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"La République n'est pas enfermée dans un texte sacré déposé dans le saint des saints ou au pavillon de Breteuil. Elle est vivante. Elle est mouvement. Elle est devenir. Elle est le miroir des hommes agissants."
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"La République est une idée, la République est un principe, la République est un droit. La République est l'incarnation même du progrès." Victor Hugo
 
"Je n'ai jamais cru qu'aimer sa patrie empêchât d'aimer ses enfants. Je n'aperçois point davantage que l'internationalisme de l'esprit ou de la classe soit irréconciliable avec le culte de la patrie. Ou plutôt, je sens bien, en interrogeant ma propre conscience, que cette antinomie n'existe pas. C'est un pauvre coeur que celui auquel il est interdit de renfermer plus d'une tendresse." Marc Bloch

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Jeudi 20 mars 2008

Par Claude Beaulieu, Président du Comité Valmy

 

Après les élections municipales, on assiste à une relative redistribution des cartes entre les clans politiciens européistes maastrichtiens et néo libéraux, de la droite avouée et de la gauche incertaine ou encore de la composante centriste hypothétique que Gérard Filoche compare au Triangle des Bermudes et qui joue les utilités dans le spectacle politico-médiatique joué en boucle.

Pour Nicolas Sarkozy, comme l’écrit L’Humanité, « la sanction est claire et nette ». La politique gouvernementale est fortement rejetée. Aussi bien, de l’avis du Comité Valmy, comme conséquence de sa politique de régression sociale que de sa trahison nationale et républicaine de Versailles. Au demeurant, ces deux aspects sont intiment liés à l’euro-atlantisme forcené de Sarkozy et à ses attaques contre la laïcité.

Le reflux des illusions à propos de Sarkozy est en soi un événement réjouissant car il traduit une prise de conscience populaire sur la nature véritable de sa politique. Cependant, il convient pour les militants républicains et progressistes d’éviter de trop se leurrer, à propos de la signification des succès de la fausse gauche social-libérale et d‘un retour partiel à une alternance trompeuse. Croire à « un raz de marée de la gauche », synonyme d’un « KO social » gouvernemental, nous semble relever de la méthode Coué. Dans la mesure où l’UMP et le PS ont un programme commun, dont la mise en œuvre est orchestrée depuis Bruxelles, l’opposition des sociaux-libéraux au gouvernement est non crédible sur les sujets essentiels. Sarkozy, Hollande, Bayrou, Royal et Cie entendent tous nous imposer une Europe fédérale des länder par nature néolibérale et antisociale. Dans cette optique, dénoncer des politiques du pareil au même reste pertinent.

Le Parti socialiste, de plus, fidèle à la démarche historique qui est la sienne depuis des décennies, a continué ses attaques contre le Parti communiste traité en adversaire. Il a agressé aussi certains autres de ses « alliés ». Il a été aidé par les verts et quelques fois par la droite officielle.

Dans des circonstances difficiles, la remontée du PCF au 1er tour des cantonales est un élément important qui confirme la nécessité pour le peuple de France de se redonner un parti communiste de lutte de classe auquel, la fidélité retrouvée envers la France républicaine, redonnerait à travers le rejet de l’Europe fédérale, un rôle décisif dans le combat social.

Il est aussi à noter que sur la question des alliances les choses commencent à bouger et que les décisions des appareils ne sont plus, en toutes circonstances, des tabous indépassables.

Depuis plusieurs années, le Comité Valmy, longtemps seul sur ce thème, donne une analyse qui lui est spécifique, à propos de la signification politique de la progression régulière des abstentions, ainsi que des votes blancs et nuls. La scandaleuse délocalisation aux Etats-Unis, par le Ministère de l’intérieur, du traitement informatique des résultats électoraux, permet de retarder sérieusement l’annonce de ces éléments importants et de continuer de jouer en attendant, la petite musique de narcose populaire autour de l’affrontement « gauche » droite.

Censurer et masquer méthodiquement, avec les médias domestiqués et des manœuvres diverses, un nouveau comportement éminemment politique et démocratique d’une large partie, de la partie la plus consciente et lucide de notre peuple, ne trompera plus très longtemps les citoyens.

Il est difficile d’être précis et notre vision peut être discutée. Certains d’entre nous considèrent que plus 20% de l’électorat républicain et notamment progressiste, refuse dorénavant de jouer le jeu de la fausse alternance gauche – droite qui depuis très longtemps est imposée et se traduit maintenant par la disparition de la souveraineté populaire, de l’indépendance nationale, de la République laïque et sociale et in fine, de la démocratie.

