durer », qui n’est pas sans fournir encore un argument au système pour détruire l’idée de progrès collectif, décrédibilisant le bien commun et renvoyant l’individu à se réfugier dans des identités partielles. Une logique qui participe d’un droit à la différence se traduisant par la différence des droits.
La seule analyse globale procède chez tous ces révolutionnaires de l’opposition entre riches du Nord (où s’amalgames Rmistes, ouvriers, et patrons du CAC 40) et pauvres du Sud qui ne feraient que subir, offrant aux libéraux-bobos qui profitent du système, une grande cause à défendre en apportant leur soutien à ceux qui en émigrent, pour trouver là la bonne conscience de continuer à ne rien changer à leur individualisme dans le plus grand mépris du peuple.
Ainsi, en lieu et place de l’ouvrier d’hier et de toute analyse de classe jetée à la poubelle de l’histoire, on entend défendre l’immigré sans-papier, nouvelle figure d’un monde libre car sans frontières, devenu soudain spontanément conscient d’être un citoyen du monde, auquel il faudrait donner le droit de libre installation partout ou encore le droit de vote à toutes les élections sans condition, vidant la citoyenneté de son rapport entre droits et devoir envers la nation. Ce serait tout oublier d’une participation politique qui repose sur une conception du bien commun inscrite dans le choix de la nationalité, relevant de la conscience de faire peuple sur des valeurs et des droits que ceux qui arrivent de sociétés qui ignorent les droits de l’homme ou les négligent, n’ont pas naturellement acquis.
L’immigration sub-saharienne qui domine l’immigration aujourd’hui, fortement marquée par la polygamie et le mariage forcé, jusqu’au musulman militant qui revendique un droit de peser sur les choix politiques au nom du passé colonial dont on lui serait redevable pour imposer sa tradition, ses mœurs, son conformisme, ses tabous, ne sont pas que des bienfaits pour la société française, la défense de ses acquis et de ses droits.
Si une nouvelle internationale devait voir le jour, elle ne pourrait se faire que sur une conception des peuples rejetant l’immigration qui est un instrument de la mondialisation capitaliste cherchant par tous les moyens à organiser l’exploitation par la mis en concurrence des individus, en les excluant de toute dignité à les jeter les uns contre les autres, pour mieux tous les mettre à genoux. Quels progrès nous promettent donc ces charlatans de l’alternative politique qui opposent l’immigré sans-papier à la nation !
On pourrait ici souligner, qu’il y a même ici une attitude irresponsable qui va à l’encontre de la défense du droit d’asile légitime pour des milliers d’immigrés voulant trouver refuge en France, dans ce soutien sans condition de toute immigration, car elle donne des arguments à la restriction de ce droit pour ceux qui en ont besoin face à l’affluence de ceux qui viennent en France sans autre motif que celui d’y travailler pour améliorer leur sort personnel ou d’une famille là-bas, sans aucun fond politique.
En réalité, cette dynamique gauchiste de valorisation des particularismes de toutes sortes qui cultive les communautarismes par les divisions du peuple qu’elle crée, entre en complicité de cause avec ceux qui aujourd’hui ne rêvent que d’en finir avec la France jacobine et républicaine, déjà mise à mal dans le cadre d’une Europe fédérale ultra-capitaliste niant les nations et la souveraineté des peuples, la laïcité. En guise de mieux résister au libéralisme, c’est un formidable cadeau qui lui est ici fait, à travers la promotion d’une multitude d’entités minoritaires culturelles et religieuses concurrentes rendant impossible tout rassemblement d’ensemble des forces populaires pour s’y opposer.
On voit ici comment, derrière la défense de toutes les causes minoritaires où le sentimentalisme ne demande qu’à s’exprimer, telle celle de l’immigré, les mécanismes de la bonne conscience fonctionnent, croyant sauver la veuve et l’orphelin en portant secours à ceux qui sont dans la maison qui brûle, sans s’occuper de savoir comment éteindre l’incendie. Le gauchisme est infantile dans ses réactions, il défend l’égalité comme principe pour tous sans considération des parcours et des différences de mentalités, sans s’intéresser au sens qui lui est donnée comme forme de liberté, une liberté qui n’est pas qu’individuelle mais de portée collective, comme bien commun à défendre ensemble, dont la notion ne s’acquière pas par enchantement en passant une frontière ou une autre, pas plus que le principe de laïcité ne s’approprie sans une intégration réussie qui prend du temps et de l’expérience.
Il ne peut sortir de cette veine aucune arme sérieuse contre la logique libérale mais au contraire, qu’un affaiblissement des forces citoyennes et républicaines qu’il faudrait réunir derrières l’intérêt général qui s’oppose fondamentalement au libéralisme qui le piétine.
Aussi, nous nous retrouvons dans une société où le politiquement correct mine notre liberté de pensée, un politiquement correct de la droite et de la gauche libérales, comme idéologie dominante, mais aussi un autre politiquement correct propre à une intelligentsia d’extrême-gauche et altermondialiste agressive, qui n’hésitent pas à manier l’insulte, la stigmatisation, la caricature envers ceux qui pensent autrement quant à éclairer les enjeux d’un changement de société dont ils se pensent les seuls propriétaires, à l’aune d’un dogmatisme et d’un sectarisme redoutable.
Pour eux, défendre la nation, c’est être nationaliste ; être fiers d’être Français, c’est avoir des accointances avec le Front National ; définir la laïcité à travers l’idée de la citoyenneté comme bien commun porté au-dessus des différences interdites de jouer d’influences sur les choix politiques et la démocratie, une intolérance ; donner aux valeurs de la République un caractère universel, un ethnocentrisme insupportable ; mettre l’égalité hommes-femmes au fronton de nos droits inaliénables, une insulte au respect des traditions et un rejet néo-colonial des immigrés ; refuser que la laïcité soit réduite à une égalité de traitement des religions par l’Etat servant à justifier le financement de lieux de cultes musulmans par les deniers publics, être islamophobe ; considérer que la prison n’est pas une infamie mais qu’il n’y a pas de respect de la loi sans la justice, c’est être un fasciste ; penser que le cannabis est une drogue qui procède d’une perte de liberté de l’individu, de la compréhension de sa vie, qu’elle favorise l’échec scolaire chez ceux qui ont le plus besoin de réussir, qu’on doit donc en combattre la consommation, c’est être un liberticide ; dénoncer l’imposture de la justification de l’augmentation du pétrole au nom du principe écologique d’imposer aux gens un changement de comportements face à la consommation d’énergie, commettre un crime contre la planète ; être contre la libre installation des immigrés en France et la régularisation sans condition des sans-papiers, faire acte de racisme ; considérer l’intégration comme un grand principe humaniste qui concourre à l’égalité de tous, c’est vouloir assimiler l’immigré en le dépouillant de la dignité de sa culture…
Comme l’exprimait Elisabeth Badinter dans un reportage contre la polygamie diffusé cette semaine sur France 2 : « La France doit revendiquer ses valeurs, rappeler les interdits… Nous n’avons pas la force de défendre nos principes parce que nous avons peur d’être taxé de raciste, d’extrémiste…Non ! Il ne faut pas avoir peur d’imposer ses valeurs. »
On a l’impression que du côté de cette gauche de la gauche, il existe en matière d’analyse de la société et de proposition d’une alternative politique au libéralisme, une véritable religion officielle, où l’on traite toute variation de la ligne comme un blasphème. Avoir des idées différentes, dans un pays démocratique comme le nôtre, est une richesse et ne saurait être traitée comme un délit par quiconque, a fortiori pas par ceux qui prétendent défendre des valeurs d’émancipation au compte desquelles se trouve la liberté de pensée, le libre-arbitre, la laïcité, indissociables de la démocratie et des valeurs de notre République. Tout mouvement populaire a besoin de tout le contraire pour se rassembler, de la fraternité, d’une solidarité de combat.
Nous n’avons pas peur de nous affronter à cette adversité qui fait partie de ce qu’il faut ébranler pour faire avancer une réflexion qui puisse nourrir les choix fondamentaux à faire dans la construction politique de la réalité aujourd’hui, pour libérer le champ des possibles de la pensée et de ce que les facultés humaines recèlent d’émancipation à venir. C’est de ce côté que se jouent les conditions de la définition d’un projet de société comme projet commun des citoyens digne de ce nom, mettant la souveraineté populaire au centre de celui-ci et la conscience de la nation comme propriété commune, sous une république laïque et sociale qui, si elle ne contient pas spontanément le principe de la transformation sociale, en est la condition première, vers une République nouvelle non seulement sociale mais économique, où la laïcité étende à la remise en cause du capitalisme son principe égalitaire sans rien renier des libertés de l’individu.
C’est une perspective enthousiasmante, un combat à la mesure de la grandeur de l’homme, de son pouvoir d’émancipation, de ses capacités de comprendre et de dépasser par le développement de ses facultés conscientes toutes les contradictions de son histoire, c’est même par là qu’il nous permet de le voir, comme une humanité ayant pour sens, malgré tous les aléas de l’histoire, le progrès.