L’abstention et le vote blanc sont devenus une arme politique de masse devant le refus par les fédéralistes européens de toutes les nuances, de toute réalité véritablement démocratique en France.

Le Comité Valmy affirme qu’une voie reste ouverte et offre une perspective populaire : celle de la Résistance, de son esprit, de son exemple, celle du programme du CNR que nous devons réactualiser pour un rassemblement républicain patriotique, progressiste, et anti- impérialiste.

Comité Valmy

par le Citoyen Thimèle publié dans : Elections 2008 communauté : Les blogs républicains
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Mardi 18 mars 2008

municipales_2.jpgLes élections municipales et cantonales ont montré une poussée à "gauche", poussée qui n’en reste pas moins, au-delà des considérations locales, un simple effet essuie-glace, une continuation de l’éternel zig-zag dont notre pays est friand depuis trente ans, loin de l’adhésion enthousiaste des électeurs au projet "socialiste" dont a osé parlé Ségolène Royal. Cette poussée à "gauche", somme toute assez relative ici et là, n’est pas une victoire de celle-ci et du Parti Socialiste, c’est avant cela une défaite pour la majorité présidentielle, qui n’a pas su répondre aux attentes des français qui lui avaient fait confiance il y a de cela un an. Mais c'est aussi et surtout une défaite pour les politiques en général, dont le taux d’abstention dans les grandes villes montrent un divorce entre eux et le peuple de plus en plus conséquent, et de plus en plus inquiétant.

Ainsi, si le résultat global de ces élections ne mérite aucune satisfaction, quelques résultats de candidats républicains authentiques sont à saluer. Ainsi de la victoire, côté MRC, d'Etienne Butzbach à Belfort, de Jean-Luc Laurent au Kremlin Bicêtre et de Christian Hutin à Saint-Pol sur Mer. Ainsi, côté DLR, des larges victoires des députés Nicolas Dupont-Aignan et François-Xavier Villain, respectivement à Yerres et Cambrai. Ainsi, côté "gauche républicaine", des victoires non moins éclatantes de Pierre Carassus à Vaux le Penil, et de Gérard Caudron à Villeneuve d'Ascq. 

Des défaites de candidats anti-républicains et délinquants sont aussi à saluer. Telle la défaite cuisante de Christian Vanneste à Tourcoing, telle la défaite de Jacques Mellick à Béthune, telle la défaite du très sarkozyste Manuel Aeschlimann à Asnières.

Quant à faire une liste des victoires et des défaites qui ne nous font pas plaisir, le travail serait particulièrement rude. Notons tout de même les victoires des anti-laïques Aubry à Lille, Vandierendonck à Roubaix et de Delanoë à Paris. 

A l’issue de ces élections municipales et cantonales, c’est plus que jamais un profond malaise, une profonde défiance que ressentent une majorité des citoyens vis-à-vis d'un système politique qui les accaparent de leur pouvoir et de leur espérance. Tout reste aujourd'hui à faire pour que se construise dans ce pays une véritable alternative républicaine et citoyenne.

Aux citoyens soucieux de l’intérêt général de se réunir dans l'optique de cet objectif ambitieux
par le Citoyen Thimèle publié dans : Elections 2008 communauté : Les blogs républicains
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Lundi 17 mars 2008

map_cu.jpgPar Roland Hureaux

Les élections municipales ne vont pas désigner ceux qui exercent le vrai pouvoir, qui se situe, de plus en plus, au niveau intercommunal. Le système actuel introduit ainsi un suffrage à deux étages, les maires élisant les patrons de communautés d'agglomération ou de communes.

Depuis trente ans, les efforts des différents gouvernements, de droite comme de gauche, ont tendu à réduire le morcellement communal au travers de la coopération intercommunale. Dans les grandes et moyennes villes, les communautés urbaines (ou communautés d'agglomération) fédèrent les communes de l'ensemble de l'agglomération et même au-delà. En zone rurale, ce sont les communautés de communes. Faute d'avoir osé supprimer les petites communes, l'intercommunalité a introduit un échelon supplémentaire qui, loin de simplifier, complique un peu plus mais qui n'en est pas moins de plus en plus décisif dans l'élaboration des politiques locales.
La loi elle-même, au travers des dotations de l'Etat, encourage le transfert de compétences. D'ores et déjà, les transports, le développement économique, l'urbanisme , sont gérés à l'échelon communautaire.

Un lieu de cuisine politique subtile
Les conseils municipaux que l'on élit aujourd'hui à grand fracas se retrouveront-ils dès lors à la tête d'une coquille vide ? La situation est d'autant plus paradoxale que les instances communautaires sont élues, elles, au second degré. Elles sont l'émanation des conseils municipaux des communes composantes (leur élection a lieu une semaine après les élections municipales) et donc ne procèdent qu'au second degré du suffrage universel.
Cette logique institutionnelle conduit à des situations diverses : quand le maire de la commune principale peut détenir aussi la présidence de la Communauté urbaine, les choses sont claires. Ce fut le cas dans le mandat qui se termine de Gérard Collomb à Lyon, de Jean-Claude Gaudin à Marseille, de Jacques Peyrat à Nice, d'Edmond Hervé à Rennes. Dans d'autres cas, la dualité des fonctions permet des arbitrages subtils au sein de la même majorité. C'est ainsi qu'elle a permis d'organiser à Strasbourg la cohabitation de Fabienne Keller (maire) et de Robert Grossmann (président de la communauté urbaine), vieux cacique de la politique locale qu'une relative impopularité éloignait de la fonction de maire, mais aussi à Toulouse celle de Jean-Luc Moudenc (maire) et de son prédécesseur devenu ministre Philippe Douste-Blazy (président de la communauté d'agglomération). A Lille, Martine Aubry avait laissé la présidence de l'agglomération à Pierre Mauroy, figure désormais historique de la ville.
Aucune règle ne limitant le cumul des mandats intercommunaux, certaines personnalités, interdites de mairie en raison de leurs autres fonctions, contournent la loi en gardant le contrôle de la structure intercommunale. Ainsi Martin Malvy, président de la Région Midi-Pyrénées n'est plus maire de Figeac, mais demeure président de la communauté de communes.

Une faille de la démocratie

Il est d'autres cas cependant où les banlieues étant plus à gauche que la ville centre , ces dernières ne peuvent s'assurer de la majorité au sein de l'agglomération. C'est ainsi que le maire de Bordeaux, Alain Juppé, s'est habitué depuis longtemps à cohabiter avec un président d'agglomération de gauche, son rival Alain Rousset en l'occurrence. Même si Rousset a perdu à Bordeaux et Juppé a été brillamment reconduit par les Bordelais, il est peu probable qu'il prenne cette fois encore le contrôle de la CUB (Communauté urbaine de Bordeaux). Les relations dans ce cas ne sont pas nécessairement conflictuelles. Les obligations du travail en commun sur un même territoire obligent à des compromis où l'intérêt public y trouve son compte.
L'intérêt public certes, mais la démocratie ? Certains déplorent que, dans bien des cas, la recherche de consensus techniques occulte ce qui fait le moteur d'une démocratie, la concurrence d'une majorité et d'une opposition. Les instances communautaires sont critiquées parce que les arrangements préalables y affaiblissent le débat. Comme dans les soviets d'autrefois, les décisions s'y prennent souvent à main levée et à l'unanimité.
Faut-il donc aller, comme le préconisent certains, jusqu'à élire les instances communautaires au suffrage universel ? Nous ne le pensons pas. Les inconvénients de la situation actuelle ne sont pas si graves qu'il faille franchir ce pas, ce qui aurait d'autres inconvénients : outre celui de nourrir un peu plus l'inflation électorale, celui de vider complètement de sa substance la commune, entité souvent bimillénaire. Laquelle, si elle n'est plus autant qu'autrefois le lieu du pouvoir, demeure celui d'identités locales fortes et par là le creuset de la démocratie.

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Samedi 8 mars 2008

mairieMARIANNE.JPGLes compétences des communes sont identiques quelle que soit leur taille. Elles ont une vocation générale instituée par la loi du 5 avril 1884 : « le conseil municipal règle, par ses délibérations, les affaires de la commune ».

Si la commune est l’échelon qui a été le moins concerné par la décentralisation, ses missions ont néanmoins été élargies. D'où l'importance que revêt cette élection.