Par Guylain Chevrier
La vie politique et démocratique de notre pays est marquée par une crise profonde, une crise de sens, qui se traduit par un rapport litigieux du citoyen avec elle. Il y a une perte de confiance dans la République, dans les valeurs communes, mais pourquoi ? Les dernières élections présidentielles ont montré combien le peuple de France s’est trouvé désemparé face à deux faux choix et encore plus particulièrement le peuple de gauche. Les dernières élections municipales ont montré un taux de participation le plus faible depuis 50 ans. Il manque aujourd’hui de façon criante, un projet politique cohérent de société qui fasse alternative au libéralisme. Mais ce projet est en mal de voir le jour, dans le contexte de tabous qui entoure les grandes questions que soulève celui-ci à la gauche de la gauche, du côté de ceux qui s’attribuent de représenter les intérêts du peuple.
Il existe à la gauche de la gauche aujourd’hui, des forces qui font pression en faveur d’une pensée unique toute aussi destructrice que celle de l’Europe fédérale qu’on veut nous imposer de la droite au PS. Une pensée unique côté gauche dite révolutionnaire qui entend faire taire certains débats capitaux, mais aussi empêche par là-même que s’expriment dans les milieux populaires les expériences et les idées essentielles qui fondent un nouveau projet de société opposable au libéralisme.
Alors que la nation, comme souveraineté du peuple, est l’entité résistante à partir de laquelle mettre en cause le libéralisme, le cadre où le peuple a ses repères et sa mémoire collective, celle de ses luttes et de ses acquis, là où il est le mieux à même donc de se défendre contre la logique de la mondialisation, on ne peut s’en réclamer sans être immédiatement accusé de nationalisme, sans être pointé du doigt comme suspect, voire dangereux.
Parler d’un modèle social à défendre passe encore, dire que c’est le modèle social français c’est encore aux yeux de certains faire du nationalisme, avec en arrière plan l’idée qu’on ne saurait plus défendre aujourd’hui une quelconque dimension nationale à l’heure de l’autre mondialisation, celle qui proclame que nous serions tous des citoyens du monde et que ce serait à cette échelle unique que les choses se joueraient.
On peut pourtant s’interroger de la capacité réelle à être citoyen du monde de l’habitant du Soudan, de religion animiste, qui est soumis au Darfour à l’arme de la faim et de la guerre pratiquée par les dirigeants de la République islamique de son pays, qui pratique une politique d’élimination systématique de tout ce qui n’est pas musulman ? Ou encore, de la condition de citoyen du monde de celui qui en Birmanie vit sous une dictature et dans des conditions de pauvreté qui ne lui laisse aucune place à penser la question de sa liberté à côté de l’obsession de survivre.
Il n’y aurait rien de plus ringard que de penser que la France comme pays indépendant serait encore une valeur d’avenir sur laquelle se mobiliser, qu’elle pourrait exister sans l’Europe. Pourtant, semble-t-il, la France, avec sa conception de la citoyenneté qui porte au-dessus des différences le bien commun, sa laïcité qui nous protège contre l’hégémonie d’une religion sur nos consciences tout en garantissant le libre exercice du culte, un système de solidarité le plus avancé au monde avec ses services publics uniques, une République fondée sur un socle de valeurs Liberté-Egalité-Fraternité qui n’a rien de comparable ailleurs, est bien un contre modèle à l’individualisme anglo-saxon. La France s’oppose à ce type de société fait d’une juxtaposition de communautés bien séparées limitant au maximum les mélanges entre populations d’origines différentes, et ayant comme valeur dominante la réussite pour quelques-uns et dieu pour tous.
Les attaques les plus virulentes contre la République et la nation ne viennent pas de la droite mais d’une gauche de la gauche qui ne cesse de la dénigrer. Encore là, si on ne crie pas avec les loups sur la question de la mémoire de l’esclavage, pour dire que la France doit affronter son passé et que la République a des comptes ici à rendre, on risque les pires accusations de forfaiture. Pourtant, il est utile de rappeler que s’il y a une histoire de l’esclavage qui concerne la République, c’est celle de son abolition car jamais ni esclavage ni traite négrière n’ont été pratiquées sous le drapeau de la République. Rappelons que l’esclavage a été aboli deux fois, une fois sous Robespierre juste après la Révolution de 1789 une fois proclamée les Droits de l’Homme et du Citoyen en toute bonne cohérence, et une fois immédiatement après la proclamation de la Seconde République en 1848.
Si on est anticolonialiste, on se doit de dire que la France à été l’auteur avec la colonisation d’un génocide à défaut de quoi, bien qu’elle n’ait jamais cherché à supprimer une quelconque population mais à l’exploiter, ce qui n’est absolument pas la même chose, on peut être traîné dans la boue. Et si l’on ose préciser que ce n’est pas la République qui s’est rendue responsable du colonialisme, que ses valeurs en sont tout le contraire, mais que c’est le capitalisme et des hommes politiques qui en étaient les alliés qui s’en sont rendus coupables, sans oublier que ce fut en héritant de ces colonies, pour l’essentiel des rois et de deux empereurs, on commet alors un crime de lèse majesté.
Si en plus on rajoute que le colonialisme n’a enrichi personne du côté du peuple, de ce peuple de France qui est celui qui s’est le plus mobilisé pour les indépendances, que celui-ci n’a en conséquence aucune raison de se culpabiliser et demander pardon à ceux des pays ex-colonisés qui ont choisi la France, on ne nous le pardonne pas. Pourtant, ceux qui défendent ce que nous dénonçons ici et disent être du côté du peuple, à travers combien d’amalgames l’affaiblissent, le démobilisent, le démoralisent…
Il l’empêche de prendre conscience de ce qu’il a à faire valoir, de ce dont il est porteur dans la continuité de ses acquis qui sont un modèle pour le monde.
N’aller pas plus critiquer le principe acquis, pour ces bien-pensants de la gauche dite révolutionnaire, de la libre installation des immigrés en France, et dire en plus que le principe de la nationalité aurait encore du sens. N’aller pas dire que notre pays ne peut pas accueillir sans limite et que les personnes d’origine immigrées rencontre des problèmes d’intégration parfois très importants, par exemple lorsqu’ils sont d’origine sub-saharienne, immigration qui n’a cessé de croître depuis trente ans, où la notion de famille nombreuse rime fréquemment avec une absence de conscience des enjeux éducatifs qui accompagnent ce genre de situation, qui commencent à poser des problèmes croissant dans nos cités populaires, dans l’école publique, dans la société.
Ne dites pas qu’un changement de culture entre un ailleurs et un ici, nécessiterait un passage complexe qui ne va pas de soi, que la polygamie et le mariage forcé qui connaissent un regain dans notre société sont liés à l’immigration et au développement en France de pratiques portées par ces populations auxquelles il faudrait faire une place limitée à la mesure du chemin qu’elles ont à parcourir pour acquérir d’autres références. Ne rajoutez pas de façon incorrigible que, « l’égalité entre tous » n’a pas de sens si la liberté en tant que responsabilité politique commune n’est pas placée à la même hauteur d’exigence, et qu’en dehors de ce rapport il n’y a pas de fraternité possible entre égaux.
N’allez pas dire qu’en donnant le droit de vote à toutes les élections aux étrangers on saborde toute notion d’appartenance à une communauté nationale qui a pour sens des valeurs que l’on acquière pas sans un minimum d’acculturation, de prises de conscience contenues à minima dans le processus d’acquisition de la nationalité. Là, attention, vous risquez de vous faire traiter rien de moins que d’ethniciste, de Maurrassien…
Si vous vous laissez aller à dire que la régularisation de tous les sans-papiers vous paraît un problème, parce que la France atteindrait les limites du possible en matière d’accueil des étrangers sur son sol, constatant que l’on voit fleurir un communautarisme de plus en plus revendicatif en rapport avec cette situation, attention, vous allez être accusé d’être favorable à un nouveau Vel d’Hiv prenant pour cible les étrangers, de collaborer ainsi à les faire déporter. Tout un vocabulaire historiquement daté est ici merveilleusement remis au goût du jour, pour intimider la moindre critique de ce politiquement correct à la gauche de la gauche qui mine notre capacité de penser.
Ne vous autorisez pas à expliquer que les jeunes casseurs de nos banlieues ne seraient pas des révolutionnaires de nouvelles génération mais une minorité en rupture avec la société, ne représentant nullement la banlieue et qu’il n’y a rien de glorieux à brûler les voitures des familles de la même cité parmi lesquels il n’y a aucun nanti, ou vous serez désigné d’anti-jeune, ou de Sarkoziste.