On peut ainsi distinguer :

les compétences traditionnelles, en partie liées à la fonction de représentant de l’État dans la commune du maire, dont :

- les fonctions d’état civil : enregistrement des mariages, naissances et décès... 
;
- les fonctions électorales : organisation des élections, révision des listes électorales... ;

- l’action sociale : gestion des garderies, crèches, foyers de personnes âgées ;

- l’enseignement : depuis la loi Ferry de 1881, l’école primaire est communale, elle gère la construction, l’entretien et l’équipement des établissements ;

- l’entretien de la voirie communale ;

- l’aménagement : logement social, zones d’activités, assainissement, protection des sites... ;

- la protection de l’ordre public grâce aux pouvoirs de police du maire.

les compétences décentralisées :

- l’urbanisme
 : c’est pour l’essentiel une compétence des communes. Celles-ci élaborent et approuvent les plans locaux d’urbanisme (qui ont remplacé en 2000 les plans d’occupation des sols), ce qui permet au maire de délivrer des permis de construire au nom de la commune, et non plus au nom de l’État. Les communes ou leurs groupements compétents ont l’initiative de l’élaboration d’un schéma de cohérence territoriale (appelé schéma directeur avant la loi du 13 décembre 2000 relative à la solidarité et au renouvellement urbains, dite loi SRU) présentant le projet d’aménagement et de développement durable retenu et fixant les objectifs des politiques d’urbanisme dans certains domaines (habitat, développement économique, déplacement des personnes et des marchandises..) ;


- l’enseignement
 : la commune a la charge des écoles publiques. Elle en est propriétaire et en assure la construction, la reconstruction, l’extension, les grosses réparations, l’équipement et le fonctionnement. Les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI), ou bien une ou plusieurs communes, peuvent également créer, selon la loi du 13 août 2004 relative aux libertés et responsabilités locales, à titre expérimental, des établissements publics d’enseignement primaire pour cinq ans maximum et avec l’accord de l’autorité académique. La commune intervient, par ailleurs, dans la définition de la carte scolaire ;


- l’action économique
 : depuis la loi du 27 février 2002 portant sur la démocratie de proximité, les communes et leurs groupements, tout comme les départements, peuvent participer au financement des aides directes aux entreprises, dans le cadre d’une convention passée avec la région et leur attribuer des aides indirectes (ex : garantie d’emprunt). La loi du 13 août 2004 leur permet désormais, en plus de la participation au financement des aides économiques aux entreprises, de mettre en œuvre leurs propres régimes d’aides avec l’accord de la région qui coordonne sur son territoire les actions concernant le développement économique. Par ailleurs, les communes et les EPCI peuvent dorénavant instituer un office de tourisme ;


- les ports de plaisance et les aérodromes
 : les communes sont compétentes pour la création, l’aménagement et l’exploitation des ports de plaisance. Depuis la loi du 13 août 2004, les communes et leurs groupements, comme les autres collectivités ou groupement de collectivités, ont pu demander jusqu’au 1er janvier 2006 à devenir propriétaire, à aménager, à entretenir et gérer tout port non autonome relevant de l’État situé sur son territoire. De plus, les communes et certains groupements sont compétents pour aménager et exploiter les ports de commerce et de pêche qui leur ont été transférés. Cette loi leur a également permis de se porter aussi candidats jusqu’au 1er juillet 2006 pour l’aménagement, l’entretien et la gestion d’aérodromes civils. Au 1er mars 2007, les aérodromes, dont le transfert expérimental est arrivé à échéance, sont définitivement transférés, sauf délibération contraire de la collectivité ;


- le logement
 : les communes au sein d’un EPCI participent à la définition d’un programme local de l’habitat qui fixe, pour six ans au moins, les objectifs et les principes d’une politique destinée à répondre aux besoins en logements et à favoriser le renouvellement urbain et la mixité sociale à l’intérieur d’une commune mais aussi entre les communes de l’EPCI. Depuis la loi du 13 août 2004, la commune a aussi des compétences en matière de logements sociaux et étudiants ;


- la santé
 : depuis la loi du 13 août 2004, les communes, qui en font la demande dans l’année qui suit l’entrée en vigueur de la loi, peuvent exercer la responsabilité de la politique de résorption de l’insalubrité dans l’habitat, à titre expérimental pour quatre ans. Elles peuvent également, tout comme les autres collectivités territoriales, dans le cadre d’une convention conclue avec l’État exercer des activités en matière de vaccination, de lutte contre la tuberculose, la lèpre, le sida et les infections sexuellement transmissibles ;


- l’action sociale
 : la commune a une action complémentaire de celle du département avec les centres communaux d’action sociale (CCAS), qui notamment analysent les besoins sociaux de la population et interviennent dans les demandes d’aides sociales (aide médicale…). De plus, depuis la loi du 13 août 2004, le président du conseil général peut, par une convention, confier tout ou partie de la gestion du fonds d’aide aux jeunes, pour lequel le département est compétent, à une ou plusieurs communes ou EPCI ;