N’allez pas dire que la religion musulmane tend vers le communautarisme alors que le port du voile, pire, de la burka tendent à se banaliser au pays des droits de l’homme et du MLF, que ses représentants qui sont pour la limitation du droit d’expression, comme cela a été montré lors de l’affaire des caricatures dont ils demandaient l’interdiction, défendent une volonté d’influer de façon flagrante sur les choix politiques de notre pays, pour nous faire rompre avec une tradition de séparation des Eglises et de l’Etat mise à mal de tous bords. N’allez surtout pas dire que cette religion n’a pas fait son aggiornamento, sa modernisation, et qu’elle contient quelques archaïsmes extrêmement dangereux pour nos libertés et la démocratie et plus particulièrement encore pour le statut des femmes que le Coran déclare juridiquement inférieures… Cela est trop, c’est du racisme, de la xénophobie, du néo-colonialisme ! Vous risquez, si vous pensez tout cela, d’être tout simplement mis au banc de la gauche, que dis-je, de la société !
Ce qui ressort de ce petit examen, c’est que l’immigré est devenu l’homme nouveau à partir duquel décliner la réalité, celui qui symbolise toutes les injustices d’un Nord opposé au Sud, faisant ainsi un amalgame qui oppose le peuple des exploités de France additionné de façon indifférenciée aux riches qui vivent sur leurs dos, à ceux venus d’ailleurs. L’immigré est ainsi propulsé en lieu et place de l’ouvrier, mettant malheureusement dans cette analyse simpliste un point final à la lutte des classes, livrant ainsi Français et immigrés à la même exploitation…
L’immigré est aussi l’instrument de ceux qui vivent du système et ont besoin de se fabriquer une bonne conscience à peu de frais à travers sa défense inconditionnelle. Il est le cheval de Troie d’une attaque contre la nation qui est le propre de la haine que voue à cette dernière les gauchismes par dogmatisme internationaliste. Le gauchisme et le libéralisme s’entendent ici fort bien contre la nation sur le dos du peuple, en déroulant ainsi ensemble le tapis rouge à la mondialisation.
Ce que l’on veut nous faire oublier, du côté de la nouvelle bourgeoisie pseudo-révolutionnaire humanitariste, c’est qu’en France, à travers plusieurs révolutions, c’est le peuple qui a imposé un sens de l’histoire qui est celui de la nation, qui a édifié une possibilité nouvelle dans l’histoire donnant aux hommes la maîtrise de leur destin, c’est lui qui a poussé à ce que notre pays sache faire que les contradictions qu’il a pu rencontrer, nourrir, soient dépassées par toujours plus d’égalité, de liberté et de fraternité.
Ce que l’on veut du côté des tenants du libéralisme, c’est lui reprendre l’initiative, ce à quoi, ces faux soutiens des opprimés qui font de la morale contre la République, prêtent la main. Mais n’en déplaise à ces faiseurs, c’est le peuple qui fait l’histoire, un peuple qui a une mémoire, celle des révolutions de 1789 et de 1830, de 1848 et de la Commune de Paris, du Front populaire au programme du Conseil National de la Résistance à mai 68. Ce peuple qui est le nôtre a un pays, une identité, qui a apporté au monde des lumières nouvelles qui continuent d’être l’enjeu principal de notre temps, comme modèle de société, contenu dans l’essence d’une République laïque et sociale qui est notre bien et est encore à ses balbutiements, mais qui est la voie de toute libération. Voilà le cadre que nous devons faire fructifier en en défendant les valeurs sans complexe et contre toutes les dérives qui puissent en détruire la référence qui demeure une chance pour le monde.
Tous ces gens pour lesquels le mot France ou Français est un tabou, ne veulent surtout pas d’une nouvelle révolution qui remettrait en cause leur situation dans ce système où ils trouvent leur compte, bon en mal an, voire grâce à lui, vivent pour certains de leurs rentes. Ils concourent à travers une démarche essentiellement humanitaire à donner une place à chacun dans ce monde d’injustice, les uns à côté des autres sans rien résoudre sur le fond, sans rien proposer pour changer le système dans sa nature, jusqu’à donner des leçons de politique et de morale à un peuple que profondément ils méprisent.
Ils voudraient nous empêcher de penser par l’invective, l’intimidation, par l’opprobre, par la diffamation opposés à toute critique,
sans jamais répondre sur le fond. Ce n’est de leur part qu’aveu de faiblesse. Ils voudraient nous faire abandonner le peuple pour qu’ils puissent vivre l’illusion de prendre sa place tout en
confortant leur situation dans le système, à l’aune d’un politiquement correct brouillant les cartes à tout changement de société. Rien d’étonnant ici, car il n’y a pas de changement possible qui
ne mette le peuple au cœur du projet d’un autre monde qui commence ici et maintenant, un peuple qui ne craint d’affronter aucune question, et pas n’importe quel peuple, le peuple de France, aux
couleurs de sa République.
A vous la parole