- la culture
 : la commune joue un rôle important à travers les bibliothèques de prêts, les musées, les conservatoires municipaux. Avec la loi du 13 août 2004, les communes ou leurs groupements sont chargés de l’organisation et du financement de l’enseignement artistique initial (musique, danse, art dramatique), les établissements qui en ont la responsabilité étant intégrés dans un schéma départemental. Les communes ou leurs groupements peuvent aussi, s’ils en font la demande et comme pour toute collectivité territoriale ou groupement de collectivités, se voir transférer la propriété de monuments classés ou inscrits, et des objets qu’ils renferment, appartenant à l’État ou au Centre des monuments nationaux et figurant sur une liste établie par décret en Conseil d’État.

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Samedi 8 mars 2008
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Les grandes villes:


Paris: l'un des enjeux majeurs du scrutin. Les sondages prédisent une réélection facile au maire PS sortant Bertrand Delanoë face à l'UMP Françoise de Panafieu, l'UDF-Modem Marielle de Sarnez et au Vert Denis Baupin. Seul enjeu restant: la question des accords autour de Delanoë, avec des Verts qui ne veulent pas du MoDem et un MoDem qui tend la main mais veut garder sa liberté. Les résultats dans les XIIe et Ve arrondissements seront particulièrement suivis.

Marseille: la bataille pour un 3e mandat s'annonce très serrée pour Jean-Claude Gaudin (UMP), face à son adversaire PS Jean-Noël Guérini, président du conseil général des Bouches-du-Rhône, passé en tête dans certains sondages.

Lyon: Gérard Collomb (PS) semble bien parti pour conserver à la gauche cette métropole conquise en 2001. Les sondages donnent l'UMP Dominique Perben largement distancé.

Nice: bataille à droite entre Christian Estrosi, investi par l'UMP, et le maire actuel Jacques Peyrat, exclu de l'UMP, résolu à conserver son siège, sans grande chance d'y parvenir.

Toulouse: la gauche emmenée par le socialiste Pierre Cohen pourrait enfin l'emporter dans cette ville qui vote à gauche lors des scrutins nationaux mais à droite aux municipales. Le fauteuil du maire centriste apparenté UMP, Jean-Luc Moudenc, est plus menacé que jamais.

Bordeaux: l'ex-Premier ministre Alain Juppé (UMP) pourrait l'emporter dès le premier tour, face au socialiste Alain Rousset, et ainsi gommer sa défaite aux législatives.

Strasbourg: Fabienne Keller (UMP), maire sortante, est donnée perdante face à l'ancien maire PS, Roland Ries. Les centristes, bien que divisés, pourraient jouer les arbitres.

Les autres points chauds du pays:

Pau: le président du MoDem François Bayrou peut conquérir la deuxième ville d'Aquitaine, détenue par le PS depuis 1971, mais la tâche s'annonce difficile face à la députée socialiste Martine Lignières-Cassou. Le maire sortant, ex-PS, Yves Urieta, désormais soutenu par l'UMP, paraît hors-jeu.

Rouen: le maire centriste Pierre Albertini, qui brigue un second mandat, est en très grand danger face à la nouvelle députée socialiste Valérie Fourneyron, donnée gagnante dès le 1er tour par certains sondages.

Caen: Brigitte Le Brethon (UMP) est menacée par le président PS de la région Basse-Normandie Philippe Duron, qui l'a battue aux législatives. Elle est également handicapée par la division à droite.

Belfort: Etienne Butzbach (MRC), qui a pris les rênes de la mairie après la démission de Jean-Pierre Chevènement, consécutive à sa lourde défaite aux législatives, aura bien du mal à la conserver face au député UMP Damien Meslot.

Saint-Etienne: le maire sortant, Michel Thiollière (UMP-Rad), élu depuis 1994, est confronté à une liste issue de sa propre majorité, dirigée par l'ancien député UDF de la Loire Gilles Artigues (MoDem), proche de François Bayrou.

Aix-en-Provence: la maire UMP Maryse Joissains se représente. Mais deux de ses adjoints UMP ont rallié son vieil ennemi, François-Xavier de Peretti, candidat du MoDem, soutenu par les Verts.

Tarbes: lutte âpre entre le sortant Gérard Trémège (UMP) et l'ancien ministre socialiste Jean Glavany, réélu député en juin avec plus de 61% des suffrages.

Angers: la droite, emmenée par le jeune président du Conseil général du Maine-et-Loire Christophe Béchu (UMP) espère ravir à Jean-Claude Antonini (PS) la mairie de cette ville gérée par la gauche depuis 1977.

Laval: après sa défaite surprise aux législatives, François d'Aubert (UMP) tente de garder la mairie face à Guillaume Garot (PS), élu député en juin. Laval a voté à 53,6% pour Ségolène Royal le 6 mai.

Blois: tombeur de Jack Lang par 35 voix en 2001, le député-maire sortant Nicolas Perruchot (Nouveau Centre) aura fort à faire face au socialiste Marc Gricourt.

Tourcoing: issue incertaine dans cette ville de 95.000 habitants dirigée par la gauche mais qui a voté majoritairement pour Nicolas Sarkozy. Michel-François Delannoy (PS) affronte le député controversé Christian Vanneste (UMP).

Hénin-Beaumont: la seule ville où le FN peut créer la surprise. Face à Marine Le Pen, deuxième sur la liste, la gauche, qui a difficilement fait son unité, devrait toutefois pouvoir conserver la mairie.

Reims: bataille interne à l'UMP, opposant Renaud Dutreil, investi par le parti, et Catherine Vautrin, soutenue par le maire sortant DVD Jean-Louis Schneiter. Une rivalité qui pourrait faire le jeu d'Adeline Hazan (PS).

Neuilly-sur-Seine: passé du statut de dissident à celui de candidat soutenu par l'UMP, Jean-Christophe Fromantin fait figure de favori pour remporter la mairie qui fut celle de Nicolas Sarkozy. Mais le psychodrame qui a conduit au lâchage de David Martinon et à la candidature dissidente d'Arnaud Teullé, pourrait avoir laissé des traces.

Périgueux: élection à haut risque pour le ministre de l'Education, Xavier Darcos, maire UMP sortant, face au socialiste Michel Moyrand, dans une ville où la gauche est arrivée en tête de tous les scrutins depuis 2004.

Le Havre: le PCF, conduit par le député Daniel Paul, espère reconquérir cette ville de près de 185.000 habitants, qu'ils ont administrée jusqu'en 1995. Des sondages le donnent au coude à coude avec le maire UMP sortant Antoine Rufenacht, ancien directeur de campagne de Jacques Chirac.

Montreuil-sous-Bois: La sénatrice des Verts Dominique Voynet part à l'assaut de ce fief communiste dirigée par le député apparenté PCF Jean-Pierre Brard, qui bénéficie du soutien des instances du PS.

La Courneuve: Le maire communiste Gilles Poux pourrait être en danger dans cette ville emblématique pour son parti. Ce sont les socialistes, emmenés par Gilles Troussel, qui espèrent rafler la mise.


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Lundi 3 mars 2008
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Le FLNC-Union des Combattants, l’un des principaux groupuscules terroristes en Corse, a menacé mercredi, dans un communiqué, de "représailles" les Français "étrangers aux intérêts vitaux de la terre Corse" qui se rendraient aux urnes lors des élections municipales. Cette menace qui vise explicitement des personnes à raison de leur origine n'a pourtant pas indigné le moins du monde les responsables politiques nationaux, de même que les antiracistes professionnels, d'habitude les premiers à s'indigner au moindre propos haineux à l'égard des "minorités visibles"... On s'indigne d'insultes racistes proférés à l'encontre d'un footballeur "noir", mais on se tait quand on menace physiquement des "Français". Deux poids, deux mesures.

Seul le président d'honneur du MRC, Jean-Pierre Chevènement, a tenu à réagir à ces propos, les qualifiant jeudi de "tout à fait inacceptable".
"Le FLNC est fidèle à lui-même, c'est-à-dire à l'ethnicisme qui est, je dirais, sa définition même. C'est le refus de la République et ce sont des pressions inadmissibles exercées sur nos concitoyens", a-t-il ajouté.

Ce dernier s'est lui aussi étonné "de l'absence de réaction des autorités qui, trop souvent, négocient en sous-main avec les indépendantistes corses et cultivent une ambiguïté regrettable".
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Mardi 12 février 2008

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Les élections municipales et cantonales approchent à grand pas. L'occasion de sanctionner durement dans les urnes les parlementaires s'y présentant qui, la semaine du 4 février dernier, ont trahi la démocratie en refaisant passer de leur propre chef un texte capital que le peuple avait refusé deux ans plus tôt. Kelly-Eric Guillon, président de Pupilles de la Nation - Homega, dresse une liste de ces parlementaires traîtres, accompagné du mandat qu'ils convoitent. Pratique et utile pour bien voter.


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